Le 25 juin dernier, vos représentants de l’UNSA Éducation ont siégé lors du Comité Social d’Administration – Formation Spécialisée (CSA-FS) académique. Fidèles à notre démarche de réformisme utile, nous avons porté vos voix avec une ambition claire : construire des solutions concrètes pour améliorer vos conditions de travail et renforcer la qualité de notre service public. Trois sujets ont retenu notre attention.

Face à la canicule : sortir de l'improvisation pour protéger les personnels

La gestion des vagues de chaleur est devenue un enjeu majeur de santé au travail. Lors de cette instance, le Secrétaire Général de l’académie a reconnu une certaine impréparation face aux épisodes caniculaires, tout en assumant la responsabilité de l’employeur.

Pour l’UNSA Éducation, la réponse ne peut être le simple « débrouillez-vous » local. Nous saluons l’arrivée d’un nouveau guide ministériel axé sur l’anticipation. Ce plan prévoit notamment :

  • L’intégration systématique du risque thermique dans le DUERP (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels).
  • Une planification pédagogique adaptée (horaires, réflexes de vigilance).
  • Une réflexion sur le bâti scolaire à long terme.

Nous avons rappelé que l’École doit être une actrice centrale de la transition écologique. Notre fédération propose d’ailleurs 40 recommandations pour adapter nos établissements aux défis climatiques, afin de garantir un environnement de travail sain et serein pour tous.

"Respect des Personnels" : une campagne d'affichage pour restaurer la sérénité

Parce que la reconnaissance du professionnalisme des personnels est le socle de la réussite du service public, l’UNSA Éducation a été à l’initiative du projet d’une campagne d’affichage académique intitulée « RESPECT des PERSONNELS ». Ce projet est soutenu unanimement au sein de l’instance.
Cette initiative, dont le niveau national souhaite s’inspirer, est actuellement en cours de finalisation. La proposition du service Communication a produit une maquette, nous l’avons reconnu, qui rappelle que l’école est un lieu d’humanisme et de respect mutuel. Mais en tant que militants engagés sur le terrain, nous avons apporté des nuances constructives pour que cette campagne soit réellement efficace :

  • Nous avons plaidé pour une plus grande diversité des métiers en situation dans les visuels.
  • Nous avons demandé des messages spécifiques pour le premier degré (1D), destinés à être affichés dès les portails des écoles pour protéger nos collègues. Les registres Santé et sécurité au Travail font la preuve que cette problématique de violence s’exerce davantage sur le 1D.
  • Nous avons suggéré un message plus « percutant » afin de marquer les esprits. 

Agir pour votre bien-être

Les bilans présentés par la médecine du travail et les services sociaux soulignent une augmentation de l’usure professionnelle et une santé mentale parfois fragilisée chez les personnels. Les professionnels de santé de notre académie (5 médecins du travail, 2 Infirmières santé au travail) reconnaissent d’ailleurs que la tâche est vaste d’encadrer 56 000 personnels !  

 L’UNSA Éducation a rappelé que le bien-être des personnels n’est pas une option, c’est la condition sine qua non du « faire société » au sein de nos collectifs professionnels, renforçant la solidarité.

Nous restons vigilants à l’UNSA Éducation, et en particulier à vos côtés pour que chaque avancée, même modeste, contribue à une école plus équitable et solidaire.

 


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Ce mercredi 24 juin 2026, les enseignants spécialisés du Béarn (ULIS, SEGPA, RASED) se sont réunis pour dresser un bilan sans concession de l’École inclusive sur notre territoire. Les professionnels dénoncent unanimement un sentiment d’épuisement généralisé.

Une inclusion qui coûte

Accueillir tous les enfants, sans exception, est un principe républicain essentiel. Mais aujourd’hui, cet accueil se fait à moyens constants — voire en baisse. Entre les absences non remplacées des accompagnants (AESH), le manque de places dans les structures médico-sociales adaptées (SESSAD, ITEP) et la complexification des profils d’élèves, les enseignants pallient au-delà de leur mission pédagogique.

La bureaucratie au détriment de l'humain

Au quotidien, la charge administrative explose. Les enseignants décrivent une déconnexion entre les attentes de l’administration et les besoins réels des élèves : tableaux statistiques et outils numériques à remplir. Cela pénalise aussi parfois les familles les plus fragiles, creusant les inégalités scolaires et sociales.

Une rupture de confiance ?

Le constat le plus alarmant reste le sentiment de la dégradation des relations avec la hiérarchie. Entre absence de réponses aux courriels, réunions purement descendantes, les personnels souffrent d’un manque profond de considération et d’un isolement inédit en regard du passé récent.

L’avis du SE-UNSA

Parce que dénoncer ne suffit pas, le SE-UNSA demande officiellement à rencontrer le Directeur académique pour co-construire des solutions urgentes. Il est impératif d’alléger la charge administrative, de clarifier le rôle des structures et de redonner aux enseignants du temps collectif pour penser l’accessibilité de l’École. L’école inclusive est un progrès, mais elle ne pourra pas réussir contre ceux qui la font vivre.


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Alors que l’année scolaire se clôture sous des températures étouffantes, l’UNSA Éducation des Pyrénées-Atlantiques tire la sonnette d’alarme. Lors de la formation spécialisée du CSA (CSA-FS) de ce jeudi 25 juin 2026, notre organisation syndicale a fermement dénoncé le manque d’anticipation et les défaillances de l’Éducation Nationale face à la gestion de la canicule de cette semaine. Cette crise estivale s’inscrit malheureusement dans un contexte plus large de dégradation du dialogue social au sein de notre département : l’UNSA Éducation a déploré l’absence de Monsieur le DASEN lors de ce CSA-FS et des délais de réponse aux avis votés inacceptables.

Les collectivités territoriales plus réactives que l'institution

L’épisode caniculaire qui traverse actuellement le pays a cruellement mis en lumière l’impréparation de l’Administration face aux dérèglements climatiques. Si des messages de prévention ont bien été envoyés aux familles et aux élèves, les personnels de l’Éducation Nationale ont été, quant à eux, les grands oubliés de cette gestion de crise.

Dans plusieurs situations, ce sont les collectivités territoriales qui ont communiqué le plus rapidement sur les modalités d’accueil, de repli, voire de fermeture des écoles. Les agents se sont tournés vers leur hiérarchie pour obtenir des consignes claires, mais les réponses sont arrivées trop tardivement, voire de façon contradictoire dans les différentes circonscriptions de notre département, plongeant les équipes dans l’incertitude et la gestion de l’urgence.

Des conditions de travail alarmantes et non anticipées.

Ce manque flagrant d’anticipation a directement impacté la santé et la sécurité des agents sur le terrain :

  • de nombreux locaux se sont révélés inadaptés : des classes ou des bureaux se sont transformés en étuves, sans aménagements thermiques suffisants, y compris dans des bâtiments neufs ou nouvellement rénovés.
  • un flou organisationnel : les agents ont subi une absence de consignes précises ou des consignes contradictoires concernant l’organisation des services et l’adaptation des horaires.
  • le délaissement de certains corps de métier : les personnels administratifs et techniques des établissements, les AED… ont particulièrement souffert du manque d’aménagement spécifique à leurs conditions d’exercices.

Une fois de plus, le service public n’a tenu que grâce à la capacité d’adaptation et au dévouement des agents qui ont dû improviser pour pallier les carences d’un cadre et d’une communication hiérarchiques défaillants.

Pour un « protocole canicule » académique et pérenne

L’UNSA Éducation rappelle avec force que les vagues de chaleur ne sont plus des événements exceptionnels mais bien des risques professionnels récurrents et identifiés.

Au même titre que l’institution a su s’adapter après la crise sanitaire, elle doit aujourd’hui prendre la mesure du changement climatique.

Notre organisation syndicale exige l’élaboration d’un véritable protocole canicule académique. Ce plan doit permettre :

  • d’anticiper l’organisation du travail dès le déclenchement des alertes météo.
  • de garantir des conditions de travail respectueuses de la santé et de la sécurité des personnels.
  • d’assurer la continuité du service public sans épuiser les équipes.

 

La prévention ne peut plus se contenter de fiches de recommandations génériques. L’UNSA Éducation continuera de porter la voix des agents du terrain et d’exiger que la santé des personnels devienne enfin une priorité nationale.


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C’est une évolution que nous attendions depuis longtemps : l’Agence Régionale de Santé (ARS) s’engage enfin concrètement dans l’accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP), aux côtés de l’Éducation Nationale, sur le terrain.

Depuis la loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances, l’École avait pris seule le chemin de l’inclusion. Enseignants et AESH faisaient face, souvent sans aide, à des situations complexes, en attendant des suivis administratifs longs, incertains, parfois décourageants. Les familles s’impatientaient. Les professionnels s’épuisaient.

Le Pôle d’Appui à la Scolarité (PAS) marque une rupture avec cette logique. Ce dispositif ne se limite pas à la prise en charge du handicap reconnu : il intervient pour tous les élèves à besoins éducatifs particuliers. C’est une vision plus large, plus juste, de ce qu’est une école inclusive.

Nous saluons cette initiative, qui traduit une volonté de coopération interinstitutionnelle au service des élèves les plus fragiles. Pour autant, la présentation du dispositif lors du groupe de travail du 17 juin dernier nous a conduits à formuler des interrogations sérieuses sur sa mise en œuvre et ses conséquences pour les personnels de terrain.

Le PAS : Un binôme au service de tous les élèves fragiles

Pensé pour sécuriser le parcours des élèves fragiles sans attendre l’instruction d’un dossier MDPH, le PAS fonctionne sur un principe de coopération. Il est composé d’un binôme complémentaire : un enseignant et un éducateur spécialisé. Leur but est d’intervenir en prévention primaire (avant le RASED), afin de réduire les saisies inutiles à la MDPH qui, faute de besoins qualifiés, rejette aujourd’hui près de 23 % des dossiers, créant de la frustration pour les familles et les équipes.

  • Un déclenchement souple : Le PAS peut être saisi par l’enseignant, la famille, ou l’IEN en cas de désaccord. Il n’est pas en auto-saisie et nécessite l’accord et la coopération de l’enseignant concerné.
  • Une réactivité visée : L’objectif affiché est d’intervenir sous 10 jours maximum, après une étude préalable du Livret de Parcours Inclusif (LPI) pour analyser ce qui a déjà été tenté.
  • Des moyens dédiés : Piloté par l’IEN, chaque PAS bénéficie d’un budget important financé par l’ARS (salaire de l’éducateur, véhicule, matériel) ainsi que d’un poste d’enseignant à temps plein financé par l’Éducation Nationale.
  • Un périmètre large : Il s’adresse aux élèves de la maternelle à la terminale (avec une concentration de 70% de l’activité sur le cycle 2), qu’ils disposent ou non d’un PPRE ou d’un PAP

La gestion des AESH dans le PAS : une flexibilité qui interroge

Parmi les missions évoquées du PAS figure la possibilité d’aider à l’élaboration des emplois du temps des AESH afin d’optimiser l’accompagnement. C’est là que notre vigilance syndicale s’éveille.

Le SE UNSA exprime un regret de fond : nous craignons que ce dispositif ne soit utilisé, en pratique, comme un levier pour rendre plus flexible la gestion des affectations des AESH, au détriment de leur stabilité professionnelle et de leurs conditions de travail.

Les AESH ont un statut déjà fragile, des temps partiels contraints, des conditions salariales insuffisantes, et une mobilité géographique parfois déstabilisante. Toute évolution qui fragiliserait davantage leurs affectations — au prétexte d’une optimisation du dispositif inclusif — serait pour nous inacceptable. L’accompagnement humain est un métier exigeant qui nécessite de la stabilité et de bonnes conditions de travail. La mutualisation à outrance n’est pas une solution.

Lors du groupe de travail, une promesse explicite a été formulée : il ne sera pas demandé à une AESH de se déplacer au-delà des limites géographiques qui lui sont actuellement assignées. Nous prenons acte de cet engagement.

Une promesse orale, si sincère soit-elle, n’est cependant pas une garantie. Nous serons particulièrement attentifs à ce qu’elle se traduise dans les faits. Nous interviendrons immédiatement si des déplacements contraints venaient à être imposés à des AESH hors de leurs périmètres habituels.

Notre avis

Le SE-UNSA accueille favorablement l’esprit du PAS : la coopération avec l’ARS, la prévention en amont de la MDPH, et la prise en charge des élèves à besoins dans le droit commun sont de vraies réponses à nos revendications de longue date.

Cependant, notre réformisme s’accompagne d’une grande lucidité.

Notre regret majeur porte sur le dimensionnement inadapté du dispositif. Avec seulement 1 binôme prévu pour un bassin de 4 000 élèves dans le contexte de 2026, l’échelle est bien trop vaste.

Le risque est clair : une explosion des demandes conduira inévitablement à des délais d’attente, du mécontentement de la part des familles, et une charge compensatoire qui pèsera une fois de plus sur les enseignants et les AESH qui n’auront pas obtenu l’aide escomptée.

Pour le SE UNSA, la santé au travail de nos personnels est une priorité. C’est pourquoi nous exigerons une évaluation complète et transparente de ce dispositif dès sa première année. Nous serons particulièrement vigilants sur la gestion des affectations des AESH et sur le respect des conditions de travail de chacun.


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Le groupe départemental de travail consacré à la direction d’école s’est réuni à plusieurs reprises tout au long de l’année scolaire 2025-2026 en présence de Mr Zieba Adjoint à l’IA-DASEN et de Nelly Teynie Référente départementale des directeurs.

Ce travail collectif traduit une volonté de mieux prendre en compte la réalité du métier de directrice et directeur d’école, en mettant en place des outils et des mesures concrètes pour simplifier le quotidien et améliorer les conditions de travail.

Les travaux menés cette année portaient principalement sur le fonctionnement de l’école : adaptation, simplification et mutualisation des outils et des procédures afin d’alléger les tâches quotidiennes liées à la direction d’école.

Des décisions

Les travaux du groupe ont abouti à plusieurs décisions visant à améliorer le fonctionnement de la direction d’école

  • l’élaboration d’un kit d’entrée dans les missions de direction
  • l’élaboration d’un « calendrier des opérations »
  • la mise en place d’une Newsletter départementale spécifique au 1er degré, qui deviendra le principal canal de communication institutionnelle pour les informations administratives et pédagogiques, avec pour objectif de réduire le nombre de courriels
  • l’utilisation de l’application Colibris pour la gestion des projets à encadrement renforcé, afin de simplifier les démarches
  • la mise à jour du règlement départemental, avec une version complète intégrant des liens interactifs
  • la construction d’un plan de formation continue à destination des directrices et directeurs d’école, pour répondre aux besoins administratifs et pédagogiques

Rappel

Le « blog des directeurs et directrices du 64 » est un espace d’information et de ressources. Il est évolutif et est alimenté régulièrement par Nelly Teynie.

N’hésitez pas à le consulter.

Monsieur le DASEN fera un courrier aux directrices et directeurs afin de leur présenter les travaux du groupe de travail et le calendrier de leur mise en place.

Notre avis

Le travail engagé cette année a permis d’obtenir de premières avancées concrètes. Le SE-Unsa continuera, en 2026-2027, à porter avec détermination les besoins et les préoccupations des directrices et directeurs d’école, afin de défendre une direction d’école mieux reconnue, mieux accompagnée et disposant de conditions de travail réellement améliorées.


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L’école inclusive constitue un véritable projet de société dont les acteurs — enseignants et AESH — sont fiers d’assurer la mise en œuvre au quotidien. Pourtant, depuis l’origine, les moyens alloués ne sont pas à la hauteur des enjeux qualitatifs requis pour l’accueil de tous les élèves.

Une précarité qui n'a que trop duré

Aujourd’hui, les AESH restent maintenus dans une précarité inacceptable : personnels contractuels, ils subissent des temps de travail fractionnés et une rémunération insuffisante. On exige d’eux une mobilité et une adaptabilité permanentes, les obligeant souvent à accompagner plusieurs élèves aux besoins complexes simultanément. Cette gestion « par défaut », sans accompagnement suffisant, génère de la violence et de la souffrance, tant pour les élèves que pour les personnels qui en ont la charge.

Le dispositif PAS : Une fausse solution ?

L’intégration du dispositif conjoint avec l’ARS, le Pôle d’Appui à la Scolarité (PAS), semble enfin indiquer que les gouvernants ne laissent plus l’école publique gérer seule l’inclusion. Cependant, les moyens ne suivent toujours pas. La réorganisation des PAS entraîne une flexibilité accrue et un agrandissement du territoire d’intervention. Pour de nombreux agents, le périmètre d’intervention ne sera plus le PIAL mais l’ensemble du PAS, imposant la signature d’avenants sous peine de licenciement.

Un statut de fonctionnaire pour TOUS

Les propositions actuelles du ministère sont jugées méprisantes. Alors que les AESH représentent le deuxième métier de l’Éducation nationale, le ministre envisage une « fonctionnarisation » limitée à seulement 10 à 20 % des effectifs. C’est une hypothèse déconnectée de la réalité et des besoins de l’école inclusive. L’intersyndicale exige (appel en PJ) :

  • La création immédiate d’un véritable corps de fonctionnaires de catégorie B pour toutes et tous.
  • Un temps complet choisi sur la base des missions réelles.
  • Une revalorisation salariale significative et une reconnaissance des qualifications.
  • L’abandon de projets de nouveaux métiers comme « l’assistant d’accessibilité », qui nient l’expertise des AESH.

Comment se mobiliser le 09 juin ?

Le 09 juin, par le rassemblement ou par un simple courrier, montrons que nous exigeons le respect et la reconnaissance pour les AESH !

Nous appelons l’ensemble des personnels à se mobiliser massivement le mardi 9 juin pour faire entendre ces revendications avant le prochain groupe de travail ministériel du 17 juin. Rassemblements à 12h30 DSDEN à PAU et 12h30 à BAYONNE au CIO.

L’action « Carte Postale » : Un geste simple mais puissant

Si vous ne pouvez pas vous déplacer physiquement pour la mobilisation, vous pouvez participer à l’action collective « Carte Postale » (en PJ et modèle modifiable ici). C’est un moyen fort de montrer notre exigence commune.

Prenez un instant pour écrire directement au Ministre à l’adresse, la carte postale est en pièce jointe. Vous pouvez le faire numériquement à https://www.education.gouv.fr/contactez-nous-469388/ecrire-au-ministre  ou à son adresse professionnelle : edouard.geffray@education.gouv.fr

Collègue AESH ! Nous vous invitons à participer à l’enquête et à la relayer auprès de vos contacts AESH ! Les réponses nous seront très utiles pour vous représenter au mieux lors des prochains groupes de travail ministériels sur le métier des AESH. Merci pour votre participation. https://quest.se-unsa.org/index.php/864676

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Suite à la réunion du 13 mai avec la DSDEN, le SE-Unsa vous résume l’impact de la réorganisation des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS). Après une phase expérimentale à la rentrée 2025, 12 PAS seront créés à la rentrée 2026 dans le département.

Le SE-Unsa reste pleinement vigilant pour que cette transition ne dégrade ni les conditions de travail des personnels, ni l’accompagnement des élèves.

Ce qui change pour la gestion des PIAL à la Rentrée 2026

L’administration met en place une organisation hybride :

  • Secteur sans PAS : Maintien du fonctionnement actuel (tête de PIAL + coordonnateur).
  • Secteur avec PAS : Regroupement de plusieurs PIAL au sein d’un PAS. Les coordonnateurs PIAL deviennent coordonnateurs de secteur (gestion maximale évoquée de 35 AESH). Plusieurs coordonnateurs pourront intervenir sur un même PAS (arbitrages attendus).
  • Inchangé : Les missions des trois coordinatrices AESH départementales restent les mêmes.

Impact direct pour les AESH : Avenants et affectations

  • Extension du secteur : Le périmètre d’intervention ne sera plus le PIAL mais l’ensemble du PAS. Cela nécessite la signature d’un avenant au contrat (environ 1 000 agents concernés).
  • Règles d’affectation : L’administration promet une affectation au plus près du domicile ou du rattachement administratif, « dans une limite raisonnable » et « dans la mesure du possible ». Pour le SE-Unsa, le flou de ces expressions nécessite une vigilance absolue.
  • Signature de l’avenant : Les AESH auront 1 mois pour signer. En cas de refus, une procédure de licenciement pourrait être engagée (option non souhaitée par la DSDEN, mais réglementaire). Ne restez pas seul·e : contactez le SE-Unsa avant de signer !

Le calendrier officiel actualisé

  • 21/22 mai : Envoi des avenants sur votre messagerie académique.
  • Du 26 mai au 7 juin : Saisie des vœux d’affectation sur l’application Colibris.
  • 3 juin et 10 juin : Permanences administratives (matin/après-midi) pour répondre aux questions et récupérer les avenants :
    • 3 juin : Bayonne (matin) / Orthez (après-midi)
    • 10 juin : Oloron (matin) / Pau (après-midi)

Réponses de la DSDEN à nos questions complémentaires

  • Quotité de travail : Impossible de modifier la quotité de 60 % à 62 % dans le département. Le SE-Unsa déplore ce manque de flexibilité face à la précarité.
  • Temps de cantine (méridien) : Maintien des modalités actuelles.
  • Charge de travail : Aucun nombre maximum d’accompagnements par AESH n’est fixé.
  • Recrutement : Le plafond d’emploi est atteint dans le département (les candidatures sont nombreuses mais bloquées). En cas de démission, les moyens ne sont pas automatiquement réattribués au même endroit.
  • Dotation nationale : Aucune information sur la part départementale des 2000 AESH annoncés au niveau national.

L'action du SE-Unsa

Face aux inquiétudes légitimes, l’administration va déployer des outils d’information (flyer, permanences, webinaire). Le SE-Unsa a proposé et obtenu que le webinaire officiel soit enregistré afin que tous les collègues puissent y avoir accès.

Une nouvelle réunion aura lieu prochainement pour l’organisation interne des PAS. Le SE-Unsa y portera vos questions et vos situations particulières.


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Pau, Oloron-Sainte-Marie, Anglet : la carte scolaire tombe comme un couperet sur l’inclusion des élèves allophones (EANA). Pour le SE-UNSA, supprimer des postes d’UPE2A n’est pas une simple « mesure technique » : c’est un abandon politique qui fragilise autant les élèves que les enseignants des classes ordinaires.

Chaque matin, des enfants franchissent le portail de nos écoles avec l’espoir d’un avenir. Arrivés d’Afghanistan, de Syrie ou bientôt d’Iran, ils portent en eux des parcours de vie souvent éprouvants. L’Unité Pédagogique pour Élèves Allophones Arrivants (UPE2A) est le pont indispensable entre leur langue d’origine et le système scolaire français. L’UPE2A est une passerelle, pas une option !
Supprimer ces dispositifs, c’est condamner ces enfants à l’invisibilité. Mais c’est aussi — et on l’oublie trop souvent — impacter fortement le quotidien de tous les enseignants.

Que se passe-t-il concrètement quand un poste UPE2A ferme ? L’enfant ne disparaît pas. Il est affecté à plein temps dans une classe ordinaire.
Pour l’enseignant de cette classe, déjà submergé par la gestion de l’hétérogénéité, c’est une charge supplémentaire :
Improvisation pédagogique : Comment enseigner la lecture ou les mathématiques à un élève qui ne saisit pas les consignes de base, sans formation spécifique au FLSco (Français Langue de Scolarisation) ?
Dilution du temps : C’est la qualité de l’enseignement pour tous les élèves qui pâtit de ce manque de moyens, c’est du temps à partager entre tous les besoins des élèves. Un élève EANA a besoin en particulier de l’échange vocal pour construire la langue scolaire afin de participer. Le décalage de compétences langagières au sein de la classe est très important.
Épuisement professionnel : On demande aux collègues de compenser, par leur « bonne volonté », les défaillances de l’État. Les directeurs et directrices se retrouvent en première ligne pour gérer les tensions et l’incompréhension des familles.

Le SE-UNSA le réaffirme : l’inclusion sans moyens n’est qu’une forme d’exclusion déguisée. On ne peut pas demander de faire « mieux avec moins » quand il s’agit de dignité humaine et de conditions de travail.
En sacrifiant les UPE2A sur l’autel de l’austérité, l’administration sabote l’égalité des chances et creuse les inégalités au cœur même de nos territoires. Une société qui abandonne ses enfants les plus fragiles et épuise ses personnels est une société qui se condamne elle-même.

Les revendications du SE-UNSA :
• Le maintien et le renforcement des postes UPE2A sur Pau, Oloron et Anglet.
• Des moyens humains et matériels à la hauteur des besoins réels du terrain.
• Une véritable formation et un soutien concret pour les enseignants accueillant des EANA en classe ordinaire.
L’UPE2A est un droit, pas un privilège. Pour le SE-UNSA, la réussite de ces élèves est indissociable du respect des conditions de travail des enseignants.


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La santé au travail ne peut plus se satisfaire de slogans. Alors que les Orientations Stratégiques Ministérielles (OSM) 2025-2026 et le Programme Annuel de Prévention (PAP) académique affichent la santé des agents comme une priorité, le SE-UNSA 64 a analysé la réalité de notre département.
Le constat est sans appel : le thermomètre explose, et il est temps que l’administration regarde la vérité en face.

La photographie du 64 : Un département sous tension

Grâce à votre mobilisation et à l’utilisation des fiches RSST dématérialisées (sous ARENA)*, nous disposons aujourd’hui d’une photographie précise et inquiétante de nos conditions de travail dans les Pyrénées-Atlantiques. Entre la rentrée et la fin janvier :

  • 91 % des déclarations relèvent des Risques Psychosociaux (RPS). Le stress, l’épuisement et la perte de sens ne sont pas des cas isolés, c’est une pathologie systémique de notre organisation.
  • Plus grave encore : 65 % des fiches SST évoquent des faits de violences verbales et/ou physiques. Derrière ces pourcentages, il y a des collègues insultés, menacés ou agressés dans l’exercice de leurs fonctions. Cette violence, qu’elle vienne des usagers, des élèves ou parfois des dysfonctionnements institutionnels, est devenue la norme. Pour le SE-UNSA 64, c’est inacceptable.

De la validation ministérielle à l’urgence locale

Le ministère valide enfin, par ses préconisations dans les OSM, ce que le SE-UNSA porte depuis des années : la nécessité de lutter contre les RPS. Mais une validation sur papier ne protège personne sur le terrain.

Nous dénonçons le déni de l’organisation du travail : L’administration pilote, mais refuse d’assumer les conséquences de ses choix (manque de moyens, réformes à marche forcée, gestion de l’inclusion sans accompagnement). Mais aussi l’absence de coordination réelle : Les Formations Spécialisées (F3SCT) doivent cesser d’être des lieux de simple constat pour devenir des leviers d’urgence départementaux. Enfin le manque d’attention sincère : Un agent qui signale une violence doit être protégé immédiatement, pas seulement « entendu ».

Le SE-UNSA 64 en action : Nous ne lâcherons rien

Le SE-UNSA veillera à ce que le Plan Annuel de Prévention ne reste pas une coquille vide dans notre académie et nos services départementaux. Nous exigeons :

  • Une réponse systématique à chaque fiche RSST déposée.
  • Des mesures de protection immédiates pour les collègues victimes de violences (65 % des signalements !).
  • Un pilotage de l’organisation du travail qui place la santé de l’agent avant les statistiques de « performance » administratives.

Votre santé n’est pas une variable d’ajustement. Le SE-UNSA 64 est à vos côtés pour transformer ces chiffres en une prise de conscience et, surtout, en actes concrets.

*Données issues de l’extraction des registres dématérialisés RSST (ARENA) pour le département des Pyrénées-Atlantiques. Total de 177 fiches analysées sur la période de la rentrée scolaire au 28/01/2026.


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Suite à la CAPD, le Groupe de Travail (GT) dédié aux AESH s’est réuni en présence des représentants de la DSDEN (M. Chauvain, M. Viguier, Mme Strozyk…) et des organisations syndicales. Les 3 délégués du SE-Unsa 64 étaient présents pour défendre vos droits, dénoncer la précarité et exiger de meilleures conditions de travail (notre préparation).

Voici ce qu’il faut retenir de ces échanges.

  1. Effectifs et Stratégie : Le choix de la quantité au détriment de la quotité

Le département compte 1175 AESH. Le constat est sans appel : les contrats à temps complet (100%) ou quasi-complet (80%) sont une infime minorité (respectivement 1% et 4%). La grande majorité des collègues reste bloquée sur des temps incomplets subis, en moyenne 60% du temps plein, soient 23h30 qui ne couvrent pas les 24h école !

L’administration assume une stratégie départementale claire mais contestable : saturer le plafond d’emplois par le nombre. En clair, la DSDEN64 préfère recruter plus de personnes à faible quotité plutôt que d’augmenter le temps de travail des personnels en place, contrairement à d’autres départements comme la Gironde qui a au moins augmenté le temps de 60 à 62%.

  1. Remplacements et Déplacements : Le SE-Unsa monte au créneau

C’est un point noir majeur. L’administration a confirmé qu’il n’existe pas de remplacement « poste pour poste ».

  • Remplacements : Le SE-Unsa a vivement regretté l’absence d’une véritable brigade de remplacement AESH, calquée sur le modèle enseignant. Sans création de postes dédiés, les élèves pâtissent des ruptures d’accompagnement et les collègues en poste subissent une pression accrue.
  • Déplacements (Service Partagé) : Actuellement, dans le 64, le temps de trajet entre deux établissements n’est pas compté comme du temps de travail effectif (mais comme « connexe »). Le SE-Unsa a dénoncé cette comptabilisation inéquitable, en citant l’exemple de l’académie de Créteil où ces trajets sont inclus dans les heures de service.
  • Repas : Aucune avancée sur la prise en charge des frais de repas ou l’inclusion du temps de repas dans le service, l’administration estimant que l’on « n’accompagne pas en mangeant ».
  1. Vos Droits et Rémunération : Ce qui change
  • Prime REP (Régularisation) : Une procédure a été clarifiée mi-décembre. Attention, la prescription quadriennale s’applique : toute demande faite après le 1er janvier 2026 effacera les droits antérieurs au 1er janvier 2022 (règle qui s’applique en attendant le résultat du recours auprès du Conseil d’Etat)
    • Conseil SE-Unsa : Faites votre demande de recours (avec justificatifs) au service DPASCO du rectorat au plus vite pour bénéficier de la rétroactivité.
  • Jours de fractionnement : C’est une victoire en demi-teinte. Le dispositif est étendu aux AESH (2 jours de bonification si congés pris hors période estivale), mais le droit ne s’ouvre qu’à partir de janvier 2025. Concrètement, vous ne pourrez poser ces jours qu’à partir de janvier 2026 sous réserve de nécessité de service.
  • Arrêts maladie : L’administration confirme l’application de la retenue sur salaire (carence) pour les congés maladie depuis novembre, s’alignant sur les autres agents de l’Éducation Nationale.
  1. Formation et souffrance au travail

Si la formation statutaire (60h) et continue se poursuit, la gestion des situations complexes reste problématique. Face aux violences subies par les personnels, le SE-Unsa a alerté l’employeur sur la grande précarité des AESH.

L’alerte du SE-Unsa : Nous avons souligné qu’à cause de la peur de perdre leur emploi ou de ne pas voir leur contrat renouvelé, beaucoup d’AESH n’osent pas signaler les difficultés ou les violences qu’ils subissent. L’institution doit être vigilante et protectrice.

En Bref

  • Mouvement : Les vœux se font désormais sur Colibris en mai (25 changements de PIAL acceptés sur 35 demandes cette année).
  • Heures Supp’ : Exigez un ordre de mission avant toute tâche hors emploi du temps annexé au contrat pour garantir la récupération.

Le SE-Unsa 64 continue de se battre pour la reconnaissance de votre métier, pour un vrai statut et contre la précarité. Pour ne pas rester isolé(e), contactez-nous !

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