Les Enseignants référents pour les élèves en situation de handicap (ERSEH) dénoncent depuis plusieurs années la dégradation de leurs conditions de travail. Le nombre d’élèves à suivre sur leurs secteurs respectifs ne cesse d’augmenter, rendant impossible la réalisation de leurs missions pour chacun d’entre eux. Chaque année, bon nombre d’élèves restent donc «laissés pour compte» et bon nombre de sollicitations de familles ou d’équipes restent sans réponses.
En cette rentrée, ils sont en plus confrontés à la perte de leur outil de gestion (AGESH) programmée pour décembre et vont devoir, au pas de charge, s’approprier un nouvel outil : le module ERSEH au sein du LPI (pas encore complètement opérant).
Ce changement est dicté par la nécessité de conformité pour pouvoir renseigner l’enquête annuelle DGESCO qui a été modifiée. Priorité absolue pour le Ministère ! Cela vient alourdir considérablement leur charge de travail administratif, au détriment de toutes les autres tâches en lien direct avec le suivi des élèves.
Copie à rendre courant janvier !
Comme souvent, l’introduction de ce nouvel outil se fait dans un timing contraint qui vient percuter une période intense pour eux (gestion de toutes les situations d’orientations spécialisées, induite par le calendrier des MDPH/MDA en perspective des affectations pour la rentrée 2027). Ils vont devoir faire des choix : répondre à la commande ministérielle ou se concentrer sur leur cœur de métier, à savoir les élèves, leurs familles et les équipent qui les accueillent. Gérer l’intégralité des deux, de front, ne sera pas possible à moins d’empiéter fortement le temps de vie personnelle.
Visioconférences et autres classes virtuelles se succèdent depuis la fin de l’année scolaire dernière. Loin d’être rassurantes, elles renforcent le stress, l’inquiétude de ne pas pouvoir faire face, le découragement, surtout pour les collègues qui prennent leurs fonctions sur le poste cette année.
Chantilly sur la coupe : comme chaque année, l’IMP en lien avec la fonction ne leur a pas été versée ce mois-ci … rétroactivité au mieux en novembre, voire décembre. Ce n’est pas comme si le coût de la vie et celui du carburant baissait.
Le SE-Unsa académique dénonce ces nouvelles mesures aberrantes qui mettent à mal des collègues ERSEH déjà fragilisés depuis de longues années ! Le SE-Unsa national a été informé et notre rectrice le sera très bientôt.