Le SE-UNSA 22 (représenté par Robin Maillot et Marie Le Douce) a été reçu par Mmes Lecoeur (IEN Adjointe au Dasen), Le Bot (responsable de la DIV1D22 par intérim) et Ménard (Cheffe de la DIVEL22). Cette heure d’échange est toujours un exercice important mais difficile car nous avons énormément de choses à dire, de messages à porter, de renseignements à demander, a fortiori dans cette période de l’année préalable à des opérations de carte scolaire et de mouvement, décalées pour cause d’élections municipales. On nous apporte des réponses ou des éléments de réponse, ou pas, mais toute occasion d’alerter sur le quotidien de nos collègues est à prendre. Le cadre et le timing sont contraignants, nous avons demandé un nouveau rendez-vous afin de traiter tout ce que l’on n’a pas eu le temps de présenter.

Et si on parlait de l’état actuel de nos collègues ?

 SE–UNSA 22 : « En tant que représentants du personnel du SE-UNSA et de l’UNSA Éducation, nous allons vous rappeler la réalité de nos classes, mais aussi celle de l’état de nos collègues qui ne vont pas bien. Nous sommes là pour les soutenir, et nous savons qu’ils vont de plus en plus mal. Nous continuerons inlassablement de vous alerter. Si seulement il y avait des médecins du personnel, cela se saurait que nos collègues vont mal ! Finalement ça permet de bien mettre la poussière sous le tapis, c’est tout bénéfice pour un employeur qui n’en a que faire des conditions de travail de ses personnels.      Et nous parlons bien de tous les personnels de l’Éducation !

Pour en revenir à ceux qui sont dans nos écoles, nous savons que vous en avez conscience puisque vous lisez les fiches SST, dont certaines sont assez effrayantes sur ce qu’il se passe dans la réalité de nos classes, dans nos écoles publiques.

Peu importe ces indicateurs pourtant bien réels, peu importe les conditions de travail devenues plus que difficiles, peu importe la santé des personnels et des élèves, leur état psychologique, le seul indicateur utilisé par nos gouvernants est celui de la démographie et c’est donc dans ce contexte là que notre département s’apprête à subir de nombreuses fermetures.

Pour nous, à l’UNSA Éducation, ce qu’il se passe depuis plusieurs années, dans un nombre croissant de nos classes, est un véritable scandale, tant la souffrance chez certains élèves, leurs camarades et les personnels est manifeste et les besoins énormes, et je ne parle pas que de l’école. Finalement, nos gouvernants qui n’en ont que faire, profitent de la conscience professionnelle de nos collègues et surtout du fait, sacré cercle vicieux, que si le grand public savait ce qu’il se passe dans nos écoles publiques, cela dénigrerait notre service public que l’on continue par ailleurs à détruire. L’autre scandale est que malgré ces problématiques connues, on va fermer un nombre important de classes, comme si de rien n’était, comme si tout allait bien dans le monde déconnecté de nos dirigeants et de ceux qui relaient tranquillement cette politique qui oublie ses enfants, ses personnels dans les écoles publiques… Une fois encore, nous rappellerons la grande absente de ces dernières années : la dimension humaine… 

 Ah, j’oubliais, l’inclusion est une priorité, les AESH, des personnels fondamentaux mais on ne leur donne pas de statut, on les laisse vivre, ou survivre, avec des salaires indécents, tout ceci pour subir parfois de la violence quotidienne.

Problème d’enfance en danger bien réel notamment dans notre département ?

Non, on ne fait pas de loi…

La santé mentale est une priorité, oui, mais à part les mots on fait quoi ?

Il y a pas mal des scandales finalement.

Dans le descriptif connecté à la réalité de nos classes actuellement, il y a aussi une alerte que nous tenions à vous faire : nos collègues sont de plus en plus soumis à des mises en cause, agressions de parents. »

Lire le compte-rendu complet de cette audience ci-dessous) 


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