La réalité du travail des PEMF
Le travail d’un.e PEMF au cours d’une même semaine c’est :
- Être enseignant.e pour sa propre classe (préparation, correction, réunions…),
- Assurer le suivi de stagiaires,
- Intervenir à l’INSPE certains mercredis et/ou participer à des animations pédagogiques.
Le suivi d’un.e stagiaire implique le temps de déplacement pour la visite, la visite en elle-même, puis le compte-rendu de cette visite; et ce multiplié par le nombre de stagiaires en charge.
S’ajoutent également les temps d’échange et de coordination avec les autres membres de l’équipe de suivi.
Quel temps pour mener à bien la mission de PEMF?
Dans l’ensemble des départements de l’académie, les PEMF ont une journée de décharge par semaine. Seulement une journée pour mener à bien toutes ces tâches !
Comme tous les enseignant.es, les PEMF sont animé.es d’une grande conscience professionnelle, ils se démultiplient donc pour tout mener à bien. Et ce, au détriment de leur santé et de leur équilibre Vie pro/Vie perso !
La grande majorité des départements en France octroie 33% de décharge aux PEMF. Pourquoi n’est-ce pas le cas dans l’académie d’Orléans-Tours ?
Le SE-UNSA agit pour les conditions de travail des PEMF
En 2024-2025, les PEMF du Loiret avaient adressé un courrier d’alerte au DASEN du Loiret. Le SE-Unsa avait soutenu leur démarche et avait revendiqué une hausse de la quotité de décharge.
Nous avions aussi insisté sur l’importance de donner la possibilité aux PEMF qui n’occupaient pas de postes de Maitres-Formateurs, d’exercer leurs fonctions depuis leur poste d’adjoint s’ils le souhaitaient, et de leur donner la décharge correspondante. Car il y a de plus en plus de stagiaires et toujours moins de PEMF. Ce n’est pas tenable ! Nous avions obtenu cette revendication.
Nous n’avions par contre pas obtenu l’augmentation de décharge à la hauteur des 33% revendiqués.
Cette année, C’est académiquement, pour tous les PEMF de l’académie, que le SE-UNSA Orléans-Tours réclame que les PEMF puissent bénéficier de 33% de décharge.
Chaque DASEN, le recteur ont été destinataires de cette demande en cette fin de semaine.
Nous espérons que cette demande légitime ait une issue favorable pour la rentrée 2026. L’équipe du SE-UNSA Orléans-Tours est mobilisée en ce sens.