Face au bilan ministériel des épisodes caniculaires, le SE‑Unsa a rappelé une évidence : sans moyens ni engagement politique, aucun « plan canicule » ne protège réellement personnels et élèves. L’adaptation du bâti scolaire ne peut plus être géré au coup par coup, dans l’urgence.

La coupe de 40 millions d’euros du plan canicule et les 190 millions pour 12 500 établissements, soit à peine 21 000 euros par établissement, sont dramatiquement insuffisants. Ils le sont dans l’Hexagone comme dans les territoires ultramarins, où la chaleur extrême rend l’urgence encore plus vitale. À cela s’ajoute un bâti scolaire trop souvent inadapté, incapable de garantir des conditions d’accueil à la hauteur des besoins des élèves comme des personnels.

L’avis du SE-Unsa

L’État laisse un bâti défaillant exposer personnels et élèves à des conditions dangereuses. Face à cela, le SE‑Unsa exige un plan pluriannuel ambitieux, des critères d’intervention transparents et une véritable coordination avec les collectivités. Ce plan devra s’appuyer sur une vision systémique du bâti scolaire, incluant salles de classe, espaces extérieurs, locaux administratifs et installations sportives.

Pour le SE‑Unsa, il est urgent d’arrêter de se reposer sur la bonne volonté des personnels et de mettre fin aux solutions de fortune.

Nous voulons un bâti digne et durable, réellement conçu pour tous et toutes. Il est temps que l’État adopte une politique cohérente, enfin à la hauteur des enjeux.


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