Pour l’officialisation de la mise en place des réformes budgétaires il faudra attendre ! Les décisions seront prises à l’occasion du Conseil d’Administration exceptionnel qui se tiendra le 18 décembre prochain. Les mesures financières y seront votées formellement. Et sans réelles modifications ou nouvelles propositions pour sauver l’emploi, l’UNSA s’y opposera !

Aussi, nous tenons fermement à alerter les personnels de l’impact financier et social des annonces qui ont été faites à l’occasion de ce CA. La mobilisation des personnels est absolument cruciale dans cette phase on ne peut plus critique de la vie de l’agence et du réseau. 

LES ANNONCES

  • La Directrice générale de la mondialisation (DGM), Anne Grillo, a une nouvelle fois répété que : « l’urgence c’est le redressement budgétaire » et que « les Etablissements en Gestion Directe et les Conventionnés devront contribuer au coût réel du détachement ».
    Nous apprenons alors qu’une nouvelle contribution plus progressive et assise sur les pensions civiles sera mise en place (prise en charge à hauteur de 35% en 2026 et 50% en 2027 dans le budget des établissements).
  • Dans le même temps, la hausse de la PFC qui avait été envisagée depuis juillet est, elle, écartée pour 2026.

Pour l’UNSA, même si l’abandon de la hausse de la PFC pourrait s’apparenter à une bonne nouvelle, il n’en est rien. La prise en charge plus importante des pensions civiles dans le budget des établissements ne fera qu’accroitre la pression sur les postes de détachés et sur les équipes de direction qui vont se retrouver pris en étau entre conserver ces postes ou les fermer pour la viabilité de l’établissement.

Au final, ces mesures ne sont guère rassurantes et continuent de faire porter la concentration du redressement financier sur les personnels détachés dont le coût va très nettement augmenter. Nous le dénonçons avec force, ces mesures auront de forts effets déstabilisateurs sur le budget des établissements et surtout un coût social catastrophique.
Nous rappelons surtout que la dimension humaine est absente des débats. La réforme va se faire à marche forcée sans prise en compte de la situation des personnels qui se sont dévoués au rayonnement de ce réseau.

  • La DGM a confirmé sa proposition d’une plus grande contribution des établissements partenaires. Elle passerait de 2% à 2,5% pour les partenaires actuels et serait de 4% pour les nouveaux partenaires qui entreront dans le réseau.

En ce qui concerne l’UNSA, même si cette idée faisait consensus à l’occasion des « consultations », on se demande comment l’agence réussira à justifier cette différence de traitement. Et surtout, et c’est là l’essentiel, l’augmentation de ces contributions ne permettra pas de répondre aux enjeux budgétaires. Cette mesure reste insuffisante et ne permettra ni de sauver l’emploi ni de diminuer la pression sur les établissements. 

  • Il a également été annoncé que l’Agence, particulièrement au sein des Services Centraux, participerait aux efforts.

Pour l’UNSA, l’annonce d’une économie de 3 millions d’euros d’économies en Centrale est louable mais nous nous inquiétons en revanche sur l’annonce de la suppression de 10 postes en 2026. Quelles seront les personnels touchés par ces mesures ?

  • La DGM a de nouveau insisté sur l’importance d’aboutir à la remontée de fonds (environ 20 millions « éparpillés » et bloqués dans le réseau).

Les remontées de fonds paraissent excessivement optimistes. C’est une vieille rengaine qui revient à chaque crise budgétaire que traverse l’Agence. Or ces difficultés n’ont jamais vraiment été résolues. La réforme de l’agence semble être un gage donné aux familles. Il nous parait néanmoins délétère de culpabiliser les personnels de l’agence qui travaillent au service du réseau. 

  • La DGM a une nouvelle fois mis l’accent sur une refonte en profondeur de l’organisation de l’AEFE : « L’agence doit se recentrer sur ce qui est aujourd’hui essentiel » (renforcement des capacités de pilotage, offre de service aux établissements, organisation et suivi des personnels).

Nous ne sommes pas opposés par principe aux mesures de réorganisation pour simplifier notre fonctionnement et offrir un service encore amélioré. Nous sommes en revanche beaucoup plus sceptiques sur les mesures qui n’ont que pour seul objectif les économies.

En somme, tout n’est pas dit des réflexions à venir sur les statuts des établissements Nous craignons que des établissements en gestion directe, fragilisés, soient déjà dans le collimateur. Nous le répétons depuis de nombreuses semaines, ces établissements sont maintenant clairement dans le viseur. 

  • Enfin, la DGM a tout de même abordé la question de l’aide qui sera apportée aux établissements et aux familles. D’une part, une demande a été faite à l’AEFE pour la mise en place de mécanismes d’accompagnement pour les établissements les plus fragiles. D’autre part l’enveloppe des bourses se doit de couvrir tous les besoins des familles pour que la réforme soit la plus neutre possible pour ces dernières.

Pour l’UNSA, ces mesures de solidarité sont évidemment les bienvenues. Mais dans la situation des finances publiques actuelle il parait idéaliste de parier sur une augmentation de certains budgets ou sur la mise en place de mécanismes de « sauvetage » d’établissements en péril.

Au-delà des politesses diplomatiques et des concertations évacuées prestement, nous restons lucides : la variable d’ajustement de cette réforme sera l’emploi ou le déconventionnement comme pis-aller. La défense de vos emplois reste et demeure notre seul cap syndical !!


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« Face aux inquiétudes, une mobilisation nécessaire »

Nous étions présents pour l’UNSA à la réunion des personnels et du ministère des affaires étrangères du 19 novembre 2025. Ce groupe de travail se voulait être une réunion préparatoire au prochain Conseil d’Administration de l’Agence qui se tiendra le 27 novembre prochain.
La directrice Sabine Sciortino a rappelé l’impasse budgétaire dans laquelle se trouve l’opérateur public AEFE et le déficit record atteint cette année. Si le discours se veut rassurant pour l’avenir : « La transformation de l’agence doit se faire dans une optique de long terme », « L’enseignement français à l’étranger continue de jouer un rôle essentiel », nous n’en sommes malgré tout qu’au début d’un « processus de changement » dont tous les effets budgétaires et conséquences en matière RH restent toujours aussi flous aujourd’hui.

Les principales annonces de la DGM :
• Hausse programmée de la PFC (participation financière complémentaire qui passerait de 6 à 9 ou 10%)
• Hausse programmée de la PRRD (Participation à la Rémunération des Résidents et Détachés) avec intégration des Pensions Civiles dans le calcul de l’assiette de cette PRRD.
Le détail de ces augmentations seront évoquées au CA du 27/11 et les taux seront votés au CA du 18/12
• Remontée de créances diverses estimées à 20 millions d’euros (créances bloquées dans les postes suite à des litiges diplomatiques ou à des non convertibilité de monnaie).
• Demande d’augmentation de l’enveloppe des bourses scolaires pour faire face aux effets des hausses de frais de scolarité.
• L’annonce d’une mission ad hoc sur les EGD.
• La volonté de récupérer davantage de recettes au niveau des établissements partenaires en mettant fin aux exceptions, en renégociant la convention avec la MLF, en faisant signer de nouvelles conventions de partenariats.
• Augmentation de la participation des établissements partenaires, de2 à 2,5% pour ceux qui sont déjà dans le réseau et 4% pour les nouveaux.

Pour l’UNSA c’est un premier pas mais l’augmentation reste trop faible par rapport aux efforts consentis par les EGD et les Conventionnés
Nous sommes ressortis inquiets des éléments de gestion évoqués. Demander aux établissements de faire voter un budget avant le 12 décembre avec des décisions budgétaires qui seront, in fine, validées seulement le 18 décembre, nous parait une équation ardue et anxiogène. L’UNSA regrette la prise en étau des établissements en termes de gestion. Les effets budgétaires des hausses vont avoir un fort impact financier et mettre à mal les établissements les plus fragiles et fragiliser durablement les autres, pouvant aller jusqu’à provoquer une vague de déconventionnement sans précédent.
Nous appelons aussi notre soutien aux personnels de l’agence très sollicités en ce moment.

Nous avons la sensation qu’on ne nous dit pas tout :
Une mission d’information sur les établissements en gestion directe sera mise en place dans l’année à venir. Elle nous parait préparatoire de décisions douloureuses, en particulier en Europe qui semble une zone dans le collimateur.
Nous pensons le ministère optimiste à l’excès sur le budgétaire :
Tant sur les remontées de recettes, que sur la capacité des établissements à absorber les hausses de PFC et de PRRD. Sur ce dernier point la prise en charge des pensions civiles par les établissements aura un impact RH potentiellement redoutable : Le « coût » des personnels détachés sera augmenté et la tentation de fin de contrat pour alléger les finances de l’établissement sera forte.
Les équipes de direction et de gestion vont se retrouver en première ligne face à la colère des parents. Les personnels, en particulier enseignants et de soutien éducatif, vont entrer dans une période d’inquiétudes fortes. L’emploi sera çà et là menacé.

Nous refusons catégoriquement que le plan de sauvetage se fasse sur le dos des collègues.
L’heure est à la mobilisation de toutes et tous pour l’avenir du réseau, de nos établissements et la préservation de l’emploi.


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« Une réunion qui dissipe le brouillard, mais ne dissipe pas les inquiétudes des personnels »

 

  1. Contexte général

    Une délégation des représentants des personnels de l’AEFE a été reçue par la Directrice de L’objectif était de clarifier la situation financière de l’AEFE, les arbitrages et le calendrier à venir. La Directrice a rappelé l’impasse budgétaire majeure qui nécessite une transformation de long terme.

    2. Les annonces de DCUR

    Hausse programmée de la PFC (+10% au 1er janvier 2026) et de la PRRD.  Présentation des mesures lors du CA des 27 novembre et vote des taux au CA du 18 décembre.
    – Remontées de créances estimées à 20 millions d’euros (jugé optimiste).
    – Demande d’augmentation de l’enveloppe des bourses scolaires pour compenser les hausses de tarifs.
    – Annonce d’une mission interne sur les EGD au titre du dialogue de gestion

    Le ministère rappelle la nécessité de voter les budgets avant le 12 décembre. LUNSA considère ce calendrier irréaliste et dangereux pour la bonne gestion des établissements.

    3. Les partenaires

    Fin annoncée des exceptions et renégociation de la convention avec la MLF.

    4. Commentaires de l’UNSA Éducation

    – Remise en cause du calendrier et des modalités de gestion.
    – Inquiétude sur la cartographie des EGD.
    – Refus que le plan de sauvetage se fasse sur le dos des collègues.
    – Doute sur l’optimisme de gestion du ministère.

    5. Conclusion

    Le brouillard se lève partiellement, mais les inquiétudes demeurent au sujet du budget 2026 et de l’avenir du réseau.


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La note de service relative au recrutement des personnels dans les écoles européennes pour la rentrée 2026 est publiée.
Le SE-Unsa vous informe sur le calendrier, les conditions et les modalités de candidature et vous accompagne tout au long des démarches.
 

Qui est concerné ?

Seuls les personnels enseignants fonctionnaires du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports peuvent postuler : agrégés, certifiés, PEPS, PE ou instituteurs.
 
Attention !
Une durée minimale d’expérience professionnelle sur le territoire français en qualité de titulaire dans le corps est appréciée dans l’examen des candidatures.
Aussi les fonctionnaires stagiaires ne peuvent candidater.
De même, les enseignants ayant déjà exercé en qualité de fonctionnaire détaché dans une école européenne ne peuvent faire acte de candidature.
 

Dans quels pays sont implantées les écoles ?

 Les candidats peuvent candidater dans les pays et les établissements suivants :

  • Belgique : Bruxelles I, II, III, IV et l’établissement de Mol (situé à 90 km au nord-est de Bruxelles et à 45 km d’Anvers)
  • Allemagne : Karlsruhe, Munich et Francfort
  • Luxembourg : Luxembourg I et II
  • Italie : Varèse
  • Espagne : Alicante
  • Pays-Bas : Bergen (située à 45 km au nord d’Amsterdam et à 15 km d’Alkmaar).

Quels sont les termes du contrat ?

La durée du contrat peut atteindre 9 ans dans les écoles européennes.
Le contrat débute par une période probatoire de deux ans et peut ensuite être reconduit pour une durée de trois ans.

À l’issue de ces cinq années, le contrat peut être renouvelé pour une dernière période de quatre ans.
Les reconductions de contrat ne sont pas de droit et restent soumises à l’avis des corps d’inspection ainsi qu’à celui du directeur de l’école.
 

Comment candidater ?

Le dossier de candidature doit impérativement comporter l’avis du supérieur hiérarchique direct (IEN pour le 1er degré, chef d’établissement pour le 2d degré) et celui de l’IA-Dasen ou du recteur.
 
Pour cette campagne, la date limite de dépôt des dossiers est fixée au vendredi 16 janvier 2026. Il est toutefois vivement conseillé de transmettre au plus tôt son dossier de candidature pour un traitement dans les délais impartis.
 
Après réception des avis, ce sont les services départementaux ou académiques qui, dans un second temps, se chargent de transmettre le dossier complet au ministère ainsi qu’aux chargés de mission (IEN et IA-IPR) pour les écoles européennes.
 
Les candidats sont enfin nommés sur proposition des inspecteurs en charge des écoles européennes.
Les candidats retenus en sont informés par courriel à partir du 31 mars 2026. 
 

Postes susceptibles d’être vacants

Les mutations internes étant prioritaires, il n’est pas possible de connaître en détail la localisation des postes susceptibles d’être vacants.

Cependant les candidats peuvent faire jusqu’à 13 vœux et mieux vaut candidater sur tous les établissements qui seraient susceptibles de les intéresser. En effet, les candidats n’ayant pas spécifiquement candidaté dans un établissement précis ne pourront voir leur dossier étudié pour un poste dans ce même établissement.
 
  • Postes 1er degré
Pour la rentrée scolaire 2026, 6 instituteurs ou professeurs des écoles justifiant de compétences en matière d’enseignement du français langue étrangère (FLE) pourront être recrutés.
 
  • Postes 2d degré
Pour la rentrée scolaire 2026, des postes pourraient être vacants dans les disciplines suivantes : arts plastiques, éducation physique et sportive, histoire-géographie, lettres classiques, lettres modernes, mathématiques, philosophie, physique-chimie, sciences économiques et sociales et sciences de la vie et de la Terre.
 
Cette liste peut être amenée à évoluer après la publication de la note de service*. Ainsi, d’autres postes de professeurs certifiés ou agrégés pourraient devenir vacants.

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Réforme de l’AEFE

Les mesures financières envisagées, multiples, pénalisantes pour les personnels et les familles, créant des incertitudes sur les équilibres budgétaires des établissements, ont des contours encore beaucoup trop flous dans leur impact.

Nous n’avons aucune certitude sur les économies envisagées. Certaines des mesures avancées sont des mesures qui ont déjà été prises par le passé et qui n’ont pas permis de réduire ce déficit structurel de l’Agence. Si l’Agence ne règle pas le problème à la source, tout le monde y perdra et ces efforts resteront vains. Certaines réformes que nous défendons ne sont même pas entrées dans la réflexion. Citons parmi elles, la fin de la durée limitée du détachement qui représente un coût certain pour l’Agence qui finance la mobilité de tous ces agents en détachement, ou encore une réforme de l’avantage familial qui, si elle était mise en place, permettrait de sauver de nombreux postes.

Ainsi, même si l’intention est louable de vouloir faire contribuer davantage d’acteurs du réseau, nous sommes contraints de constater que ce sont toujours les mêmes qui paieront la facture, les personnels et les parents. Nous craignons réellement qu’une politique de moins disant social soit envisagée sans le dire. Là encore nous avons de très fortes craintes quant à une vague massive de fermetures de postes et/ou de déconventionnements. Nous voyons poindre la volonté d’installer davantage de conventions sur le modèle de Mexico (personnels encadrant sous contrat AEFE, personnels enseignant en détachement direct).

Nous le répétons, le SE-UNSA ne voit aucun intérêt à la mise en place de ce type de convention qui entrainerait une redéfinition des contrats des détachés au détriment des personnels, aussi bien des détachés que des personnels de droit local.

 

Mouvements / Mutations 

1er degré

 

2nd degré

Du 5 au 26 novembre : saisie des vœux
Du 17 novembre au 11 décembre : renvoi de l’Accusé de réception de la demande. Attention, même s’il est précisé dans la note de service que « l’absence de transmission de cette confirmation aux rectorats entraîne l’annulation de la participation », il est conseillé de la retourner en la barrant et en inscrivant explicitement et très clairement « je ne souhaite pas participer au mouvement ».
3 février au plus tard : Date limite de réception des demandes d’annulation de participation
11 mars : résultats du mouvement

 

Saisie des vœux : du 5 au 26 novembre
Dès le 27 novembre
, téléchargez votre confirmation individuelle de demande de mutation pour la phase interacadémique et pour les mouvements spécifiques. Vérifiez que les barèmes sont justes ; s’ils ne le sont pas, corrigez-les en rouge avant de retourner votre confirmation signée.
Courant janvier 2026
, selon le calendrier académique, consultation du barème retenu
6 février 2026
 : date limite pour envoyer une demande tardive de participation au mouvement, d’annulation ou de modification de demande.
11 mars 2026 : r
ésultats du mouvement

 

 

ABSENCES POUR RAISONS MEDICALES

Le 1er jour d’arrêt (journée de carence) est abattu à 100% s’il s’agit d’un arrêt initial. Du 2ème au 90ème jour inclus d’arrêt, votre rémunération connait un abattement de 10%. Cette réglementation concerne tous les arrêts maladie qui ont une date de début au moins égale au 1er mars 2025
L’abattement de 10% pour les congés maladie ordinaire de moins de 3 mois a été mis en œuvre à compter de la paie d’octobre, pour tous les arrêts depuis le 01/03/2025.

Avis d’arrêt de travail délivrés par des médecins établis en France : le nouveau formulaire Cerfa sécurisé pour les avis d’arrêt de travail est devenu obligatoire depuis le 1er septembre 2025. Les demandes de congé maladie sur la base d’avis établis avec un autre formulaire ne seront pas pris en compte. (Décret n° 2025-587 du 28 juin 2025 relatif à la transmission des avis d’arrêt de travail).

TEMPS PARTIEL

Jusqu’à présent l’AEFE avait toujours accordée la quasi-totalité des demandes de temps partiel sur autorisations (à quelques rares exceptions). Aujourd’hui, une vigilance particulière pour ces mêmes demandes sur autorisation est demandée aux chefs d’établissement, suite aux contraintes budgétaires auquel l’AEFE est confrontée.
La campagne est ouverte du 13 octobre au 15 décembre.

PPCR 2025-2026 

Une note de service sera envoyée à tous les chefs d’établissements dans le courant du mois de novembre (dès réception des consignes de la DGRH) et détaille les modalités de mise en place des rendez-vous de carrière ainsi que la liste des agents éligibles.
Si vous êtes éligible et que vous n’avez pas de retour de votre proviseur d’ici la fin de l’année (surtout pour les collègues du 1er degré gérés par leur département), n’hésitez pas à revenir vers nous pour que l’on vous confirme que vous êtes bien éligible. Ensuite, mettez-vous en relation avec votre département d’origine pour que les services envoient à l’agence votre notification de rdv de carrière.
Attention : si vous êtes « oublié », vous ne pourrez pas bénéficier de votre rdv de carrière l’année d’après.

CPF (Compte personnel de formation)

Les personnels détachés dans le réseau peuvent faire une demande de mobilisation de leur CPF pour mener à bien un projet de formation destiné uniquement à une évolution professionnelle (reconversion professionnelle ou de changement de domaine de compétence). Le formulaire de demande est téléchargeable sur votre espace ORION.  
Les dossiers de demande peuvent être transmis au service du CADS (cads.aefe@diplomatie.gouv.fr) à tout moment de l’année par les personnels. Les demandes font l’objet d’une étude lors d’une commission interne à l’AEFE à laquelle siège la DRH et la DEOF (service pédagogique). Cette commission se réunit 2 fois par an : une à l’automne et une au printemps. 

PSC (Protection Sociale Complémentaire)

Obligatoire pour 2 raisons 
S’aligner sur le secteur privé et protéger ses salariés.
il ne sera pas possible de ne pas y souscrire sauf cas de dispense prévu dans l’arrêté.

Principales dates à retenir concernant le volet Santé :
L’ouverture du parcours d’affiliation est décalée au 4 ou 5 novembre 2025 suite à un incident technique de MAEE-MGEN.
24 novembre 2025, fin du parcours d’affiliation, sera certainement décalé d’un ou deux jours compte tenu du report de l’ouverture.
1er janvier 2026, entrée en vigueur du contrat collectif obligatoire Santé.

Parcours d’affiliation : 21 jours à compter de la réception du mail
Attention : si vous ne réalisez pas le parcours d’affiliation, qui est obligatoire aussi pour les assurés de la MGEN ou de la MAEE,  vous devrez rembourser les cotisations qui n’ont pas été perçues et en plus vous ne pourrez même pas bénéficier des prestations avant votre enregistrement sur le nouveau contrat collectif.
Si vous souscriviez auprès d’une autre mutuelle que MAEE ou MGEN, il vous faut demander la résiliation auprès de cet organisme au moins 1 mois à l’avance. Pour les agents déjà à la MGEN ou MAEE, la résiliation se fera automatiquement.
Une fois le parcours d’affiliation finalisé, pensez à bien procéder à l’enregistrement sur mgeninternational

Les différents cas de dispense vous concernant
      – si vous avez déjà un contrat auprès d’un autre prestataire (durée d’un an maximum encore et ensuite bascule obligatoire à la fin du présent contrat)
     – vous bénéficiez déjà en tant qu’ayant droit d’un contrat collectif obligatoire.
Attention : en cas de dispense, pas de participation de l’employeur

Le tableau de garanties
Il sera disponible sur l’espace personnel dès le lendemain de la finalisation du parcours d’affiliation.

PREVOYANCE

La prévoyance se définit comme une couverture contre le risque décès, les risques portant atteinte à l’intégrité physique de la personne ou des risques d’incapacité de travail ou d’invalidité. Elle permet de compenser la baisse de revenu si l’assuré ne peut plus temporairement ou définitivement travailler.
Jusqu’à présent, elle était automatiquement incluse dans la mutuelle MGEN, mais ce ne sera plus cas avec la mise du contrat collectif.
Pour la prévoyance, la participation de l’employeur se fera à hauteur de 7 euros par mois.

Nous vous invitons à réfléchir sérieusement à vos besoins en la matière et à la nécessité ou non de souscrire à un contrat de prévoyance. Cette décision ne doit pas se faire à la légère.

Principales dates à retenir :
Mise en ligne à la mi-novembre d’un webinaire de présentation du contrat facultatif Prévoyance
Ouverture de l’adhésion et de la ligne téléphonique dédiée à compter du 17 novembre 2025
le 1er janvier 2026, entrée en vigueur du contrat collectif facultatif Prévoyance.

 


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Réformes de l’AEFE : explications suite à notre rencontre avec la DGM

La Directrice générale de la mondialisation (DGM), Anne Grillo, avait convié les représentants des personnels pour un groupe de travail consacré à la réforme de l’AEFE. En apparence le pire a été évité.

Mais en matière de réforme, le diable se cache toujours dans les détails. C’était donc bien le moment d’entendre les représentants des personnels. Et de vous livrer l’état de nos interrogations à ce stade.

L’AEFE sera donc bien réformée. Et cette réforme se fera pas à pas. Sans précipitation. Les premières mesures s’appliqueront à la rentrée 2026. Et tout le monde sera mis à contribution.

Une réforme inévitable

Personne ne conteste une situation financière préoccupante à l’Agence, à cause du poids des pensions civiles qui plombent le budget et creuse le déficit. Comme le précisait la DGM, il existe un risque avéré de cessation de paiement. Le système est aujourd’hui à bout de souffle. Ce n’est plus simplement une mauvaise passe, rappelant au passage que les choix historiques qui ont été faits ne permettent plus de fonctionner.

Selon la DGM, l’absence de décision n’est pas envisageable et pourrait provoquer davantage de fermetures de postes voire d’établissements devenus trop fragiles. C’est, toujours selon elle, un principe de réalité auquel est confronté aujourd’hui l’AEFE, et il n’y a d’autre choix que de faire évoluer les règles.

Pour le SE-UNSA, c’est néanmoins très clair, le constat initial est partagé : l’Etat employeur n’a jamais pris ses responsabilités, et n’a jamais compensé à son cout réel le transfert des pensions civiles opéré en 2009.

Présentation des pistes de réflexion de la DGM

L’objectif affiché est d’éviter les « mesures radicales » avec un mandat confié par les politiques de préserver la mission de scolarisation à l’étranger.

  • Contribution plus importante des établissements partenaires:

La DGM a débuté l’exposé des mesures envisagées par un point de consensus entre tous : Il faut faire contribuer davantage les établissements partenaires, enfants chéris de la réforme Macron. Qui pourrait s’en plaindre ?  Comme nous le répétons, il est faux de dire que les établissements partenaires, fer de lance du développement, ne coûtent rien à l’Etat.  De plus, au regard des services du réseau dont ils profitent, il n’y a rien d’infamant à les faire contribuer davantage à ce réseau auquel ils appartiennent.

  • Intégration des Pensions Civiles dans la PRRD :

C’est le retour de cette mesure qui avait été ajournée lors du dernier CA de l’Agence en juillet dernier. Finalement, cette solution est retenue et sera étendue à l’ensemble des établissements, EGD et Conventionnés. Il s’agit d’intégrer les pensions civiles dans l’assiette de calcul de la PRRD (participation à la rémunération des résidents-détachés à laquelle contribue chaque établissement).

En attendant de pouvoir organiser la mise en œuvre de cette mesure, la PFC (participation financière complémentaire) sera réévaluée pour « enclencher » cette dynamique de réforme comme le précise la DGM.

  • Augmentation des frais de scolarité :

La DGM répète qu’il ne sera pas possible de prendre en compte tous ces paramètres sans une augmentation des frais de scolarité. Elle indique que, même avec l’intégration des Pensions Civiles dans la PRRD, l’augmentation des frais de scolarité ne sera pas incontrôlée et démesurée (un relèvement des frais de scolarité de l’ordre de 200 à 300 euros d’augmentation).

  • Homologation et pilotage stratégique

Il n’est plus possible aujourd’hui de supporter ce développement effréné. Il doit être pensé une cartographie plus intelligente de ce développement notamment pour éviter de créer des situations de concurrence au sein même de notre réseau.

Au SE-UNSA, cela fait des années que nous dénonçons le Cap 2030 et ses effets néfastes sur les établissements historiques du réseau. Il suffit de prendre en exemple le projet « Tunisie pilote » qui n’a eu d’autres effets que de vider les classes des deux EGD.

  • Cohérence du réseau :

 C’est un réseau qui fonctionne avec beaucoup d’exceptions et d’exemptions. En ce qui concerne le SE-UNSA, nous considérons qu’une remise à plat de ces situations aurait sûrement des vertus. Il n’y a pas de raison là aussi que certains bénéficient d’exemptions.

Conclusion et interrogations

La DGM a fait un effort de réflexion autour d’une réforme voulant éviter de trop grands effets négatifs sur le réseau. Mais les mesures financières envisagées, multiples, pénalisantes pour les personnels et les familles, créant des incertitudes sur les équilibres budgétaires des établissements, ont des contours encore beaucoup trop flous dans leur impact.

Nous n’avons aucune certitude sur les économies envisagées. Certaines des mesures avancées sont des mesures qui ont déjà été prises par le passé et qui n’ont pas permis de réduire ce déficit structurel de l’Agence. Si l’Agence ne règle pas le problème à la source, tout le monde y perdra et ces efforts resteront vains. Certaines réformes que nous défendons ne sont même pas entrées dans la réflexion. Citons parmi elles, la fin de la durée limitée du détachement qui représente un coût certain pour l’Agence qui finance la mobilité de tous ces agents en détachement, ou encore une réforme de l’avantage familial qui, si elle était mise en place, permettrait de sauver de nombreux postes.

Ainsi, même si l’intention est louable de vouloir faire contribuer davantage d’acteurs du réseau, nous sommes contraints de constater que ce sont toujours les mêmes qui paieront la facture, les personnels et les parents.  Nous avons beaucoup de mal à croire que la politique dite «de carte des emplois », c’est à dire de suppressions sèches de postes de détachés, ne va pas se poursuivre. Là-dessus nous n’avons aucune garantie de maintien de ces emplois. Et comme nous l’écrivions récemment notre crainte est qu’elle concerne désormais tous les postes de détachés sans distinction.

Pire, nous craignons réellement qu’une politique de moins disant social soit envisagée sans le dire. Là encore nous avons de très fortes craintes quant à une vague massive de déconventionnement. Nous voyons poindre la volonté d’installer davantage de conventions comme à Mexico (personnels encadrant sous contrat AEFE, personnels enseignant en détachement direct).

Nous le répétons, le SE-UNSA ne voit aucun intérêt à la mise en place de ce type de convention qui entrainerait une redéfinition des contrats des détachés au détriment des personnels. Rappelons-nous des conflits sociaux autour de ces déconventionnements et de la casse sociale qui s’était traduite par des tensions multiples, des retours forcés dans l’hexagone, des passages en contrat local avec des pertes en matière de rémunération et de retraite. Le détachement direct qui permet à des collègues d’exercer en établissement partenaire est un pis-aller de gestion.

En définitive si quelques incertitudes ont été levées, les doutes et les inquiétudes demeurent. L’agence est loin d’être sauvée et sur ce point nous sommes très loin d’être rassurés. Néanmoins la position du SE-UNSA restera la même : défendre l’emploi partout. Sans faux semblant. Et quelle que soit la réforme demain.


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La campagne pour les demandes de temps partiel pour l’année scolaire 2026-2027 est maintenant ouverte (du 13 ocotobre au 15 décembre 2025)

Il existe trois types de demande de temps partiel

  • Temps partiel de droit 

Le temps partiel de droit peut être demandé à chaque naissance (ou chaque adoption) pendant les 3 années qui suivent. Ce dernier peut même être sollicité en cours d’année, si et seulement si, il fait immédiatement suite à un congé de maternité, de paternité ou d’adoption. La demande devra être établie deux mois avant la fin du congé de maternité, de paternité ou de congé d’adoption.

  • Temps partiel sur autorisation

Le temps partiel sur autorisation peut être accordé pour tout autre motif. La demande fait apparaître les motivations de l’agent, les modalités prévues pour assurer le complément de son service et est revêtue de l’avis circonstancié du supérieur hiérarchique.

 

Aucune demande ne pourra être prise en compte au-delà du 15 décembre 2024, sauf pour raison de santé, à condition qu’elle soit non connue au moment de la campagne. Il sera donc nécessaire de fournir un certificat médical précisant l’aptitude de l’agent aux fonctions ainsi que la quotité de temps de travail recommandée.

Pour pouvoir demander un temps partiel sur autorisation, il faut avoir enseigné un an à temps plein et de manière continue dans l’établissement.

  • Temps partiel hors campagne

La demande doit être déposée deux mois avant la période souhaitée. L’autorisation d’exercer à temps partiel est accordée pour une année scolaire, soit à compter de la date du début du temps partiel jusqu’à la fin de l’année scolaire en cours.

Conséquences sur la rémunération

  • Salaire au prorata du temps travaillé jusque 80 % (ex. mi-temps = 50 % du salaire)
  • De 80 à 90 %, calcul avantageux (ex. 80 % = 85,7 % du salaire, 90 % = 91,4 %, voir circulaire)
  • ISVL et ISAE suivent les mêmes règles.
  • L’avantage familial reste entier.

Recours

Dans le cas d’un avis défavorable du chef d’établissement, et si aucun accord n’a été trouvé, il est possible de faire un recours auprès de la CCPLpuis, si l’avis défavorable est maintenu, auprès de la CCPC compétente.

 


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L’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE) lance un nouvel appel à candidatures pour le recrutement de personnels détachés sous contrat sur des postes d’enseignement et d’éducation pour la rentrée 2026. Cette campagne débute ce lundi 20 octobre 2025 et s’échelonnera jusqu’au début du mois de décembre.
 
Liste des postes et dossier de candidature
 
La liste des postes vacants ou susceptibles de l’être à la rentrée 2025 est consultable sur le site de l’AEFE. Cette liste sera régulièrement mise à jour.
N’oubliez pas de consulter la note d’information aux candidats avant de remplir votre dossier de candidature.
 
Calendrier du recrutement 
  • À partir du 20 octobre 2025 : publication de la liste des postes vacants et susceptibles d’être vacants. 
  • Entre mi-octobre et début décembre 2025 : date limite de candidature fixée par chaque établissement ou SCAC (service de l’ambassade). Attention, les modalités d’envoi peuvent différer d’un pays à un autre. 
  • 10 et 11 décembre 2025 : réunion des commissions consultatives paritaires locales de recrutement (CCPL).
 
Résultats
 
Après la CCPL, une proposition de recrutement est faite au candidat qui dispose alors de 48 h pour l’accepter ou non. 
 
S’il l’accepte, la proposition de recrutement est ensuite transmise à l’AEFE qui valide la candidature et demande au ministère d’origine le détachement du candidat auprès de l’AEFE. Celui-ci n’est pas systématiquement obtenu. 
 
 
 

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Vous trouverez ci-joint le nouvel arrêté du 8 octobre 2025 fixant par pays et par groupe les montants de l’indemnité spécifique liée aux conditions de vie locale (ISVL/ICCVL) pour les personnels détachés des établissements d’enseignement français à l’étranger à compter du 1er octobre 2025.


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Introduction

Le CSA qui s’est tenu hier, jeudi 9 octobre, marquera un tournant dans l’histoire de cette Agence. Nous avions coutume de regretter que le réseau ne fût plus ce qu’il était. Malheureusement aujourd’hui c’est officiel. L’AEFE telle que vous l’avez connue toutes et tous fait désormais partie du passé. Toutes les lignes rouges ont été franchies, sans filtre, sans retenue, sans limite !! Plus rien ne les arrête, le contexte budgétaire et la pression de Bercy permet de légitimer toutes les décisions !!

Commençons par les fermetures de postes. Les personnels détachés ont déjà subi les attaques répétées de leur administration d’origine, le MEN, imposant la durée limitée du détachement et la non possibilité de poursuivre au-delà de 6 années d’exercice. Maintenant, c’est au tour de l’AEFE de menacer directement ses enseignants. Jusqu’à hier, les fermetures de poste de détaché ne concernaient que les départs à la retraite ou les postes libérés suite à des demandes de réintégrations. Depuis hier, ce n’est plus le cas !! Dorénavant, chaque enseignant aura une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. N’importe qui peut être visé, aussi bien les « anciens » résidents que les enseignants recrutés sur les nouveaux contrats. La 1ère ligne rouge a été franchie, ce sont deux postes de résidents, d’enseignants du « stock » comme on les appelle vulgairement, qui ont été fermés alors même qu’aucun de ces personnels n’avait émis son souhait de quitter ses fonctions.  Et je n’évoquerai même pas ici la décision honteuse de fermer un poste à Milan suite au décès d’un collègue. Guidés par leurs seuls objectifs budgétaires, par des arbitrages faisant fi de toute considération humaine, ils n’ont même pas compris l’émoi crée au sein de la communauté éducative de cet établissement suite à cette décision indigne.

Ensuite la réforme de l’agence. Même s’ils répètent que personne n’est mandatée pour nous en dire plus sur l’état d’avancée des négociations, plus le CSA avançait plus l’AEFE dévoilait ses cartes. Des questionnements insistants et hors de propos sur les « avantages » des contrats de droit local, aussi bien d’un point de vue financier qu’administratif puisque non soumis à la durée limitée du détachement. Il n’était pas bien difficile de lire entre les lignes et d’y percevoir les pistes qui semblent tenir la corde. La 2ème ligne rouge sera très bientôt franchie elle aussi, un désengagement de l’Etat et un démantèlement en bonne et due forme de l’opérateur public. La privatisation du réseau, le remède à tous les maux de cette agence !!!

Venons-en maintenant à l’exercice du droit syndical. La représentation syndicale dans les établissements de l’étranger, et spécifiquement dans les Etablissements en gestion directe, est en principe garantie par l’AEFE. A ce titre, l’Agence a le devoir de permettre à cette représentation des personnels de s’exprimer librement. A ce jour cependant, certains de nos représentants ne sont pas en mesure de bénéficier de leur temps de décharge syndicale suite à une décision unilatérale prise par l’Agence s’appuyant sur une prétendue application de la législation locale et une protection de ces personnels. Difficile d’entendre que c’est le principe de précaution qui prévaut quand il a fallu attendre autant d’années avant de réagir. La 3ème ligne rouge est franchie. Ce n’est que le début, après le droit syndical, ce sont les droits les plus fondamentaux des personnels qui sont en sursis. Pour ne prendre qu’un exemple, combien de rappel à l’ordre scandaleux et de remises en cause du droit de grève ces derniers mois.

Enfin, le respect et la reconnaissance du travail effectué par les personnels. Pour ne prendre là encore qu’un exemple, citons le traitement réservé à nos collègues du 1er degré qui exercent des missions particulières en plus de leurs temps de service (référent école inclusive, référent numérique, tutorat et accompagnement en tout genre, etc…). L’agence avait pris l’engagement il y a plus de 2 ans de mettre en place une réflexion pour cadrer l’exercice de ces missions particulières, pour assurer une reconnaissance professionnelle et financière et pour permettre de mettre fin aux inégalités à travers tout le réseau. Face à l’insistance de l’UNSA et à nos nombreuses questions sur ce sujet, nous avons eu comme seul réponse de l’Agence que l’ensemble de ces collègues avaient déjà toute la reconnaissance et la gratitude de leur chef d’établissement ou directeur et qu’aucune reconnaissance financière ne sera étudiée pour cause de restrictions budgétaires. Une dernière ligne rouge est franchie. Cette agence assume pleinement de demander à ces personnels d’exercer ces missions bénévolement. Pour le SE-UNSA, si l’agence n’a pas les moyens de payer ces missions particulières alors elle arrête de demander voire même parfois d’exiger que ces personnels les remplissent !! Sur le fond, la réponse apportée est proprement scandaleuse et surtout inacceptable !! Nous engageons tous les collègues concernés à refuser ces missions particulières, a fortiori quand elles ne sont pas rémunérées.

 

 Ordre du Jour

 

Actualité du réseau

Madagascar : Suite aux manifestations contre la vie chère et les conditions de vie qui ont lieu dans le pays, les établissements de l’AEFE ont dû, à partir de fin septembre, fermer leurs portes et déclarer le passage en distanciel. La situation restant très instable, certains établissements avaient décidé de rouvrir le 8 octobre pour le 2nd degré, tout en conservant la fermeture de l’école dans le 1er degré.

En ce qui concerne l’école A de Tananarive, elle reste encerclée par l’armée depuis 2 semaines. Il a ainsi été décidé d’ouvrir l’établissement sur un créneau de 2 heures pour permettre aux parents de récupérer le matériel nécessaire à la poursuite de la scolarisation en distanciel. Pour les autres établissements, la situation oscille entre ouverture et fermeture. Pour ce qui est des formations au sein de l’IRF, certaines ont pu se tenir en distanciel, d’autres ont dû être annulées.

Il a été rappelé l’importance de tenir les instances, notamment les CHSCT locales pour bien évaluer les risques inhérents à une reprise en présentiel (déplacements qui peuvent s’avérer très dangereux dans certaines zones).

 

Réforme : le discours officiel ne donne pas plus d’informations. Les contours sont toujours aussi flous et l’inquiétude demeure voire grandit devant ce manque d’informations. Nous sommes mis devant le fait accompli, les représentants des personnels, et nous ne sommes pas les seuls, sont totalement absents des négociations !

 

Turquie : A la stupeur générale, nous apprenons que la Direction de l’Agence n’était pas au fait des déclarations du poste diplomatique. L’inquiétude des collègues est très vive localement, mais l’agence répète qu’une fermeture à court terme de ces établissements n’est pas à l’ordre du jour. L’UNSA a demandé que les collègues puissent bénéficier d’une mesure de carte scolaire pour candidater ailleurs dans le réseau le cas échéant. Cette fois le principe de précaution n’a pas été accepté par l’agence qui continue de dire qu’il n’y a pas d’urgence. Nous avons rappelé que si cette décision venait à être prise début 2026, il sera alors trop tard pour réagir.

 

 

Protection sociale complémentaire (information)

L’agence sera devant un enjeu majeur en matière de communication. Nous savons qu’aujourd’hui de très nombreux personnels continuent d’utiliser leur adresse établissement. Nous louons la volonté et l’effort consentis par l’agence pour communiquer à l’ensemble de ces personnels. Mais comment s’assurer que tous ces collègues auront bien pris connaissance de ces informations ô combien importantes. Ne pourrait-on pas s’assurer d’une communication plus large, en utilisant d’autres supports pour être bine sûr que tous les collègues auront bien reçu ces informations ? De plus, nous avons souhaité attirer l’attention sur les nombreuses inquiétudes qui nous remontent de la part des collègues qui souhaitent faire valoir leur droit à une dispense. 

 

Index égalité professionnelle (information)

En ce qui concerne le résultat de 94/100, c’est très bien mais comme nous l’avions déjà indiqué l’an dernier à la même époque, mais ce résultat continue de nous interroger. Ce dernier ne met toujours pas suffisamment en lumière le déséquilibre sur certaines fonctions.

Cet index prend de plus en plus la forme d’un fourre-tout illisible qui ne reflète en aucun cas les réalités de terrain. Le suivi du plan d’action diffère sensiblement selon les services, pour ne pas dire que certains services ne démontrent aucune bonne volonté à mettre en pratique ce plan d’action. Les remontées des données sont incomplètes, peu d’indicateurs précis sont communiqués à la référente égalité. En conclusion, le plan d’égalité n’est pas mis en œuvre pleinement. Certaines actions sont laissées de côté. Une analyse fine est possible en l’état.

 

Programmation annuelle du CSA (avis) / Vote CONTRE 

Nous constatons, indépendamment des discussions que nous avons eues récemment que certains engagements pris lors de précédents CSA n’ont toujours pas été tenus. Nous demandons toujours la mise en place de GT concernant les ORS des formateurs et le cadrage des missions particulières des enseignants du 1er degré (qui vont bien au-delà du seul dispositif d’accompagnement de proximité). La réponse de l’Agence est insatisfaisante, elle refuse se contentant de dire « c’est comme ça » et donc pas autrement. Le mépris à l’égard de ces personnels est affiché et assumé. Notre vote CONTRE se passe de commentaire.

Vous pouvez néanmoins compter sur nous pour ne pas abandonner, le contexte budgétaire n’explique pas tout et encore moins certains arbitrages de l’Agence.

 

 

Cartographie de la carte des emplois des services centraux (avis) /

Vote CONTRE 

La fermeture du poste de chargé de mission égalité a été reçu comme un très mauvais signal alors que le label égalité a été obtenu. Ce sujet ne doit pas être un simple affichage pour l’AEFE. Les prochaines cartes des emplois continueront -elles à faire l’objet de mesures de restriction de ce genre.

De façon générale, il y a de l’angoisse pour les emplois en Centrale liée à ce contexte budgétaire et à la réforme annoncée.

Enfin, l’UNSA constate que les mesures de reclassement de la carte des emplois (postes « rehaussés » fonctionnellement) ne concernent que très rarement les agents de catégorie B et C.

Retour de l’enquête de satisfaction ORION (information)

Dans le quotidien des personnels du réseau, l’utilisation d’ORION n’est parfois utilisée que pour accéder aux plans de formation. On s’interroge d’ailleurs sur le référencement de l’utilisation d’ATENA dans les chiffres donnés.
Par ailleurs, il serait utile de disposer des données précisant les accès aux services d’ORION selon les catégories de personnel.
Pour les enseignants, la multiplication des outils devant être mobilisés dans le cadre de leurs fonctions (Pronote, espaces partagés entre collègues, plateformes de travail mises à disposition des élèves et des familles, boîtes mail…) crée peut-être une saturation et conduit les collègues à ne consulter le service Orion qu’en cas de nécessité. D’autre part, la vocation affichée d’Orion d’assurer la centralisation des informations n’est pas parfaitement en place (par exemple, modalités de communication des documents de travail selon des protocoles variés).
Dans la pratique de certains établissements, les informations importantes sont généralement relayées par les administrations locales en utilisant les boîtes mail établissement.

 

Carte des emplois / Vote CONTRE 

Malheureusement les CSA se suivent et se ressemblent, nous allons redire strictement la même chose : fermer des postes n’est en aucun cas la solution à la question budgétaire car c’est renoncer à notre mission éducative et budgétairement ce sont des économies de bouts de chandelle aux conséquences extrêmes dans les établissements.
Comme nous l’avons mentionné en introduction, les limites ont été franchies, pour des raisons soit disant budgétaires, aucun collègue n’est à l’abri de voir son poste fermé. Il y aura bien un avant et un après CSA du 9 octobre. L’incertitude la plus complète va peser sur les épaules de tous les collègues. La fermeture de ces deux postes à Bilbao est une décision sans précédent à l’Agence. Et ce n’est pas exceptionnel, personne n’est dupe. Ils ont osé une première fois, plus rien ne les retiendra à l’avenir, et certainement pas la situation professionnelle ni personnelle et familiale !


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