Il a été demandé aux Dasen d’en finir avec le fléchage des postes de remplaçants. Un seul type de remplaçant qui plus est susceptible d’être missionné dans tout le département. C’est chose faite dans le Gers mais il nous reste, cette année scolaire, une dizaine de remplaçants dédiés à la formation continue. Et à la rentrée 2026 ?

 

Dans les postes de remplaçants qui sont parus pour le mouvement 2025, aucun fléchage. Ils étaient tous indistincts et rien n’indiquait que certains seraient dédiés aux remplacements des collègues en formation continue. Ce sera la même chose pour le mouvement 2026.

Dans les faits, cette année scolaire, les personnes qui gèrent la formation continue à la DSDEN ont eu pour consigne de faire appel, pour les remplacements, aux collègues occupant un poste de TR auparavant fléché formation continue.

Mais avec les mouvements qu’il y a eu ou aura sur ce type de postes (départ à la retraite, changements d’affectation,…) et l’arrivée d’un nouveau logiciel de gestion du remplacement (ARIA++), la fin de cette consigne est plus que probable.

Si c’est confirmé, la DSDEN s’engage à en informer les collègues qui occupent ces postes de TR à forte coloration formation continue avant que le mouvement ne commence.

Quant à la formation continue… elle en prend encore un coup derrière la tête.


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Un Groupe de Travail s’est réuni jeudi 22 janvier. A l’ordre du jour, le calendrier et la circulaire du mouvement départemental…

 

Le calendrier prévisionnel

Diffusion de la circulaire mouvement départemental le 7 avril.

Formation optionnelle pour la préparation à l’entretien quand on candidate sur un poste à profil le 8 avril à l’INSPE.

Ouverture du serveur du 13 avril au 4 mai soit 3 semaines dont1 semaine avant les vacances de printemps.

Envoi des accusés de réception pour participation au mouvement le 5 mai.

Envoi des barèmes aux candidats à partir du 26 mai pour vérification et éventuelles demandes de modifications. Date butoir pour réclamer une modification de son barème, le 1er juin.

Envoi du barème définitif et non modifiable aux candidats entre le 2 et le 4 juin.

Publication des résultats le 10 juin.



Nos remarques…

Pourquoi que 3 semaines de disponibilité du serveur pour le mouvement départemental alors qu’habituellement, c’est 4 semaines ?

Le serveur ne peut ouvrir qu’une fois les fermetures et ouvertures de postes faites. Avec les opération de carte scolaire qui débuteront, consigne ministérielle oblige, après les élections municipales (les 15 et 22 mars) et ne pourront se terminer que vers le 10 avril, le serveur ne pourra ouvrir qu’à partir du 13 avril.

Une fois le mouvement terminé, la DSDEN travaille, et ce n’est pas une mince affaire, à la composition des postes de TRS. Pour espérer que cette composition soit donnée aux collègues concernés avant les vacances d’été, la diffusion des résultats du mouvement doit se faire au plus tard le 10 juin.

Entre la fermeture du serveur le 4 mai et la diffusion des résultats le 10 juin, la DSDEN a 5 semaines pour vérifier les demandes de bonification et de priorité , saisir les éléments du barème, organiser les entretiens pour les postes à profil, …

Reste un seul créneau tenable pour l’ouverture du serveur et, pour mal faire, il comprend les 2 semaines des vacances de printemps et 1 seule semaine avant celle-ci. Ça ne laisse que peu de temps pour contacter les écoles et obtenir de plus amples renseignements sur les postes convoités.



La circulaire du mouvement

C’est le texte départemental qui régit le mouvement : les dates, les éléments du barème, les règles d’affectation, …

Des modifications à dose homéopathique devront être apportées à la circulaire. C’est à 99 % la même que celle de 2025. Aucun changement fondamental. Par contre, après discussion, il s’avère nécessaire d’y adjoindre une annexe explicitant ce qu’est un poste de TRS :

  1. pour que les collègues qui candidatent sur ce type de poste sachent clairement à quoi ils s’engagent ;

  2. pour éviter les dérives que nous avons connues cette année dans certaines circonscriptions quant à l’utilisation des TRS.




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Le gouvernement galère à faire passer son budget et l’Education nationale attend de savoir à quelle sauce elle sera mangée. Le calendrier des réunions carte scolaire 2026 annoncé dans notre lettre info du 16 janvier va connaître des perturbations…



CSA MEN (Comité Social d’Administration du Ministère de l’Education National)

Il devait se réunir le 20 janvier et mettre en discussion la répartition des moyens par académie. Faute de budget, il a été reporté à une date encore inconnue.



CSA académique

Sans la tenue du CSA MEN, impossible pour le Recteur de présenter sa répartition des postes entre les 8 départements de son académie. Le CSA académique initialement prévu le 26 janvier est, lui aussi, reporté à une date encore inconnue.



Malgré ces reports et comme consigne a été donnée de réunir les instances départementales carte scolaire après le 2e tour des élections municipales, le calendrier décidé par le Dasen devrait pouvoir être tenu.

Nous vous le rappelons…

Réunion de travail du 26 mars

Le Dasen nous présentera son projet non finalisé avec des situations en suspens et d’autres pour lesquelles il ne fera pas trop mystère de ses intentions. Pour argumenter et défendre toutes ces situations, nous aurons besoin d’informations.

Le SE-UNSA vous enverra une enquête en ligne. Si vous pressentez une fermeture de classe ou si vous avez besoin d’une ouverture, nous vous invitons vivement à la remplir le moment venu.

CSA du 31 mars

Le Dasen aura affiné son projet. Resteront toujours des cas en suspens mais beaucoup moins. A l’issue du CSA, le Dasen donnera ses décisions.

CDEN du 2 voire du 9 ou 10 avril

Le Dasen soumettra sa carte scolaire à l’avis des membres du CDEN : représentants des personnels, des élus locaux, des parents d’élèves,… « Et les jeux seront faits. »


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On entend beaucoup parler des terres rares mais il y a aussi les remplaçant(e)s rares. Et certaines directions d’écoles de moins de 4 classes en font les frais…


Les TRS complètent des services de collègues à temps partiels ou de collègues qui ont une décharge (de direction, de PEMF, syndicale, …). Mais il arrive fréquemment que leur emploi du temps hebdomadaire soit complété par une ou plusieurs journées où ils sont considérés comme remplaçants.


Des circonscription utilisent ces ‘journées remplacement’ des TRS pour assurer les décharges de direction de moins de 4 classes. Un planning est alors établi sur l’année.


Mais… qui dit période hivernale, dit aussi pénurie sur le front du remplacement. Et quand une école a urgemment et impérativement besoin d’un remplaçant (école à 1 classe, sortie prévue, …), les IEN annulent une décharge de direction prévue dans une école de moins de 4 classes pour envoyer le ou la collègue TRS prévu(e) sur cette mission jouer les pompiers de service.


Le SE-UNSA 32 a alerté le Dasen qui reconnaît la situation mais déclare n’avoir aucune autre solution.

Nous lui avons répété que les directrices et directeurs de 2 et 3 classes ont le droit à 12 jours de décharge par an (à raison d’au moins 1 journée par mois) et les chargé(e)s d’école à 6 jours. Les jours de décharge qui leur passent sous le nez doivent leur être restitués à un autre moment de l’année.


Consacrer des journées de TRS aux décharges de direction de moins de 4 classes est une organisation à laquelle nous tenons. Elle a un double avantage:


• davantage sécuriser ces temps de décharge,
• offrir une planification des jours de décharge sur l’année scolaire très appréciée par nos collègues directrices et directeurs et indispensable de notre point de vue.


Le Dasen nous a assurés qu’il n’était pas question de remettre en question cette organisation même si elle est mise à mal à certains moments de l’année.


Nous lui avons demandé un bilan des jours de décharges octroyés aux directions de moins de 4 classes en 2024-2025 et un bilan de ceux octroyés depuis la rentrée 2025. Il a favorablement répondu à cette demande.

Vous êtes directrice ou directeur avec moins de 4 classes. Vous rencontrez des problèmes avec votre décharge de direction. N’hésitez pas à nous contacter.


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18 janvier 19 h : STAGE COMPLET

Nous n’acceptons plus de nouvelles inscriptions.

Nous enverrons bientôt la confirmation d’inscription aux participant.e.s.

 

Le SE-Unsa du GERS organise un stage syndical « Aider les élèves victimes de maltraitance » pour les enseignants  du 1er degré, du 2nd degré et les AESH.

Ce stage aura lieu le vendredi 20 février à Auch, au collège Carnot.

Horaires prévisionnels : 9h-16h

Intervention d’une conseillère nationale experte de ce sujet 

Au programme de la journée : 

  • Qu’est-ce que la maltraitance ?
  • Comment repérer, agir, alerter, prévenir ?
  • Pourquoi sommes-nous tous concernés ?
  • Ressources, partenaires, outils…

Comment participer au stage ?

1)Je m’inscris grâce au formulaire :

Inscription stage 20 février [SE-UNSA 32]
Identité du participant
Identité du participant
Prénom
Nom
Adresse (si non adhérent.e)
Adresse (si non adhérent.e)
Ville
Département
Code Postal
Pays
Je suis
Je suis adhérent.e

2) J’envoie ma demande de congé pour formation syndicale au moins 30 jours avant le début du stage, c’est à dire avant le 20 janvier 2026 et je transmets également la convocation du stage (à remplir avec vos données personnelles).

Pour les personnels du 1er degré : à votre IEN

Pour les personnels du 2nd degré : à votre chef d’établissement

Documents utiles téléchargeables : 

Demande-de-conge-stage-GERS

Convocation-stage-syndical-32

Ce stage est gratuit pour nos adhérents (+ frais de cantine pris en charge par le syndicat pour le repas du midi si vous restez sur la pause méridienne). 

Pour les non adhérents, 5 euros seront demandés. Vous pourrez nous les donner le jour même.

Possibilité de manger à la cantine du collège.

La formation syndicale est un droit. Chaque fonctionnaire stagiaire ou titulaire peut demander un congé pour suivre des actions de formation syndicale dans la limite de 12 jours par an.

Si l’administration ne répond pas au plus tard 15 jours avant le stage, le congé est considéré comme accordé.

Une attestation de présence sera remise à la fin du stage.

Pour toutes questions, j’écris à la section locale : 32@se-unsa.org


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En septembre, le poste d’enseignant référent handicap du PIAL de Mirande n’était pas pourvu. Un collègue remplaçant a accepté, au débotté et dans l’urgence, d’y être provisoirement affecté. Il est malheureusement en arrêt avec une reprise d’activité incertaine.

Les directrices et directeurs du secteur ont reçu un mail de leur hiérarchie leur expliquant que pendant toute la durée de vacance du poste, ils avaient « toute liberté d’organiser des ESS et/ou de finaliser des GEVA Sco puis d’assurer la transmission à la MDPH ».

Les formulations employées tout au long du mail n’obligent en rien les directrices et directeurs. Elles invitent,incitent et conseillent mais laissent néanmoins entendre, entre les lignes, que s’ils ne pallient pas l’absence de leur enseignant référent, le fait que des dossiers sensibles restent en souffrance sera de leur responsabilité… puisqu’ils avaient la possibilité de faire en sorte que ça ne soit pas le cas.

Lors de notre audience du 7 janvier avec le Dasen, nous lui avons dit que pour nous, il n’est pas question de demander aux directrices et directeurs d’être enseignant référent à la place de l’enseignant référent.

Il n’est pas non plus question de répartir les dossiers en souffrance entre les autres les enseignants référents handicap. Ils croulent déjà sous les dossiers qu’ils ont à suivre et à traiter sans compter la coordination de leur PIAL qu’ils ont à assurer. Alourdir leurs tâches n’est pas envisageable, leur barque est déjà bien chargée.

C’est la 1ère fois qu’une telle situation se produit mais rien n’assure qu’elle ne se reproduira pas à nouveau. Que faire si une enseignante référente handicap est en congé maternité ou en arrêt maladie long ? C’est une situation que la DSDEN se doit d’anticiper afin de trouver un mode de fonctionnement acceptable qui pallie, même de façon dégradée, cette longue absence.


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Le SE-UNSA 32 a été reçu en audience par le Dasen et le Secrétaire Général le mercredi 7 janvier.

Que s’est-il dit au sujet des fermetures et ouvertures de postes dans le 1er degré pour la rentrée 2026, des autorisations d’absence, de la situation dans l’ASH, les frais de déplacements… ?

La carte scolaire 1er degré 2026

Le Dasen n’a pas connaissance de sa dotation en postes pour la rentrée 2026… ou ne peut pas la divulguer. Par contre, il a une fois de plus souligné la baisse importante du nombre d’élèves prévue pour les 3 années à venir :

  • moins 428 rentrée 2026

  • moins 327 rentrée 2027

  • moins 273 rentrée 2028

« Le Gers perdra des postes de Professeurs des écoles à la rentrée 2026. Ça fait plusieurs années que les départements ruraux de notre académie sont préservés au détriment de la Haute-Garonne. Il n’est pas du tout sûr que le Recteur arrivé depuis peu fasse le même choix. J’ai, de mon côté, préservé, autant que faire se pouvait, les écoles rurales jusqu’à maintenant. Ma dotation pour la rentrée 2026 me le permettra t-elle encore ? Rien n’est moins sûr. »

Ce sont, en substance, les propos que nous a tenus le Dasen.

Le déploiement des PAS (Pôle d’Appui à la Scolarité) est toujours d’actualité. 2 ont été ouverts à la rentrée 2025 dans les territoires de Fleurance et de Lisle Jourdain. Le Dasen devra ouvrir 3 autres postes de ‘coordonnateur PAS’ à la rentrée 2026. Il espère qu’au moins 1 de ces 3 postes sera créé avec la dotation du 2nd degré. Il est prévu qu’il en ouvre 4 supplémentaires à la rentrée 2027.

Les autorisations d’absence

Nous avons, une fois de plus, demandé au Dasen de revoir sa politique en matière d’autorisations d’absence quand les collègues les sollicitent pour des raisons médicales.

Depuis la rentrée 2025, seules les absences de droit sont accordées avec traitement, les autres sont aussi accordées mais sans traitement. Résultat… quand il faut se rendre à un rendez-vous médical dont vous n’avez pu choisir ni la date, ni l’heure (manque cruel de médecins oblige) et que ce rendez-vous a lieu pendant votre temps de classe, vous soigner (ou soigner votre enfant) vous coûtera 1 journée de salaire.

Nous avons illustré nos propos avec des exemples concrets venant de collègues ayant subi cette situation injuste.

Réponse du Dasen…

« Je ne fais qu’appliquer la réglementation et même en l’appliquant strictement, nous continuons d’avoir proportionnellement plus de demandes d’autorisations d’absence dans le Gers que dans les autres départements de l’académie. Il est vrai que le Gers souffre particulièrement de la désertification médicale et que les enseignants du 1er degré n’ont aucune marge de manœuvre pour ce qui est de leurs heures de classe. Si un de vos collègues demande par écrit à son IEN que sa situation soit revue et que sa journée lui soit payée, nous ré examinerons de près son cas. »

Les frais de déplacements

Dossier très ancien que notre académie traîne comme un boulet depuis bien longtemps sans que l’on puisse constater d’améliorations. Les taux de remboursements sont bas, le logiciel pour les demander est particulièrement décourageant et les versements sont longs à venir. Les collègues qui se déplacent beaucoup dans le cadre de leurs missions doivent avancer des sommes conséquentes avant qu’un 1er remboursement ne pointe le bout de son nez à l’horizon.

Qu’en est-il du remboursement des frais de déplacements depuis le rentrée 2025 ?

Réponse du Secrétaire Général…

« Tous les frais de déplacements du mois de septembre ont été remboursés. Il faut attendre maintenant que le Rectorat débloque les fonds. Comme tous les ans, ça se fera en février. Les frais de déplacements engagés pour les mois d’octobre, de novembre, de décembre et de janvier ne pourront être remboursés qu’à partir de février. »

L’ASH

2 PAS (Pôle d’Appui à la Scolarité) ont été créés en septembre. Un bilan d’étape de leur fonctionnement a t-il été fait ?

Réponse du Dasen…

« Pas encore, mais c’est prévu. Ce bilan sera transmis aux organisations syndicales. »

En septembre, le poste d’enseignant référent handicap du PIAL de Mirande n’était pas pourvu. Un collègue remplaçant a accepté, au débotté, d’y être provisoirement affecté. Il est malheureusement en arrêt avec une reprise d’activité incertaine.

Ce poste est paru au mouvement POP (mouvement interdépartemental pour des postes particuliers fléchés par les Dasen). A t-il été demandé ?

Réponse du Dasen…

« Ce poste a été demandé. Il devrait donc être occupé à titre définitif et pour un minimum de 3 années scolaires à la rentrée 2026. En attendant la reprise de la personne qui a accepté d’assurer l’intérim, les autres enseignants référents handicap pourraient se répartir les dossiers les plus prioritaires. »

Les enseignants référents handicap croulent déjà sous les dossiers qu’ils ont à suivre et à traiter sans compter qu’ils doivent aussi assurer la coordination de leur PIAL. Pour nous, il n’est pas question d’alourdir leurs tâches. Leur barque est déjà bien chargée.

Il n’est pas non plus question de demander aux directrices et directeurs du secteur d’organiser et de présider les ESS pour les élèves de leur école ni de remplir les GEVA Sco et de les transmettre à la MDPH.

C’est la 1ère fois qu’une telle situation se produit mais rien n’assure qu’elle ne se reproduira pas à nouveau. Que faire si une enseignante référente handicap est en congé maternité ou en arrêt maladie long ? C’est une situation que la DSDEN se doit d’anticiper afin de trouver un mode de fonctionnement acceptable qui pallie, même de façon dégradée, cette longue absence.


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En 2026, alors que nous sommes capables de prouesses technologiques, de déployer des outils numériques très sophistiqués, nous ne parvenons toujours pas à garantir l’essentiel : des salles de classe chauffées correctement, condition pourtant indispensable à la santé et à la sécurité des personnels et des élèves en hiver.

La rentrée des 5, 6 et 7 janvier s’est déroulée dans des conditions compliquées marquées par des températures particulièrement basses ayant mis en difficulté de nombreux établissements scolaires. Une fois de plus, les conditions climatiques mettent en lumière l’état alarmant des bâtiments scolaires, dont la piètre qualité thermique fait peser des risques réels sur la santé et la sécurité des personnels et des élèves. Si les épisodes de canicule rendent désormais les fins d’années scolaires insupportables dans les écoles, le froid hivernal, notamment au retour des week-ends et des vacances, est tout aussi délétère.

Dans un contexte de hausse du coût de l’énergie et de choix budgétaires restrictifs, le chauffage et l’eau chaude deviennent des variables d’ajustement inacceptables.

Pourtant, le Code du travail impose que les locaux de travail soient chauffés pendant la saison froide et conçus pour permettre une adaptation de la température à l’organisme humain. L’absence de seuil chiffré ne saurait servir de prétexte à l’inaction : l’INRS considère qu’en dessous de 18 °C, un environnement est froid.

Or, dans plusieurs écoles, des températures de 5 à 6 °C ont été relevées dans les salles de classe, en raison de retards de mise en chauffe ou de dysfonctionnements graves. Les équipes ont dû improviser des solutions de repli, interrompre les apprentissages et, dans certains cas, demander aux familles de récupérer leurs enfants.

Ces situations ne sont ni acceptables ni inéluctables. Elles sont le résultat de choix politiques et budgétaires qui sacrifient la santé et la sécurité au nom d’économies de court terme. Nous refusons que personnels et élèves soient exposés à de telles conditions de travail et d’accueil.

Il est urgent de changer de cap : cela passe par un investissement public massif dans l’isolation et la rénovation thermique des établissements scolaires, mais aussi par une véritable politique de prévention et d’anticipation, afin que ces épisodes de grand froid ne se traduisent plus jamais par une mise en danger des usagers du service public d’éducation.


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« L’éducation n’est pas un privilège, c’est un droit ; et c’est le devoir de la société de le garantir à tous. » Jean Jaurès

A l’occasion de cette nouvelle année qui débute, toute l’équipe départementale du SE-UNSA 32 vous adresse ses meilleurs vœux pour 2026.

Cette année encore, notre section réaffirme son engagement à défendre l’école publique et laïque, pilier de l’égalité des chances et de la réussite pour tous.

Que 2026 soit synonyme de progrès et de sérénité pour tous les élèves et personnels.

Que 2026 soit synonyme de renouveau et de calme après la tempête.

Ensemble, nous sommes un collectif qui veille à construire un avenir où l’éducation est un droit accessible à chacun.

Nous vous souhaitons une année pleine d’espoir et de réussite.


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L’Observatoire Départemental des Dynamiques Rurales s’est réuni cet après-midi sous la présidence du sous-préfet, représentant du préfet et du DASEN, M. Djemmal. Etaient présents également : plusieurs inspecteurs, de nombreux élus et maires, ainsi que le député M. Taupiac. Les responsables syndicaux étaient également présents. C’est la première fois depuis l’existence de cet espace de dialogue.

Un contexte partagé : un département très rural et en forte baisse démographique

En ouverture, le DASEN a rappelé que notre département est le troisième le plus rural de France, une particularité qui accentue la fragilité des écoles isolées.
Les projections démographiques ont été jugées
alarmantes : une perte annoncée de 1027 élèves entre 2025 et 2028. Les moyennes d’élèves par classe illustrent ces écarts :

  • Urbain : 19,26 élèves par classe

  • Rural : 18,72 élèves par classe

  • Moyenne nationale : environ 21

Le député M. Taupiac a insisté sur le fait que tous les acteurs sont unanimes quant à ce constat de baisse continue des effectifs.

Les axes de travail affichés par le DASEN : repenser l’organisation scolaire rurale en vue de la prochaine carte scolaire

  1. Questionnement sur la pérennité pédagogique des écoles fragilisées, notamment les classes uniques.
    Le DASEN a rappelé les enjeux de
    sécurité, de continuité pédagogique et de coûts liés à ces structures très isolées.

  2. L’évolution du périmètre de certains RPI existants, afin d’en améliorer la cohérence.

  3. La création possible de nouveaux RPI entre écoles aujourd’hui autonomes, lorsque les effectifs sont insuffisants.

  4. Le développement d’écoles à quatre classes et plus, présentées comme les structures les plus stables d’un point de vue pédagogique.

Interventions du député : concertation, cohérence et capacité de rebond

Le député M. Taupiac a tenu un discours centré sur la nécessité d’une concertation globale, dépassant les stratégies purement individuelles.

S’adressant aux maires, il a estimé que « si chacun s’accroche à son école dans son petit village, on ne se rend pas service ». Selon lui, une défense isolée de chaque école conduirait, à moyen terme, à des fermetures encore plus brutales.

Il a également reconnu que la fermeture d’une école pouvait être vécue comme un traumatisme pour une commune, mais a insisté sur la capacité des villages à rebondir.
Il a donné plusieurs exemples de
réhabilitations réussies d’anciens bâtiments scolaires : locaux professionnels, équipements communaux, et notamment la création d’un auditorium qui « apporte de la vie » dans une commune gersoise.

Il a conclu en disant qu’il ne faut pas subir la carte scolaire : il faut la réfléchir.

Intervention du président de la CAF : maintenir la vie enfantine dans les villages

Le président de la CAF a indiqué que même en cas de réorganisation ou de fermeture, il était possible de maintenir une dynamique familiale sur les territoires ruraux :

  • Création de pôles petite enfance,

  • Développement de MAM (Maisons d’Assistantes Maternelles),

  • Mise en place d’espaces d’accueil et de services aux familles.

Selon lui, ces dispositifs permettent de conserver une présence d’activité et de vie dans les communes.

Contraintes exprimées par les élus

Les maires ont largement témoigné des difficultés rencontrées dans la gestion de leurs écoles rurales :

  • Restauration scolaire difficile dans les RPI dispersés :
    portage des repas coûteux, refus de prestataires, difficultés de recrutement des cantinières.

  • Contraintes budgétaires :
    certains élus n’ont pas encore terminé de financer leurs derniers travaux que des mises aux normes les obligent déjà à réinvestir.

  • Baisse démographique affectant leur capacité d’anticipation.

  • Sentiment d’isolement territorial, notamment exprimé par un élu de l’ouest du département, qui demande davantage d’accompagnement.

  • Peu d’installation de jeunes ménages, limitant le renouvellement démographique.

Exemples de réorganisation proposé par l’inspectrice de la circonscription Nord-Ouest et le responsable de la DOS

L’inspectrice a présenté un RPI de sa circonscription composé exclusivement de classes uniques très proches les unes des autres.
L’idée avancée serait de regrouper les élèves d’élémentaire sur
des pôles plus resserrés, afin d’éviter la multiplication de petites classes uniques dispersées, tout en maintenant une proximité acceptable.

Un autre exemple a été évoqué au cours de la réunion par le responsable de la DOS (organisation scolaire), portant cette fois sur la refonte du réseau des écoles sans que les communes concernées ne soient citées. Il ne s’agissait pas d’un RPI à proprement parler, mais d’une réflexion globale sur la réorganisation du maillage scolaire local. L’idée générale consistait à repenser l’ensemble du réseau autour de deux pôles complémentaires : d’un côté, un pôle plus urbain, et de l’autre, un pôle davantage rural. Dans cette configuration, seules une ou deux classes uniques seraient maintenues dans les communes les plus proches, tandis que d’autres classes uniques, jugées trop isolées ou trop difficiles à pérenniser, seraient amenées à fermer.

Pour rappel, voici nos positions sur le sujet :

1. La baisse démographique doit servir à améliorer l’école, pas à la fragiliser

Nous demandons que la diminution des effectifs soit mise au service d’une amélioration des conditions de travail des personnels et des conditions d’apprentissage des élèves, et non d’une réduction mécanique de l’offre éducative.

2. Le bâti scolaire : priorité à la rénovation énergétique

Nous insistons sur l’importance d’utiliser les réorganisations pour réfléchir à des écoles mieux isolées, résistantes au chaud comme au froid, avec des bâtiments rénovés et adaptés aux exigences énergétiques actuelles.

3. Attention aux temps de trajet des élèves

Nous alertons sur les risques d’un allongement des déplacements dans le cadre de réorganisations de RPI.
Il est indispensable de maintenir une cohérence entre
lieu de vie et lieu d’école, pour ne pas désorganiser la vie familiale ni fatiguer les enfants par des trajets excessifs.

Conclusion

Cette réunion de l’Observatoire Départemental des Dynamiques Rurales a permis de dresser un constat partagé : la baisse démographique est réelle, profonde, et l’organisation scolaire rurale doit être repensée.

La réunion n’avait pas vocation à entrer dans les détails : aucune commune, aucun RPI n’ont été cités, même l’exemple donné pour la circonscription Nord-Ouest est resté anonyme.
Il s’agissait avant tout de poser un constat démographique et de permettre au DASEN de présenter les grandes lignes de ses objectifs de réorganisation.
Si l’administration insiste sur une démarche collective pour “mailler”
de façon cohérente le département lors de la prochaine carte scolaire, nous rappelons que cette réflexion devra être transparente, concertée et réellement attentive à la réalité des territoires, des élèves et des personnels, pour éviter des décisions descendantes et brutales.

CALENDRIER DE LA CARTE SCOLAIRE :

En raison des élections municipales,  les opérations de carte scolaires ne se feront probablement qu’après les résultats des élections municipales (dates : 15 et 22 mars 2026).

De ce fait il est très probable que le calendrier du mouvement soit impacté et que nous ayons la publication des résultats bien plus tard…


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