La présentation des moyens pour la rentrée 2026 en CSA Académique la semaine dernière confirme une orientation alarmante : l’École publique est désormais pilotée par une logique comptable et territoriale.

Dans les Hauts-de-Seine, la baisse démographique (-2100 élèves prévus dans le 1er degré à la rentrée 2026) est devenue un prétexte pour justifier des suppressions de postes et de potentiels redéploiements sans véritable cohérence.

Ainsi, notre département devra fermer 48 postes à la rentrée prochaine.

Le SE-Unsa refuse que l’enseignement soit réduit à une simple variable d’ajustement budgétaire. Moins d’élèves devrait être l’opportunité d’améliorer les conditions d’apprentissage et les conditions de travail des collègues.

 

Un manque flagrant de considération pour les conditions de travail

Cette gestion à courte vue impacte directement l’ensemble des personnels :

  • Enseignants : Ils subissent une dégradation continue de leurs conditions de travail, un alourdissement des missions, un manque de perspectives professionnelles et des conditions indignes de rémunération.
  • AESH : ils restent enfermés dans une précarité (temps partiels imposés, salaires insuffisants) sans réelle reconnaissance statutaire.
  • Inclusion scolaire : Elle repose aujourd’hui essentiellement sur l’implication constante et le dévouement personnel plutôt que sur une politique d’État structurée et ambitieuse.

 

L’École est un investissement et nullement une charge

Le SE-Unsa refuse que la démographie serve de paravent au désengagement de l’État. L’École est un investissement vital pour la cohésion sociale et la République. Nous exigeons un cap clair, un investissement durable et une reconnaissance réelle de l’expertise de tous les personnels.


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