Certaines questions reviennent régulièrement en cette fin d’année, lors de nos différentes rencontres avec les AESH. Aussi, en syndicat utile, le SE-Unsa vous propose ci-dessous une petite compilation des questions les plus fréquentes.
Le SE-Unsa vous informe ...
Les AESH accompagnent les élèves en situation de handicap à la piscine, y compris dans l’eau quand c’est nécessaire en référence au projet personnalisé de scolarisation (voir Gevasco ou notification de l’élève).
Leur rôle se limite à l’accompagnement du ou des élèves en situation de handicap. Ils ne sont donc pas soumis à agrément puisque surveiller, encadrer un groupe ou animer un atelier ne fait pas partie de leurs missions.
La natation est une activité d’enseignement obligatoire.
Le trajet jusqu’à la piscine doit se faire avec la classe et sous la responsabilité de l’enseignant. Les AESH ne sont pas comptabilisés dans le taux d’encadrement.
En cas de problématique de santé, un AESH qui serait dans l’incapacité de se baigner ou de se rendre à la piscine doit en apporter la preuve et demander à sa hiérarchie de le remplacer sur cet accompagnement.
Les heures sont à effectuer en dehors du temps d’accompagnement de l’élève.
Elles ne sont pas des tâches administratives sauf si elles sont en rapport avec les élèves accompagnés.
Elles servent à la préparation des séances, adaptation des documents pédagogiques, participation à des actions de formation en dehors du temps d’accompagnement (temps d’information sur le handicap, temps de réunion avec l’équipe éducative, etc…)
Elles correspondent aux 5 semaines de travail payées hors accompagnement des élèves et sont calculées au regard de la quotité de travail inscrite sur votre contrat.
Les AESH peuvent participer aux sorties scolaires pour accompagner le ou les élèves en situation de handicap concernés.
Ils ne peuvent pas être comptés dans le taux d’encadrement et pour la surveillance des élèves de la classe entière. Seul l’AESH-co peut être comptabilisé dans l’encadrement de l’ULIS concernée.
- En cas de sortie scolaire sans nuitée, modifiant votre emploi du temps : il faudra effectuer une modification d’emploi du temps auprès du PIAL (envoi d’un mail groupé à son coordonateur PIAL/SEI et aussi au directeur ou à la directrice de l’école concernée ou de son chef d’établissement.
Les heures supplémentaires ne sont pas des heures connexes et peuvent être rattrapées ( dans l’idéal, mais pas nécessairement, sur la même semaine) .Cette récupération est organisée avec le directeur/chef d’établissement afin de nuire le moins possible aux besoins des élèves.
Les sorties scolaires avec nuitée se font sur la base du volontariat et les heures supplémentaires ne pourront donc pas être rémunérées ou rattrapées. Il faut que la direction envoie en amont l’emploi du temps pour cette sortie au coordonnateur du PIAL et au SAGAH car un avenant devra être signé.
À l’approche des examens de fin d’année (DNB, baccalauréat, CFG, BTS, oraux blancs…), les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) peuvent être mobilisés. Mais il convient de ne pas confondre accompagnement et surveillance : en aucun cas, un AESH ne doit être seul dans une salle d’examen avec un ou plusieurs candidats.
Le SE-Unsa vous propose un article spécifique à ce sujet ci-dessous.
Le SE-Unsa vous accompagne
Le vademecum (guide de gestion) académique, promis en décembre dernier se fait toujours attendre. Les besoins de relecture et de vérification invoqués par le rectorat sont entendables mais au bout du compte, ce sont les AESH qui sont impactées et qui voient leurs droits ne pas être respectés.
Par exemple, lorsqu’un coordonnateur PIAL indique que les heures supplémentaires réalisées au cours d’une sortie scolaire sont de l’ordre du bénévolat ou à déduire des heures connexes… (cf ci-dessus)
Faute de document de gestion clair, la gestion et l’appréciation de ces situations sont majoritairement laissées aux mains des directeurs et chefs d’établissement qui méconnaissent, faute de formation et d’information suffisante, le cadre d’emploi et de gestion des AESH. Cela entraine de fait une inéquité selon le lieu d’exercice des AESH.
Le SE-Unsa dénonce ce manque de clarté institutionnelle et revendique une publication au plus tôt du vadémecum rédigé en concertation avec les organisations syndicales représentatives des personnels.
Une question, un doute ? Vous pouvez contacter le SE-Unsa à 45@se-unsa.org