Ordre du jour : création d’une zone de remplacement départementale.

Pour l’UNSA Education : B. PIERRET & S. BRUNEAUX

Déclaration de l’UNSA Éducation :

Madame l’Inspectrice d’Académie,
Mesdames, messieurs,
Chers collègues,

L’agression violente dont a été victime une collègue dans le Var, le décès tragique de 4 collègues en Guyane nous rappelle que notre métier peut être dangereux. L’Unsa Éducation rend hommage à leur professionnalisme et témoigne de son soutien aux familles de ces victimes.


De ces deux nouveaux épisodes dramatiques, on relèvera d’une part les conditions de travail déplorables dans certains territoires de la République, d’autre part, un énième épisode tragique où la santé mentale des jeunes est interrogée.


Madame l’Inspectrice, chers collègues, nous ne pouvons pas, nous ne devons pas banaliser ceci.
Aucun métier ne subirait tel événement sans réaction immédiate. Aucun, sauf le nôtre apparemment.


Ce drame est vécu comme une fatalité. « on ne pouvait pas savoir », « rien ne laissait penser »…
Nous nous indignons de ces expressions démenties par centaines dans les registres SST.
Si, on pouvait penser. Si, on pouvait savoir. Encore eut-il fallu qu’on en ait eu envie.
L’institution montre encore une fois son incapacité à lire le terrain, son refus d’écouter les représentants des personnels et se cache derrière des indicateurs.

Explosions des violences, agressions verbales, physiques, psychologiques… la priorité était toute trouvée : réduire les zones de remplacement.
On reste ébahi encore une fois par le décalage entre les urgences du Ministre et nos situations.


Répétons-le : d’une part cette problématique dépasse l’école seule ; d’autre part, nous ne nous contenterons pas d’une charte ou d’un lot de référents. 


Les personnels qui tiennent encore un système scolaire brutalisé, méprisé par les pouvoirs publics depuis des années, et particulièrement depuis 2017 doivent avoir des réponses concrètes, rapides, à la hauteur de ce qu’ils subissent à tous les niveaux.
L’école est au bord de la rupture et la maltraitance quasi continue est une insulte à leur sens du service public. On a vite oublié le confinement de 2020 et les suivants, et ce qu’on du endurer les collègues pour tenir du mieux possible l’institution qui les avait largement abandonnés.

Ainsi le remplacement des collègues malades ne serait pas efficient. Et ceci, en raison d’une organisation défaillante que nous allons donc régler grâce à une application, une de plus, et sur le dos des conditions de travail des collègues.


L’Unsa Éducation n’est pas opposée à travailler sur l’efficience des remplacements, mais nous n’avons pas eu connaissance de groupes de travail ou de questionnements sur ce sujet.


Aucune étude ne démontre que cette départementalisation apportera quoi que ce soit de positif. Une constante dans ce ministère : lancer des chantiers pour détruire un existant, certes imparfait, mais sans se préoccuper ni des réalités, ni des conséquences.


Et nous redisons cette simpliste évidence : pour que le logiciel donne des noms, il faudra des gens. Or, si nous avons bien compris l’idée du budget et de la carte scolaire, c’est précisément ce que le Ministre nous enlève : des gens.
Croit-il sérieusement qu’en supprimant des postes il n’y aura aucune conséquence humaine sur le travail ? Pense-t-il que les enseignants absents sont en majorité des tricheurs qu’on en diminuera le nombre en mettant des jours de carence et en empêchant régulièrement les rendez-vous médicaux ?


Il est particulièrement insupportable pour les collègues, après des années de remontées d’inquiétudes, de faits qui montrent une extrême dégradation de la situation dans les écoles et les établissements, qui alertent sur le mal être des enseignants, des PsyEN, des personnels administratifs, des chefs d’établissements qu’une telle réponse nous soit apportée : rendre plus efficient le remplacement, après le choc des savoirs sensé au départ agir sur les remplacements courts dans le 2d degré et qui, comme à peu près tout ce que ce gouvernement a lancé à l’école, n’a rien réglé, mais à dégradé les conditions de travail.


La seule formule qui ait un sens c’est « pas de personnel, pas de remplacement »


En l’état actuel des textes à notre connaissance, la circulaire de 2017, rien n’oblige à la création d’une seule zone départementale. Et il reste une interprétation à avoir sur le sens de l’abandon de la « distinction des zones de remplacement en fonction des catégories d’absence ». Pour nous, cette phrase n’interdit pas le maintien des brigades REP/REP+ ni celle des brigades ASH, que nous trouverions par ailleurs pertinent et cohérent de conserver, tant pour les remplaçants concernés que leurs collègues et les élèves.
L’idée simpliste de mettre tout le monde sur tout le département n’amènera au mieux aucune plus value. Plus probablement, elle dégradera les conditions de travail des collègues. Elle les met déjà en stress.
On notera encore une fois la méthode : les discussions ont lieu, une fois la décision prise et le cadrage national interviendra ensuite. Ou, la négation du dialogue social et de ce qu’il peut apporter.
D’ailleurs, de manière anecdotique on remarque que l’arrêté de création d’une zone unique, pour laquelle une unanimité « contre » sera exprimée, s’appuie entre autre sur cet avis négatif.

Enfin, la situation des personnels concernés reste problématique. Ils et elles vont subir une modification qui peut être importante de la nature de leur travail. Nous estimons qu’à minima, une bonification significative leur soit accordée lors du mouvement intra.

Je vous remercie.

 

> Création d’une zone de remplacement unique

La départementalisation est une demande ministérielle. Elle implique un vivier unique et fait disparaître les spécialisations.

Mme l’IA-DASEN explique vouloir quand même garder l’expertise des collègues.

Dans le logiciel, il y aura donc les éléments qui permettront de tenir compte des remplacements déjà effectués, des formations de chacun, des écoles où ils remplacent régulièrement, etc…

Le logiciel est un logiciel d’aide. Il ne décide pas qui, mais sort une liste de personnes disponibles pour tel ou tel remplacement, au plus proche de l’école où il faut intervenir. Les éléments « de carrière » pourraient être pris en compte également mais ne constituent pas « un droit » particulier.

Cela ne concernera pas les remplacements prévus à l’année.

> ISSR : Pour Mme la Secrétaire Générale, un remplaçant n’aura l’ISSR que si il remplace un collègue réellement absent. Si il intervient en renfort par exemple, il n’aura pas l’ISSR mais le remboursement kilométrique (à faire avec CHORUS…)

> estimation des coûts ? > non, mais l’enveloppe Frais de déplacement a été augmentée.

> affectations : les collègues seront nommé-e-s sur la zone unique et rattachés à une école. Les titulaires remplaçants rattachés à une école le seront dans la même. On gardera leur ancienneté. Ce sera fait avant le mouvement.

À l’unanimité, l’UNSA Education et les autres organisations syndicales votent contre l’arrêté de création d’une zone unique de remplacement.

=> le CSA est reconvoqué lundi 16 février.

> Autres questions diverses :

> mouvement :

Le décalage lié aux élections municipales va perturber le calendrier. Les résultats de la phase informatique interviendront probablement fin juin. Le CDEN « carte scolaire » est prévu… le 1er avril…

>> Nous demandons que le groupe de travail prévu le 23 mars puisse se tenir avant.

> informations fermetures de classes

Certaines écoles ont eu « information »  de fermeture de classe.

Mme l’IA-DASEN s’étonne que des gens parlent en son nom, visiblement sans avoir les éléments.

Elle rappelle que c’est elle qui décidera au final des fermetures et ouvertures et qu’à ce stade, elle n’a rien décidé.

> Installation des PAS (Rocroi & Sault Les Rethel)

Présentation de Mme Sérafini, IEN ASH

L’installation s’est faite sans problème.

De septembre à vacances d’automne, surtout formations académiques et départementales.

1 personnel EN + 1 Educateur par PAS.

À ce jour :

18 saisines sur le PAS Rocroi dont 6 venant des familles

38 saisines sur le PAS Sault-les-Rethel, dont 23 émanant des familles.

Déroulement après saisine :

  1. Enseignant et éducateur PAS reçoivent la famille

  2. échanges avec établissement de l’élève, si besoin, observation en classe.

  3. Plan d’action

Il peut s’agir de relais vers des d’autres personnels, d’intervention des enseignants / Educ du PAS.

  1. Validation par les 3 co-pilotes.

  2. Mise en œuvre

> Devoir de réserve

un courrier du préfet invite les collègues à observer un devoir de réserve en cette période électorale, pas exemple en s’abstenant de participer à des réunions.

Nous contestons cette injonction, le devoir de réserve ne s’appliquant pas aux enseignants. Il y a probablement mélange avec le secret professionnel et le devoir de neutralité.

> Propos tenus en réunion formation

dans le cadre d’une information sur les signes de radicalisation, il aurait été évoqué le risque écoterroriste. Cela est gênant, ce terme n’étant pas un terme juridique, il s’agit d’un terme politique.

Mme l’IA-DASEN se renseigne sur ce point.


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