La CAPD a traité un recours de temps partiel, mais pas seulement ! À cette occasion, le SE-Unsa 21 a interrogé la DSDEN 21 : mouvement intra-départemental, gestion du remplacement, temps partiels, allègements de service, et bien d’autres sujets qui impactent directement votre quotidien professionnel.
Le SE-Unsa21 a également porté ses revendications, inscrites dans une déclaration liminaire forte, pour alerter une nouvelle fois sur la dégradation continue des conditions de travail dans notre département. Les chiffres du baromètre UNSA Éducation 2025 sont accablants : 66 % des personnels jugent leurs conditions de travail insatisfaisantes (contre 56 % en 2018), 37 % souhaitent quitter la profession pour un autre métier public, et 25 % envisagent le privé. En Côte-d’Or, la réalité est la même : les enseignants du 1er degré vont mal.
Mouvement intra-départemental 2026 : à améliorer !
Nombre de participant·es : 651 candidats (dont 237 obligatoires), 19 affectations par extension (= en dehors des vœux saisis)
Répartition des Titulaires de Secteur (TRS) par zone : 157 sur zone Dijon, 43 sur zone Beaune-Auxonne, 33 sur zone Montbard-Haute-Côte d’Or
Problème récurrent : Les affectations sur zone TRS mentionnent une circonscription de rattachement (ex: TRS Dijon Centre pour la « grande zone » TRS Dijon), créant de la confusion pour les débutants.
Revendications du SE-Unsa :
- Clarification des affectations dans les mails officiels : l’administration y apportera son attention pour 2027 (pour les TRS en particulier).
- Ouverture d’un groupe de travail départemental sur la circulaire mouvement départementale, pour adapter les nouvelles Lignes Directrices de Gestion Académique (LDGA) : ACCEPTE pour 2027
- Des points de mesure de carte pour 1 collègue qui voit son poste fermé en janvier Année N, réouvrir à titre provisoire en juin Année N, et pérennisé en janvier N+1 : ACCEPTE pour 2027
- Transparence sur les critères d’attribution de la bonification « priorité handicap », aujourd’hui trop restrictive. Rendez-vous en 2027 au groupe de travail avec le DASEN.
Remplacement : dégradations des conditions de travail et baisse de rémunération
- Des informations toujours incomplètes
Différence de traitement entre suppléance et renfort : L’administration a décidé la fin « temporaire » des missions de renfort qui ne sont pas du remplacement. Le SE-Unsa21 a rappelé que cette restriction n’avait fait l’objet d’aucune information auprès des Titulaires Remplaçants. Ils attendent toujours une communication officielle sur ces changements et sur les écarts de rémunération (ISSR/frais de déplacement). Aucune réponse concrète n’a été apportée en CAPD.
Transmission des informations : La personne remplacée n’est pas systématiquement informée des suppléances, en raison de contraintes techniques et réglementaires (un enseignant en congé maladie ne peut pas être contacté). Le SE-Unsa21 exige que l’information soit transmise à tous les acteurs concernés (remplaçant·e, remplacé·e, directeur·rice d’école).
Niveaux de classe : Bien que prévu dans les avis de suppléance, le niveau des classes à remplacer reste parfois absent ou erroné, forçant les TR à intervenir sans préparation. Une vigilance accrue sera nécessaire à la rentrée, et le SE-Unsa21 a demandé des informations fiables.
Revendications du SE-Unsa :
- Retour aux zones de remplacement par circonscription (et non plus par département).
- Communication systématique à tous les personnels concernés.
- Versement automatique de l’ISSR pour toute suppléance (et pas de restriction en cas de renfort, ESS, soutien à EBEP…).
- Augmentation du nombre de TR pour répondre aux besoins croissants.
- Des conditions de travail dégradées pour les remplaçant·es
Les TR subissent une dégradation continue de leurs conditions d’exercice :
– Départementalisation des zones → déplacements accrus et fatigue.
– Remplacements dans des classes sans repères (élèves sans enseignant·e titulaire depuis des mois).
– ISSR versée ou non selon les missions → injustice et insécurité financière.
– Mobilisation possible les mercredis pour des collègues TR sur un poste à 4 jours → non-respect de leur organisation personnelle à partir de la rentrée 2026.
Solution proposée par le SE-Unsa21 : Mobiliser les 5 % supplémentaires dus par les collègues en temps partiel à 80 % hebdomadaire*. PAR EXEMPLE : 25 collègues à 4 jours suffiraient à couvrir les 160 jours de remplacement nécessaires pour le dispositif « Au cœur de la classe » cette année.
*Souvenez-vous la pétition du SE-Unsa21 aux 1000 signatures > Où en est-on ?
Temps partiel : « LE » recours traité en CAPD !
L’administration a autorisé toutes les demandes de temps partiels du département pour la rentrée 2026, de droit ET sur autorisation. Seules deux collègues ont vu leur quotité modifiée. Il faut reconnaître que cela n’a pas toujours été le cas, mais cela ne signifie pas non plus que l’année prochaine il en sera de même !!!
La CAPD a traité un recours pour un refus de demande de temps partiel à 80% hebdomadaire, revendiqué par le SE-Unsa21 avec force depuis 2024, comme il a pu exister dans notre département. L’administration refuse le débat sur cette modalité ! « C’est trop compliqué à organiser et les collègues n’assureraient pas les 5% dus » !? Quelle vision insultante des professionnels que nous sommes ! Pour permettre aux collègues d’accéder à ce temps partiel sur-rémunéré à 85.7% malgré tout, elle acceptera l’accès au 80% annualisé (1 période libérée sur 5) pour les 3 autres départements de l’académie (58, 71, 89) à la rentrée 2027. L’administration n’a pas la volonté actuellement de faire avancer ce dossier ? Nous avons mis le pied dans la porte, nous continuerons à le revendiquer le 80% hebdomadaire !
– Temps partiels thérapeutiques : 14,23 ETP* au 31 mai 2026, en constante augmentation → un signal d’alarme. (*Equivalent Temps Plein)
– Temps partiels de droit/sur autorisation : 31 demandes acceptées de droit, 36 demandes acceptées sur autorisation (toutes acceptées).
– Temps partiels et santé au travail : des aménagements vitaux, mais insuffisants !
– Allègements de service : Les refus médicaux proposent parfois des alternatives, mais les mesures transitoires ne suffisent pas face à la dégradation de l’état de santé.
LA revendication du SE-Unsa21 depuis 2024 : L’accès au temps partiel à 80 % hebdomadaire pour TOUS les enseignants de l’académie ! Vous le demandez : vous avez été plus de 1000 à signer notre pétition ! Déjà appliqué dans 22 académies sur 24 pour le 1er degré, et partout pour le 2nd degré sur tout le territoire hexagonal : Pourquoi pas en Côte-d’Or ?
Pourquoi le 80% hebdomadaire ?
- Équilibre vie pro/vie privée sans sacrifice salarial.
- Réponse aux inégalités femmes-hommes (la majorité des temps partiels sont féminins).
- Conformité avec le plan académique 2025-2027 (égalité professionnelle).
- Solution aux besoins de remplacement (libération de jours supplémentaires).
Aquité : existe dans 22 académies sur 24 pour le 1er degré, et partout pour le 2nd degré.
Les autres sujets abordés
Le SE-Unsa 21 ne lâchera rien !
La CAPD du 18 juin 2026 a confirmé les dysfonctionnements persistants : opacité dans la communication des remplacements, interrogations sur la prise en compte/ou non des situations de handicap pour le mouvement, et difficultés pour obtenir des aménagements de temps de travail. Les temps partiels thérapeutiques en hausse (14,23 ETP contre 9 fin 2025) et les démissions (10 au 31 mai) témoignent d’un épuisement professionnel croissant.
Dans ce contexte très préoccupant, les réponses institutionnelles restent insuffisantes pour améliorer la qualité de vie des personnels. Le SE-Unsa 21 réaffirme ses revendications : dialogue social, moyens accrus pour le remplacement, amélioration de la rémunération, égalité d’accès au temps partiel 80% hebdomadaire…
Le combat continue avec le SE-Unsa21 pour défendre vos droits et vos conditions de travail.