Depuis l’entrée en vigueur des derniers accords sur la Protection Sociale Complémentaire (PSC), près de 2,5 millions d’agents publics bénéficient désormais d’une en charge à hauteur de 50% de leur complémentaire santé par leur employeur.

Pour les agents du ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse, des Sports et de la Recherche, cette réforme concerne également les retraités, mais avec des modalités spécifiques.

Un contrat collectif accessible aux retraités.

Les retraités de l’Etat peuvent adhérer au contrat collectif de complémentaire santé proposé par leur ancien employeur. Toutefois, contrairement aux agents en activité, ils ne bénéficient d’aucune participation financière de l’employeur.

Le montant de la cotisation évolue selon l’ancienneté dans la retraite et peut atteindre jusqu’à 175% de la cotisation de base après sept années de retraite. Des options complémentaires peuvent également augmenter le coût du contrat.

Comparer avant de choisir.

Avant toute décision, il est indispensable de comparer les garanties et les tarifs du contrat collectif avec ceux de sa couverture individuelle actuelle. Les niveaux de remboursement et les prestations ne sont pas toujours équivalents.

Aucune obligation d'adhérer:

Les retraités ne sont pas tenus de rejoindre le contrat collectif PSC du ministère. Ils peuvent conserver leur contrat individuel actuel sans aucune démarche particulière.

Attention au cumul emploi-retraite.

Les retraités qui reprennent une activité ouvrant de nouveaux droits à pension dans le cadre d’un cumul emploi-retraite intégral perdent la possibilité d’adhérer au contrat collectif réservé aux retraités.

Cas des adhérents MGEN

Pour les retraités actuellement couverts par un contrat individuel MGEN Santé Prévoyance, un retour à cette couverture reste possible pendant les 4 années suivant la liquidation de la retraite. Au-delà de ce délai, d’autres offres de couverture santé pourront êtr.e proposées par la MGEN

A retenir:

  • Le contrat collectif PSC est accessible aux retraités de l’Education Nationale.
  • Aucune participation financière de l’employeur n’est prévue pour les retraités.
  • L’adhésion est facultative.
  • Une comparaison attentive des garanties et des coûts est fortement recommandée avant tout changement de couverture santé.

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Les Résultats ?

Les résultats du mouvement INTER 2026 seront publiés le mercredi 11 mars à partir de 12h sur la boite électronique I-Prof.

Et après ?

  • La demande est satisfaite: tu dois  participer au mouvement départemental de mon nouveau département d’affectation.
  • Ma demande n’est pas satisfaite: tu peux demander un INEAT/EXEAT

Comment faire la demande d’INEAT/EXEAT ?

  • Faire un courrier manuscrit de demande d’EXEAT au DASEN du département d’origine sous couvert de l’IEN de circonscription.
  • Faire un courrier manuscrit de demande d’INEAT au DASEN du département d’accueil sous couvert de l’IEN de circonscription.
  • Remplir le formulaire administratif.
  • Joindre tous les justificatifs et les motifs justifiant la demande.

Pour les collègues adhérents, il est possible de vous communiquer des modèles de lettres.

Attention aux dates ! Sauf exception, une absence de réponse fin juillet, vaut refus.

N’hésite pas à nous contacter à 60@se-unsa.org


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Le PLFSS adopté le 16 décembre 2025 modifie les conditions de cumul emploi retraite pour les personnes partant à la retraite à partir du 1er janvier 2027.
Les nouvelles règles impactent aussi les retraités âgés de 64 à 67 ans, en supprimant la création de nouveaux droits à pension sur les périodes travaillées après le départ à la retraite. Il faut avoir dépassé 67 ans pour créer de nouveaux droits à pension et ne plus subir de pénalités.

Les actuels retraités bénéficiant du cumul emploi retraite ne sont pas concernés par le changement des règles, mais le recours au cumul emploi-retraite sera modifié à partir du 1er janvier 2027.

Pour les personnes partant à la retraite après cette date :

  • Avant l’âge légal de 64 ans, la pension sera totalement écrêtée à hauteur des revenus d’activité, dès le premier euro, pour valoriser la retraite progressive.
  • De 64 à 67 ans, un cumul emploi-retraite partiel est instauré. La pension sera écrêtée à hauteur de 50% des revenus d’activité qui dépassent un seuil d’environ 7 000 euros annuels.
  • Après 67 ans, le cumul emploi-retraite sera libre, sans limite avec la création de droit à une seconde pension.

Les conséquences de ces modifications :

Une personne qui bénéficie d’un départ pour carrière longue pouvait bénéficier d’un cumul emploi retraite sans pénalité, ouvrant de nouveaux droits à pension, au titre de l’activité professionnelle cumulée avec la retraite.
A partir du 1er janvier 2027, chaque euro gagné au titre de l’activité reprise après la retraite sera déduit de la pension. Pour les personnes partant à la retraite avant 64 ans, il devient impossible d’augmenter ses revenus en cumulant emploi et retraite.

Pour les personnes âgées de 64 à 67 ans

Il ne sera plus possible de créer de nouveaux droits à pension au titre des périodes travaillées après le départ à la retraite. La moitié des revenus réalisés au-delà d’une franchise de 7000 euros seront déduits de la pension.
Exemple : Un retraité bénéficiant d’une pension annuelle de 20 000 euros cumulée avec un revenu salarié de 12000 euros verra sa pension réduite à 17 500 euros.

Une exception : Les indemnités pour mandat électif (maire, adjoint, conseiller municipal délégué) ne sont pas concernées : juridiquement, les indemnités d’élu ne sont pas considérées comme un salaire ni comme un revenu professionnel, mais comme une indemnité liée à l’exercice d’un mandat électif.

Au-delà de 67 ans

Les personnes âgées de plus de 67 ans en 2027 seront les seules à pouvoir cumuler emploi et retraite sans pénalités et à constituer de nouveaux droits au titre des périodes travaillées après la retraite.

Cumul emploi-retraite par nécessité

Si pour les retraités des CSP+, le cumul emploi retraite est un moyen de faire perdurer une reconnaissance sociale, pour les plus modestes, c’est bien la nécessité qui les contraint à ce cumul.
Notre Baromètre en témoigne, 17% des retraités à la retraite depuis moins de cinq ans percevant une pension comprise entre 1000 et 1400 € pratiquent une activité professionnelle par nécessité. Pour les jeunes retraités percevant moins de 1000 €, ils sont 13% à travailler après leur départ à la retraite.
La solution pour régler la question du cumul emploi retraite, plus que le durcissement des règles consisterait en un relèvement substantiel du niveau des pensions, particulièrement les minima de pension, minimum contributif et minimum garanti.

En l’espèce, le durcissement des règles pourrait avoir des conséquences finalement préjudiciables comme le recours au travail non déclaré.

Ces règles nouvelles peuvent réserver de mauvaises surprises aux futurs retraités. Nous les invitons à la vigilance, s’ils veulent s’engager dans un cumul emploi retraite.

Source: UNSA Retraités.


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En validant le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2026 le mardi 16 décembre 2025, l’Assemblée nationale a entériné la suspension de la réforme des retraites.

Attention: cette suspension ne sera effective que pour les départs à la retraite à compter du 1er septembre 2026.

Une réforme mise en pause, pas de remise en cause.

Il ne s’agit pas d’une abrogation, mais bien d’une mise en pause de la montée en charge de la réforme de 2023, notamment sur:

  • l’âge de départ
  • le nombre de trimestres requis pour une carrière complète.

Concrètement, selon leur année de naissance, certains collègues pourront:

  • partir 3 ou 6 mois plus tôt,
  • avec 1 ou 2 trimestres de moins requis.

Cette montée en charge de la réforme est censée reprendre au 1er janvier 2028, sous réserve d’éventuelles modifications après l’élection présidentielle de 2027.

La suspension concerne également certains départs pour carrière longue, notamment pour le pallier des 20 ans.

Ce qui ne change pas

Le suspension ne remet pas en cause les mesures de la réforme de 2023 déjà en vigueur, notamment:

  • la retraite progressive,
  • le départ en cours d’année des professeurs des écoles,
  • la simplification des départs anticipés au titre de handicap.

Position de l’UNSA: « L’UNSA prend acte de cette mesure qui permet un gel temporaire de la réforme des retraites. Une première étape qui doit en appeler d’autres« .

Des nouveautés introduites par le PLFSS 2026

Le PLFSS comporte également de nouvelles mesures, dont certaines seront précisées par décrets. Leur application interviendra à compter de septembre 2026.

Fonction publique: des avancées pour les mères

Concernant la fonction publique, et plus particulièrement les mères:

  • prise en compte d’un trimestre en durée de service par enfant, pour les enfants nés à partir de 2004. Jusqu’à présent, il n’existait aucune prise en compte en durée de service, et seulement 0 ou 2 trimestres en durée d’assurance.
  • prise en compte de deux trimestres par enfant dans le calcul du droit au départ en carrière longue.

Position de l’UNSA pour ces mesures: « Ce sont des avancées notables; cependant, les femmes fonctionnaires continuent de bénéficier de moins de majorations de trimestres pour enfants que les salariées du privé. »

A venir: A noter également que les règles de cumul emploi-retraite évolueront au 1er janvier 2027.

L’UNSA restera pleinement mobilisée pour défendre une retraite juste, lisible et équitable pour l’ensemble des personnels, et continuera d’exiger des avancées durables, notamment pour les femmes et les carrière longues.


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