Le nouveau Directeur Général de l’AEFE Alexandre Morois a affiché une brassée d’intentions positives devant les organisations syndicales réunies pour l’entendre.

Le dialogue social devait être sincère, le fonctionnaire défendu, les réformes accomplies mais sans masquer ce qu’il y avait de positif dans ce réseau. Le nouveau directeur a affiché un attachement à l’équité entre les différentes catégories d’établissements du réseau.

Mais il y a parfois un écart net et tranché entre les paroles et les actes : le directeur général enchaîna ensuite sur l’annonce d’une réforme de l’avantage familial faisant fi de tous les travaux jusque-là réalisés à l’occasion d’une succession de groupes de travail. Une réforme qui sera, sans amendement, un recul pour les collègues.

Voilà le dialogue social subissant sa première embardée majeure. L’UNSA n’a pas manqué l’occasion de rappeler ses valeurs, celles de la défense du réseau et de ses personnels, l’attachement à l’équité entre les établissements ou le combat nécessaire contre l’extrême droite.

Mais notre organisation est sortie ébranlée de ce premier rendez-vous où nous serons passés de l’espoir à la déception en quelques minutes. Nous verrons demain lors de notre rencontre en bilatérale quelle sera la teneur de ces nouveaux échanges.


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COMPTE RENDU UNSA : Formation Spécialisée en matière de Santé, de Sécurité et des Conditions de Travail (F3SCT) de l’AEFE

Déclaration liminaire : L’UNSA a souhaité rappeler le contexte particulièrement anxiogène que traversent actuellement les personnels de l’AEFE.

Les réformes budgétaires engagées depuis plusieurs mois, les incertitudes concernant les rémunérations, les évolutions annoncées de certains dispositifs indemnitaires ainsi que les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la Protection Sociale Complémentaire (PSC) alimentent une dégradation sensible du climat social dans le réseau et dans les services centraux.

L’UNSA a également souligné l’importance de maintenir une politique ambitieuse en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, alors que de nombreuses équipes exercent dans des contextes géopolitiques complexes et parfois instables.

1. Actualités de l’Agence

Concernant le Moyen-Orient, l’Agence indique qu’aucune évolution particulière n’est à signaler à ce stade. En Iran, l’établissement de Téhéran poursuit actuellement son activité à distance. Les examens sont maintenus selon les modalités arrêtées par le ministère.

L’UNSA s’est associée aux préoccupations exprimées concernant la gestion des personnels dans les zones de conflit, la nécessité de procédures claires en cas de crise majeure mais aussi l’accompagnement psychologique des agents exposés à des événements traumatiques et la reconnaissance des risques liés au stress post-traumatique.

L’UNSA soutient l’ouverture d’un travail spécifique sur ces questions afin de mieux protéger les personnels concernés.

 2. Bilan du dispositif de signalement

L’UNSA s’interroge sur les critères de recevabilité en matière de harcèlement. Nous avons également demandé des statistiques détaillées par catégories de personnels et une analyse plus approfondie des écarts constatés entre signalements reçus et dossiers effectivement traités. Nous constatons également que la communication autour de ce dispositif demeure insuffisante dans plusieurs services et établissements.

Nous avons également souhaité tirer le signal d’alarme concernant les possibilités d’un harcèlement moral institutionnel. La Cour de cassation consacre la notion de harcèlement moral institutionnel au-delà du harcèlement interpersonnel classique. Cette décision ouvre une voie de responsabilité pénale pour les dirigeants, non seulement pour des actes individuels, mais pour des stratégies managériales globales et renforce l’obligation de prévention. Dans un contexte de réforme anxiogène pour l’ensemble des personnels du réseau, nous ne sommes pas à l’abri de dérives de ce type.

Enfin, nous nous réjouissons, après nos demandes répétées depuis des mois dans les différentes instances, que l’Agence s’engage à poursuivre les échanges dans le cadre d’un groupe de travail dédié.

3. Cellule d’écoute et de soutien psychologique

Le bilan 2025 confirme une forte sollicitation du dispositif, une prédominance des situations liées aux tensions organisationnelles et une surreprésentation des femmes parmi les personnes ayant recours au dispositif.  L’UNSA s’inquiète particulièrement de ce dernier point qui n’a pas connu d’amélioration ces dernières années.

4. Prévention des fortes chaleurs

Face aux nouvelles obligations réglementaires, l’UNSA a demandé la mise en place d’une politique de prévention structurée à l’échelle du réseau voire un suivi particulier des établissements exposés à des épisodes climatiques extrêmes. Il est aussi nécessaire de mettre en place des diagnostics des bâtiments et le cas échéant des mesures concrètes d’adaptation des locaux. Enfin, à l’UNSA nous pensons qu’il n’est pas possible non plus de faire l’économie d’une meilleure prise en compte des problématiques de bruit, de ventilation et qualité de l’air (taux de CO2 trop important). L’UNSA estime que le changement climatique doit désormais être intégré durablement aux politiques de prévention de l’AEFE.

5. Bilan Carbone de l’AEFE

L’Agence a présenté un point d’étape sur la réalisation du Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES). La collecte des données est désormais achevée et une restitution est annoncée pour septembre 2026.

L’UNSA regrette les délais particulièrement longs de réalisation. Nous avons spécifiquement demandé que les représentants des personnels soient associés à l’élaboration du futur plan de transition. Nous souhaitons également une intégration du sujet dans les CESCE. Et finalement, le plus important pour nous est la nécessité de former les personnels aux enjeux climatiques et de réinterroger l’Agence sur les moyens budgétaires et humains qui seront mobilisés. L’Agence a indiqué que la co-construction du plan d’action débuterait rapidement après la restitution du BEGES.

6. Plan de prévention des RPS en centrale / programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail / Mise à jour du DUERP de Saint-Ouen

L’UNSA a demandé l’intégration explicite des risques liés aux espaces de travail en open-space et l’intégration des risques psychosociaux (RPS). À la suite des échanges, l’Agence s’est engagée à compléter le document.

Nous avons également interrogé l’Agence pour avoir des précisions concernant les temps de repos pour les déplacements effectués par les personnels de Centrale. Nous avons signalé que la note de l’Agence à ce sujet était incomplète et méritait de mentionner plus explicitement les temps de repos pour les missions et déplacements temporaires.

7. Registres Santé et Sécurité

L’UNSA a salué la qualité du document récapitulatif transmis, l’amélioration du suivi des fiches RSST et le travail réalisé par les agents de prévention. Il a toutefois été demandé l’ajout systématique des dates de signalement et une réduction des délais de traitement, certaines situations demeurant ouvertes depuis plusieurs années.

8. Visite F3SCT du site de Nantes / Suivi de la visite du site de Saint-Ouen

La visite du site de Nantes s’est tenue le 9 juin 2026. Nous mettons en avant, avec l’ensemble des représentants des personnels, des points positifs tels que la qualité de l’accueil, certaines améliorations constatées depuis les précédentes visites et la volonté des équipes locales de faire progresser les conditions de travail. Néanmoins, certains points continuent d’attirer notre attention comme la présence persistante de moisissures, la vétusté de certains locaux et les dysfonctionnements répétés de certains systèmes de ventilation, les protections insuffisantes contre la chaleur ou encore le dossier amiante toujours en attente. L’UNSA a également attiré l’attention sur les difficultés de restauration rencontrées par les agents.

En ce qui concerne Saint-Ouen, plusieurs actions restent en attente et nous sommes intervenus au sujet des problèmes de température constatés lors de formations récentes ou les difficultés liées à certains équipements de salles de réunion.

Conclusion

Cette séance, la dernière en présence de l’actuelle Directrice Générale qui quittera ses fonctions aujourd’hui, a été marquée par des préoccupations fortes concernant d’une part la dégradation du climat social et d’autre part les risques psychosociaux qui peuvent prendre plusieurs formes :

  • Situations de crise qui nécessitent un accompagnement particulier des personnels confrontés à une dégradation de leurs conditions de vie et de travail.
  • Réforme en cours de l’agence et incertitudes quant à l’avenir de cette dernière générant stress parmi les personnels
  • Nécessité d’améliorer la prévention et le suivi des signalements.
  • Sans oublier les conséquences du changement climatique sur les conditions de travail

L’UNSA continuera à porter ces sujets lors des prochaines instances afin de préserver la protection et la santé et d’améliorer les conditions de travail de l’ensemble des personnels de l’AEFE.

 


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Madame la directrice générale, chers membres de la formation spécialisée,

Nous prenons acte de votre départ annoncé et souhaitons marquer ce moment avec la mesure et le respect qui s’imposent. Nous espérons que votre passage à la tête de l’Agence vous aura apporté des satisfactions malgré des désaccords persistants dans un contexte compliqué avec des difficultés majeures qui restent à dépasser. Votre départ ouvrira un nouveau chapitre que nous aborderons avec lucidité et détermination.

Les personnels sont plongés dans une profonde anxiété face à un avenir qui paraît brouillé. Pourtant tous, diplomates, personnels, parents, s’accordent à reconnaître la nécessité d’une diplomatie scolaire pour la France et la qualité de nos enseignements.

Les délibérations prises au conseil d’administration de décembre sont en train de produire leurs effets. Ces effets budgétaires sont de grande ampleur et les conséquences s’échelonnent sur plusieurs exercices comptables. L’effet en terme de RH est lui immédiat : les établissements et leurs personnels ont été placés d’emblée sous pression. Pression des parents qui pour une large majorité refusent de payer davantage le même service. Pression de Paris pendant le dialogue de gestion pour augmenter les tarifs et parfois planifier des premières suppressions d’emploi. Chacun se sent sur la sellette. Chacun a peur pour demain. Les informations en coulisses annoncent déjà une réforme de l’avantage familial et de l’ISVL. Il y a un effet de saturation qui monte. La capacité de chacun à digérer des changements et des reculs sociaux ou financiers n’est pas infinie. surtout quand on exerce dans un environnement international et des pays à la situation mouvante.

La réforme financière ne semble portée par aucune politique précise. Elle ne fait l’objet d’aucun cap rassembleur. Mme Cazebonne va proposer ainsi des pistes de réforme alors que les chantiers financiers sont déjà engagés. La réforme se résume à des économies comptables à cause des arbitrages négatifs qu’a subi le programme 185 face aux demandes de Bercy. Sur le sujet des pensions civiles, notons l’inconséquence immense de l’Etat employeur qui continue à prendre en charge directement les pensions des détachés directs et fera payer les établissements pour les autres. Deux poids deux mesures.

Une réforme ne peut être acceptée que si elle est comprise de tous, si elle répond à l’intérêt général et si elle oblige chaque personnel à regarder vers des buts et objectifs plus élevés. L’arithmétique de la calculette ne peut tenir lieu de politique. Dire à la tribune que nous sommes un réseau d’élite avec des personnels qui assurent sérieusement la mission qui leur est confiée et avoir dans le même temps la politique comptable d’une entreprise en difficulté est un immense paradoxe.

L’ironie de l’histoire institutionnelle fait que cette réforme financière arrive dans un moment où les agents sont fragilisés par une autre mesure, la PSC, qui aurait dû tenir lieu d’avancée sociale mais qui se révèle être l’inverse. L’Etat ne brille pas toujours dans la conduite de ses politiques et les incertitudes sur les remboursements ou le périmètre de prise en charge des soins ne pouvaient pas plus mal tomber que maintenant. Il faut aimer la peinture de Soulage, il faut aimer le clair obscur de Caravage pour ne pas désespérer d’aujourd’hui ou de demain quand l’ombre gagne.

Le populisme s’installe peu à peu dans l’hexagone, la peur de l’autre empoisonne les esprits, et nul ne sait vraiment quel sera le contour de la France de demain et de sa diplomatie. Celle du repli sur soi ou de l’universalisme préservé ? C’est davantage d’internationalisme dont nous avons besoin et ce réseau multiculturel et ouvert devrait être plus que jamais un symbole à défendre et un exemple éducatif à suivre !

L’Ambiance générale est en conséquence dégradée dans le réseau et en centrale, et quelques situations difficiles voire dramatiques persistent ou se font jour.

Allumons pour finir néanmoins quelques lumières dans la pénombre :
Nous remercions la direction pour la formation en premiers secours en santé mentale. La visite SST de Nantes a montré également beaucoup d’éléments positifs. Des outils existent aussi pour accompagner les agents : Papripact, Dispositif de signalement VSST, ligne d’écoute, plan de prévention : il est important d’avoir une attention particulière au bon fonctionnement de ces dispositifs.

Il faudra donc du courage collectif pour affronter la période actuelle. Pour allumer des lumières et ne pas laisser la chandelle s’éteindre.


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Réforme de l’Agence : où en sommes-nous ?

Vous le savez sûrement, en décembre, le Conseil d’administration a voté, à une très courte majorité, une série de mesures budgétaires qui feront porter une part des pensions civiles sur les établissements.

Cette décision lourde de conséquences commence à provoquer ses premiers effets : augmentation des frais de scolarité et suppressions de postes, aussi bien de détachés que de contrats locaux. Les premiers effets ciseaux se font eux aussi ressentir, les parents paient plus chers mais pour une offre éducative inférieur, suppression de classes et augmentation du nombre d’élèves par niveau ou par classe, suppression d’options, crédits en baisse pour les projets pédagogiques, etc…

S’ajoute à cette réforme budgétaire imposée par le MEAE, une mission dirigée par la Sénatrice Cazebonne qui a pour objectif de proposer, d’ici fin juin, des solutions pour une réforme structurelle de l’Agence. Nos inquiétudes sur une refonte des statuts et contrats et sur la pérennité de l’emploi ne nous permettent pas d’être favorable à cette réforme, l’Agence doit poursuivre son évolution dans le respect des personnels, de leurs statuts et de leurs emplois.

Nous en sommes d’autant plus convaincus que le dernier CA de l’Agence a fait état d’un exercice budgétaire proche de l’équilibre alors mêmes que les mesures n’ont pas encore été appliquées. Ainsi, pour l’UNSA, cette réforme n’est pas nécessaire et aujourd’hui tous les acteurs du réseau aussi bien représentants des personnels, représentants des associations de parents et élus des Français de l’étranger, tout le monde s’accorde à dire qu’il faut mettre un terme à cette réforme.

L’agenda politique en décidera sûrement autrement, les élections municipales sont terminées, la campagne présidentielle va démarrer si ce n’est déjà fait. Nous verrons bien qui prendra ses responsabilités et qui osera aller jusqu’au bout. En tout état de cause, nous avons surtout besoin aujourd’hui d’un nouveau projet financé et durable.

En tout cas, à l’UNSA, nous pouvons être taxés de démagogie ou d’irresponsabilité mais nous continuerons de dire qu’il s’agit de choix politiques et non d’un soi-disant problème d’argent dans les caisses. Quand le budget des Armées obtient, il y a peu, une rallonge de 7 milliards d’euros à son budget, la crédibilité de toutes les personnes qui fustigent la gestion de ce réseau ne sont plus crédibles. Il s’agit bien d’une volonté politique et de rien d’autre. 60 à 80 millions d’euros pour sauver ce « trésor national », ça ne représente rien !

Contexte local :

La mise en place de la réforme budgétaire entraîne nécessairement un surcoût pour les établissements. Aux Pays-bas cela se cumule avec les fermetures de classes et la concurrence du partenaire installé à Amsterdam, où l’EGD n’est pas propriétaire de la structure et doit également supporter les frais de loyer. En outre cela pose également des problèmes de rénovation, l’Agence n’étant pas prête à engager des frais pour des locaux qui ne lui appartiennent pas.

 L’inquiétude est également grande quant à la pérennité de certains postes si les besoins continuent de décroître, d’autant que les temps partiels pour raisons personnelles qui étaient jusque là acceptés ne le seront plus à la rentrée prochaine.

Enfin, même si la communauté éducative des EGD est rassurée à court terme en ce qui concerne le statut de l’établissement, la remise en question évoquée demeure une épée de Damoclès qui est source de stress et d’angoisse pour les collègues.

 

AF : avantage familial

Petit rappel, il y a quelques mois, nous avions abouti, à l’unanimité des organisations syndicales représentatives à l’Agence, une réforme de l’avantage familial qui permettait d’avoir plus d’équité à travers l’ensemble réseau. Dans les grandes lignes, cette réforme permettait de décréter la gratuité des frais de scolarité pour les enfants des personnels enseignants, et proposait une prestation familiale pour les enfants avant la scolarisation (entre 0 et 3 ans ou 6 ans si absence de maternelle) et post-bac jusqu’aux 21 ans de l’enfant si ce dernier est en poursuite d’études. On parlait alors d’une indemnité aux alentours des 450 euros pour les enfants post-bac.

Ce projet de réforme avait été balayé d’un revers de main par l’actuelle directrice de l’agence. Mais face à la nécessité de faire des économies, l’agence souhaite revenir sur sa décision et proposer une réforme de l’avantage familial. A l’origine ils voulaient une application pour la rentrée 2027 mais à ce jour nous n’avons pas du tout avancer sur ce dossier qui reste au point mort.

Autre sujet d’inquiétude parmi les collègues, l’augmentation des frais de scolarité, parfois conséquente à cause des mesures budgétaires prises en décembre. Rassurez-vous, vous percevrez la différence dans votre avantage familial. Chaque année un décret parait avec les nouveaux montants des frais de scolarité. Et c’est sur la base de ce décret que l’AEFE verse aux collègues l’avantage familial. Il se peut parfois qu’il y ait des retards dans la parution de ce décret mais vous bénéficierez du différentiel avec effet rétroactif si jamais c’était le cas à la rentrée prochaine.

ISVL : indemnité spécifique de vie locale

A ce jour le barème ISVL du mois de janvier n’a toujours pas été ratifié par la Direction du budget. Cela signifie que vous êtes toujours « bloqués » sur votre ISVL d’octobre.

Attention dans certains pays, le nouveau tendanciel et les nouveaux montants de l’ISVL entraineront des rattrapages sur plusieurs mois, rattrapages qui pourront être conséquents dans certaines zones ou pays. A ce jour les variations finales n’ont pas encore été appliquées.

PSC : protection sociale complémentaire

une avancée sur l’hospitalisation et la maternité, mais de nombreuses attentes demeurent

Réunie en Commission Paritaire de Pilotage et de Suivi (CPPS), il a été examiné un projet d’avenant au contrat de Protection Sociale Complémentaire (PSC) visant à améliorer la couverture des frais d’hospitalisation et de maternité à l’étranger. Ce dossier était particulièrement attendu par les personnels, qui dénoncent depuis plusieurs mois les insuffisances du dispositif mis en place au 1er janvier 2026.

Une réponse à une revendication portée par les personnels

La MGEN a présenté une proposition prévoyant la prise en charge à 100 % des frais réels liés à l’hospitalisation, aux accouchements, aux frais de maternité ainsi qu’aux transports rendus nécessaires par ces situations. Sont également concernés l’ensemble des actes de suivi de grossesse reconnus par le régime obligatoire français : consultations prénatales, échographies, examens biologiques et autres actes prévus dans le panier de soins.

Cette évolution constitue une avancée significative. L’UNSA a rappelé que la question de la couverture hospitalière figurait parmi les préoccupations majeures exprimées par les collègues depuis le lancement de la réforme.

Des limites importantes persistent

Si cette amélioration répond à une attente forte, elle ne règle pas l’ensemble des difficultés rencontrées par les agents. Les soins de ville, les médicaments, les soins dentaires et l’ensemble des dépenses de santé hors hospitalisation et maternité demeureraient remboursés à hauteur de 90 %. Les chambres individuelles continueraient d’être exclues du dispositif.

 

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Un déluge de récriminations : la PSC et son application nous empêchent de dormir depuis janvier . Et pourtant nous sommes attachés au système mutualiste. Nous croyons que la santé n’est pas un bien marchand et qu’on ne peut jouer avec. La PSC ressemble pourtant à un marché de dupes. Présentée comme une avancée sociale. Elle est pour l’instant un recul ou une source de complications. Chacun de nous a galéré devant les mystères abscons d’Ameli, découvrant atterrés des délais de remboursement à rallonge et un recul sur la couverture. Sans parler d’un prix en hausse.

Nous n’avons pas ménagé nos efforts depuis : avons interpellé les responsables des mutuelles, avons fait remonter vos interpellations et inquiétudes. L’UNSA, comme d’autres, a été active.

bilan : les lignes commencent à bouger. Pas assez vite et pas assez fort. mais elles bougent dans le bon sens : le compte rendu ci joint en témoigne.

PSC Santé AEFE : une avancée sur l’hospitalisation et la maternité, mais de nombreuses attentes demeurent

Réunie en Commission Paritaire de Pilotage et de Suivi (CPPS), il a été examiné un projet d’avenant au contrat de Protection Sociale Complémentaire (PSC) visant à améliorer la couverture des frais d’hospitalisation et de maternité à l’étranger. Ce dossier était particulièrement attendu par les personnels, qui dénoncent depuis plusieurs mois les insuffisances du dispositif mis en place au 1er janvier 2026.

Une réponse à une revendication portée par les personnels

La MGEN a présenté une proposition prévoyant la prise en charge à 100 % des frais réels liés à l’hospitalisation, aux accouchements, aux frais de maternité ainsi qu’aux transports rendus nécessaires par ces situations. Sont également concernés l’ensemble des actes de suivi de grossesse reconnus par le régime obligatoire français : consultations prénatales, échographies, examens biologiques et autres actes prévus dans le panier de soins.

Cette évolution constitue une avancée significative. L’UNSA a rappelé que la question de la couverture hospitalière figurait parmi les préoccupations majeures exprimées par les collègues depuis le lancement de la réforme.

Des limites importantes persistent

Si cette amélioration répond à une attente forte, elle ne règle pas l’ensemble des difficultés rencontrées par les agents.

Les soins de ville, les médicaments, les soins dentaires et l’ensemble des dépenses de santé hors hospitalisation et maternité demeureraient remboursés à hauteur de 90 %. Les chambres individuelles continueraient d’être exclues du dispositif.

Surtout, aucune amélioration n’est prévue pour les affections de longue durée (ALD) mais nous y reviendrons.

Une hausse des cotisations qui interroge

Cette amélioration de la couverture s’accompagnerait d’une augmentation des cotisations :

  • Adultes : de 150,27 € à 164,15 € par mois ;
  • Enfants : de 67,62 € à 73,97 € par mois.

L’entrée en vigueur est envisagée pour septembre 2026.

Si l’amélioration de la prise en charge hospitalière était nécessaire, l’UNSA reste attentive à l’impact financier de cette mesure pour les familles.

Une colère toujours forte sur le terrain

L’ensemble des organisations syndicales a rappelé l’ampleur du mécontentement exprimé depuis le début de l’année.

La pétition intersyndicale a recueilli plus de 3 000 signatures dans 158 pays ainsi que plus de 800 témoignages. Ces retours illustrent une perte de confiance importante dans le dispositif et un sentiment largement partagé de dégradation par rapport au système antérieur.

Les personnels dénoncent notamment :

  • des procédures de remboursement complexes ;
  • des demandes répétées de pièces justificatives ;
  • des délais de traitement trop longs ;
  • l’absence d’interlocuteurs clairement identifiés ;
  • des difficultés d’accès à l’information.

Pour de nombreux collègues, ces dysfonctionnements génèrent stress et inquiétude, au point que certains renoncent ou reportent leurs soins.

ALD : une revendication toujours d’actualité

L’argument avancé par l’opérateur sur sa non prise en compte repose sur l’absence d’équivalent juridique de cette notion à l’étranger. Pour l’UNSA, cette réponse ne peut être considérée comme satisfaisante au regard des réalités vécues par de nombreux collègues confrontés à des traitements particulièrement coûteux dans certains pays.

L’UNSA a insisté sur la nécessité d’apporter des réponses concrètes aux agents concernés par des pathologies chroniques.

Le cas du diabète a notamment été évoqué, certains traitements pouvant représenter des coûts extrêmement élevés selon les pays d’exercice. À ce jour, aucune solution satisfaisante n’a été présentée concernant la prise en charge renforcée des médicaments liés à ces pathologies.

L’absence de dispositifs de tiers payant dans de nombreux pays contraint par ailleurs les agents à avancer des sommes parfois considérables.

Régime obligatoire : le maillon faible du dispositif

Les échanges ont également mis en lumière les difficultés persistantes liées au régime obligatoire.

De nombreux collègues signalent des blocages administratifs, des difficultés d’utilisation des téléservices et un manque de lisibilité dans les procédures. Cette situation nourrit une véritable perte de confiance dans le système.

Il a été demandé la mise en place d’interlocuteurs spécialisés et clairement identifiés, tant pour le régime obligatoire que pour le régime complémentaire, avec une coordination effective entre les deux structures.

Des améliorations annoncées par la MGEN

Face aux nombreuses critiques exprimées, la MGEN a indiqué avoir renforcé son organisation en créant :

  • une cellule dédiée à l’accompagnement des agents ;
  • une cellule de suivi chargée des situations complexes.

Concernant Ameli, des évolutions sont annoncées en partenariat avec la CNAM afin de faciliter les démarches des personnels à l’étranger.

La MGEN a également précisé que la limite du portail ne concerne pas cinq factures mais cinq dossiers simultanés, chaque dossier pouvant comporter jusqu’à dix documents.

Prévoyance : une mesure favorable aux agents

Concernant la prévoyance, la DGAFP a décidé d’étendre à douze mois la période pendant laquelle les agents déjà en poste au 1er janvier 2026 pourront adhérer au dispositif sans questionnaire médical.

Cette décision répond à une demande portée par les organisations syndicales afin de préserver l’accès au dispositif pour tous les personnels concernés.

Position de l’UNSA

L’UNSA a voté favorablement à l’avenant permettant la prise en charge à 100 % de l’hospitalisation et de la maternité, considérant qu’il s’agit d’une avancée concrète pour les personnels et leurs familles.

Pour autant, ce vote ne vaut pas quitus sur le fonctionnement global du dispositif. Les difficultés liées aux remboursements, aux délais de traitement, aux ALD, au régime obligatoire et à l’accompagnement des agents demeurent nombreuses.

L’UNSA continuera d’exiger des améliorations rapides et durables afin que chaque agent puisse bénéficier d’une couverture santé efficace, lisible et adaptée à sa situation, partout dans le réseau.


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La Mission laïque française (MLF) a engagé depuis plusieurs mois un processus de cession de ses 9 établissements en Espagne. Entre juin 2025 et janvier 2026, cinq offres non engageantes avaient été reçues, confirmant l’intérêt porté à ce réseau scolaire. En mai 2026, deux offres fermes ont finalement été déposées, soulignant l’attractivité et le potentiel de ces établissements.

Selon la MLF, le processus de sélection s’est déroulé dans un cadre présenté comme « rigoureux et transparent », avec :

  • la mise en place d’un comité de pilotage dédié ;
  • l’accompagnement de conseils externes spécialisés (banques et cabinets d’avocats) ;
  • le respect de principes de confidentialité et d’équité de traitement.

À l’issue de cette procédure, le choix de la MLF s’est porté sur le groupement AFLEC/GEE.

L’AFLEC, partenaire historique de la MLF depuis 2000, gère déjà plusieurs établissements du réseau à l’international (Liban, Émirats arabes unis, Malte et Tunisie). Elle assurera la dimension pédagogique et associative du projet. Le groupe GEE, basé aux Émirats arabes unis, prendra quant à lui en charge la gestion juridique, financière et opérationnelle du réseau espagnol. Le financement de l’opération serait assuré intégralement sur fonds propres.

Des garanties annoncées… qui devront être suivies avec vigilance

La MLF indique avoir exigé trois garanties majeures dans le cadre de cette cession.

Une continuité sociale

La direction annonce le maintien des postes ainsi que le respect des dispositions applicables au droit espagnol. Les personnels détachés bénéficiant de contrats antérieurs à la limitation de durée du détachement conserveraient leur appartenance au « stock ».

Cette continuité sociale serait garantie pour une durée minimale de deux ans, le temps que le transfert soit pleinement effectif. Le contrat de cession prévoirait également une clause interdisant la revente d’un établissement par l’acquéreur. En cas de non-respect, la MLF pourrait engager un recours.

Pour l’UNSA, ces engagements devront être suivis de manière attentive et concrète. Les personnels ont besoin de garanties claires, durables et opposables, notamment sur :

  • la pérennité des emplois ;
  • les conditions de travail ;
  • le maintien des droits acquis ;
  • l’avenir des personnels détachés.

 

Une continuité pédagogique

Le projet présenté s’inscrirait dans la continuité des orientations pédagogiques de la MLF, avec une évolution progressive vers un enseignement trilingue.

L’UNSA rappelle que toute évolution pédagogique doit s’accompagner de moyens adaptés, de formations et d’un dialogue réel avec les équipes éducatives.

Une continuité partenariale

Enfin, un partenariat d’une durée de dix ans entre la MLF et le nouvel opérateur est annoncé afin de garantir une relation durable et structurée.

L’UNSA restera mobilisée

Cette opération marque une étape importante pour les établissements espagnols du réseau MLF et pour l’ensemble des personnels concernés. Dans ce contexte de restructuration du réseau, l’UNSA continuera de demander :

  • une transparence complète sur les conséquences de cette cession ;
  • des garanties pérennes pour tous les personnels.

L’UNSA restera pleinement mobilisée pour accompagner, informer et défendre les collègues à chaque étape de cette transition.

 


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Suite au boycott par les organisations syndicales de la Formation Spécialisée Santé, Sécurité et Conditions de Travail du 16 avril pour dénoncer la dégradation du dialogue social, l’instance s’est tenue le jeudi 7 mai.

Dans le contexte de tensions et conflits au niveau international d’une part, de la baisse des financements et du projet de réforme de l’AEFE impactant lourdement le fonctionnement des établissements d’autre part, l’ordre du jour était bien chargé. (cf. liminaire UNSA). Les modalités du dialogue social au sein de la F3S ont fait l’objet d’un échange au cours de l’instance.

Pendant le point d’actualité présenté par la directrice générale de l’AEFE, la situation au Moyen Orient a été présentée. 12 pays sont impactés par le conflit et près de 400 personnels sont concernés. On constate le départ de nombreuses familles et de grandes entreprises françaises sur le secteur. 

Selon les pays, certains établissements ont été temporairement fermés, et l’enseignement à distance a été mis en place quand les conditions l’imposaient. L’agence est pleinement mobilisée pour accompagner les établissements. Elle salue l’engagement et la résilience des équipes sur place. L’organisation des examens de fin d’année sur la région reste un sujet non tranché, le dialogue avec le MEN se poursuit sur ce point. Les déplacements des enseignants seront limités au maximum et certains examens se feront en visioconférence le cas échéant.

Les OS demandent si les plans de mise en sécurité ont été mis à jour dans ces pays. Ce point a été souligné par le secrétaire de la cellule de crise a répondu la directrice générale.

A signaler que sur le secteur Maghreb, d’après le retour de personnels sur place: des élèves auraient été “exfiltrés” d’un des établissements pour cause de non paiement des frais de scolarité. Nous avons dénoncé ces pratiques et considérons qu’un maximum de précautions doit toujours être pris pour protéger les élèves. La politique actuelle de l’AEFE: fortes augmentations des frais de scolarité, baisse du nombre de bourses attribuées, etc, risquent d’amener de plus en plus d’établissements à faire face à ce genre de situation.

Les représentants syndicaux alertent sur certains établissements pour lesquels il faut faire attention au dialogue social entre les différents acteurs si l’on ne veut pas que les situations dégénèrent et que l’instance centrale soit saisie.

La situation au Mali a également été abordée. Les rapatriements sont en cours. Les agents de l’AEFE travaillent H24 pour gérer et aider les rapatriements. Des personnels ont quitté le pays entre le 1er et le 3 mai. L’EAD est mis en place. Le ministère a encouragé le départ des français du MALI. Des postes D3 seront fermés à la fin de l’année scolaire. L’AEFE va essayer de les repositionner sur le réseau. Un lien sera fait avec le MEN pour aider la transition. Certains personnels sont en fin de mission ou partent à la retraite. Les OS demandent de faire preuve de bienveillance par rapport à l’EAD. 

À l’ordre du jour:

Les points suivants n’ont pas été abordés et sont reportés à la F3SCT du 11 juin 2026:

DUERP de Saint Ouen – Point sur le dispositif de signalement – BEGES : Bilan d’Émissions de Gaz à Effets de Serre de l’AEFE

Les points suivants ont été abordés:

1 – Les registres Santé et Sécurité au Travail des sites de St Ouen et Nantes ont été consultés. En général les réponses aux problèmes rencontrés sont apportées. 

2 – Décès à Madagascar. Une délibération a été votée et la F3SCT adopte le principe d’une « délégation d’enquête paritaire » en lien avec les missions de la personne décédée alors en poste au Lycée français de Tananarive. Cette enquête a pour mission de mettre à jour les éventuels facteurs professionnels ayant pu intervenir dans le décès de notre collègue. 

L’ISST recommande d’avoir un psychologue présent dans des cas similaires et que la vigilance des personnels doit se poursuivre au-delà des premiers jours.

3 – Visite du site de saint Ouen
Le bilan est positif. Les risques mentionnés ont fait l’objet de traitement. Concernant les risques psychosociaux liés au travail en flex-office c’est un sujet qui continue à faire l’objet d’une analyse auprès de l’agence.

4 – Déménagement des services centraux
Un bilan encore positif. Ce qui est conforme à la visite de site.  L’utilisation des softphone/linphone reste un point d’attention pour l’agence.

5 – DUERP (Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels) de Nantes
Un gros travail a été effectué par les agents de prévention. Il est prévu d’intégrer à ce DUERP un point sur la prévention des violences sexistes et sexuelles au travail.

Nous en profitons pour rappeler que ce document doit rester vivant et mis à jour régulièrement.  Il permet de document le traitement des signalements sur le registre SST.  C’est un relai avec le PAPRIPACT (Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail). Les OS demandent des moyens supplémentaires pour les assistants prévention car c’est un travail chronophage et complexe.

6 – Formation des membres des CHSCT locales
La rédaction d’un règlement intérieur des CHSCT est en cours de finalisation et devrait être diffusé prochainement dans les établissements.

Une capsule vidéo va être réalisée présentant les obligations inhérentes à l’instance. Pas de formation généralisée prévue pour le moment.

7 – Situation du Lycée Français de MALABO
L’Agence prend la situation très au sérieux. Il faut prendre le temps nécessaire pour comprendre la situation et l’objectiver. Une mission de la DRH est programmée pour le début du mois de juin. Un retour auprès de la F3SCT sera fait après cette visite.

8 – Réforme de l’AEFE et conséquences managériales
Dans le contexte budgétaire en tension croissante, les OS relèvent une hausse des signalements pour harcèlement et problèmes de management. Pourtant un guide de prévention a été élaboré en 2022.

Un avis est proposé au vote sur ce thème: Lien vers l’AVIS

Cet avis a été rédigé en intersyndicale et notamment avec l’implication du SE-UNSA, AI et SNPDEN pour l’UNSA. La direction de l’AEFE a remercié les OS pour cette rédaction.

9 – Amiante dans le réseau
Actuellement il n’existe pas de campagne systématique de diagnostic de présence d’amiante dans le réseau. L’AEFE avance le coût financier pour les établissements. Les OS disent qu’il est difficile de mettre en balance l’aspect financier et la santé des personnels et des enfants et rappellent que l’AEFE est responsable de la santé de ces agents. Un avis a été voté par les OS.

10 – Situation Lycée Blaise Pascal de LIBREVILLE
Suite à la saisine de l’instance centrale par la CHSCT locale il y a un an environ, l’établissement a fait l’objet d’un accompagnement particulier mais des difficultés persistent. Un audit RPS local doit être mené. La situation va bénéficier d’un suivi particulier.

11 – Point d’information suite à l’enquête protocole EPS dans les établissements
Les travaux effectués les années précédentes ont été peu suivis d’effets. Un GT est prévu le 16 juin.

12 – Formation des membres de la F3SCT en premiers secours en santé mentale
La formation est programmée la semaine du 18 mai. Il reste quelques places disponibles !

13 – Santé mentale des personnels dans le réseau
Le dispositif d’écoute actuellement en place arrive en fin de contrat. Un nouvel appel d’offres est en cours. Un dispositif de formation sous forme de webinaire se nommant VIVOPTIM est proposé par le MEAE. De nombreux facteurs sont à l’origine de difficultés psychologiques potentielles dans nos établissements. C’est un sujet sur lequel l’UNSA reste vigilant.

14 -Risque sismique Istanbul
La communication faite par l’ambassade a donné satisfaction aux collègues localement.

15 – Allocation pour les enfants des personnels du réseau porteur de handicaps
Des pages dédiées (1, 2))à ce sujet ont été mises à jour sur ORION.

16 -Caméras dans les établissements
Veuillez trouver sur ce lien la note de l’AEFE à ce sujet. Nous conseillons une grande vigilance sur l’application de ces recommandations.

17 – Charte des managers
Dans le cadre du plan d’action rédigé suite à l’enquête RPS menée au sein de l’AEFE la charte des managers a été diffusée. Cette charte implique une volonté d’engagement de la part des personnels concernés.

18 – Protection Sociale Complémentaire
Ce point a fait l’objet d’une question écrite préalable de notre part : 

La mise en œuvre de la protection sociale complémentaire est aujourd’hui défaillante : de plus en plus d’agentes et d’agents renoncent à des soins faute de pouvoir avancer les frais ou face à des délais de remboursement inacceptables. Les personnels cotisent pour une mutuelle dont ils ne peuvent bénéficier, au détriment direct de leur santé physique et mentale. L’UNSA demande quelles mesures l’Agence envisage pour remédier à cette situation? 

Réponse de l’AEFE :
Le déploiement du contrat santé obligatoire est en effet compliqué, consomme du temps aux deux employeurs MEAE et AEFE pour suivre, faire avancer et évoluer la qualité des prestations. Les services du ministère et de l’agence y travaillent collectivement et dans la transparence avec les représentants des personnels en CCPS.

Le MEAE et l’AEFE sont également en négociation pour faire évoluer le panier étranger vers du 100 % hospitalisation et maternité.

Malheureusement, la bascule MGEN régime de sécurité vers le site AMELI du 12 novembre 2025, est venue parasiter la mise en œuvre de notre PSC, avec de nombreux dysfonctionnements, dont l’impossibilité de création de compte pour les collègues de l’étranger faute de mise à jour de la carte vitale, des modalités de dépôt de demande de remboursement plus contraignante et un certain retard dans le traitement des remboursements impactant de fait celui de la mutuelle qui doit disposer du décompte sécurité sociale. Il convient que les agents fassent remonter les difficultés auprès de la DRH du réseau, qui relève tous les problèmes rencontrés auprès des interlocuteurs de la MGEN pour trouver une solution. 

 

Compte-rendu rédigé par Marlène Aussillou et Claude Bénard pour le SE-UNSA Hors de France


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Nous, agentes et agents du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger relevant du dispositif de protection sociale complémentaire (PSC), en poste à l’étranger comme en administration centrale, en avons assez : la réforme de la PSC était censée constituer une amélioration par rapport au système antérieur. Or force est de constater que la qualité du service s’est fortement dégradée.

Depuis la mise en place du nouveau dispositif de protection sociale complémentaire, nous rencontrons des difficultés importantes dans le traitement de nos demandes de remboursement de soins de santé auprès de la MGEN.

Les remontées sont nombreuses et convergentes :

  • des restes à charge de 10% très élevés dans certaines situations, notamment en cas d’hospitalisation ou de maternité à l’étranger, qui représentent parfois plusieurs milliers, voire dizaines de milliers d’euros. Certains agents indiquent reporter ou renoncer à des projets de parentalité ;
  • des délais de remboursement anormalement longs, en particulier à l’étranger, souvent supérieurs à plusieurs mois, avec pour conséquences des situations individuelles critiques ;
  • des contraintes techniques et administratives inadaptées aux réalités des postes à l’étranger (limitations dans le dépôt des demandes, complexité des pièces justificatives, multiplicité des interfaces…), qui compliquent les remboursements et nous placent dans des situations financières difficiles ;
  • des difficultés d’affiliation des ayants droit, ainsi que des problèmes récurrents de non-reconnaissance de la carte vitale et d’accès au tiers-payant ;
  • des difficultés à joindre les services compétents et à obtenir un suivi effectif des dossiers ;
  • un manque de visibilité sur l’état d’avancement des demandes, nous obligeant à multiplier les relances ;

Ces dysfonctionnements suscitent de fortes inquiétudes et nous mettent en difficulté, nous et nos familles. Ils sont d’autant plus graves que nous exerçons nos missions dans des pays aux contextes sécuritaires et sanitaires parfois dégradés, voire en situation de conflit, ou encore où l’accès aux soins est limité et les coûts médicaux particulièrement élevés. 

Le dispositif PSC étant obligatoire pour nous depuis le 1er janvier 2026, il implique en contrepartie un niveau de service conforme aux engagements contractuels. Nous devons nous rendre à l’évidence : ce niveau de service n’est pas aujourd’hui au rendez-vous. Nous rappelons que la mise en œuvre de la PSC engage à la fois l’opérateur MGEN et l’État employeur. 

En conséquence, nous demandons avec la plus grande force :

  • une révision du contrat sur la question du reste à charge de 10% du panier étranger en cas d’hospitalisation, de maternité et de situations médicales lourdes, afin de rétablir une prise en charge intégrale comme c’était le cas auparavant, sans surcoût pour les agents. Cette prise en charge intégrale doit être appliquée de manière rétroactive aux situations intervenues depuis le 1er janvier 2026 ; 
  • la réduction rapide et significative des délais de remboursement ;
  • la sécurisation des situations les plus sensibles (hospitalisations, maternité, situations d’urgence), notamment en limitant les avances de frais, et en prévoyant leur suppression en cas d’accident du travail ;
  • la mise en place de modalités de traitement adaptées aux spécificités des agents à l’étranger (souplesse dans les dépôts, simplification des exigences administratives, amélioration des outils numériques) ;
  • le renforcement des dispositifs de contact, incluant la mise en place d’interlocuteurs clairement identifiés, accessibles par téléphone et par messagerie et formés aux spécificités de nos conditions d’exercice, en capacité de traiter effectivement et efficacement les dossiers, avec des circuits dédiés pour les agents en France et pour ceux en poste à l’étranger ;
  • la simplification des procédures de remboursement et une clarification des circuits entre les différents acteurs, afin de mettre fin aux situations de réponses contradictoires et aux renvois entre services, qui placent les agents dans des impasses administratives kafkaïennes ;
  • la mise en place d’un suivi transparent des demandes, permettant aux agents de connaître l’état d’avancement de leurs remboursements ;
  • la mise à disposition d’une information claire, accessible et opérationnelle sur les démarches à effectuer, incluant des guides pratiques adaptés aux différentes situations (France/étranger), afin de permettre aux agents de comprendre et suivre simplement leurs demandes ;
  • enfin, l’organisation, dans les meilleurs délais, d’une réunion avec la MGEN, le ministère et les organisations syndicales représentatives, afin de présenter un plan d’action correctif concret, chiffré et suivi dans le temps.

Dans l’attente d’améliorations concrètes et rapides, nous exprimons collectivement notre mécontentement profond et notre lassitude face à une situation qui dure et appelons à des mesures immédiates. 

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La délégation UNSA a participé à une réunion d’échanges avec Mme la Sénatrice S.Cazebonne, dans le cadre de la mission qui lui a été confiée relative à l’avenir de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Le ton de l’échange a été cordial et la sénatrice prend conscience qu’une réforme structurelle prendra du temps. Elle proposera en conséquence plusieurs scénarii de réforme.

Cadre et objectifs de la réunion.

Cest la 2ème rencontre pour lUNSA. Cette rencontre s’inscrit dans une phase de concertation préalable à la remise dun rapport parlementaire attendu à court terme. Elle visait à recueillir les analyses, préoccupations et propositions des organisations représentatives, dans un contexte de transformation du modèle de l’AEFE. Les préconisations de réforme devraient être formulées pour début Juillet.

L’UNSA a rappelé son attachement à un dialogue social effectif et sincère, condition de réussite des évolutions envisagées.

Constats partagés issus du terrain

  • Déficit de représentation du terrain dans les instances de pilotage, malgré une perception parfois différente au niveau central ;
  • Fragilisation de la gouvernance et sentiment de désorganisation conjoncturelle ;
  • Climat dincertitude et de tension dans les établissements (fermetures de postes, réduction de l’offre pédagogique, contraintes budgétaires accrues, mécontentement des familles, pression médiatique et attentes en hausse) ;
  • Difficultés croissantes pour les classes moyennes, insuffisamment prises en compte dans les dispositifs actuels de soutien à la scolarité.

Points d’attention majeurs

  1. Équité des dispositifs indemnitaires
    Les discussions ont mis en évidence des écarts significatifs en ce qui concerne les prestations familiales selon les pays et les situations, susceptibles d’interroger le principe d’égalité de traitement.
    Mme Cazebonne engage une réflexion sur des scénarios alternatifs, notamment prise en charge directe de la scolarité (exonération pour les personnels), sous réserve de sécurisation juridique et fiscale (pouvant être considéré comme un avantage en nature).
  2. Modèle économique du réseau
    Mme Cazebonne précise que la soutenabilité du modèle repose de plus en plus sur les contributions des familles, avec un risque de dégradation de laccessibilité (éviction possible des classes moyennes progressivement) et de l’attractivité du réseau. Elle souhaite redonner une dynamique budgétaire, les économies à réaliser pour « éviter que les familles payent plus et que des professeurs n’aient à rentrer en France».
    Néanmoins le timing n’est pas bon pour aborder le sujet des EGD: « Transformer un modèle prend du temps ». Elle envisagerait davantage dans un de ses scénarii la création d’un opérateur à « deux têtes » : une régulatrice et une autre gestionnaire.  Ce serait un nouveau modèle dans lequel il y aurait moins de détachés. L’UNSA a fait part de ses réserves et a clairement marqué comme ligne rouge à ne pas franchir le statut des personnels détachés
  3. Ressources humaines et formation
    Réflexion sur l’organisation des fonctions de formation (évolution possible des missions des personnels dédiés) ;
    Enjeu d’attractivité et de fidélisation des personnels titulaires.
  4. Gouvernance et représentation

L’UNSA note que certaines pistes présentées relèvent encore d’hypothèses de travail, nécessitant des expertises complémentaires (notamment financières et juridiques, attendues via les inspections générales). Le sujet du résultat du compte financier a interrogé. L’AEFE a eu la main lourde en décembre en votant trois nouvelles contributions.

L’UNSA souligne l’importance :

  • d’une méthode fondée sur la concertation ;
  • d’une évaluation préalable des impacts et d’une transparence sur les contributions financières demandées aux établissements : le système actuel du « mille-feuille » financier est porteur d’iniquités car on a empilé les dispositifs et cela aboutit à des inégalités d’un établissement à l’autre.
  • Importance essentielle des ressources humaines du réseau (« nous sommes l’actif principal qui justifie les frais de scolarité »). Il faut à cet égard poser la question des détachés directs dans le réseau des partenaires car il est toléré par l’Education nationale et créé une iniquité de traitement avec les détachés AEFE (au niveau des pensions).
  • du respect des principes fondamentaux du service public posés à la création de l’agence en 1990 (Service public d’éducation à l’étranger, coopération éducative…).

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Mesures budgétaires

Les décisions prises à l’occasion du CA de l’AEFE de décembre dernier ont un impact majeur sur la pérennité de la MLF au travers de ces établissements partenaires. Rappelons que ces mesures budgétaires faisaient passer la participation de ces établissements de 2,5% à 4% sur les trois prochaines années et imposaient une participation à 4% pour les nouveaux partenaires. A ce jour, cela représenterait pour la MLF une perte de l’ordre de 3 millions par an. Le risque de disparition du réseau MLF est bien réel.

Pour tenter de contrecarrer ces mesures, la MLF a initié un recours avec d’autres établissements partenaires pour faire annuler les mesures budgétaires prises à l’occasion de ce Conseil d’administration de l’Agence.

Nous l’avons déjà signalé, mais il faut tout de même constater que beaucoup de voix s’élèvent pour dénoncer ces mesures budgétaires, aussi les représentants des personnels que des parents d’élèves, les élus des Français de l’étranger mais aussi les établissements partenaires du réseau qui se retrouvent pris au piège et mis en difficulté. Nous voulons tous, à l’exception de quelques élus et de la DGM, le retrait de ces mesures. Il est temps que ce gouvernement illégitime entende la voix des acteurs qui font vivre ce réseau au quotidien.

Proche et Moyen-Orient

Au Bahreïn et aux Emirats Arabes Unis (E.A.U) mise en place d’une cellule de crise interne dès le 28 février. La décision a été prise très rapidement de basculer en EAD (enseignement à distance). L’EAD se fait en synchrone, ce qui n’est pas sans poser de problèmes dus aux alertes répétées. Des bilans quotidiens sont effectués par les directions de ces établissements auprès des autorités locales. A ce jour, aucun élément ne laisse penser qu’une repise en présentiel pourrait être envisagée.

En Arabie Saoudite, les établissements de Riyad et Djeddah sont ouverts mais celui d’Al-Khobar est fermé à la demande de l’ambassade de France, qui considère que l’établissement est trop exposé de par sa situation géographique proche du Bahreïn et surtout proche du consulat américain. L’établissement est fermé bien qu’à ce jour aucune explosion n’ait été à déplorer dans cette ville. Ainsi, les familles poussent auprès du poste diplomatique pour obtenir la réouverture de l’établissement.

Au Liban, à ce jour les établissements de Tyr et de Nabatieh sont fermés. Quant au grand Lycée franco-libanais et l’établissement de Verdun, ils ont été alternativement en EAD et en présentiel ces dernières semaines. Il est à souligner qu’à l’occasion des réouvertures, les établissements comptaient jusqu’à 85% de présences ! En ce qui concerne l’établissement de Jounieh, il a, ces derniers jours, du faire face à des bombardements très proches du site. Enfin, le lycée Abdel Kader est, quant à lui, toujours réquisitionné pour y loger des réfugiés. Quelques classes, à examens le plus souvent, seront accueillis par l’établissement Verdun (qui accueillera aussi prochainement des classes de Nabatieh).

Espagne

La MLF est toujours engagée dans le processus de ventes. Le calendrier est quelque peu décalé mais des offres fermes ont déjà été reçues et plusieurs acteurs se sont montrés intéressés, sans que nous sachions qui et combien. La MLF a fixé la date du 1er juin pour présentation aux instances mais ce calendrier pourrait être revu en fonction de l’évolution de la situation au Proche et Moyen-Orient.  

La MLF assure que la continuité partenariale permet la préparation de la rentrée prochaine sans difficulté.

Maroc

Livraison d’un nouveau bâtiment pour l’établissement de Laâyoune.

Point étape sur le recrutement

Fermeture définitive de l’école d’Aberdeen (Ecosse).

Au Gabon (Moanda), deux postes d’enseignants contraints par la durée limité du détachement ont été conservés en disponibilité.

Pas de recrutement de nouveau détaché à Florence (Italie) cette année. Pour Séville, c’est l’établissement et non plus la MLF qui a géré seul son recrutement, donc nous n’avons pas l’info sur le recrutement dans cet établissement.

 

L’équipe du SE-UNSA Hors de France


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