« Deux directeurs sur trois identifient la gestion administrative comme une mission chronophage. Cela signifie que le problème n’est pas seulement le volume de travail : c’est aussi la nature du travail demandé. Une part importante du temps de direction est absorbée par des tâches administratives qui pourraient être simplifiées, mutualisées ou prises en charge par un soutien administratif. »
C’est directement cohérent avec les revendications actuelles du SE-Unsa : augmentation des décharges, amélioration des conditions d’exercice et mise en place d’un secrétariat administratif pérenne et formé.
« Notre enquête montre que les directeurs sont régulièrement sollicités pour prendre en charge des missions qui dépassent la stricte organisation de leur école. La formation des collègues ressort particulièrement» Nous avons eu l’occasion d’alerter sur le fait qu’un directeur n’est pas un formateur. C’est un sujet très tendu dans les écoles.
Le SE-Unsa porte d’ailleurs actuellement la demande d’éviter de demander aux directeurs d’animer des formations, particulièrement lorsqu’elles sont imposées et insuffisamment préparées.
« Une décharge n’est pas un avantage accordé au directeur. C’est du temps de travail permettant d’exercer une fonction qui bénéficie à toute l’école. »
« Si l’institution souhaite renforcer le pilotage pédagogique, l’accompagnement des équipes, l’inclusion, la relation avec les familles et le suivi des projets, elle doit simultanément augmenter le temps consacré à la direction. »
Le SE-Unsa revendique actuellement une amélioration du régime de décharge, notamment pour tenir compte de situations particulières comme l’éducation prioritaire, les dispositifs spécialisés, les écoles multisites ou certains projets particuliers.
La revendication de secrétariat administratif
67 % des répondants aimeraient de l’aide sur la gestion administrative
« Nous demandons l’expérimentation puis la généralisation d’un secrétariat administratif pérenne, formé et identifié pour les écoles. »
Cela ne signifie pas remplacer le directeur mais permettre au directeur de consacrer son temps aux missions qui nécessitent son expertise et sa responsabilité.
Le SE-Unsa porte précisément cette revendication au niveau national.
La question de la rémunération
Le SE-Unsa revendique notamment une revalorisation de la reconnaissance financière de la fonction, avec dans son mémo 2025-2026 une demande d’ISS portée à 300 € bruts mensuels minimum, ainsi qu’une évolution de la BI en fonction du nombre de classes.
« Nous avons aujourd’hui une fonction qui concentre davantage de responsabilités, davantage de coordination et davantage de sollicitations. La reconnaissance financière doit évoluer parallèlement aux responsabilités exercées. »
Un point très important : le respect du temps de travail
Les demandes du SE-Unsa concernent notamment :
- le respect des 108 heures (nos revendications ici) ;
- la limitation des réunions et sollicitations supplémentaires ;
- des délais raisonnables pour les remontées administratives ;
- un calendrier annuel des formations connu suffisamment tôt ;
- l’absence de réunions ou formations systématiquement reportées sur les temps personnels.
Profilage des postes de direction :
Nous demandons un cadrage académique clair sur les règles de profilage des postes de direction. Pourquoi certaines directions à 5 classes ou 7 classes se retrouvent profilées dans un département et pas dans un autre ?
De même, quelles règles sont appliquées dans le choix de positionner des POP direction ? La mobilité des personnels intra-académiques est source de tensions et de désarroi pour certains qui ne peuvent obtenir leur mutation. Les POP viennent « brouiller » les règles et accentuent le sentiment d’injustice.