Lors de ce groupe de travail, l’administration a rappelé le fonctionnement actuel de la formation continue et présenté ses perspectives d’évolution pour les quatre prochaines années.

Bilan de la formation actuelle

Le bilan présenté fait apparaître plusieurs points de vigilance :

  • Les moyens de remplacement : l’administration estime qu’environ 1000 moyens de remplacement seraient nécessaires pour répondre aux besoins générés par les constellations et les autres dispositifs de formation. Cette situation entraîne un manque de remplaçants pour couvrir les autres besoins sur le terrain.

  • La gestion du temps de formation, qui reste une difficulté dans l’organisation globale.

  • L’impact de la formation sur les pratiques professionnelles, avec la question posée par l’administration : quels sont les effets de la formation sur la pratique des enseignants ?

Les formatrices présentes ont souligné l’importance du travail en petits groupes dans les dispositifs de formation actuels.

Monsieur l’IA-DASEN a, quant à lui, insisté sur la nécessité de maintenir les regards croisés entre pairs dans la conception de la formation à venir.

Les orientations pour les quatre prochaines années

L’administration a présenté un projet d’organisation de la formation structuré autour de trois cadres.

1. Le cadre général

Il comprendrait :

  • 24 heures de français

  • 24 heures de mathématiques

  • 24 heures de thématiques transversales

réparties sur quatre ans, soit 18 heures de formation par an.

Une partie de ces formations concernerait l’intégralité de l’équipe d’école, tandis qu’une autre partie relèverait d’un choix individuel, avec des modules pouvant être proposés en distanciel.

Parmi les thématiques transversales évoquées figurent notamment :

  • les classes multiniveaux,

  • l’enseignement explicite,

  • l’égalité filles-garçons…

2. Le cadre spécifique

Ce cadre serait piloté par les IEN et représenterait 12 heures de formation supplémentaires, au-delà des 18 heures réglementaires, avec remplacement des enseignants.

Ces formations pourraient répondre à des situations locales spécifiques, par exemple pour les enseignants travaillant à proximité de MECS.

3. Le cadre particulier des directeurs

Un dispositif spécifique de 9 heures annuelles serait consacré à la formation continue des directeurs

  • 3 heures en circonscription

  • 6 heures au niveau départemental

Ce cadre viserait à répondre aux besoins exprimés par les directeurs et les circonscriptions.
Un temps d’échanges entre pairs est également envisagé.

Suite des travaux

L’administration indique souhaiter que les échanges de pratiques soient au cœur des trois cadres de formation.

Afin d’affiner ce projet, un questionnaire sera prochainement adressé aux enseignants pour recueillir leur avis sur l’organisation et les contenus de la formation continue.

Les points de vigilance du SE-UNSA

Le SE-UNSA a transmis un bilan des remarques et souhaits des collègues qui ont répondu à notre sollicitation afin que l’administration les prenne en compte.

Le SE-UNSA restera particulièrement attentif à plusieurs éléments :

  • les moyens de remplacement nécessaires au départ en formation

  • le respect du temps de travail des enseignants

  • une formation réellement utile et choisie par les personnels

  • le maintien de formations en présentiel favorisant les échanges professionnels

Le SE-UNSA continuera de porter la nécessité d’une formation continue ambitieuse, accessible à tous les enseignants et réellement adaptée aux besoins du terrain.


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