FSSSCT du 7/04
Réunion plénière : RPS, Plan canicule et DTA
Après la lecture de la déclaration préalable,
L’UNSA Éducation a tenu à rappeler que les mesures de carte scolaire peuvent majorer les RPS. La DASEN s’engage à mieux les anticiper et les atténuer.
L’UNSA Éducation rappelle que lorsqu’un·e collègue saisit un RSST, il doit être pris comme tel, et les supérieurs ne doivent pas le prendre comme une critique à leur égard. La DASEN répond qu’effectivement l’expression d’un RPS c’est quelqu’un qui ressent une souffrance, il faut la prendre en compte. L’UNSA Éducation est agréablement surprise d’entendre l’institution porter ce discours, c’est assez nouveau.
Lorsqu’un RSST est rempli concernant une violence, la Dasen invite à porter plainte, car c’est un élément réparateur. Elle dirige également les collègues vers le psychologue du rectorat, l’Assistante Sociale des personnels ou le réseau PAS MGEN.
Le SG étudie la possibilité de mettre un tel message à l’attention des personnels lorsqu’il rédigent le RSST.
La DASEN indique réfléchir à l’aménagement de scolarité pour les enfants éruptifs ; pour certains de ces enfants, les conditions scolaires ne pas les mêmes le lundi matin que vendredi après-midi où ils finissent par exploser.
Des problèmes liés aux conditions de travail (5 arrêts sur 10 ETP ça pose question) au DITEP ont été relevées. La DASEN a rencontré l’équipe. Elle y a suspendu les remplacements et retiré un poste dans une demande de rééquilibrage ARS/MEN, et de revoir le projet de l’établissement. L’Unsa Éducation reconnaît un geste fort, car depuis des années de nombreux soucis étaient soulevés. Le turn-over et la jeunesse des équipes sont un signe flagrant de manque d’attractivité.
La DASEN indique qu’une formation RPS a été déployée pour les chefs d’établissement comme les IENs qui l’ont appréciée.
Concernant le plan canicule, la DASEN indique être en contact avec la préfecture, l’Association des maires de France ruraux (AMFR) et l’l’Association des maires de France (AMF) et le Conseil Départemental avec lequel elle tient une réunion mensuelle pour les collèges. La cartographie des besoins (écoles et collèges, accueil de loisirs) est en train d’être établie. Il y a besoin de rénovation pour une meilleure ambiance thermique.
Déclinaison du plan amiante : il y a maintenant un nouveau logiciel. Les Assistants de Prévention de Circonscription (APC) doivent se rapprocher des écoles qui ont besoin de soutien et celles qui n’ont pas répondu. L’administration a été vigilante pour ne pas faire porter le poids de l’ »après » aux directions d’école. Ce sont donc les APC qui géreront lien avec élus, avant un éventuel soutien de la DSDEN, voire de la préfecture. Chaque école, chaque établissement dois disposer de la fiche DTA. L’UNSA Éducation regrette que le travail de recensement repose sur les directeurs.
Sébastien LG au nom de l’équipe du Se-UNSA 12
FSSSCT : GT des 2 et 7 avril
RSST, École inclusive, enfants éruptifs, AESH
L’UNSA Éducation a une fois de plus alerté sur le nombre trop important de situations où les conditions de travail rendent impossible l’exercice de notre métier. Les risques psycho-sociaux (RPS) sont les plus importants. Les collègues ignorent qu’ils peuvent (et devraient) faire reconnaitre un arrêt de travail comme accident du travail ; en effet cela permet que les soins engendrés par les conditions de travail soient prises en charge par l’employeur. Ce point n’est pas suffisamment rappelé aux collègues par l’administration.
Pour l’UNSA Éducation se faire taper ou insulter est déjà inacceptable mais pour les collègues c’est la double peine parce que la plupart vivent également la culpabilité liée à l’incapacité deprotéger les enfants placés sous leur responsabilité, qui se retrouvent en insécurité. Il faut donc revoir la procédure de visites des conseillers pédagogiques, elle-même culpabilisante. Nous avos besoin de soins pour l’enfant en question, pas de pédagogie. L’IEN ASH nous explique qu’il faut « montrer patte blanche » aux autres partenaires, montré que tout a été mis en oeuvre pour le soin, pour obtenir des avancées. Cependant elle reconnait le « sentiment d’efficacité professionnelle altéré sur l’école inclusive », et une souffrance établie et identifiée des PE comme des AESH.
L’UNSA Éducation insiste sur la problématique de certaines familles dont l’enfant relèvent de la MDPH, avec notification, mais qui refusent l’orientation et préfèrent l’école ordinaire, pourtant inadaptée à l’enfant. A notre demande de la possibilité de faire une Information Préoccupante (IP), l’IEN adjointe à la DASEN répond positivement, selon les cas. Une famille qui ne donne pas les soins nécessaires à un enfant peut être sous le coup d’une information préoccupante pour carence éducative.
Les IENs comme les organisations syndicales s’interrogent : d’où vient la montée de tous ces élève éruptifs ? Ils ne relèvent d’ailleurs pas forcément du champ du handicap. L’UNSA Éducation demande donc quelles sont les solutions, quels outils pour ces enfants ? L’IEN ASH répond que la clé réside peut-être dans la transformation des PIAL en PAS. Un accompagnement par les pilotes se met en place, cette année il y eu déja 2 réunions de PIAL, avec les directeurs et chefs d’établissement. L’IEN ASH espère un meilleur accompagnement des familles comme des personnels avec cette nouvelle structure. Pour les enfants perturbateurs qui ne relèvent pas de la MDPH, le PAS pourrait être la solution ; un·e éduca·teur·trice, un·e coordina·teur·trice au courant de tout ce que nous avons au sein de l’école, et de ce qui existe en terme de possibilité de soins, mais également des structures éducatives lorsqu’elles existent. L’UNSA Éducation alerte les inspectrices ; les structures éducatives sont absentes de nombreux territoires notamment ruraux, et un personnel éducateur pour un PAS entier ne répondra pas aux besoins…
L’UNSA Éducation souhaite mettre le focus sur la situation particulière des AESH, personnels les moins bien payés et les plus précaires de l’Éducation Nationale. Ce sont pourtant les seuls personnels qui doivent être capable de prendre un élève en charge de la maternelle au lycée, aussi bien dans l’enseignement public et privé. Et qui n’ont même pas le droit à une formation continue alors qu’elles accompagnent des enfants aux besoins très variés. D’ailleurs la formation des personnels enseignants dans ce domaine est quasiment inexistante. L’UNSA Éducation constate que de nombreuses AESH se sentent seules ; quel accompagnement de l’institution est fait en cas de difficulté avec un·e élève, une famille, un autre personnel ? Nous avons eu vent d’AESH qui, dans l’enseignement privé, ont été invitées à faire la prière ou a qui on essayait de faire abandonner leur droit aux jours pour enfant malade.
Les inspectrices indiquent que dans le Volet Départemental de Formation (VDF), des formations ont été déployées à l’ensemble des direc·teur·trice·s, et de certain·e·s enseignant·e·s. Elle reconnaissent que pour le moment il n’y a rien pour les AESH à part les 60h de formation initiale et qu’elles sont conscientes du besoin de formation continue. La Dasen a d’ailleurs rencontré le ministre sur le sujet de l’école inclusive et a porté cette demande de formation continue, tout comme les organisations syndicales présentes. Pour la partie gestes professionnels, elles et ils peuvent s’appuyer sur les AESH référentes. Les pilotes de PIAL doivent les accompagner à l’entrée dans le métier, avec l’exercice de l’autorité fonctionnelle. L’IEN ASH remercie la FSSSCT. Grâce aux témoignages des représentant·e·s, aux RSST saisis, on mesure mieux les problématiques du terrain. Elle encourage les AESH à écrire à la ou au coordina·teur·trice et aux 2 copilotes (ou 3 quand il y a un pilote pour l’enseignement privé) en cas de problème. Par ailleurs le service de l’école inclusive (SEI) et la DIPAS ont essayé de simplifier les procédures, la prise en charge des arrêts de travail et des ASAs suite au GT. Une circulaire est partie la semaine dernière à destination des directions d’école et d’établissement et des IENs. Il reste encore un travail sur l’harmonisation des emplois du temps inter-degrés. L’IEN tient à souligner que dans l’Aveyron, la MDPH rédige les PPS en rappelant les missions des AESH, ce n’est pas le cas partout.
Le PAG (Plan accompagnement Global) émane également de la MDPH. Il peut être sollicité par l’enseignant·e référent·e. Ce plan permet de faire une synthèse du parcours scolaire et de soin, pour réunir les acteurs (EMS, Santé, École, SEI) autour de la table. Quand le SEI est invité, il y participe. Le PAG ne peut malheureusement pas répondre aux élèves éruptifs non reconnus par la MDPH, au grand regret de l’UNSA Éducation. En tout état de cause, l‘IEN ASH insiste sur le fait que l’enseignant doit rester maitre du collectif en terme de scolarisation. L’UNSA Éducation insiste qu’avec plus de formation continue, l’expertise des personnels de l’Éducation Nationale serait mieux reconnue par ses partenaires.
Sébastien LG au nom de l’équipe du Se-UNSA 12