Monsieur le Directeur Académique,
Mesdames et Messieurs les membres de la CAPD,
Après la dramatique agression de notre collègue par un élève à Sanary-sur-Mer, le SE-Unsa tient à lui témoigner son plein soutien ainsi qu’à ses proches. Toutes nos pensées vont également aux membres de l’équipe de son collège. Une fois de plus, une fois de trop, toute la communauté éducative est meurtrie. Nous réaffirmons l’urgence et l’impératif d’avoir des moyens dédiés et des équipes pluriprofessionnelles complètes dans chaque établissement afin de pouvoir mieux prévenir et accompagner tout comportement violent. La perte de repères et la multiplication des actes violents chez nos jeunes dépassent la sphère de l’École, elles doivent mobiliser toute la société !
Dans le département, heureusement que ce type de drame n’a pas eu lieu dans notre département mais les tensions avec les familles dans le premier degré augmentent significativement. Les sollicitations par les équipes pédagogiques pour savoir comment se protéger sont nombreuses. Le SE UNSA 95 leur rappelle la loi et le protocole national en vigueur à chaque solicitation. Le SE UNSA 95 note un accompagnement réactif de la part de la DSDEN tandis qu’auprès de certains IEN un temps de latence et de réponse est à améliorer. Néanmoins, le SE UNSA 95 intervient régulièrement à l’échelle de la circonscription pour rappeler le besoin de soutien de chaque membre de chaque équipe.
Un des leviers du soutien nécessaire à la profession est l’augmentation indiciaire des salaires. La lettre du ministre n’en fait pas mention !C’est une ommission catastrophique qui crée encore plus de défiance.
Le SE UNSA 95 sait compter sur le dialogue social de qualité dans notre département pour palier en partie ce problème. C’est le coeur de notre instance de ce jour.
Année après année de plus en plus de collègues saisissent la CAPD pour faire réviser leur avis PPCR. Celui-ci est rès impoirant pour les collègues notamment à l’échelon 9.
Si de plus en plus de collègues se saisissent de cette instance ; c’est une bonne nouvelle. Mais il y a deux grilles de lecture. Soit la DSDEN ne reconnaît pas la valeur professionnelle à la hauteur les collègues passant leur PPCR soit les collègues comprenent l’importance de se saisir des instances de dialogue social ce qui est une très bonne chose vu le peu d’opportunité de faire valoir leur droit.
Par contre, des questions demeurent sur l’équité de cette évaluation comme :
Comment un BD peut il.elle être évalué.e sur les critères de travail en équipe et suivi des élèves étant un seul jour en classe ? Aussi un.e collègue en congé parental peut-il faire valoir ses droits ?
Pour se saisir des critiques et des remarques écrites par les IEN, quelles sont les formations proposées pour les rendre effectives ?
Si un.e collègue souhaite rester PE, pourquoi serait-il.elle discriminée sur l’item 15 ?
Quel calendrier de transmission des résultats en circonscription est mis en place ?
Quel calendrier de mise en paie est prévu suite à cette CAPD ?
Un des autres leviers de l’amélioration des conditions de travail des collègues est le mouvement intra départemental. A ce jour, nous ne connaissons pas ses dates. Donner de la visibilité aux équipes permet de les rassurer. A contrario, les chiffres de la carte scolaire s’annoncent catastrophiques.
La baisse démographique devrait être l’occasion d’améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage, de plus en plus complexes sur le terrain notamment avec l’école inclusive. Elle ne peut servir de prétexte à des suppressions de postes. À la rentrée 2026, dans l’académie de Versailles : 170 postes de professeurs des écoles supprimés dont 49 dans le Val-d’Oise. Cette décision va alourdir la charge de travail des personnels et accentuer les tensions dans les établissements, au détriment des élèves.
Un des autres leviers d’amélioration des cotions de travail c’est la retraite. La bonne nouvelle concerne la suspension de la réforme Borne combattue en 2023 avec force par le SEUNSA 95 soit actée. Le SE UNSA 95 vous demande donc, Monsieur le Directeur Académique, comment cette supsension est mise en oeuvre dans notre département ? Mais il ne faut pas oublier que si le SE UNSA 95 prend acte de cette suspension et de ses effets positifs à court terme, elle ne saurait s’en satisfaire. Pour autant, les déséquilibres créés par la réforme de 2023 demeurent : recul de l’âge de départ, pénalisation des carrières incomplètes, inégalités persistantes entre les femmes et les hommes, absence de reconnaissance réelle de la pénibilité. Le SE UNSA 95 continue donc d’exiger une réforme des retraites juste, solidaire et soutenable, construite avec les organisations syndicales, et respectueuse des réalités professionnelles des agents de la Fonction publique comme des salariés du privé.
En définitive, le SE UNSA 95 demande une révision de toutes les situations envoyées par les collègues pour cette instance. Toutes les saisines sont légitimes.