Le SE-UNSA 22 (représenté par Robin Maillot et Nadine Guédé) a été reçu par Mmes Lecoeur (IEN Adjointe au Dasen), Le Bot (responsable de la DIV1D22 par intérim) et Ménard (Cheffe de la DIVEL22). Cette heure d’échange est toujours un exercice important mais difficile car nous avons énormément de choses à dire, de messages à porter, de renseignements à demander, sans parler des situations personnelles ou urgentes que nous tenons aussi à présenter, et cela a représenté une partie importante de cette audience…

Plus que jamais le SE-UNSA, syndicat utile et concret !

Conditions Météorologiques difficiles

SE–UNSA 22 : « Actualité fraîche » oblige, nous avons évoqué la situation météorologique en vigueur dans notre département depuis ce début d’année 2026. Nous avons alerté sur les difficultés de transport (voire impossibilités) en insistant sur les risques encourus par les personnels. Lorsqu’il y a eu des accidents, il est très important de rappeler aux personnels concernés qu’il faut alors déclarer un accident de service. Nous avons rappelé qu’à l’impossible nul n’est tenu, surtout lorsque les risques sont grands. Nous avons pointé la différence entre le 1er degré et 2nd degré, très mal perçue par les collègues 1er D, qui sont parfois juste à côté des collèges où il n’y pas d’élèves accueillis, ou qui voient ceux-ci renvoyés chez eux dans l’après-midi. Nous avons dénoncé les injonctions de certains IEN rappelant que la présence des personnels est obligatoire, alors que la sécurité devrait être prioritaire. Autre problème dû aux très basses températures en vigueur, les écoles où il n’y a plus de chauffage ! Il y fait parfois moins de 15 degrés, voire 10 degrés, ce qui n’est absolument pas des conditions pour faire classe.  Pourquoi ne sont-elles pas fermées ?

 A DASEN : Si les personnels ne peuvent venir ou partent plus tôt, ils doivent prévenir leur école et leur circonscription. Il n’est pas question de sanction, de pénalisation mais simplement de savoir où ils sont. On ne peut pas fermer les écoles, ni le directeur (qui n’est pas chef d’établissement, il faut le rappeler), ni l’IEN, ni le DASEN. Seul le maire, avec autorisation du préfet, a le pouvoir de fermer l’école.

L’école accueille, avec les moyens PE et/ou mairie possibles.

SE–UNSA 22 : Il y a réellement un sentiment d’injustice pour les collègues du 1er degré comparativement à leurs collègues du 2nd degré. Et nous le redisons également, lorsqu’il y a des températures très basses, les maires pourraient, devraient fermer.  

A DASEN : Certains l’ont fait…

SE–UNSA 22 : Pourquoi le préfet n’a pas demandé aux maires de fermer ? Il y a des alertes météo incitant les automobilistes à ne pas circuler, des interdictions de transports scolaires mais on laisse nos collègues prendre parfois de grands risques pour rejoindre leur école.

A DASEN : Fermer une école primaire n’est pas dans l’ADN d’un préfet. Le Service public et sa continuité sont jugés prioritaires.   

SE–UNSA 22 : Oui, nous avions compris que la sécurité de nos collègues passait après « l’intérêt supérieur ». Nous tenons à vous rappeler que les collègues sont parfois éloignés de leur lieu de travail et ce n’est pas par choix, certains secteurs géographiques étant très difficiles à obtenir, sans oublier les collègues qui sont dans les Côtes d’Armor et qui n’arrivent pas, par exemple, à rejoindre le Finistère.

Rendez-vous médicaux et autorisations d’absence dans notre département

A DASEN : Les absences pour rdv médicaux sont toujours acceptées, et avec traitement, dans notre département. On accorde une demi- journée lorsque cela suffit aux collègues car ces absences sont rarement remplacées, une organisation interne se met en place dans l’école. Ce traitement positif des demandes d’autorisations d’absence est un « avantage du 22 » où il y a une prise en compte de la dimension humaine, du fait qu’il n’y ait pas de médecin du personnel. Cela ne tiendra peut-être pas si on tombe en gestion académique car d’autres départements bretons ne les acceptent pas, ou sans solde.

Enfants à forts troubles du comportement

SE–UNSA 22 : Nous avons alerté sur différentes situations précises et aigues dans le département. Nous le faisons parfois directement en cas d’urgence ! Même si nous avons abordé des situations spécifiques, reviennent toujours les mêmes mots (maux ?) … Les fiches SST en sont un parfait, mais partiel, révélateur : dans certaines classes, il y a tout simplement impossibilité à pouvoir simplement faire classe, on passe son temps à protéger les autres élèves, à se protéger, à gérer des crises de plus en plus violentes. Ces conditions ont des effets terribles sur les personnels. La plupart tiennent mais au détriment de leur santé, et pour combien de temps ? Certains viennent à reculons en classe, en ayant peur de ce qui va se passer… Eh oui la priorité n’est pas les nouveaux programmes à appliquer ! Pas plus qu’évaluer tous les ans et à tous les niveaux… Un décalage insupportable entre nos gouvernants, celles et ceux qui font appliquer ce qui descend du ministère et la réalité, le quotidien de plus en plus de classes… Il faut vraiment que ceci soit pris en compte pour la future dotation et la prochaine carte scolaire. On n’entend parler que de la démographie en baisse et jamais de ces élèves en souffrance, de plus en plus violents et ingérables. Si on ferme de nombreuses classes, on va donc les regrouper au sein de classes, plus chargées. Cela ne va rien arranger ! N’oublions pas que les écoles publiques ont l’obligation d’accueillir tous les élèves, contrairement aux écoles du privé ! Et pour que nos gouvernants se rendent compte de ce qui se passe, il serait bien que ne soient pas minorés tous les faits établissements qui sont faits, ce qui est parfois le cas dans notre département où ils sont rabaissés au niveau 2 !

A DASEN : Oui parce que le niveau 3 c’est danger de mort. Les situations de handicap minorent la gravité même si c’est hyper violent, j’en ai conscience.

CARTE SCOLAIRE et incidences sur le MOUVEMENT

SE–UNSA 22 : Le calendrier des opérations de carte scolaire du 1er degré a été décalé pour ne pas « interférer » sur les élections municipales. Nous le regrettons car l’avenir des écoles publiques est pourtant un sujet majeur pour nos communes, pour leur avenir, pour leurs personnels. Décaler les opérations de carte scolaire, c’est toujours le cas lors de ces élections, n’augure rien de bon pour nos écoles. 

De plus cela aura des incidences sur un autre calendrier, celui du mouvement du 1er degré, ce qui impactera les services de la DIV1D qui devra travailler dans l’urgence. Avez-vous un projet de date de mouvement ?

A DASEN : Nous avons eu des consignes des ministères de l’intérieur et de l’Éducation nationale : rien ne doit se faire avant le 22 mars, date du second tour des municipales. Vous aurez donc les documents le 23 mars au matin.

  • Le GT prévu le 19 mars est reporté au 24 après-midi : 14h30 à 16h30. Des TD ont été bloqués pour les remplacements éventuels de représentants du personnel.
  • CSA : 26 mars et report 2 avril.
  • CDEN le 2 avril et repli le 9 avril à 17h.

Il faut un délai pour les opérations de mouvement puisque le préfet a 8 jours pour valider les mesures envisagées. Les vacances scolaires seront juste après. Il est probable que la date de début de mouvement sera au milieu des vacances scolaires : du mercredi au mercredi de la reprise, ce qui permettrait aux personnels de contacter les écoles les deux premiers jours de la reprise.

SE–UNSA 22 : Nous avons proposé que cela soit du jeudi au jeudi, afin de laisser un jour de plus aux personnels pour contacter les écoles (le vendredi étant le 1er mai).

AESH

SE–UNSA 22 : Nous regrettons le refus catégorique du Sénat (avec l’appui du gouvernement) du projet de loi donnant un statut à ces personnels indispensables, et si mal rémunérés, sans oublier leurs difficiles conditions de travail… Où en sommes-nous dans notre département sur les possibilités de recrutement d’AESH pour répondre aux nouvelles notifications ?

DIVEL : Tous les moyens AESH ont été attribués. Peut-être quelques modifications d’accompagnement, de départs… possibles. Comme il n’y a pas de budget voté, on attend. Le plafond d’emploi est saturé dans l’académie.

SE–UNSA 22 : Il y a pourtant des situations très complexes dans le département, d’enfants qui devraient avoir l’accompagnement préconisé, sans que l’on soit obligé de détricoter ce qui est déjà mis en place. Ce bricolage a des conséquences humaines importantes, pour les élèves suivis, pour les personnels AESH. Nous tenons aussi à revenir sur la situation financière des AESH, payés sous le seuil de pauvreté, nous ne pouvons qu’y penser avec la météo actuelle… Lors des CPAS, il y a des demandes d’aide financière simplement pour pouvoir se chauffer !
Quid de leurs interventions possibles sur le temps de midi ?

DIVEL : Cela a été parfois mis en place, après étude des situations, au cas par cas, avec l’IEN ASH et le secrétaire général. Il peut y avoir des retours négatifs mais on peut représenter le dossier si nouveautés. L’AESH doit aussi être volontaire.

SE-UNSA 22 : Nous avons eu des retours nous indiquant que c’était très difficile à obtenir… Même pour des élèves très empêchés, aux situations complexes.

Bref, on gère, une fois encore, la pénurie…

Situations personnelles, alertes

Nous avons porté nombre de situations ou problématiques !

Robin Maillot et Nadine Guédé, vos représentants du SE–UNSA 22


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