Arrêt maladie, CLM, CLD, temps partiel thérapeutique… Pas toujours simple de s’y retrouver ! Le SE-Unsa 987 fait le point sur les principaux congés maladie dans l’Éducation nationale et les solutions possibles pour préparer sa reprise.
Le congé de maladie ordinaire (CMO)
Le CMO concerne les fonctionnaires mais aussi les agents contractuels lorsqu’ils sont temporairement dans l’incapacité de travailler pour raison de santé.
L’arrêt doit être transmis à l’administration dans les 48 heures.
Pour connaître la durée, la rémunération, le jour de carence et les démarches, consultez notre article : Le congé de maladie ordinaire
S’agissant des congés pour raisons de santé et congé de maternité, les agents contractuels bénéficient des prestations de la CPS.
Le congé de longue maladie (CLM)
Lorsque la maladie nécessite des soins prolongés et présente un caractère invalidant, un fonctionnaire peut bénéficier d’un CLM jusqu’à 3 ans :
-
-
- 1 an à 100 % du traitement ;
- 2 ans à 60 % du traitement.
-
Le congé de longue durée (CLD)
Le CLD concerne certaines maladies graves et peut durer jusqu’à 5 ans :
-
-
- 3 ans à 100 % du traitement ;
- 2 ans à 50 % du traitement.
-
Attention : le choix entre CLM et CLD peut avoir des conséquences importantes sur vos droits futurs. Mieux vaut être accompagné avant toute décision.
Et après un congé maladie ?
Si votre santé ne permet pas de reprendre dans les mêmes conditions, plusieurs solutions existent : temps partiel thérapeutique, aménagement du poste, disponibilité pour raison de santé.
Chaque situation est différente.
Pour connaître vos droits, éviter une perte de rémunération et préparer votre reprise, contactez-nous : 987@se-unsa.org
L’avis du SE-Unsa
Être malade ne doit pas conduire à une double peine : subir la maladie et perdre une partie de sa rémunération ou de ses droits.
Le SE-Unsa dénonce la baisse de rémunération du congé de maladie ordinaire instaurée en 2025 ainsi que les réforme du temps partiel thérapeutique et des congés maladie de l’été 2026.
Nous revendiquons :
-
-
- une meilleure protection des personnels malades,
- le retour à une rémunération intégrale en CMO,
- un temps partiel thérapeutique accessible et protecteur,
- une véritable médecine de prévention,
- un meilleur accompagnement des personnels confrontés à la maladie ou au handicap.
-
La priorité doit être de prévenir, soigner et accompagner les personnels, pas de les pénaliser lorsqu’ils sont malades.