Bravo pour VOTRE mobilisation !
Nous n’ergoterons pas sur les chiffres de la police, du ministère ou des syndicats.
La mobilisation intersyndicale organisée ce jeudi 19 mars est une réussite.
Plus d’un millier de collègues, 1er et 2nd degré, mais aussi AESH, se sont réunis pour témoigner d’une détermination forte et d’un engagement collectif à dénoncer une situation et des conditions de travail inacceptables.
Cette participation significative confirme l’ampleur de la souffrance ressentie dans chaque école et établissement et la nécessité d’apporter des solutions, tant pour les élèves que pour les personnels.
Des réponses insatisfaisantes...
Toutefois, si les responsables académiques de l’Éducation nationale et de l’Agence régionale de santé (ARS) disent partager le diagnostic de la souffrance des collègues, la réponse de l’administration s’apparente à une fin de non-recevoir.
En effet, la principale réponse de l’EN est que plusieurs éléments relèvent du national et de consignes ministérielles, que la baisse de moyens est inférieure à la baisse démographique.
L’Agence régionale de santé (ARS), quant à elle, s’enorgueillit d’une augmentation de son budget qui serait passé de 1 milliard d’euros à 1.7 milliard en 5-6 ans.
M. Leclerc, IA-DASEN du Rhône, nous a certifié que les postes d’AESH existaient, mais qu’il manquait les personnes à mettre en face.
Preuve supplémentaire, s’il en est, de l’urgence d’obtenir un vrai statut pour les AESH !
L'avis du SE-Unsa du Rhône
Si nous pouvons nous réjouir d’avoir pu réunir les principaux acteurs de l’inclusion scolaire (Réprésentants du personnel, SG adjointe du rectorat, l’IA DASEN du Rhône ainsi que des conseillers en charge de l’école inclusive des trois départements et un représentant de l’ARS), c’est malheureusement la seule satisfaction de ce temps d’échanges.
Bien maigre bilan face à l’urgence du terrain.
En effet, la conclusion de cette audience est le constat d’une déconnexion alarmante.
Là où nous avons parlé souffrance des personnels, des élèves et des familles, on nous a répondu chiffres et tableau Excel.
Là où nous avons parlé d’urgence, on nous a répondu « temps long ».
Notre IA-DASEN tient un discours empathique et semble conscient des difficultés rencontrées, mais les actes tardent à venir.
Nous attendons des ouvertures d’ULIS TSA pour mettre fin au mélange des genres, des formations adaptées pour tous les personnels (enseignants et AESH), la création d’une brigade de remplacement pour les AESH et le respect des notifications.
Le SE-Unsa du Rhône reste mobilisé afin d’obtenir les moyens nécessaires pour un enseignement de qualité et des conditions de travail acceptables pour l’ensemble des personnels.