Le compte-rendu
En déclaration préalable,
L’Unsa-Education a commencé par rappeler au Dasen que » Nous sommes là ; et nous sommes vraiment lasses et las…
Nous vivons dans des conditions de travail dégradées, voire empêchées par celles et ceux qui nous gouvernent.
Comme on ne nous répond jamais, nous nous sommes dit que nos revendications étaient peut-être extravagantes ou impossibles. Nous avons donc décidé de faire cette liste pour le père Noël… «
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Les réunions de la FS-SSCT sont un exercice assez répétitif puisque les demandes des élus des personnels avancent trèèèèès lentement… (Comme une vieille série télé de début d’après-midi, même si vous manquez un épisode, vous avez l’impression que l’intrigue n’a pas avancée).
A cette deuxième FS-SSCT de l’année, nous avons donc répété ce que nous disons à chaque FS-SSCT …
Même si à l’inverse du fonctionnement ministériel, les services de la Dsden sont à l’écoute et de bonne volonté, le manque de moyens empêche de concrétiser la plupart des demandes :
– Pour notre département, il faut des personnels avec un temps – réel – dédié : « on voudrait bien mais il faudra voir si nous pourrons avec la prochaine dotation…
– Des documents dédiés à la prévention, aux démarches, aux procédures existent mais sont inconnus : « vous avez raison… mais nous devons trouver un moyen pour dépasse nos contraintes techniques (notamment un « site » tout à fait inopérant) »
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Ensuite, un grand nombre de questions sont renvoyées à l’échelon académique : » ce n’est pas de noter ressort, c’est le rectorat… »
Par exemple, nous voulons préciser et organiser des règles pour les changements d’affectation des AESH… C’est à organiser au niveau rectoral
Autre exemple, avoir des précisions sur la saisie des « médiateurs académiques »…
L’Unsa-Education va donc relayer ces demandes à la FS-SSCT académique…
Déclaration préalable de l'Unsa
M le Dasen,
Mmes, M les membres de la formation spécialisée,
Nous sommes là ; et nous sommes vraiment lasses et las.
Là pour les élèves ; et lasses et las de nos conditions de travail,
Nous vivons dans des conditions de travail dégradées, voire empêchées par celles et ceux qui nous gouvernent.
Nous allions écrire « empêchés par tel ministre » mais peut-être a-t-il à nouveau changé ?
En répétant notre liste de revendications pour défendre et améliorer nos conditions de travail, comme on ne nous répond jamais, nous nous sommes dit qu’elles étaient peut-être extravagantes ou impossibles.
Nous avons donc décidé de faire cette liste pour le père Noël.
Comme nous sommes en décembre, il y aura surement plus de chances d’obtenir des améliorations d’un vieux barbu en traîneau, que d’attendre un budget correct pour le service public d’éducation.
Alors, nous voudrions (bon, comme c’est le père Noël on a demandé des choses peut être impossibles) :
– 1 – Un baccalauréat général qui ne soit pas modifié chaque année.
Et que s’il change (comme ajouter une épreuve de mathématiques en première) on l’organise avant que l’année commence ?
– 2 – Une voie professionnelle qui soit un vrai lycée, vraiment professionnel.
Maltraitance en stage ou absence en cours sont les deux impasses actuelles. Peut-on arrêter ce qui est reconnu par tous et toutes comme un échec ?
– 3 – Un diplôme National du Brevet qui ne change pas chaque année.
Et, s’il change, peut-on éviter de revenir à ce qui a déjà échoué ?
– 4 – L’abandon définitif du « choc des savoirs », notamment les groupe de collège. Ils ont échoué et doivent disparaître. Peut-on le dire aux personnels avant de préparer la rentrée scolaire 2026 ?
– 5 – A l’école (mais là, on est peut-être excessif) : on voudrait que chaque réforme soit faite avec les moyens nécessaires à cette réforme.
Par exemple, on dédouble des classes, on attribue des postes pour…
– 6 – Et pour les personnels, on voudrait :
– Un vrai statut pour les AESH,
– Des salaires corrects et des discussions annuelles pour y arriver rapidement,
– Un soutien et une aide lorsque nous sommes empêchés, agressés, violentés dans notre travail.
Enfin, nous nous sommes dit, quitte à demander, peut-être que cela arrivera jusqu’aux cheminées de l’Élysée et de Matignon…
– 7 – On voudrait un ministre qui assiste aux réunions (surtout quand elles sont décalées pour permettre sa présence, comme le dernier CSE).
– 8 – Un ministère qui organise, pour de vrai, les instances qu’il doit réunir (comme la formation spécialisée ministérielle).
Mais là, on frôle le surréalisme et vous comprenez bien que de telles extravagances ne se réaliseront pas en 2026.
Nous, pour les élèves, nous serons toujours là
Mais nous sommes vraiment lasses et las.