EN CE MOMENT : bonne rentrée à tous et toutes !

Ce lundi 7 septembre, deux lycées de l’Hérault ont dû interrompre les cours en raison de températures devenues incompatibles avec de bonnes conditions d’apprentissage et de travail. Une situation exceptionnelle… mais qui pose une question de fond : nos établissements sont-ils prêts à faire face à des épisodes de chaleur qui pourraient devenir plus fréquents ?

Lundi après-midi, les cours ont été interrompus au lycée Jean Monnet à Montpellier et au lycée Joliot-Curie à Sète. Dans ce dernier établissement, les températures ont atteint 35 à 36 °C dans certaines salles, avec une température allant jusqu’à 37 °C du côté de l’internat. À Sète, près de 1 900 élèves étaient concernés.

Face à des élèves et des personnels éprouvés par la chaleur, les directions ont fait le choix de suspendre les enseignements, en lien avec le rectorat.

Cette décision était nécessaire. On ne peut pas demander aux élèves d’apprendre et aux personnels d’enseigner dans des salles où la chaleur rend les conditions de travail extrêmement difficiles.

          Des établissements qui doivent s’adapter

La question n’est donc plus seulement de savoir quoi faire lorsqu’une canicule survient.

Il faut aussi se demander comment permettre aux élèves et aux personnels de travailler dans des conditions acceptables lorsque les fortes chaleurs deviennent récurrentes.

Rafraîchissement des locaux, végétalisation des cours, isolation, ventilation adaptée, accès à l’eau, aménagement des horaires ou encore protocoles clairs en cas de fortes chaleurs : les solutions existent.

Mais elles nécessitent des investissements et une véritable stratégie d’adaptation des établissements scolaires au changement climatique.

L’épisode de lundi nous rappelle une chose simple : la qualité des apprentissages dépend aussi des conditions matérielles dans lesquelles ils se déroulent.

     

                      L’avis du SE-UNSA

Suspendre les cours lorsque les conditions deviennent intenables était nécessaire. Mais cet épisode doit nous alerter.
Pour le SE-UNSA, il faut désormais anticiper et investir dans des solutions concrètes : rénovation des bâtiments, végétalisation, ventilation et adaptation des horaires.

Fermer quand il fait trop chaud, c’est nécessaire. Adapter durablement nos établissements, c’est urgent.


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