Nous avons été reçus très chaleureusement par les collègues très heureux que nous venions jusqu’à eux. Les échanges ont été nombreux et constructifs, particulièrement sur les points suivants :

 

Limitation de durée des nouveaux contrats

De nombreux collègues s’inquiètent de la contrainte des deux fois 3 ans pour les nouveaux détachés, et s’interrogent sur les conditions exceptionnelles qui leur permettraient de prolonger sur une durée supplémentaire de 3 ans. Notre travail à ce sujet est remarqué et apprécié, et nous attendons de voir les premiers cas cette année et l’évolution de la situation.

 

Formation des PDL et évaluation

Les PDL n’ayant pas d’évaluation systématique jusque-là, il a été proposé de procéder à une évaluation annuelle, mais cela interroge quant à la faisabilité et la pertinence. En effet, il est certain qu’un maillage plus fréquent serait plus pertinent en début de mission, pour laisser plus de temps entre chaque visite aux collègues chevronnés.

En ce qui concerne le versement des salaires, les collègues PDL se plaignent d’anomalies récurrentes dans leur fiche de paye. Il est à noter que la gestion des PDL est décentralisée et confiée à un prestataire extérieur.

L’interrogation majeure demeure les modalités de cette évaluation (qui la ferait) puisqu’il est déjà demandé aux titulaires de procéder à la formation de leurs collègues PDL. Ces derniers font remarquer que la charge de travail déjà très conséquente, en est particulièrement alourdie, et qu’ils ne reçoivent pas de contrepartie, étant détachés et non formateurs. Une réelle réflexion doit être engagée sur le rôle d’un détaché, qui n’est pas un formateur. L’UNSA demande de façon récurrente la mise en place d’un groupe de travail pour une reconnaissance de ces missions spécifiques.

Rétribution des missions annexes et moyens donnés

Les collègues se posent la question de leur rémunération en ce qui concerne justement les différentes charges de travail supplémentaires. A ce titre nous avons pu leur apporter des réponses, en ce qui concerne les GQS (gestes qui sauvent) et PSC (premier secours), mais la multiplication des tâches n’est pas toujours rétribuée, et à très juste titre, ils s’en inquiètent.

D’autre part, les enseignants sont engagés sur de très nombreux projets, fort intéressants, mais qui n’aboutissent que trop rarement en raison de contraintes budgétaires qui n’apparaissent pas en amont et qui ne permettent pas au travail engagé de toujours aboutir.

 

ISVL, vie et problèmes locaux

Enfin le montant de l’ISVL est jugé comme étant insuffisant et ne reflétant pas les difficultés à se loger dans Douala : les loyers augmentent vite, il peut être demandé jusqu’à 2 ans de loyer pour sécuriser l’obtention d’un appartement, et certains quartiers de la ville ne sont pas accessibles. Certains collègues regrettent également le manque d’accueil et d’aide pour les nouveaux arrivants, qui ont pu se sentir seuls pour leur installation.

L’insécurité dans certains quartiers de la ville, et dans le pays, le contexte des élections à venir et la situation politique globale constituent également de forts enjeux pour les enseignants. Il nous a été fait part également de situations qui demeurent incomprises : pourquoi est-il interdit aux collègues de se rendre dans certaines parties du territoire (jugées trop dangereuses) alors que les personnels de l’ambassade ont l’autorisation de s’y rendre ?

Cette visite nous a permis d’établir des liens précieux avec nos adhérents et l’ensemble de la communauté éducative, qui peut être assurée que nous suivrons au plus près l’évolution de leurs conditions d’exercice.


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Visite du Lycée Français de Tanger 06 et 07 février.

Nous sommes allés à la rencontre des collègues, de la proviseure et du directeur du Lycée Regnault et de l’école Berchet de Tanger.

L’école étant en travaux, les collègues du primaire sont hébergés à l’institut Eugène Delacroix pour cette année scolaire avant la réouverture des locaux.

Les préoccupations des collègues sont nombreuses et les échanges comme toujours très intéressants.

État du réseau, suppressions de postes et personnels de droit local

Les suppressions de postes de détachés sont au coeur des interrogations, avec un remplacement progressif des supports de détachés en contrat locaux. Se pose également la question de la rémunération des contrats locaux, dont l’augmentation proposée (0,2%) ne satisfait nullement les personnels.

Les détachés s’inquiètent également de la durée limitée du détachement (6 ans), avec la possibilité de basculer sur un contrat local ou non au terme de cette durée. Notre travail et nos différentes actions sur ce sujet sont reconnus et appréciés. Se pose également la question de l’obtention d’une disponibilité et de ces conséquences sur la c            arrière.

L’ISVL et son mode de calcul, comme toujours, sont également abordés.

 

Questions politiques et retraite

Les collègues se montrent très inquiets de la situation politique en France, ainsi que de la montée des extrêmes. Quelle place pour l’Agence et pour la représentation des personnels si jamais le pire devait arriver ? Les réformes successives de la retraite sont très anxiogènes également, sur quoi se baser dans 5, 10 ou 15 ans ? Comment construire sa carrière et les bonifications Hors Europe seront-elles maintenues ? Enfin la PSC et la Mutuelle continuent d’inquiéter les collègues faute d’informations. A ce sujet, nous allons y remédier en allant à la rencontre de nos collègues avec un outil permettant de mieux comprendre l’avancée des négociations.

 

Multiplication des tâches, avancement

Au primaire comme au secondaire, il est de plus en plus demandé de tâches administratives ou d’accompagnement qui ne sont pas rémunérées, l’accompagnement personnalisé d’orientation est d’ailleurs cité en exemple, ainsi que les très nombreux rendez-vous institutionnels avec les familles.

Le rendez-vous de carrière dans le cadre du PPCR pose aussi question, ainsi que la suppression de l’avancement au grand choix supprimé à cette occasion et toujours incompris dans le réseau. Les conditions des rendez-vous de carrière, très différentes de ce qui se fait en France posent question également. Pour les PDL le rythme des visites est également questionné, tous les 3 ans. Pourquoi ne pas avoir un accompagnement plus ciblé et fréquent sur les nouveaux collègues et une latitude plus large pour ceux qui sont chevronnés ?

 

Problèmes locaux

La non disponibilité de l’école Berchet et les locaux limités en place du Lycée posent de réels enjeux pour le futur. Une classe a du être supprimée cette année, mais plus de 150 inscriptions n’ont pas pu être étudiées faute de place. Le passage de 3 à 4 classes par niveau au collège cette année implique ce même passage pour le Lycée dès l’an prochain, et le nombre de salles de classe n’est pas suffisant. Les conséquences sont multiples : il va falloir recruter en nombre pour la PS dès l’an prochain et récupérer les locaux de l’Institut Français par exemple pour assurer l’accueil des suivis de cohorte ensuite. Enfin, la restauration au sein de Berchet est également un problème qui se doit d’être résolu.


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Le groupe de travail relatif à l’organisation des examens s’est tenu ce mardi 28 janvier à l’AEFE. Il s’agissait avant tout de faire le bilan de la session 2024 et de faire le point sur la session à venir.

Paiement des IJE (indemnités de jury d’examens)

De point de vue de l’Agence, les remontées ont été faites dans les temps, en tout cas pour une majorité d’entre elles, elles ont été réalisées dans les délais (avant fin 2024). Il manque encore ici et là quelques remontées et quelques correctifs à apporter à certaines situations mais dans l’ensemble encore une fois pas de difficulté majeure ou de retard conséquent comme cela avait pu être dénoncé les années précédentes.

En ce qui concerne les IJE en retard justement, le problème est définitivement réglé, tardivement comme le reconnait malgré tout l’aefe.

Rappelons qu’à ce jour, seules les IJE du rythme Nord ont été traitées. Ce sera le cas pour le rythme Sud dans un second temps.

 

Rémunération des coordo

L’Agence va mettre en place la rémunération des coordo pour les épreuves d’EDS, de français et de Philosophie. Le contexte budgétaire n’a pas permis une mise en place de cette rémunération l’an dernier. Les indemnités seront calquées sur celles du MEN à savoir ¼ d’IMP.
A ce stade, l’Agence a besoin d’effectuer un travail de recensement pour identifier ces coordo.

 

Bilan 2024

Niger : Le pilotage de l’établissement s’est fait à distance, avec un report à la fois du DNB et du Bac sur Lomé. Quant aux candidats libres, ils se sont, eux aussi, orientés vers Lomé. La DEC (division des examens et concours) de référence avait entériné la dispense de contrôle continu pour l’EPS et les ECE. Elle a aussi autorisé en présentiel à Niamey (non pas dans l’établissement mais dans un autre endroit), la tenue des épreuves du 2nd groupe et de l’oral de soutenance du DNB.

 

Israël / Grèce : Problème de calendrier qui a finalement été résolu. Les dates initialement retenues ont été conservées.

 

Vanuatu : La situation en Nouvelle-Calédonie a eu une répercussion sur l’organisation des examens. Le bac s’est bien tenu en présentiel, néanmoins il ne pouvait plus dépendre de la Nouvelle-Calédonie et a été réorienté vers Wallis-et-Futuna. Le réseau est également intervenu pour les corrections du DNB, avec l’appui des correcteurs de la zone Asie Pacifique. Il y avait une inquiétude quant au fait que les correcteurs n’étaient pas « habitués » aux spécificités locales. Une attention particulière a été portée sur cette situation.

 

Haïti : L’établissement a continué de fonctionner. La convention avec l’Agence a été suspendue mais son statut de centre d’examen a été maintenu. Ils ont eu 7 candidats qui ont tous pu passer les épreuves.

 

Recours à la visio : Seule la zone Afrique Centrale a fait part, par écrit, de difficultés, liées notamment à des coupures intempestives et à une qualité médiocre.

Sur ce point, les DEC sont favorables au présentiel. A l’UNSA, nous ne pouvons que nous réjouir de ce mouvement de fond qui consiste aujourd’hui à privilégier le présentiel et abandonner progressivement le recours à la visio. Pour la qualité des examens, il est essentiel de privilégier ce mode d’organisation.

 

Tunisie : Critique très forte du positionnement de certains collègues du lycée PMF. e pilotage de l’établissement.

 

Burundi : Le chef d’établissement décide de retirer tous ses correcteurs, partant du principe que ce n’est pas à l’établissement de les rémunérer mais à la DEC, ce qu’elle refuse de faire. Un exemple frappant des dérives du réseau, c’est toute l’organisation des examens et une prise en otage des élèves qui est orchestré par des établissements qui ne jouent pas le jeu. Pour l’Unsa, ce type de positionnement est tout simplement inadmissible.

 

Dates et convocation aux épreuves : Une nouvelle fois est soulevé le problème des épreuves qui se tiennent sur des jours non travaillés. Quelle compensation l’Agence compte-t-elle proposer pour remédier à cela ? On pourrait envisager aisément un recours aux heures supplémentaires ou a minima à des décharges de cours.

Quant aux convocations, certaines arrivent trop tardivement (vendredi soir pour lundi matin par ex) quand d’autres n’arrivent jamais, entrainant dans les deux cas un manque de préparation qui nuit à l’organisation des examens dans les meilleures conditions, aussi bien pour les élèves que pour les enseignants.

Enfin, au sujet du nombre parfois trop important de convocations, le service pédagogique rappelle qu’il intervient chaque année auprès des DEC pour améliorer la situation. Malheureusement, quand bien même des efforts pourraient être consentis d’année en année, cette situation est contrebalancée par le nombre chaque fois plus grand de candidats libres. A ce propos, le nombre de candidats libres est en augmentation en Afrique Centrale, en Tunisie et à Madagascar, et il reste toujours élevé en Algérie et en Mauritanie.

 

Résultats du Bac

Sur le Rythme Nord, on dénombre environ 22000 candidats pour un taux de réussite de 98,3% (91,4 en France tout bac confondu, bac général 96,1%). Les résultats sont en hausse si on retire la période COVID.

En revanche, on constate une baisse au niveau des mentions TRES BIEN, passant de 27,2% à 25,8%. Les deux autres mentions, BIEN (29,4%) et ASSEZ BIEN (25,8%) sont quant à elles stables. En comparaison, en France ce sont 8,8% de mention TB, 19,5% de mention B et 30,1 de mention AB.

Pour Rythme Sud, ce sont 97,8% de réussite, pour 24,4% de mention TB, 32,1% de mention B et 28,1 de mention AB).

Cette année avait lieu la première session du BFI (bac français international). Rappelons que l’objectif du Ministère de l’éducation nationale était de doter le réseau d’un bac international censé contrer l’hégémonie de l’IB. Aujourd’hui le réseau EFE compte 132 sections BFI dans 107 établissements, avec pour but de compter au moins une section par EGD (établissement en gestion directe).

Il y a donc eu, pour le Rythme Nord, 1022 candidats pour un taux de réussite de 99,8%, 48,7% de mention TB, 31% de mention B et 15,7% de mention AB.

 

EDS CNED (épreuves d’enseignement de spécialité)

Le CNED propose aussi des EDS. Les frais d’inscription sont assumés, pour cette année, à hauteur de 54% par les établissements. Dans le réseau, il y a eu 203 demandes reçues de la part de 100 établissements. 196 demandes ont reçu un avis favorable, soit 94% des demandes. Les avis défavorables sont essentiellement consécutifs au manque de ressource en correcteurs dans la zone. Les enseignements de spécialités les plus demandés sont NSI, HLP, AP, HGGSP et LLCER.

 

Actu Session 2025

Liban  A ce jour pas de demande particulière, assez peu de discontinuité constatée mais évidemment l’évolution de la situation reste observée de près.

Qatar Une session d’examens se déroulait pendant le jour de l’Aïd, jour férié dans le pays. Les autorités locales ont accordé une autorisation pour une ouverture des établissements à cette date précise.

Israël La date dépasse la fin de l’année scolaire pour les établissements israéliens. A ce jour, pas de demande ou de retour particulier de ces établissements. Néanmoins, les correcteurs de la zone ne pourront pas se rendre ne raison des liaisons difficiles et du coût très élevé des billets. Les correcteurs en Israël se déplaceront entre les deux villes de Tel Aviv et Jérusalem.

Damas L’établissement, qui n’est pas partenaire AEFE, a la capacité pour être centre d’examen lors de la prochaine session.

Centre d’examnes sDe nouveaux centres d’examens vont ouvrir pour la prochaine session. Pour être éligible, il faut que l’établissement demandeur ait effectué une année complète de fonctionnement sur le niveau homologué. Pour cette session 2025, il y a eu 23 demandes d’ouvertures de centre d’examens, 10 pour le DNB et 13 pour le BAC (4 demandes de BAC refusées car ne remplissant les conditions d’éligibilité).

 

L’équipe du Se-UNSA Hors de France


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Point D’actualité

 

Turquie :

Le processus de négociation intergouvernemental suit son cours. L’AEFE n’est pas directement à la table des négociations mais elle sera attentive à la situation des personnels pour les accompagner au mieux. En ce qui concerne l’UNSA, nous sommes heureux de l’entendre, néanmoins cela ne répond toujours pas, malgré nos différentes sollicitations, au besoin d’anticipation que nécessite ce type de situation. Les personnels restent dans l’expectative et ne peuvent se préparer, pour l’heure, à toutes les éventualités.

 

Burkina Faso :

L’Agence reste en attente d’une décision du poste pour que le Proviseur de l’établissement de Bobo Dioulasso puisse rejoindre régulièrement son poste On nous explique que pour l’heure toutes les conditions ne sont pas réunies pour qu’il puisse résider sur place. Nous sommes évidemment en mesure de l’entendre, néanmoins nous nous interrogeons tout de même sur les raisons qui poussent le poste diplomatique à autoriser la présence sur site de certains personnels et pas d’autres. Si nous allons jusqu’au bout de notre raisonnement, pourquoi les conditions seraient réunies pour les uns mais pas pour les autres. Sur ce point, le mystère reste entier.

 

Tchad

Les inquiétudes des collègues ne cessent de grandir, la situation locale les préoccupe et les signaux liés à la fermeture de certains établissements (comme l’Institut français ou Campus France) n’augurent rien de rassurant. L’Agence reste mobilisée et suit cette situation de près.

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Suite aux déclarations liminaires :

La Directrice Générale de l’Agence rappelle que les opérateurs doivent contribuer aux mesures d’économie de la dépense publique et que dans le même temps les contributions des familles seront probablement revues à la hausse. Elle ajoute également qu’elle ne partage pas l’avis de l’unanimité des organisations syndicales concernant les restrictions budgétaires et les fermetures de postes « enseignant » qui continuent, selon nous, d’être à ce jour la seule variable d’ajustement. Selon l’agence ce serait la seule solution à court terme, ce que nous ne pouvons accepter puisque d’autres réformes pourraient être conduites (pour n’en citer qu’une, la réforme de l’avantage familial) plutôt que de faire porter tout le poids de ces restrictions budgétaires sur les personnels enseignants et la carte des emplois.

 

IGRD (instructions générales de recrutement des détachés) et avancement du calendrier de recrutement.

L’avancée du calendrier permettra de tenir les CCPL mi-décembre au lieu de début mars. Les demandes de détachement parviendront donc au MEN plus rapidement. Au vu du volume important de détachements sollicités par l’AEFE, ce nouveau calendrier affiche la volonté de l’AEFE de respecter la note de service du MEN. Le resserrement du calendrier permettra aux demandes de détachement de l’AEFE d’être traitées en même temps que celles des établissements partenaires et autres organismes sollicitant des détachements directs. Rappelons sur ce point précis que l’UNSA continue de revendiquer que les détachements soient prioritairement accordés à l’opérateur public AEFE.

L’avancée de ce calendrier implique nécessairement plusieurs modifications dans l’organisation générale de l’AEFE :

– Avancer la campagne de renouvellement de détachement pour la rentrée 2026 entre début avril et mi-mai 2025 permettant la déclaration par les établissements des postes vacants et susceptibles d’être vacants pour la rentrée 2026 à la mi-mai 2025 (au lieu de septembre/octobre).

– Les postes seront publiés mi-octobre 2025 après le CSA d’ajustement traitant des postes non pourvus en juin/juillet 2025.

– Organisation des CCPL mi-décembre 2025 pour la rentrée 2026 (au lieu de début mars) respectant le calendrier des pays en rythme sud.

A l’UNSA, nous le demandons depuis de nombreuses années. Au regard des trop nombreux refus de détachements, principalement dans le 1er degré mais de plus en plus dans le 2nd degré également, il devenait urgent d’avancer le calendrier de recrutement pour avancer le calendrier des demandes de détachement et tenter de les sécuriser. Cela répond aux contraintes calendaires imposées par la note de service « détachement » du MENJ mais aussi à toutes les autres demandes dans les DSDEN ou rectorats (temps partiel, congés de formation, etc…). Nous serons évidemment quant à la mise en place et à l’opérationnalité de ce nouveaucalendrier.
Vote UNSA : POUR

 

Carte des emplois

 

Une fois encore c’est une carte des emplois qui fait la part belle aux fermetures de poste. Nous reprenons ce que nous avons dit dans notre déclaration liminaire: {C}fermer des postes n’est en aucun cas la solution à la question budgétaire car c’est renoncer à notre mission éducative et budgétairement ce sont des économies de bouts de ficelle aux conséquences extrêmes dans les établissements et les salles de classe et qu’il faudrait mieux se poser des questions de fond sur la pérennité du système et interroger son développement fruit d’une politique libérale devenu illégitime qui ne cesse dans tous les domaines de montrer son échec patent.

Pour justifier toutes ces fermetures, nous avons eu le droit à tout l’éventail des « excuses », parfois même contradictoires les unes des autres. Une fois c’est la baisse des effectifs qui est responsable de la fermeture, une autre fois il y a bien une hausse d’effectifs mais comme les postes sont attractifs (sous-entendu en contrat local) il est recommandé de fermer le poste. Dans un cas, un formateur permet de répondre aux besoins localement en formant des personnels non titulaires, dans d’autres cas il y a trop de titulaires. Bref, nous pourrions continuer longtemps, mais cela ne servirait à rien devant la volonté affichée de l’agence de ne faire supporter ces contraintes budgétaires sur la seule variable d’ajustement à leurs yeux, à savoir les postes de détachés d’enseignement.
Malheureusement nous ne sommes pas au bout de nos peines, l’objectif de suppression de postes n’est pas encore atteint et la saignée va inexorablement continuer tant que l’agence se refusera d’envisager d’autres solutions pour arrêter ce massacre.

Vote UNSA : CONTRE

 

Révision de la circulaire et règlement intérieur des CCPC et CCPL

 

Nous pouvons saluer la proposition d’un règlement intérieur type mais nous interrogeons sur sa mise en application. Sur ce point, la DRH répond qu’une communication, dès cette fin de semaine, sera faite à l’attention des présidents des CCPL pour créer, mettre à jour ou modifier les règlements intérieurs déjà existants en se calquant sur ce nouveau RI type.

Nous le répétons ici, même si la révision de cette circulaire permet de préciser les compétences des commissions et les modalités de saisine de ces dernières, nous continuons de penser que le recours aux non-renouvellement n’est pas acceptable et qu’il y a malgré tout une confusion à l’agence entre contrat, responsabilité de l’employeur, et le détachement ou son renouvellement, qui eux relèvent de la compétence du MEN.

Vote UNSA : POUR

 

Note et Guide EFE sur les voyages et sorties scolaires

 

En préambule, nous saluons la volonté de l’agence de répondre à une demande des personnels et des organisations syndicales d’obtenir un cadrage fort sur ce sujet.

Nous intervenons ensuite pour faire remarquer que, sur le plan pratique, il n’est jamais mentionné dans le guide la nécessité réglementaire de joindre à la demande de sortie ou de voyage des documents liés à la réglementation locale. Une mention va être rajoutée à cet effet sur le respect des droits locaux et de la nécessité de ne pas confronter les deux réglementations.

Enfin, concernant le coût de la sortie pour les accompagnateurs, nous regrettons que la formulation de départ ait été conservée pour les Etablissements en Gestion Directe. D’une part, elle pourrait sous-entendre que c’est à l’accompagnateur de financer la sortie ou le voyage. D’autre part, malheureusement, il peut arriver que le coût d’un accompagnateur soit imputé aux familles, avec leur accord préalable bien entendu. C’est un principe de réalité aujourd’hui dans le réseau, nous pouvons être confrontés à l’impossibilité pour l’établissement de le financer, et il se peut également qu’aucune source de recettes ne soit trouvée pour répondre à ce besoin de financement.

Vote UNSA : POUR    

 

Dispositif de signalement

 

A l’Unsa nous ne pouvons que nous réjouir que l’agence se dote d’un dispositif de ce type. Au regard de la multiplication des situations dans l’ensemble du réseau, cela devenait même indispensable. Néanmoins, même si nous saluons la volonté d’apporter des solutions à ces problèmes, l’Agence ne pourra faire l’économie de se questionner sur l’explosion de ces situations depuis ces dernières années.

Enfin, nous regrettons une fois de plus que le mode de fonctionnement ne soit pas identique pour les personnels de centrale et les personnels du réseau. En effet, la DRH continue d’assurer le suivi de ces situations pour les personnels du réseau quand pour les personnels de centrale ce sera un organisme extérieur qui aura en charge ces situations. Nous aurions préféré que cette dernière solution soit adoptée pour l’ensemble des personnels de l’Agence.

Pas de Vote, soumis uniquement pour Information

 

Protection Sociale Complémentaire (PSC)

 

Nous réaffirmons, suite à l’envoi d’un courrier en intersyndicale auquel nous n’avons toujours pas eu de réponse, notre demande de doubler la participation forfaitaire de 15€/mois à 30€/mois, puisque nous sommes défavorisés par rapports aux ministères qui entrent dans le nouveau régime au 1er janvier 2024 et qui vont participer à hauteur de la moitié du panier de soins, soit environ 35€/mois/agent.
Au vu de ce qui ressort des premiers ministères qui vont entrer dans le nouveau régime d’ici quelques semaines (01/01/2025), on peut signaler un point de vigilance sur le prix de la cotisation pour les enfants de – de 21 ans. Il est important que la négociation prenne ce paramètre en compte et que l’opérateur propose un tarif < 50% de la cotisation d’équilibre pour les enfants. C’est d’autant plus vrai pour notre champ, où les personnels emmènent leur famille dans l’aventure en allant exercer à l’étranger. Le ministère doit être vigilant à ce qu’aucune famille ne paie plus cher dans le futur régime obligatoire qu’elle ne le fait aujourd’hui auprès de sa mutuelle.
L’UNSA Éducation regrette que la DGAFP n’ait pas autorisé le couplage santé/prévoyance, ou tout au moins une obligation de la prévoyance. Car cela aurait permis à la fois de faire baisser considérablement les tarifs et de couvrir tous les collègues en prévoyance. Ce regret n’est que renforcé, alors qu’on constate aujourd’hui que la DGAFP est prête à faire une exception pour un ministère : celui de l’économie et des finances, qui va mettre en œuvre une prévoyance obligatoire.

Pas de Vote, soumis uniquement pour Information.

 

Egalité Professionnelle

Dans le cadre du plan d’action, un travail de sensibilisation et de formation tend à inciter les personnels, sans distinction, à pouvoir s’impliquer autant qu’ils le souhaitent sans perdre de vue l’équilibre des temps de vie. Toujours au sujet du plan d’action mis en œuvre pour réduire les écarts de rémunération, une attention particulière devra nécessairement être portée sur la répartition des missions complémentaires dans le réseau. A ce jour, il manque la donnée du taux d’échec des demandes pour analyser plus finement cette mesure.

Enfin, en ce qui concerne le résultat obtenu par l’Agence à l’index « égalité professionnelle » (94/100), nous pouvons que nous en réjouir mais il interroge malgré tout. Le résultat prend en compte les écarts de rémunération alors que pour un fonctionnaire les rémunérations sont identiques à corps, grade et échelon équivalent. Ainsi, nous considérons que ce résultat ne met pas suffisamment en lumière le déséquilibre sur certainesfonctions.
Pas de Vote, soumis uniquement pour Information

Elections Professionnelles

 

Pour le moment l’information n’est pas officielle mais il semblerait que les élections professionnelles pourraient être décalées au 1er trimestre 2027.

Nous pouvons regretter de ne pas avoir encore eu de discussion sur le déroulement de ces élections professionnelles en amont et de découvrir au moment de la préparation de ce CSA que la solution de vote retenue sera le vote électronique. Après avoir porté cette solution de vote nous n’allons pas nous y opposer maintenant. Néanmoins, nous aurions souhaité à l’UNSA que cette présentation qui met en avant les objectifs des prochaines élections prennent en compte les difficultés du dernier vote et nous donne plus de garantie quant à son opérationnalité.

Vote UNSA : POUR

 

Cartographie des Services Centraux de l’Agence

 

Le problème de fond, présent depuis le départ, est que l’on finance les créations de poste en centrale sur les postes fermés dans le Réseau. Nous savons que l’administration centrale est sous tension en effectif du fait notamment de l’élargissement de ses missions suite aux objectifs assignés par la commande présidentielle. Si nous sommes vigilants sur les effectifs et que bien souvent les créations sont justifiées nous ne pouvons pour autant donner un chèque en blanc sur le sujet.

Vote UNSA : ABSTENTION

 

Modifications concernant l’arrêté de classement des groupes IGFS

Nous exprimons nos interrogations concernant certaines de ces modifications et le périmètre qu’elles visent. Nous restons malgré tout dubitatifs concernant les missions de COCAC Adjoint. En revanche, comme nous le demandons depuis de nombreuses années, nous nous réjouissons que l’injustice qui touchait les directrices et directeurs du 1er degré soient enfin réparée.
Vote UNSA : ABSTENTION                                    

 

L’équipe du Se-UNSA Hors de France


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Ce conseil d’administration intervient dans un contexte sensible au plan international et alors que la pression budgétaire est forte pour dégager plus de 20 milliards d’économie au niveau de l’Etat. Notre déclaration liminaire revient sur la nécessité de sanctuariser les moyens de l’Education nationale en période de crise.

Le budget prévisionnel qui nous a été présenté n’est pas à la hauteur de cette attente et nous nous sommes opposés à son adoption.

Au niveau du programme budgétaire 185 ce sont 6,3% de baisse soit 45 millions d’euros en moins. L’impact pour la subvention pour charge de service public de l’AEFE est de – 3 pourcent soit -20 millions d’euros qui entraînent 65 suppressions de poste pour cette année. Une baisse qui marque un tournant après plusieurs années de hausse. Un vrai coup d’arrêt. Un paradoxe alors que l’objectif 2030 ferait de notre réseau une priorité. Au-delà de la rhétorique politique, l’opérateur public n’est donc pas protégé. Nous payons la facture.

 

  • L’état du réseau

600 établissements. 1,4% en plus par rapport à la rentrée 2023. La hausse repose sur les élèves nationaux mais aussi les élèves des nationalités tierces.

Des établissements ont été fermés : Niamey (Niger), Natal (Brésil), Bakou (Azerbaïdjan), un établissement à Sousse (Tunisie) et un établissement à Abidjan (Côte d’Ivoire).

26 nouveaux établissements ouverts.

53 ont obtenu des prolongations d’homologations.

On note des hausses d’effectifs en Ukraine, au Mali, en Russie, au Liban. Mais dans des zones de crises plus anciennes on en perd : Israël (Jérusalem) et Burkina-Faso.

52% des élèves sont scolarisés dans les établissements partenaires.

-1,3% d’élèves en EGD et +4 % dans les établissements partenaires.

Ce dernier chiffre est à méditer : les EGD se font siphonner par les partenaires ou, comme nous le dénonçons à l’UNSA depuis la mise en place du Cap 2030, le développement du réseau ne profite pas à ces établissements pourtant au cœur de notre modèle.

Il y a 233 dossiers d’homologation cette année contre 204 l’année précédente. Nous devenons une machine à homologuer à tout prix !

 

  • Budget prévisionnel

L’Unsa vote contre et déplore cette baisse budgétaire qui met les établissements sous tensions. L’annonce des fermetures des postes de détachés à présenter lors des prochains CE impacte déjà la vie des établissements et pourrait dégrader les conditions d’enseignement. La crainte des familles est que les frais d’écolage augmentent encore et que cela renforce la concurrence. Enfin la baisse structurelle du budget en raison de l’augmentation de l’indice de la pension civile n’est pas viable sur le long terme. L’état doit compenser sa perte d’engagement.

Détail du budget prévisionnel : – 20 millions d’euros et – 65 postes !

14 millions de baisse de la subvention et 6 millions de baisse de l’aide à la scolarité

+4 pts sur les pensions civiles qui impacte directement le budget pour plus de 10 millions de hausse.

Baisse du plafond d’emploi de 15 ETP, +50 ETP supplémentaires soit au total une suppression de 65 postes pour 2025 et prévision de -50 postes en 2026 et -50 postes en 2027.

9 votes CONTRE dont l’UNSA, 4 ABSTENTIONS et 18 POUR.

 

  • Situation au Liban

Le Vote est unanime pour la subvention exceptionnelle au Liban pour le collège Sainte famille de Fanar (101 000) sur le schéma de maîtrise des risques ou les admissibles en non valeurs.

Vote à l’unanimité concernant l’évolution du taux de PRRD du Collège Protestant français de Beyrouth. L’Agence propose, afin de soutenir cet établissement, de « transformer » les postes de cet établissement à « coût complet » en poste à « coût participatif » à compter de septembre 2024.

 

  • Déménagement du site de Paris

La Prise à bail du site de Paris à Saint-Ouen est globalement saluée. Une certaine anxiété accompagne naturellement ce déménagement, mais la gestion de ce dernier par l’agence semble s’être faite dans de bonnes conditions.

L’ AEFE va donc déménager ses locaux  avec un bail de 9 ans dans l’immeuble SO POP sis, 6 rue Fructidor à Saint-Ouen-sur-seine en Seine-Saint-Denis d’une superficie de 2 957 m² (SUBL), hors places de parking, moyennant un loyer annuel de 973 435 € HT-HC correspondant à 350 euros/m²/an HT-HC et de 1800€HT par place de parking.

  • Opérations Immobilières

Les opérations immobilières sont financées à l’unanimité. Le conseil d’administration valide l’adoption des compléments financiers des opérations immobilières en cours d’exécution, elles concernent :

  • 2,5 millions d’euros toutes dépenses confondues pour l’opération d’extension du Lycée international Alexandre Dumas d’Alger
  • 2,314 millions d’euros toutes dépenses confondues pour la rénovation de la cuisine de production de l’opération de restructuration du site du Lycée français Charles de Gaulle de Londres
  • 1 million d’euro toutes dépenses confondues pour la consolidation structurelle de l’école Berchet pour l’opération de restructuration des 2 sites du Lycée Regnault de Tanger,
  • 2 millions d’euros toutes dépenses confondues pour l’opération de reconstruction du bâtiment ABC du Lycée Pierre Mendès France à Tunis, selon le plan de financement prévisionnel des opérations (mobilisation des fonds de roulement disponibles et des ressources propres dégagées, annuellement par les établissements).

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La campagne pour les demandes de temps partiel pour l’année scolaire 2024-2025 est maintenant ouverte.

Il existe trois types de demande de temps partiel

  • Temps partiel de droit 

Le temps partiel de droit peut être demandé à chaque naissance (ou chaque adoption) pendant les 3 années qui suivent. Ce dernier peut même être sollicité en cours d’année, si et seulement si, il fait immédiatement suite à un congé de maternité, de paternité ou d’adoption. La demande devra être établie deux mois avant la fin du congé de maternité, de paternité ou de congé d’adoption.

  • Temps partiel sur autorisation

Le temps partiel sur autorisation peut être accordé pour tout autre motif. La demande fait apparaître les motivations de l’agent, les modalités prévues pour assurer le complément de son service et est revêtue de l’avis circonstancié du supérieur hiérarchique.

 

Aucune demande ne pourra être prise en compte au-delà du 13 décembre 2024, sauf pour raison de santé, à condition qu’elle soit non connue au moment de la campagne. Il sera donc nécessaire de fournir un certificat médical précisant l’aptitude de l’agent aux fonctions ainsi que la quotité de temps de travail recommandée.

Pour pouvoir demander un temps partiel sur autorisation, il faut avoir enseigné un an à temps plein et de manière continue dans l’établissement.

  • Temps partiel hors campagne

La demande doit être déposée deux mois avant la période souhaitée. L’autorisation d’exercer à temps partiel est accordée pour une année scolaire, soit à compter de la date du début du temps partiel jusqu’à la fin de l’année scolaire en cours.

Conséquences sur la rémunération

  • Salaire au prorata du temps travaillé jusque 80 % (ex. mi-temps = 50 % du salaire)
  • De 80 à 90 %, calcul avantageux (ex. 80 % = 85,7 % du salaire, 90 % = 91,4 %, voir circulaire)
  • ISVL et ISAE suivent les mêmes règles.
  • L’avantage familial reste entier.

Recours

Dans le cas d’un avis défavorable du chef d’établissement, et si aucun accord n’a été trouvé, il est possible de faire un recours auprès de la CCPL au plus tard le 30 décembre 2024, puis, si l’avis défavorable est maintenu, auprès de la CCPC compétente avant le 15 janvier 2025. Les commissions, quant à elles, se tiendront le 27 février 2025.


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Nous avons été reçus ce vendredi 8 novembre en audience par la Directrice Générale de l’AEFE. C’était l’occasion pour le SE-UNSA Hors de France d’aborder un certain nombre de points restés en suspens depuis le début de cette année.

 

 

Point d’actualité

 

Au Liban, la reprise s’est faite en présentiel à l’exception des établissements du Sud Liban et du lycée Abdelkader. Un travail important de récupération et de réaffectation des élèves est organisé par les établissements et le poste diplomatique.

 

En Turquie, la note verbale de la rentrée a confirmé les difficultés de scolarisation des élèves turcs et franco-turcs. Ce sont 340 élèves en moins sur les deux établissements d’Istanbul et Ankara. Le poste diplomatique est toujours en négociation et nous attendons qu’une solution durable pour l’ensemble de la communauté éducative soit trouvée. Nous reviendrons plus loin sur la situation de personnels en Turquie.

 

Budget de l’Agence

 

Le projet de loi de finance (PLF) n’est guère réjouissant et prévoit une baisse de la subvention de 14M€ ainsi qu’une baisse de 7M€ sur les bourses. Le taux des pensions civiles continue d’augmenter et représentera un coût supplémentaire de l’ordre de 7M€ la première année. Il y aura donc environ une baisse du budget de l’agence se situant autour de 21 à 22M€. D’autre part le PLF prévoit des mesures structurelles et notamment un schéma d’emplois qui prévoit la suppression de 50 postes sur 3 ans. A ce jour nous ne connaissons pas les arbitrages de l’agence et ne savons pas quels seront les corps de métiers touchés par ces fermetures

 

Nous le répétons depuis de nombreuses années, sans compensation du poids des pensions civiles, le déficit structurel de l’AEFE va continuer de se creuser. De plus, comment répondre aux volontés de développement du réseau sans budget d’investissement propre. A moyen constant c’est tout simplement impossible, sans compter qu’en renforçant notre concurrence, il n’est pas surprenant que les recettes de l’Agence baissent.

 

Abandon de la durée limitée du détachement

 

Dans la mesure où les engagements pris par le Ministère à l’occasion de l’instauration de cette mesure n’ont pas été respectés (favoriser la mobilité et valoriser les parcours et les expériences acquises dans le réseau), nous demandons l’abandon pure et simple de cette disposition.

Nous avons sollicité de nombreux élus des Français de l’étranger, et nous avons également, à la suite de nos interventions en CSA Ministériel, envoyer un courrier à la Ministre pour tenter d’obtenir enfin l’abandon de cette durée limitée du détachement.

 

Le SE-UNSA renouvelle sa demande à l’Agence d’intervenir auprès du MEN pour mettre fin à cette disposition, d’autant plus qu’elle continuera de mettre en difficulté l’AEFE en matière de recrutement.

 

La direction de l’Agence nous annonce que des rdv sont prévus avec la DGRH du MEN pour faire le bilan de cette durée limitée du détachement. LA DRH précise que le recrutement 2025 ne sera pas particulièrement « touché » dans la mesure où peu de collègues seront concernés, soient pour avoir déjà changé de poste soit pour avoir « bénéficier » de la mise en place de la réforme statutaire et des nouveaux contrats.

 

Avantage Familial 

 

De plus en plus de collègues perçoivent un avantage familial inférieur aux frais de scolarité demandés. L’une des explications se trouvent dans l’imposition de cet élément de rémunération (CSG-CRDS) mais pas uniquement. Nous signalons depuis des années maintenant que des établissements facturent des frais annexes qui ne comptabilisent pas dans les frais d’écolage et qui fait monter le montant des frais de scolarité. Ainsi les personnels doivent compenser ce delta qui n’est pas couvert par le montant défini pour l’Avantage Familial.

 

Nous demandons donc la réouverture des négociations pour une réforme de l’avantage familial. Nous estimons qu’elle est nécessaire, qu’elle permettrait de garantir une égalité de traitement entre les personnels de l’agence (gratuité pour TOUS les personnels, quelque soit leur statut, détaché ou PDL) et de remédier à un certain nombre d’injustice : supprimer le différentiel à la charge des collègues, mettre fin à l’injustice touchant les personnels dont les conjoint(e)s perçoivent un équivalent et qui ne peuvent bénéficier de l’AF pour cause de caractère exclusif de ce dernier, ou encore les personnels assumant seul la charge de leurs enfants et étant dans l’impossibilité de fournir les justificatifs nécessaires. C’est une forme de discrimination de demander tous les ans à ces collègues de devoir justifier de la charge effective de leur enfant.

 

La Directrice Générale annonce clairement qu’il n’est pas du tout question de revenir sur cette décision. C’est d’autant plus regrettable que dans un contexte budgétaire aussi contraint, une telle réforme permettrait de faire des économies et de sauver des emplois.

 

 Réforme de l’ISVL/ICCVL

 

Je crois, sans me tromper, pouvoir dire que nous sommes d’accord sur ce point. Il faut absolument une réforme du mode de calcul de cette indemnité. De nombreux exemples mettent en avant le caractère obsolète du mode de calcul actuel. Il suffit de voir le fossé se creusant entre villes d’un même pays sur les 10 dernières années pour s’en rendre compte.

 

Nous rappelons qu’à l’UNSA, nous n’étions pas favorables au projet de réforme jusqu’à présent et qui se basait sur le seul critère MERCER. Nous considérons que la prise en compte et la prépondérance de ce critère ne ferait qu’inverser le problème. Dans la présentation de l’agence, plus de 40% des personnels y perdraient. Pour l’UNSA, ce n’est pas acceptable.

Il faut tout remettre à plat.

 

La direction de l’Agence reconnait qu’il devient urgent et inéluctable de s’orienter vers une réforme de l’ISVL/ICCVL.

 

Gestion de conflits

 

Le mode opératoire ne nous convient toujours pas. L’Agence continue d’être à la fois juge et partie dans ces situations. Il n’y a ni médiation ni accompagnement mis en place, on laisse les personnels dans leur difficulté.

 

Nous condamnons également la dérive qui consiste à gérer certaines de ces situations en commission par le biais des non renouvellements de détachement. Nous en faisons une question de principe, le détachement n’est pas de la compétence de l’AEFE et une telle procédure ne saurait se substituer aux procédures disciplinaires existantes au sein de l’Agence.

 

Transposition des primes

 

Le compte n’y est toujours pas, les CPE (indemnité fonctionnelle) et les professeurs documentalistes n’ont toujours pas eu la transposition des primes. Au regard du coût que cela représente et du nombre de personnels concernés, c’est incompréhensible que l’agence ne consente pas cet effort.

 

De plus, l’écart ne cesse de se creuser aujourd’hui entre la France et le réseau. Notre inquiétude réside dans les difficultés de recrutement que cela pose déjà. Et cela sera d’autant plus vrai avec les collègues susceptibles de candidater et qui bénéficient des primes d’attractivité.

 

L’AEFE répond qu’elle n’est pas la seule décisionnaire et qu’elle se retrouve contrainte par la Direction du Budget qui freine toute réforme de ce type.

 

Situation Turquie

 

Nous voulons vous faire part de l’inquiétude forte, et le mot est faible, de nos collègues pour qui l’avenir est flou. Nous pouvons entendre que des discussions sont en cours, néanmoins nous demandons à ce qu’il y ait plus d’anticipation dans la gestion des personnels.

 

De trop nombreuses question restent en suspens, comment cela se passera-t-il si des postes venaient à fermer dans les mois qui viennent. Il faut pouvoir répondre à ces inquiétudes, les personnels ne sont pas dupes ou naïfs, ils savent que le scénario catastrophe peut avoir lieu. Les personnels ont besoin de pouvoir se projeter et de préparer des solutions de repli le cas échéant.


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Mesdames et Messieurs les élus des français de l’étranger,

Nous souhaitons attirer votre attention à l’heure où se prépare l’examen de projet de loi de finance sur la situation des personnels détachés travaillant à l’étranger dans le réseau des écoles et lycées français de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger.

Nous demandons à ce que les avantages familiaux des agents de l’AEFE en poste à l’étranger soient exonérés des prélèvements sociaux (CSG/RDS).

Le décret 2002-22 modifié par le décret 2022-896 précise en effet que le montant versé au titre de l’avantage familial « ne peut être inférieur, par enfant, aux montants des frais de scolarité rapportés à des tranches d’âge, correspondant à ceux des établissements français d’enseignement primaire et secondaire de référence au sein du pays ou de la zone d’affectation des agents ». La scolarité dans les établissements de l’AEFE est en effet soumise à des frais d’écolage. Or ces frais ont connu une hausse moyenne dans tout le réseau AEFE depuis 2022.

L’esprit et la lettre du décret ne sont ainsi plus respectés. L’avantage familial n’est plus suffisant pour couvrir les frais de scolarisation et les personnels sont obligés de payer davantage que ce que leur verse l’AEFE. En l’état, cette situation n’est pas acceptable quand on sait que ces mêmes personnels ont naturellement vocation à scolariser leurs enfants dans les établissements où ils exercent.

L’exonération de charge permettrait un allègement conséquent pour l’ensemble des personnels concernés par ces différentiels importants, pouvant dépasser les 1000 euros par an.

Dans une période où le recrutement de personnels sur missions d’enseignement devient plus complexe qu’auparavant, l’exonération aurait aussi indirectement un effet positif sur les candidatures. 

Nous nous tenons à votre disposition pour vous apporter les éléments nécessaires pour éclairer votre prise de décision. En espérant pouvoir compter sur votre soutien politique sur cette question d’intérêt général scolaire.

Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur le député, l’expression de nos salutations cordiales.

 

 

Djamel SOUIAH
Secrétaire Général du SE-Unsa Hors de France


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Vous avez toutes et tous été destinataires de la dernière communication de l’AEFE au sujet du droit d’option et de la campagne de renouvellement des détachements.

Nous sommes intervenus pour demander à l’Agence les raisons d’une telle précipitation. En effet, les personnels en situation de renouvellement cette année ont jusqu’au 10 novembre pour donner leur réponse. Pour ce qui est des autres personnels, une réponse est attendue au plus tard le 15 janvier.

Même si des arguments d’organisation et de gestion de ces demandes ont été avancés et peuvent être entendus, il n’en reste pas moins que l’Agence ne respecte pas son engagement ni les termes du nouveau décret qui prévoyait une période pour exercer son droit d’option s’étirant tout au long de l’année scolaire. Nous avons rappelé que le délai imposé restait trop court et nullement justifié. La procédure pourrait être décalée de quelques semaines que cela n’impacterait pas fondamentalement le traitement de ce dossier.

Au regard du peu de temps dont vous disposez, nous vous proposons les différents cas de figure qui devraient vous permettre d’y voir plus clair afin d’effectuer votre choix :

  • Vous avez signé votre contrat de résident après 2019: alors vous n’aurez aucun intérêt à conserver votre contrat actuel et il sera plus intéressant pour vous de « basculer » sur les nouvelles modalités. D’une part vous disposerez de l’ICR (indemnité de changement de résidence) ainsi que des billets d’avions pour vous et vos ayants droit, mais aussi selon le pays où vous êtes affecté vous pourrez bénéficier des congés dits annuels dont la périodicité peut varier de 1 an à 3 ans.
    De plus, pour les personnes n’étant pas en renouvellement de détachement cette année, les compteurs seront remis à zéro pour le détachement en cours. Ainsi, les personnels ayant signé un contrat de résident en 2019 ou en 2022 pourront bénéificer de 7 années de détachement au total et les personnels ayant obtenu un détachement sur un poste de résident en 2021 pourront, quant à eux, bénéficier d’un détachement pour une durée totale de 8 ans.
    En revanche, si vous exercez votre droit d’option, ce sera nécessairement sur votre poste actuel. Dans la mesure où vous êtes toujours en cours de contrat, vous n’aurez pas la possibilité de candidater sur un nouveau poste.
     
  • Vous avez signé votre contrat de résident avant 2019 : Dans ce cas-là plusieurs options
  1. Vous êtes à moins de 6 ans de la retraite: vous avez tout intérêt à choisir le nouveau contrat. Vous ne serez de toute façon pas contraint pas la durée limitée du détachement puisque retraitable avant et vous bénéficierez également de l’ICR et du remboursement des frais de voyage.
  2. Vous avez un projet de mobilité dans les 6 ans à venir : là encore, aucune raison de ne pas accepter le nouveau contrat pour toutes les raisons évoquées jusqu’à présent. Que ce projet concerne un retour en France ou un départ vers un autre établissement du réseau, il sera préférable pour vous d’opter pour ce nouveau contrat. Au niveau du détachement, si vous décidez de rester dans le réseau, les compteurs démarreront à zéro et vous pourrez partir pour une durée de 6 ans.
  3. Vous n’êtes ni concerné par un départ à la retraite ni par un projet de mobilité dans les 6 ans : pas de doute à avoir, vous gardez votre contrat actuel de résident et vous n’acceptez pas le nouveau contrat. Ainsi, vous ne serez pas soumis à la durée limitée du détachement et vous pourrez conserver votre poste.

Vous trouverez en cliquant sur le lien : tableau récapitulatif des particularités des deux statuts (Différences entre les dispositions des résidents sous le décret 2002-22 et les dispositions des détachés d’enseignement, d’éducation et d’administration sous le nouveau décret 2022-896), et vous indiquera la date d’échéance correspondant à la fin de votre statut de détaché à l’AEFE.

Si vous souhaitez plus d’informations sur les différences entre nouveau et ancien contrat, nous vous invitons à consulter l’article que nous avions publié à la rentrée sur le sujet.

Si vous avez toujours des doutes et que vous vous posez encore des questions, n’hésitez pas à nous solliciter à l’adresse suivante : hdf@se-unsa.org


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