La Formation Spécialisée Santé Sécurité et Conditions de Travail des Landes s’est tenue le 11 décembre à la DSDEN des Landes, en présence de Mme LAJUS, IA-DASEN, M. SANCHEZ, Secrétaire Général, Mme PORTELLO, Conseillère Technique de Prévention, Mme PATARD, Médecin du Travail et Mme MONTERON, RH de proximité.
L’Unsa Education était représentée par Christophe NOWACZECK, secrétaire départemental Unsa Education, Sophie MERCADAL, secrétaire départementale 2nd degré, M. LARRERE, secrétaire départemental Ecoles. L’ Unsa Education des Landes dans sa déclaration préalable est revenue sur le baromètre fédéral des métiers 2025, reflet des problématiques et des constats que notre fédération dénonce localement. L’Unsa Education a réaffirmé fortement sa vison et ses exigences sur la politique d’inclusion scolaire. L’Unsa Education des landes a également porté une alerte sur le corps des PSYEN et sur l’appel à candidature pour le poste de référent départemental en santé mentale.
Sur le poste de référent départemental en santé mentale, l’IA-DASEN a fait le choix d’un ETP là où la commande n’était que d’un demi ETP, avec des missions conséquentes. La DSDEN a souhaité balayé l’ensemble du spectre des missions. L’ouverture aux enseignants du 1er et du 2nd degré a vocation de multiplier les candidatures.
Sur le manque de remplaçants, M. SANCHEZ rappelle à juste titre que ceux qui dénoncent ce manque sont ceux qui ont voté contre lors des opérations de carte scolaire 2025. L’Unsa Education rappelle que ce n’était pas son cas, ayant fait de cette problématique une priorité de la carte scolaire.
Calendrier des actions de la F3SCT départementale
2 visites sont programmées sur la problématique de l’harmonisation de la gestion des élèves à besoins éducatifs particuliers à la suite de problèmes de comportements , afin d’assurer la protection des personnels :
- Ecole de Labouheyre et SEP de Parentis : mardi 31 mars 2026.
- Ecole de Tartas et Collège Cel le Gaucher de Mont de Marsan : jeudi 02 avril 2026.
Présentation du rapport de visites le 21 mai 2026 en Groupe de Travail.
Plénière F3SCTT le jeudi 28 mai 2026.
Rapport d'activité de la Médecine du Travail dans les Landes 2024-2025 :
- 354 consultations effectuées (hors consultations téléphoniques) sur les Landes. Une difficulté : les collègues du nord du département ne se déplacent pas à Mont de Marsan, compte tenu de la distance, et malgré des difficultés existantes.
- 1er degré 110 consultations (31%), 2nd degré 170 consultations (48%), autres personnels 74 consultations (21%) dont 40 AESH, 21 personnels de direction.
- Les causes : 182 causes psychiatriques dont 40 issues directement de situations de souffrances au travail (mais globalement ce sont toutes des situations liées au travail). 73 causes rhumatologiques. 17 situations liées à la cancérologie (en légère augmentation, mais peut être liée à la pyramide des âges, pas de lien géographique, ni entre les pathologies), 9 causes cardiovasculaires.
Très nette augmentation des consultations en ce 1er trimestre 2025/2026
Le Dr PATARD Consulte à Mont de Marsan (à la DSDEN) et au CIO de Dax.
Origine des demandes de consultations :
- 27 à la demande de l’administration ,
- 45 à la demande du médecin du travail (suivi individuel renforcé, risque renforcé en Lycées Professionnels, suivi de la pathologie…)
- 281 à la demande des intéressés.
1 personnel sur 2 suivi est en situation de handicap.
Orientations post-consultations:
- 78 vers l’administration,
- 79 vers des soins,
- 6 vers le service social (mais avec une vacance de poste sur l’année qui explique ce faible chiffre. En règle générale, le service de santé et le service social travaillent conjointement sur de nombreuses situations),
- 44 vers la MDPH,
- 4 vers le réseau PAS MGEN.
Conclusions :
- 103 aménagements de poste (le budget interministériel permet les aménagements techniques sur l’académie, parfois avec du temps, mais cela se fait et il ne faut pas hésiter à le demander),
- 68 déclarations d’inaptitude temporaire,
- 49 demandes de Temps Partiel thérapeutique,
- 14 demandes de reconversion ( forte crainte d’augmentation à venir, du fait d’événements extérieurs, notamment liés à l’exposition et à la médiatisation des métiers…),
- 11 stages thérapeutiques (dispositif malheureusement interrompu depuis septembre 2025, plus de moyens alloués… Il y avait un quota académique de 64 postes pour l’Académie de Bordeaux,
- 4 mises en retraite.
Constat partagé de la lassitude de certains personnels, sans possibilité de passerelle, par manque de conventionnements, de partenariats…
Demandes de Protection Fonctionnelle
40 demandes en 2024/25 (47 en Dordogne pour un département de taille similaire en nombre de personnels).
- 6 demandes refusées , 34 demandes accordées.
- 10 demandes 1er degré, 30 demandes 2nd degré.
- 32 demandes de femmes et 8 d’hommes.
- 26 pour atteintes morales, 6 pour harcèlement, 2 pour atteintes physiques.
- 21 demandes d’enseignants du 2Nd degré, 6 de personnels de direction, 1 de personnels administratifs, 2 d’orientation et vie scolaire, 2 directeurs du 1er et 8 enseignants du 1er degré.
Quels motifs de refus de Protection Fonctionnelle ?
Si le collègue est lui-même en faute et/ou si les éléments ne sont pas caractérisés.
Il faut attirer l’attention des personnels sur le choix entre Autonome de solidarité et demande de protection fonctionnelle… Les deux ne peuvent être faits pour une même situation.
Dispositif de plus en plus réactif, mais volume de demandes de plus en plus important, mais peut-être sous sollicité car pas assez connu ou assez maîtrisé.
Bilan Registre Santé Sécurité au Travail 2024/25:
514 fiches remplies dont 286 1er degré et 228 2nd degré.
- Dans le 1er degré : 235 RPS (Risques Psychosociaux), 5 risques biologiques,4 aucune (mais ce sont aussi plutôt des RPS), 3 risques de heurts et cognement, 2 risques de plein pied, 1 surcharge physique au travail… Mais en fait toutes les fiches relèvent principalement du RPS même quand ce n’est pas dit…
- Dans le 2nd degré : 150 RPS (105 en collège et 45 en lycée), 44 pour ambiance thermique chaude, 5 pour charge physique…
- Climat scolaire, 1er degré : 166 pour agressions d’élèves, 36 pour agressions de parents
- 2ndD 65 pour agressions d’élèves, 16 pour agressions de parents.
- Répartition F/H : 1er degré 28 H ; 2nd D : 53 H. En augmentation l’an dernier dans des corps fortement féminisés.
- AESH : 48 dans le 1er degré, 12 dans le 2nd degré.
RSST : point d'étape au 09 décembre 2025.
192 fiches au 9 décembre (37% du total 2024/2025 en 3 mois).
- 133 1er degré : 132 RPS, 113 signalements pour des élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP). 85% d’agressions physiques ou verbales, 2,3% de comportements inappropriés d’élèves.
- Dans les demandes : manque de moyens humains, manque d’accès aux établissements médico sociaux, adapter les ressources aux besoins..
Pour la DSDEN, les IEN sont réactifs et soutenants, les perspectives sont à la hauteur des besoins des personnels, les propositions des IEN sont fomulées et formalisées, un « Debriefing » est réalisé avec les équipes après incident, le lien Ecole/familles est recherché…
- Climat d’équipes : 52 fiches RPS 2nd degré (difficultés de communication, d’organisation, conflits interpersonnels ou avec la hiérarchie… 6 pour relations conflictuelles avec des familles en collège.
- 25 fiches AESH 1er D, 11 fiches AESH dans le 2nd degré. 3 fiches RH 1er degré (conflits internes…)
Pour l’Unsa Education, la réponse unique pour les EBEP ne peut être la scolarisation en ESMS, mais la disparotion des ESMS n’est pas envisageable ni acceptable. L’affectation en ESMS ne relève d’ailleurs pas de l’Education Nationale. On ne peut pas lier uniquement les situations d’EBEP aux manque de moyens d’accompagnement par les AESH et faire reposer sur ces personnels la résolution de toutes les problématiques… Par contre, il y a un vrai problème avec des familles qui refusent les soins et des situations qui relèvent de l’Information Préoccupante (IP), avec un engorgement au niveau des services de justice, un état désastreux de l’ASE…
Ce que verbalisent les personnels surtout, c’est l’absence d’issue, de solutions concrètes qui les met en grande souffrance psychologique et explique la désafection des métiers, les sorties en cours de parcours professionnelle. Les personnels du département ne disent pas qu’il ne se passe rien, mais qu’ils sont démunis, en souffrance, contraints de tenir coûte que coûte…
L’Unsa Education continue de dénoncer l’insuffisance des moyens mis à disposition, le manque de formation et d’information, les effectifs trop lourds qui sont autant de freins à une prise en charge sereine et efficace des enfants en situation de handicap et à besoins éducatifs particuliers.
L’Unsa Education demande la prise en compte de ces difficultés, en s’opposant à la disparition des établissements spécialisés, en exigeant des personnels en nombre suffisant, en poursuivant le développement des Ulis dans le second degré, en revendiquant que les dispositifs d’inclusion soient accompagnés de moyens de fonctionnement à la hauteur de leurs missions, de personnels pérennes, formés et en nombre suffisant – qui ne soient pas qu’en appui des équipes pédagogiques mais qui soient en mesure de prendre en charge des élèves nécessitant un encadrement individuel – de PsyEN et d’agents publics du secteur médico-social ou du personnel des établissements médico-sociaux.