Présidée par le nouveau DASEN du département M. Aymeric MEISS, la CAPD du jour avait pour ordre du jour les saisines CAPD pour révisions d’appréciation de rendez-vous de carrière.

Dans sa déclaration liminaire, le SE-Unsa 34, syndicat majoritaire en CAPD, a évoqué de nombreux points comme le déficit de remplaçants dans le département ou le faible nombre de recours dans le 1er degré, symbole d’une démarche trop coûteuse pour les collègues.

Déclaration liminaire SE-Unsa CAPD 17 février

Campagne RDV Carrière 2024/2025

L’Inspectrice adjointe au DASEN présente les chiffres :

543 rdv effectués sur le département l’année passée

197 rdv carrière pour l’échelon 6 pour  59 avancements possibles

139 rdv carrière pour l’échelon 8  pour 41 avancements possibles

39 agents sans avis, 19 avec un rattrapage, 20 sans avis correspondant à des collègues en CLM ou CLD.

5 recours gracieux réceptionnés pour 1 recours accepté et 2 saisines de CAPD étudiées ce jour.

2 dossiers en saisine ont été présentés en commission :

1 changement d’appréciation de « satisfaisant » à « très satisfaisant ».

 
 

Questions diverses du Syndicat des Enseignants -Unsa 34

  • Temps partiels : Pouvez-vous nous confirmer que les demandes formulées entre le 31/01 et le 31/03 seront étudiées bien que la circulaire stipule toujours qu' »aucune demande ne pourra être traitée après la date du 31 janvier » ?

Le DASEN précise « beaucoup de bienveillance » pour les dossiers envoyés après le 31 janvier. Le SE-Unsa 34 rappelle que la date nationale butoir est le 31 mars.

L’avis du SE-Unsa : L’ensemble des collègues qui souhaitent faire une demande de temps partiel peuvent encore la faire jusqu’au 31 mars. N’hésitez pas à nous mettre en copie de votre demande. 

  • Temps partiels : L’administration a indiqué qu’il n’est plus possible de faire de demandes conditionnelles. Dans quelles mesures les collègues pourront-ils postuler sur les postes dits « incompatibles » lors du mouvement sans cette disposition particulière ?

Réponse très imprécise de l’administration qui ne semble pas savoir comment cet examen individuel (temps partiel/postes incompatibles) sera réalisé.

Devant l’absence de réponse précise, le SE-Unsa 34  demandera des éclaircissements lors des instances de preparation aux lignes directrices de gestion acadadémique traitant des règles de mobilités des personnels.

  • Prime REP+ : Nous aimerions connaitre le calendrier de versement de la part variable REP+ cette année ainsi que les modalités d’attribution par école ?

La part variable est versée sur le bulletin de salaire d’aout.

Le DASEN ne précise pas  les modalités. Le SE-Unsa 34 rappelle que la Rectrice s’était engagée à faire un roulement sur 3 ans de la part variable REP+ afin que chaque école touche les 3 niveaux de la prime. D’après nos remontées ce n’est pas le cas pour toutes les écoles.

Le SE-Unsa conseille à l’ensemble des collègues concernés d’envoyer un mail à la DIPER avec le SE-Unsa en copie. 

  • CAPPEI : Pourrions-nous connaitre le nombre de départs en formation pour l’année scolaire à venir ?

A ce jour, pas d’information précise mais il semblerait qu’il y ait 150 places au niveau académique, 1er et 2nd degrés confondus. .

  • EBEP : Une liste d’élèves prioritaires pour les établissements médicaux sociaux avait été établie précédemment par Madame la DASEN. Pourrions-nous savoir où en est cette liste ? Sera-t-elle poursuivie ?

La liste existe toujours et est en évolution constante au fur et à mesure du suivi des situations.

  • Évaluation AESH : Quelles sont les modalités départementales d’évaluation des AESH ?

Les modalités doivent être conformes au texte règlementaire de 2014. 

Le SE-Unsa rappelle que certains IEN du département demandent aux directrices et directeurs de faire eux-mêmes l’évaluation. 

  • Rupture conventionnelle : L’expérimentation des ruptures conventionnelles va-t-elle être poursuivie après le 31 décembre 2025 ? Si ce dispositif n’est pas reconduit, le retour de l’IDV (Indemnité de Départ Volontaire) suite à une démission est-il envisagé ?

Le DASEN répond qu’il n’y a pas de nouveauté du ministère pour les RC pour l’instant, les discussions sont en cours

  • Évaluation d’école : Quelle quotité horaire attitrée sur le temps de service est attribuée aux équipes concernées par une évaluation d’école ?

Une décharge de 9H est donnée dans le département.

  • Liste d’aptitude de direction : Le SE-Unsa 34 souhaiterait connaitre le nombre de candidats total, le nombre d’avis favorables donnés par la commission ainsi que le nombre d’avis défavorables.

Les données seront inscrites au bilan LDG Académique de 2026.

Le SE-Unsa le regrette car nous aurons les chiffres seulement en novembre 2026 pour les entretiens de novembre 2025. 

  • Formations syndicales : Nous avons constaté plusieurs refus sur les demandes d’autorisation d’absence de droit pour formation syndicale, demandées dans les délais impartis. Quels sont les critères pris en compte ?

La secrétaire générale rappelle que la réglementation académique fixe et cadre les motifs de demandes et de refus des formations syndicales.

  • Mouvement 2026 : Pourrions nous connaître le calendrier prévisionnel des différentes opérations du mouvement intra départemental?

La secrétaire générale avance les dates du 27 avril au 5 mai 2026 pour l’ouverture du serveur. 

12- Perspectives d’ineat/exeat : le SE-Unsa souhaiterait connaitre le calendrier et les perspectives départementales sur ces opérations de mouvement. Est-il envisagé lorsque cela est possible de procéder à des échanges entre départements ?

La secrétaire générale répond que ce n’est pas encore à l’ordre du jour. Le SE-Unsa a insisté pour que cette campagne de mutation redevienne efficace et efficiente et puisse permettre à plus de collègues de muter lors de cette phase de mouvement complémentaire.

Le SE-Unsa a dénoncé les choix faits l’année dernière et surtout le faible nombre d’échanges effectués. 

Autres questions : 

34 contractuels recrutés dans le département cette année (hors PSYEN)

État des lieux pour les AESH : bilan prochain en CSA

Liste d’aptitude pour les directeurs et directrices : Un problème informatique fut soulevé quant à la date de fin de cette aptitude, signalée ou non sur le logiciel. Il a été demandé d’autoriser l’inscription hors délai sur liste d’aptitude de direction afin que les directeurs et directrices ne soient pas pénalisés lors du mouvement.

Demandes d’autorisation d’absence pour les personnels qui n’ont pu se rendre sur leur lieu de travail à cause de la tempête Nils : Ces autorisations (pour convenances personnelles) seront accordées sans retenue de traitement.


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Ce jeudi 11 décembre, une grève et une forte mobilisation auront lieu devant le collège de la Dullague à Béziers pour réclamer le passage en éducation prioritaire renforcée du collège Lucie Aubrac, du collège de la Dullague, ainsi que des réseaux d’écoles qui en dépendent. Une participation importante des parents d’élèves est également annoncée.

Ces deux établissements figurent parmi les cinq collèges les plus défavorisés de France à ne toujours pas être classés en éducation prioritaire, et comptent parmi les 2 % de collèges les plus pauvres du pays.

La mobilisation devrait fortement impacter le premier degré : trois écoles seront totalement fermées, plusieurs autres seront partiellement fermées, leurs enseignants rejoignant eux aussi le mouvement.

Quelques repères chiffrés :

  • IPS (Indice de position sociale) moyen des collèges en éducation prioritaire : 84
  • IPS moyen des collèges en éducation prioritaire renforcée : 78
  • IPS des collèges de la Dullague et Lucie Aubrac : entre 72 et 76 depuis 7 à 8 ans

Ces chiffres confirment une fragilité socio-économique durable, incompatible avec l’absence de classement en éducation prioritaire renforcée.

Nous vous invitons à couvrir cette mobilisation. Rendez-vous devant le collège de la Dullague, le jeudi 11 décembre à 9h00 . Des enseignants, parents d’élèves et représentants syndicaux dont le SE-Unsa  seront présents pour répondre aux questions.

D’ici là, n’hésitez pas à nous contacter pour toute information complémentaire,


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Ce jeudi après midi, en préambule de ce CDEN, l’Unsa éducation accompagnée de la FSU, Sud éducation, FO, CGT éducation et la FCPE lisent une déclaration liminaire commune (ci dessous) afin d’alerter directement le préfet sur l’état de l’école dans notre département depuis la rentrée scolaire. Moyens pour l’école inclusive, AESH, carte de l’éducation prioritaire, manque d’enseignants dans le 2nd degré, problématique du remplacement dans le 1er degré…. 

En l’absence de réponse de la part du Préfet, l’ensemble des organisations concernées a décidé de quitter ce CDEN et ne pas siéger dans cette instance. 

Déclaration CDEN 27 novembre 2025

(Unsa éducation, FSU, Sud éducation, FO, CGT éducation et FCPE)

Le service public d’éducation nationale dans le département de l’Hérault est arrivé à un point de bascule et peut-être de non-retour. Les réponses de l’administration ne sont pas à la hauteur et méconnaissent la gravité de la situation malgré les nombreux appels lancés.

Vous le savez très bien le département de l’Hérault se retrouve dans une situation économique et sociale très dégradée : un taux de pauvreté supérieur à 19%, soit le 9ème taux de pauvreté le plus élevé de la France (Hors OM), sachant que 3 autres départements de l’Académie font partie des 6 premiers ; un taux de chômage de plus de 10%, qui est le 5ème taux de chômage le plus élevé de France (Hors Outremer) sachant que parmi les 6 premiers taux on trouve à nouveau 4 départements de l’Académie. Un département socialement sinistré dans une Académie sinistrée.

C’est pourquoi, Monsieur le Préfet, nous, organisations syndicales des personnels de l’éducation nationale et fédérations de parents d’élèves, voulons solennellement vous interpeler.

1/ En premier lieu, Monsieur le Préfet, nous voulons vous interpeler sur la situation catastrophique de l’école inclusive dans le département de l’Hérault.

En cette rentrée, de nombreuses remontées des écoles, des collèges et des lycées partout dans le département nous alertent de la dégradation des conditions de l’inclusion dans notre département. Vingt ans après la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, l’administration fait des choix inadmissibles tant pour la qualité de l’enseignement et de l’accompagnement des jeunes en situation de handicap que pour les conditions de travail des personnels. Nous sommes très loin de ce que peuvent offrir les grands pays développés. Nous sommes très loin de pouvoir garantir une inclusion réussie et émancipatrice à tous et toutes nos élèves. L’inclusion est une condition indispensable à la démocratisation de l’école et à la réussite pour tous et toutes. Mais elle doit se faire avec les moyens nécessaires et avec des personnels accompagnants reconnus, formés et recrutés comme fonctionnaires de catégorie B. Il est temps de créer des postes d’AESH, avec un vrai statut, en nombre suffisant et d’accueillir les élèves en situation de handicap dans les meilleures conditions possibles.

Or, le bilan concernant l’école inclusive en cette rentrée scolaire est accablant.

Un manque criant d’AESH. Il manque des AESH dans un tiers des écoles, des collèges et lycées du département. En cas d’absence, les AESH ne sont pas remplacées et les élèves sont redéployés, parfois déscolarisés. Alors que les besoins sont toujours criants et que le dernier constat ministériel est celui de plus de 40 000 élèves en situation de handicap qui restent non scolarisés faute de personnels assez nombreux pour les accueillir et les suivre, le projet de budget prévoit seulement 1200 créations d’emplois d’AESH, soit moins que l’an dernier (2000) et l’année précédente (3000). Il est plus que jamais nécessaire de recruter en nombre des AESH pour leur permettre d’exercer leur mission d’accompagnement des élèves en situation de handicap et de respecter les notifications de ces derniers.

Le manque d’AESH amplifié par le choix de privilégier les AESH-i, se fait au détriment des élèves notifiés d’une aide mutualisée, en dépit du respect du cadre légal. Des élèves aux suivis individualisés ne peuvent avoir toutes leurs heures d’accompagnement. Certaines classes voient s’entasser des enfants aux suivis mutualisés jusqu’à sept, parfois huit élèves, pour qu’ils bénéficient de quelques minutes d’aide humaine. Dans certains établissements ou écoles, des élèves ont à peine 1,3 heures d’accompagnement en moyenne. Beaucoup d’élèves en notification M ne sont pas du tout accompagné·es ou souvent 30 minutes ou 1 heure par semaine. Dans certaines écoles de l’Hérault, il y a jusqu’à 15 élèves non accompagnés ! Or, l’administration considère qu’à partir du moment où un élève est pris en charge en mutualisé juste une heure, on estime qu’il est accompagné !

La prise en charge des besoins éducatifs spécifiques des élèves n’est pas assurée de manière satisfaisante ni par l’Éducation Nationale ni par l’État français en général. Il est plus qu’urgent d’augmenter le nombre d’enseignant·es spécialisé·es et de psychologues scolaires pour reconstituer des RASED complets, assurer les missions en Ulis, en unités d’enseignement dans les ESMS et pour la prise en charge des élèves allophones. Des élèves qui ont une notification de la MDA pour une orientation vers des établissements médico-sociaux se retrouvent chaque année sans place à la rentrée. Selon vos derniers chiffres, ils sont 566 à être privés de leur droit à une scolarité à adaptée à leur handicap. De la même manière 117 élèves ayant une notification Ulis sont privés aussi de leur droit.

Les conditions de travail des AESH fortement dégradées. Les AESH, en majorité des femmes, subissent une précarité et des conditions de travail inacceptables. A cette rentrée, des AESH ont été déplacé·es d’écoles pour pallier le manque de personnels. Le nombre des signalements RSST soulignent l’ampleur de la maltraitance et des violences subies par les AESH ou des enseignant·es de la part d’élèves dont les besoins ne peuvent être sont pas à l’heure actuelle pris en charge par l’école malgré les adaptations et les aménagements. Qu’en est-il de la prévention dans ce domaine mise en œuvre par l’administration ? De plus, depuis la création du SIG AESH dans le département des Pyrénées Orientales, de nombreuses questions concernant les personnels AESH du département comme des autres de l’académie sont renvoyées sans réponse.

 

Nous organisations syndicales des personnels et fédérations de parents d’élèves tenons à exprimer notre très forte inquiétude sur la mise en place des PAS dans notre département. Si l’abandon des PIAL semble aujourd’hui nécessaire au vu de ses nombreux dysfonctionnement, la transformation programmée en PAS n’apporte à ce jour aucune garantie et aucune perspective d’amélioration concernant les conditions d’exercice des personnels et la qualité des accompagnements proposés aux élèves. L’arrêt des PIAL après seulement quelques années d’existance est un puissant aveu d’échec de la part du ministère. Les PAS ne pourront en aucun cas être un « nouveau nom ». Avec la future présence de plus de 75 PAS sur le département, les besoins en enseignants spécialisés, le maintien et le renforcement des RASED, le recrutement massif d’AESH supplémentaires s’annoncent comme le minimum syndical pour assurer un réel changement dans les conditions de prise en charge des élèves à besoins éducatifs particuliers. On ne peut plus continuer à  pénaliser directement et davantage encore les élèves accompagnés par des AESH mutualisés.

 

Après le parcours du combattant mené par les parents d’élèves pour obtenir une notification MDPH, que répondez-vous quand les notifications ne peuvent pas être mises en œuvre, quand leurs enfants sont déscolarisés faute d’accompagnement adapté, que les parents doivent sacrifier leur vie professionnelle en raison de la défaillance de l’éducation nationale ? Certains parents ont encore l’énergie et les ressources pour se lancer dans un parcours judiciaire pour faire reconnaître leurs droits. Doit-on évoquer les discours inacceptables parfois tenus auprès de familles, qui devraient se contenter sans réagir de miettes d’accompagnement, voire se sentir coupables de demander le simple respect de leurs droits, sans que cela implique de priver d’autres familles des leurs, quand la répartition des AESH doit être rééquilibrée au gré des priorités d’attribution ?

C’est un signe fort que, dès la rentrée, les parents d’élèves se sont mobilisés pour alerter sur la pénurie d’AESH : collège Bazille de Castelnau-le-Lez, collège Jules Ferry de Montagnac, car c’est l’ensemble des parents d’élèves qui est maintenant conscient de la difficulté qui se rajoute aux autres que connaît déjà l’école publique. C’est toute la communauté éducative qui a besoin de signaux forts de votre part pour sortir de cette rareté maintenue artificiellement et contraire à l’atteinte d’une égalité des chances.

Plusieurs organisations syndicales ont déposé une alerte sociale en octobre.

Des établissements sont déjà entrés en grève depuis la rentrée : Grève au collège Les Escholiers de la Mosson le 2 octobre 2025, Grève au collège Fontcarrade le mardi 7 octobre 2025, Grève de trois jours au collège Louis Germain les 13, 14 et 15 octobre 2025, l’école Léo Mallet de Montpellier. A chaque fois l’administration a opposé un refus catégorique aux revendications portées, prétextant une « enveloppe contrainte » et une « impossibilité budgétaire » permettant d’y répondre. Nous dénonçons et refusons de subir davantage cette politique d’austérité qui met en péril l’égalité d’accès au service public et la qualité de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

 

2/ La situation du système public d’éducation nationale dans notre département ce sont aussi des vies scolaires mal dotées et un climat scolaire fortement dégradé.

La situation des vies scolaires est à cette rentrée très tendue dans de nombreux établissements de l’Hérault avec des AED en sous-effectifs, la multiplication des tâches demandées aux personnels, une absence de remplacement sur un temps complet, des CDI totalement aléatoires dans l’académie, une absence de revalorisation salariale pour les AED en CDI.

Les AED se retrouvent aux premières lignes en cas d’incivilités ou de violences, situations qui explosent dans les établissements au regard des faits d’établissement multipliés par 3 par rapport à l’an dernier. Depuis l’an dernier l’administration les exposent en plus à des situations toujours plus dangereuses lors des contrôles visuels des sacs aux entrées des établissements parfois même en présence des forces de l’ordre et des caméras de télévisions.

 

3/ En troisième lieu nous ne comprenons toujours pas Monsieur le Préfet le refus d’élargir l’éducation prioritaire dans le département de l’Hérault aux établissements qui le demandent depuis plusieurs années et qui en a pourtant bien besoin.

Dans le département, deux collèges de Béziers et de nombreuses écoles de secteur, ont un IPS inférieur à 75 et ne relèvent toujours pas de l’éducation prioritaire. Les collègues se mobilisent depuis plusieurs années, ils et elles ne cessent d’interpeller l’administration au niveau départemental, académique et ministériel, et rien ne bouge.  Les autorités s’obstinent à ne pas toucher à la carte de l’éducation prioritaire. Or, dans cette ville, comme dans d’autres d’ailleurs les logiques de l’entre-soi se développent et deux jeunesses cohabitent sans jamais se mélanger : les jeunes d’origine favorisée allant dans les établissements privés et les jeunes moins favorisés allant en masse dans les établissements publics. La relance de la politique d’éducation prioritaire comme élément majeur de démocratisation sociale et scolaire doit s’inscrire dans un plan de lutte contre les processus de ségrégation sociale et scolaire qui se mettent en place sur un grand nombre de territoires en lien direct avec la présence et la concurrence de l’enseignement privé. Monsieur le Préfet nous vous interpellons régulièrement sur ce sujet et rien n’avance pour la lutte contre la ségrégation sociale et scolaire.

N’oublions pas que notre département se distingue par le degré de ségrégation sociale très élevé de nos écoles. Sur 100 départements, l’Hérault arrive en 9ème place parmi les indices les plus élevés de France. Là encore les dotations reçues ne prennent pas en compte notre situation.

5/ Une sous-dotation en postes tant dans les écoles que les collèges et les lycées.

Dans le premier degré, on ne peut que constater le manque de moyens permettant de travailler dans des conditions acceptables : manque de remplaçants dès la rentrée de septembre (148 remplaçants affectés à l’année dès la rentrée), de nombreux RASED sont incomplets voire inexistants, les absences non compensées conduisent à une répartition des élèves, ce qui génère surcharge de travail pour les enseignants, anticipation impossible qui nuit aux apprentissages, l’augmentation des ruptures conventionnelles et des démissions révèlent la souffrance des personnels, le vieillissement de la profession et l’extrême féminisation de la profession. Précarisation accrue du métier. Le nombre d’élèves par classe hors éducation prioritaire n’a pas baisser voire même peut augmenter sur certains territoires et reste encore très élevée par rapport à la moyenne nationale et plus encore au regard de la moyenne européenne. Le remplacement est de plus en plus difficile : 148 remplaçant·es sont déjà bloqué·es à l’année dès la rentrée, soit 1/4 du personnel remplaçant départemental non disponible. Sachant d’autant plus qu’aucun poste de remplacement n’a été ouvert à la carte scolaire 2025. Dès que les épidémies saisonnières commencent, cela impacte le fonctionnement des écoles.

Dans le second degré, dans les collèges et les lycées : une dotation en heure poste par rapport au nombre d’élèves (H/E) très largement inférieure et de loin à la moyenne académique, un nombre d’élèves par enseignants au-dessus des moyennes nationale et académique. Pour faire face au déficit d’ETP estimé à 120 en ne tenant compte que des personnels enseignants pour retrouver un taux d’encadrement équivalent à celui de 2017.

 

6/ Enfin Monsieur le Préfet, si nous nous adressons à vous c’est que l’administration Éducation Nationale soit ignore nos propos soit nous apporte des réponses insatisfaisantes qui s’approchent parfois du mépris.

Il est choquant d’entendre dire qu’il y aurait trop d’élèves notifiés et trop d’AESH.

Il n’est plus acceptable d’entendre répéter un satisfécit général de la politique départementale en matière d’inclusion à l’école.

Oui des moyens supplémentaires ont été apportés mais ils ne permettent toujours pas de travailler dans des conditions acceptables (effectifs, RASED, remplaçants…) !

Oui 70 postes d’AESH ont été créés en deux ans, mais c’est tellement dérisoire au regard des besoins !

Oui il y a des difficultés à recruter des personnels, mais qu’est-ce qui est mis en place pour faire du métier d’AESH un métier attractif ?

Oui les AESH bénéficient dès leur accès à l’emploi de 60h de formation, dont 30 en présentiel, mais c’est tellement insuffisant et en décalage par rapport aux réels besoins des personnels en termes de formation !

Oui les AESH ont besoin de matériels pédagogiques !

Il n’est pas acceptable de s’entendre dire qu’outre le nombre d’AESH, l’école inclusive doit favoriser le tutorat entre élèves pour palier la manque d’AESH mutualisées !

Pire nous ne pouvons pas accepter d’entendre qu’un élève peut pousser le fauteuil de son camarade !

Monsieur le Préfet, les écoles, les collèges et les lycées du département ont besoin d’un plan d’Urgence.

Monsieur le Préfet, nous vous interpellons et nous attendons des réponses et surtout des engagements en termes de décisions et de moyens durables de la part du représentant de l’État, réponses et engagements que notre administration refuse d’apporter.


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La Ligue Des Droits de l’Homme 34 et les organisations syndicales signataires (CGT, FSU, Solidaires et UNSA) vous invitent, sur la base de l’appel suivant, à appeler vos organisations et vos adhérent.es à participer à un rassemblement : 

samedi 29 novembre,

à partir de 16h30,

devant l’hôtel de ville de Béziers.


Cet appel a vocation à être diffusé le plus largement possible à toutes les forces de progrès du département, du biterrois et plus largement de la région. Comme les années passées le maire de Béziers a décidé d’installer une crèche dans l’hôtel de ville de Béziers malgré le jugement du 18 février 2025 annulant sa décision d’installer tous les ans une crèche. Cette violation de la laïcité a été cassée chaque fois par le tribunal, mais cette année, c’est un jugement pérenne qui est délibérément violé. Depuis plus de 10 ans le maire de Béziers viole le principe de laïcité, l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905, dont nous célébrons les 120 ans, et le principe de neutralité en installant une crèche de nativité dans le Hall de l’Hôtel de ville, siège des services public. Le Conseil d’État, la cour d’appel et le tribunal administratif de Montpellier jugent cette crèche illégale, tous les ans, et tous les ans elle est réinstallée. Le Tribunal administratif de Montpellier ne juge pas la situation urgente et refuse de statuer rapidement, contrairement au Tribunal administratif de Nîmes qui juge pour la crèche de Beaucaire en 15 jours et condamne à 120.000 euros d’astreinte. Il est impératif de faire respecter la laïcité mais également l’État de droit et la séparation des pouvoirs, violée tous les ans par la réitération d’une décision illégale par le maire de Béziers.

Cette situation inédite de violation systématique de l’autorité de la chose jugée révèle que nos institutions de la Vème République n’ont pas prévu le retour de l’extrême droite au pouvoir et la mise en pratique de la pensée fondamentale de ce courant politique : la toute puissance du chef au delà de l’assemblée délibérante ou du juge. Cette année il ne s’agit plus d’une décision ponctuelle mais de la mise en œuvre de la décision du 10 mai 2023, prise pour toutes les années à venir par le maire et annulée par le tribunal administratif de Montpellier (TA Montpellier, 18 février 2025, n° 2303716). Ainsi il s’agit d’une violation directe de l’autorité de la chose jugée. Face à cette atteinte grave à la séparation des pouvoirs, que l’article 16 de la DDHC consacre comme une impératif structurel de l’existence de nos droits constitutionnels, face à l’atteinte directe à la laïcité qui est un principe nous permettant de vivre ensemble dans la liberté et le respect de la conscience de chacun.e, nous appelons les organisations civiles et politiques à soutenir cet appel et à venir nombreux manifester notre attachement à nos institutions et droits fondamentaux. Si les voies de droits demeurent inertes, nos voix sociales et militantes devront se lever.


Si le jugement n’est pas appliqué, l’intersyndicale – qui avait réussi la manifestation contre l’extrême droite à Béziers le 23 avril 2024 – appelle à un rassemblement le 29 novembre à partir de 16h30 devant l’hôtel de ville de Béziers à l’occasion de l’inauguration de la crèche illégale de nativité avec le soutien des organisations civiles et politiques.


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Le mercredi 15 octobre, le groupe départemental de suivi à la direction d’école (GDDE) s’est tenu à la DSDEN. Le SE-Unsa 34 y était présent et a participé aux échanges afin de faire remonter les problématiques liées à la direction d’école. 

Infolettre départementale

Le référent à la direction d’école explique que la 3ème infolettre va être envoyée. L’objectif est d’envoyer 3 infolettres par an.

Il précise qu’une partie juridique va y être ajoutée.

Il y a une volonté de proposer une infolettre « maternelle » et par la suite « parcours de l’élève et 1ère scolarisation (mater et CP) ». L’administration envisage également d’envoyer une lettre sur sur les spécificités du cycle 3.

Le SE-Unsa prend note de la volonté de cibler un peu plus l’infolettre. Nous serons toutefois attentif que l’infolettre ne perde pas l’esprit de départ qui était de communiquer sur des réussites. Le SE-Unsa sera vigilant à ce que  l’infolettre ne devienne pas un outil de transmission hiérarchique des nouvelles préconisations, recommandations et  injonctions.

Pole expertise direction

Plusieurs groupes de travail ont été réunis et ont travaillé sur différentes thématiques.

  • 1 fiche synthétique à l’attention des tuteurs de néo-directeurs
  • 1 film annuel « pédagogique » qui ne sera pas seulement fonctionnement de l’école
  • La préparation d’un GT sur l’écriture et la sélection de cas concrets proposés lors des entretiens pour la liste d’aptitude afin de cadrer et harmoniser les thèmes soumis aux candidats
  • Brique d’animation pédagogique : de plus en plus les directeurs devront animer un temps de travail en équipe. Fiche d’astuce pour relancer les débats, les recentrer, etc…
  • Parcours adapté pour les directeurs totalement déchargés qui souhaitent passer le CAFIPEMF. Actuellement pas adapté à des directeurs. La séance pourra être une animation de conseil des maîtres, de cycle…

Le pilotage pédagogique est un vrai sujet. L’administration constate qu’il y a des équipes dans lesquelles c’est plus rugueux  avec certaines réticences et où l’acculturation sera plus longue que dans d’autres écoles.

Pour le SE-Unsa, la formation des enseignants n’est pas dans les missions de la directrice ou du directeur d’école. Piloter n’est pas former et les directrices et directeurs ne sont pas des conseillers pédagogiques. 

Liste aptitude directeur d’école

La circulaire est parue dans le courant du mois de septembre.

Deux temps de recrutement les mercredis  19 et 26/11 sont prévus pour les entretiens . Actuellement l’administration est dans la phase d’identification des directrices et directeurs qui pourront composer les jurys.

La conduite d’entretien : Il y a une volonté d’assurer un traitement équitable entre tous les candidats. Une Commission d’harmonisation se tiendra avant le 15 décembre.

Les premiers jours de formation se tiendront les 15 et 16 décembre pour les candidats ayant reçu un avis favorable.

Il y a maintenant 2 ans, à l’issue des entretiens, le SE-Unsa était intervenu auprès de la Directrice Académique concernant le manque de considération et du manque évident de préparation et de coordination de la part de notre administration.  En effet les différences observées d’un jury à l’autre questionnaient  sur les attendus et sur la grille d’évaluation utilisée.

Le SE-Unsa se félicite donc de cette volonté d’harmonisation départementale afin que tous les candidats aient la même chance mais nous resterons toutefois vigilant sur le déroulé des entretiens grâce aux retours des candidats que nous aurons.

Missions référents direction d’école

Depuis la rentrée de septembre, une nouvelle référente à la direction d’école a été recrutée à 50% pour le Rectorat.

David Houbron a en charge l’accompagnement des directrices et directeurs, les visios du vendredi, la mise à jour sur l’espace nuage, l’infolettre et la participation aux formations

Sigrid Escudier a en charge l’ingénierie de formation, les  contenus et l’organisation et également  la participation aux actions de formation.

Concernant la participation aux formations initiales et continues, 3 publics cibles différents  :

  • Les « faisant fonction »
  • Les avis favorables inscrits sur Liste d’Aptitude
  • Les néos Directrices.teurs

Ils ajoutent qu’il y a également de plus en plus de formations en circonscription.

Pour le SE-Unsa , il faut mettre en place des parcours de formation pour les directrices et directeurs et leur laisser la liberté d’y participer ou non. Le SE-Unsa souhaite qu’une harmonisation départementale concernant la formation des directeurs soit faite car de trop grands écarts existent entre les circonscriptions.

Fiche sortie sur temps scolaire

Cette fiche est très utilisée. Elle permet aux directrices.eurs d’autoriser un élève à sortir sur temps scolaire sans PAP et PPS:

Fiche autorisation sortie sur temps scolaire règlement départemental

L’inspectrice adjointe précise qu’il faut vérifier la validité juridique du document. Dans l’attente on peut continuer à l’utiliser. 

Pour le SE-Unsa, cette annexe du règlement départemental des écoles, règlement validé en février 2024 en préfecture lors d’un CDEN (Conseil Départemental de l’Éducation Nationale) facilite le quotidien des directeurs d’école et doit être toujours utilisée. 


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