Cette année, le mouvement évolue ! Des changements concrets vont impacter les stratégies de formulation des voeux … et donc les résultats. 

Comprendre les régles du mouvement, c’est une chose. Comprendre leurs effets réels, c’en est une autre ! 

Le SE-Unsa 42 propose deux visios d'une heure pour y voir plus clair !

Des visios « confirmés » d’une heure pour les collègues qui connaissent déjà le mouvement : décryptage des nouveautés, erreur à éviter et stratégies

  • mardi 14 avril de 10h à 11h
  • jeudi 23 avril  de 12h à 13h

Inscription ICI

Une réunion en présentiel (de 9h à 12h le 22 avril à la Bourse du travail de Saint Etienne) pour les stagiaires :pour comprendre les bases, poser toutes les questions et repartir avec une vision claire. 

Inscription ICI

Dans les deux cas : des informations fiables, vérifiées, et une lecture du mouvement que l’administration ne détaille pas toujours. 

Enfin, pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin, des rendez-vous individuels seront proposés pour affiner vos stratégies. 

Cet accompagnement est réservé aux adhérents du SE-Unsa. Vous pouvez adhérer pour en bénéficier en cliquant ICI


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Jeudi 19 mars 2026, à l’appel des organisations syndicales de l’Education de la Loire, 40% des enseignants du premier degré se sont mobilisés par la grève. 

⇒ Une mobilisation histoiriquement haute, qui traduit une réralité de terrain : préoccupation, saturation et désarroi face à une mise en oeuvre de l’école inclusive de plus en plus difficile. 

Une audience en préfecture pour porter la voix des personnels

L’intersyndicale éducation de la Loire a été reçue dans l’après midi par Madame la sous-préfète, afin d’exposer une situation qui dépasse aujourd’hui largement le cadre de l’école. 

Le choix de solliciter la préfecture, et non la DSDEN, est un signal fort : les réponses apportées jusqu’ici par le DASEN ne sont pas à la hauteur des enjeux

21 ans après la loi de 2005, l’Etat ne prend toujours pas pleinement ses responsabilités. 

Une conviction partagée : oui à l'école inclusive, mais pas à n'importe quel prix

Toutes les organisations syndicales présentes l’ont rappelé : nous croyons en l’école inclusive. 

Cependant, nous refusons une école :

  • maltraitante pour les élèves, 
  • indigne pour les personnels, 
  • incapable de répondre aux besoins réels de notre société. 

Notre démarche vise à alerter les services de l’Etat et l’opinion publique. 

Des chiffres qui confirment une situation critique

Les données issues du Service Départemental de l’Ecole inclusive (SDEI) sont sans appel :

  • 17% des élèves ne sont pas scolarisés selon les notifications MDPH, 
  • 894 élèves sans AESH alors qu’ils y ont droit, 
  • 189 élèves en attente de place en ULIS, 
  • 223 élèves en attente de place en ESMS, 
  • Un accompagnement mutualisé d’AESH : 3h40 en moyenne sur 24h de classe. 

⇒ Une réalité : les besoins ne sont pas couverts !

Une souffrance au travail qui explose

Les remontées de terrain sont tout aussi alarmantes :

  • hausse importante des signalements dans les registres SST (santé sécurité au travail), 
  • multiplication des situations de violence subie par les personnels

⇒ Etre mordu, frappé, insulté … des situations devenues fréquentes. 

Dans quel autre service public accepterait-on cela ? 

Une école à bout de souffle

Notre enquête intersyndicale le confirme :

94% des écoles dénoncent :

  • Des moyens dédiés à l’inclusion largement insuffisants, 
  • des délais MDPH beaucoup trop longs. 

Le constat est clair : l’institution ne répond pas au défi de l’école inclusive. 

Des réponses institutionnels inadaptées

La mise en place des PAS (pôles d’appui à la scolarité) ne répond pas aux besoins. 

⇒ Réorganiser les moyens ne compensera jamais :

  • le manque de personnels, 
  • le manque de formation, 
  • le manque de reconnaissance

La logique du « faire mieux avec autant, voire mois » détruit progressivement l’Ecole de la République. 

Des besoins urgents et concrets

  • Des PsyEN en nombre suffisant

Aujourd’hui, ces personnels sont mobilisés presque exclusivement sur les diagnostics. 

⇒ Ils devraient aussi être un appui essentiel sur la santé mentale des élèves. 

  • Une reconnaissance des AESH

Les AESH sont indispensables à l’école inclusive, mais  le temps partiels leur est imposés, les salaires sont indignes, le statut leur est refusé et la formation arrive tardivement après la prise de poste. 

⇒ Le turn over est massif et fragilise davantage le système. 

Nous demandons la création d’un véritable statut et d’une formation dès la prise de fonction. 

Et maintenant ?

Madame la Sous-préfète s’est engagée à :

  • faire remonter la situation à Madame la Préfète, 
  • Agir, dans la mesure du possible, sur des leviers locaux. 

L’intersyndicale a demandé à être reçue à nouveau dans les prochains mois pour mesurer les évolutions. 

Le SE-Unsa 42 reste mobilisé

Cette audience est une étape. La mobilisation continue. 

Parce que :

  • les élèves méritent mieux, 
  • les personnels méritent mieux, 
  • l’école inclusive ne peut pas être un affichage sans moyens. 

Nous continuerons à porter votre voix, avec vous. 


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Un groupe de travail départemental réunissant les directrices et directeurs d’école s’est récemment tenu à la DSDEN. L’occasion de faire le point sur plusieurs dossiers importants pour le fonctionnement des écoles : temps périscolaires, actualités éducatives, formation des équipes, santé mentale des élèves ou encore dispositifs en cours d’expérimentation.
Le SE-Unsa vous propose un décryptage clair des principales informations à retenir.

Un service ressource pour les temps périscolaires : le SDEJS

Depuis 2021, le Service Départemental Enfance Jeunesse et Sport (SDEJS) est rattaché à la DSDEN. Présenté par Nadège Rivoire, ce service accompagne les collectivités locales dans l’organisation des temps périscolaires, notamment sur la pause méridienne.

Les directions d’école peuvent orienter les municipalités vers ce service lorsque des questions se posent sur l’organisation de ces temps. Les contacts peuvent être initiés par la mairie, mais aussi par les directions d’école, à condition que la collectivité soit prête à s’engager dans la démarche.

Le SDEJS peut également proposer des formations au programme pHARe pour les personnels périscolaires, afin d’améliorer la prévention du harcèlement sur tous les temps de vie de l’enfant.

Deux cadres d’accueil existent pour les temps périscolaires :

  • Accueil hors CAF (garderie) : durée maximale de 2h15 par plage, sans taux d’encadrement réglementaire, sous la responsabilité du maire.
  • Accueil avec financement CAF :
    • avec PEDT :
      • 1 adulte pour 14 enfants (-6 ans)
      • 1 adulte pour 18 enfants (+6 ans)
    • sans PEDT :
      • 1 pour 10 enfants (-6 ans)
      • 1 pour 14 enfants (+6 ans)

Contact :
Nadège Rivoire – Conseillère d’éducation populaire et de jeunesse
Chargée de mission ACM – Référente continuité éducative
nadege.rivoire@ac-lyon.fr

Pour le SE-Unsa, l’existence de ce service constitue un appui intéressant pour les directions d’école, souvent en première ligne lorsque des difficultés apparaissent sur les temps périscolaires.

Actualités éducatives : vigilance et perspectives

Élections municipales : rappel de la neutralité de l’école

À l’approche des élections municipales, certaines communes connaissent des tensions ou des initiatives impliquant les écoles.

La DSDEN rappelle clairement le principe de neutralité du service public :

  • aucune diffusion de communication électorale via l’école ;
  • pas de transmission de documents aux familles pour le compte de candidats ;
  • vigilance sur les manifestations scolaires auxquelles pourraient participer des candidats.

Les conseils d’école peuvent être maintenus, sauf si la présence d’un représentant municipal risque d’en faire une tribune politique.

Le SE-Unsa invite les directions confrontées à ce type de situation à se rapprocher de leur IEN.

Accueil des stages de seconde : un enjeu pour l’avenir du métier

Les élèves de seconde effectueront leur stage d’observation du 15 au 26 juin 2026.

Le rectorat encourage les écoles à accueillir au moins un élève, afin de permettre la découverte du métier d’enseignant et, potentiellement, de susciter des vocations.

Les offres doivent être déposées sur la plateforme « 1 élève, 1 stage ».

Certains directeurs regrettent de devoir refuser des demandes de stage de troisième. Pour l’administration, les deux dispositifs répondent à des objectifs différents :

  • en 3e : découverte du monde professionnel ;
  • en 2nde : possibilité d’attirer de futurs étudiants vers la licence professorat.

Une convention devra être transmise à l’IEN pour information. Une harmonisation des documents et un vademecum devraient être envoyés prochainement aux écoles.

Nouvelle licence professorat des écoles

Autre évolution importante : la création d’une licence professorat des écoles.

Les étudiants seront recrutés à bac +3, rattachés à l’Université Jean-Monnet. Ils prépareront le concours en parallèle de leur formation universitaire.

La formation initiale se concentrera d’abord sur les connaissances disciplinaires, avant un approfondissement didactique et pédagogique après la réussite au concours.

Les premières cohortes devraient compter environ 35 étudiants.

Pour le SE-Unsa, cette évolution devra être suivie de près afin de garantir une formation solide et réellement professionnalisante.

Programme pHARe : une labellisation pour valoriser les actions

La labellisation pHARe des écoles se poursuit.

Le niveau 1 correspond notamment à :

  • la participation à la journée nationale contre le harcèlement ;
  • l’information des familles ;
  • la mise en place d’actions de sensibilisation.

Selon la DSDEN, cette labellisation permet surtout de donner de la visibilité aux actions menées dans les écoles.

Journée de l’innovation pédagogique

Les équipes engagées dans des projets innovants pourront participer à la journée de l’innovation organisée à l’IFE (ENS) de Lyon le 29 avril 2026.

Une occasion de valoriser les initiatives pédagogiques du terrain.

Formation : vers un nouveau plan français-mathématiques

Le plan français-mathématiques en constellations, déployé sur six ans, arrive à son terme.

À partir de la rentrée 2026, un nouveau dispositif de formation sera mis en place sur un cycle de quatre ans, construit à partir des besoins identifiés dans chaque école :

  • résultats aux évaluations nationales,
  • évaluations d’école,
  • analyse des pratiques pédagogiques.

Chaque école élaborera ainsi son plan de formation, en lien avec la circonscription.

Le dispositif comprendra :

  • 24 heures de formation en français
  • 24 heures en mathématiques
  • 24 heures sur d’autres priorités pédagogiques

Parmi les modalités envisagées : les résidences pédagogiques, durant lesquelles une équipe de circonscription interviendrait une semaine dans l’école pour :

  • observer des classes,
  • animer des conseils des maîtres,
  • permettre des regards croisés entre enseignants.

Santé mentale : un protocole dans chaque circonscription

La santé mentale des élèves constitue désormais une priorité ministérielle.

Dans la Loire, le pilotage est assuré par Sandrine Faure (IEN Rive-de-Gier). Chaque circonscription a élaboré un protocole santé mentale, basé sur une trame commune mais adapté aux ressources locales.

L’objectif est de clarifier les modalités de prise en charge des élèves selon les situations et de mieux coordonner les différents professionnels.

Ces protocoles seront :

  1. présentés aux directions lors de réunions de directeurs ;
  2. présentés aux équipes pédagogiques ;
  3. portés à la connaissance des familles en conseil d’école.

Questions diverses : outils numériques et dispositifs en évolution

SortieSco

L’outil reste peu intuitif : pour joindre plusieurs documents, ils doivent être regroupés dans un seul fichier avant l’import.

LPI et GEVASCO

Les ERSH disposent désormais d’un accès au Livret de Parcours Inclusif (LPI).
Ils peuvent créer eux-mêmes un GEVASCO si cela n’a pas été fait par la direction.

Pour une première demande MDPH, la transmission se fait désormais via le LPI.

Intervenants extérieurs et loi Rilhac

Une convention est obligatoire lorsque l’intervenant n’est pas bénévole.
Le bénévolat est limité à une seule séance.

PAS : un dispositif en construction

Les Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) sont actuellement en phase d’expérimentation dans la Loire, notamment sur Saint-Étienne Sud, avec quatre pôles test.

Ces structures associeront :

  • personnels de l’Éducation nationale,
  • psychologues,
  • ergothérapeutes,
  • éducateurs spécialisés.

Les familles pourront contacter directement les PAS lors de permanences dédiées.

Le dispositif devrait se déployer progressivement sur deux ans. À terme, une fusion entre PAS et PIAL est envisagée.

Le SE-Unsa restera attentif à la mise en œuvre concrète de ces nouvelles organisations, afin qu’elles apportent des réponses rapides et efficaces aux besoins des élèves et des équipes.

Le SE-Unsa continue d’agir pour relayer les informations utiles aux équipes et faire remonter les réalités du terrain.
Si vous avez des questions ou des situations à signaler, n’hésitez pas à contacter vos représentants SE-Unsa.


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L'école inclusive n'est pas un slogan ; c'est un droit !

Depuis la loi de 2005, promulguée sous la présidence de Jacques Chirac, l’État a l’obligation de garantir la scolarisation effective de tous les élèves en situation de handicap.

21 ans plus tard, où en sommes-nous ?

La mise en œuvre à marche forcée de l’inclusion scolaire de ces dernières années a généré, par les conditions de sa mise en œuvre, des situations de plus en plus difficiles voire le plus souvent ingérables en milieu scolaire.

Sur le terrain, nous constatons chaque jour :

  • des notifications non respectées.

  • des accompagnants précaires, sous-payés, épuisés.

  • des classes surchargées.

  • des enseignants sans formation adaptée.

  • des équipes mises sous pression permanente

  • des convictions brisées.

L'école inclusive ne doit pas reposer uniquement sur l'engagement et la bonne volonté des personnels

Le SE-Unsa revendique :

  • l’augmentation des capacités d’accueil dans les établissements spécialisées (ITEP, IME, etc.),
  • l’augmentation du nombre de dispositifs spécialisés intégrés dans les écoles et établissements scolaires (ULIS TSA, DITEP, DIME, etc.),
  • des personnels spécialisés en nombre suffisant (enseignants spécialisés, AESH, PsyEN, personnel médico-social, etc.),
  • des moyens de fonctionnement à la hauteur des missions,
  • un vrai statut pour les AESH et une paye à la hauteur de l’importance de leur travail.
 

L’école ne peut pas tout, toute seule, les enseignant·es ne sont pas des soignant·es.
La coopération avec le secteur médico-social est la clé de la réussite pour l’inclusion et pour permettre :

  • une prise en charge adaptée, souple et plurielle pour protéger les enfants
  • un regard croisé sur l’enfant avec des personnels aux compétences différentes.

Rassemblements

  • Saint Etienne – 10h30 – Bourse du travail
  • Roanne – 10h30 – MDPH

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Ce vendredi 6 février se tenait le CSA-SD traitant de la carte scolaire du second degré dans la Loire, à savoir la répartition des moyens entre les établissements ligériens. 

Retrouver en pièce jointe de cette article la déclaration liminaire de l’Unsa Education. 

Etude des lycées

Rappel du contexte démographique :

Dans la Loire, stabilité des effectifs dans les lycées généraux et technologiques (-5 élèves). Effectifs des lycées professionnels en hausse de 122 élèves et baisse en post-bac. 

Globalement, nous sommes sur une hausse de 77 élèves. 

La dotation pour la Loire est la suivante :7,77 ETP pour les lycée généraux et technologiques et de 10,80 ETP pour les lycées professionnels. 

Les DHG dans les établissements sont, comme les années précédentes, attribuées en fonction de la structure de l’établissement. Au lycée, les seuils sont fixés à 35 par classe, une vigilance particulière pour les 1ère STMG avec un seuil à 32 en première et 34 en terminale. 

Les APM sont allouées aux établissements en fonction des critères de mixité sociales et scolaires, mais aussi pour les établissements de petite taille. 

Les enveloppes pour part fonctionnelle PACTE seront attribuées plus tard aux établissements, si elles ont vocation à perdurer. A cette heure nous n’avons pas d’information. 

Une étude au cas par cas des établissements a eu lieu, n’hésitez pas à nous contacter pour avoir plus de détails. 

L’Unsa Education a exprimer son regret de voir une partie des HSA consommées pour les transformer en IMP pour rémunérer les fonctions particulières imposées par l’institution comme les référents cultures ou UNSS. Cela se fait au détriment de la dotation des établissements mais est nécessaire pour rémunérer les collègues qui acceptent ces fonctions. 

Etude des collèges

Au regard du contexte démographique, les collèges de la Loire perdront 250 élèves à la rentrée prochaine. 

La dotation départementale permet 988 divisions. Les dotations d’accompagnement à la difficulté scolaire n’ont pas changées, elles se bases sur le niveau des élèves de 6ème et 5ème (résultats des évaluations nationales). 

Le DASEN a fait le choix de garder une petite réserve de 2 division pour la phase d’ajustement en juin. Aussi, les collèges étant repérer comme ceux faisant partie de la liste des 800 collèges se verront attribué des moyens supplémentaire sur projet d’établissement. Dans un premier temps, les équipes doivent identifier des leviers permettant de contrer la difficulté scolaire, présenter le projet au DASEN pour espérer obtenir des moyens. 

L’Unsa Education s’inquiète de voir s’installer un dispositif de plus qui ne pourrait être suivi de moyens. Le CSA-SD de juin sera déterminant pour les équipes des collèges concernés. 

Une étude au cas par cas des établissements a eu lieu. Contactez nous pour plus de détails. 


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Des idées cadeaux ...

Chers adultes, vous qui côtoyez les élèves, si vos proches ne savent pas quoi vous offrir pour les fêtes, j’ai des idées cadeaux à vous suggérer : protège-tibias, casque, ceinture abdominale, abonnement salle de sports …

Nous sommes entrés dans l’école du 21ème siècle qui part d’une belle idée de Jacques Chirac en 2005, l’inclusion. Mais celle-ci a des limites, elle peut mettre tout le monde en souffrance, les enseignants, les AESH, le personnel municipal et les enfants eux-mêmes.

Dans mon école, nous souffrons particulièrement actuellement avec un élève qui en est à la moitié de sa scolarité en élémentaire et qui ne doit pas être frustré, sous peine de faire de violentes crises. Il frappe, griffe, veut se faire mal en se cognant contre les murs, en s’arrachant les oreilles, s’urine dessus, en un mot l’horreur. Alors, les observateurs observent, les papiers se remplissent (fait établissement, registre santé et sécurité, dossier MDPH, GEVASCO, déclenchement PCPE…) mais nous attendons tous dans l’angoisse la prochaine crise qui sera gérée par les gens sur le terrain. C’est épuisant et démobilisateur. Pourtant, nous avons une inspectrice à l’écoute qui fait ce qu’elle peut avec les pauvres moyens dont elle dispose, nous sommes bien dotés en AESH (oui, ça existe !) compétentes et dévouées, j’ai une équipe remarquable et soudée, ce sont des conditions nécessaires mais pas suffisantes. De surcroit, quand vous avez une famille dans le déni (c’est toujours difficile d’admettre que son enfant est handicapé mais de mettre la tête sous le tapis ne fait qu’empirer les choses) et qui a tous les droits (notamment de ne pas mettre son enfant dans une structure adaptée ou de ne pas prodiguer de soins, chose facilitée par le désert médical dans lequel nous sommes), c’est encore moins solutionnable. Si ce n’était qu’un cas isolé, tout cela ne serait pas grave mais quand vous contactez le centre médico scolaire qui vous annonce qu’il y en a beaucoup et de plus en plus, c’est terrorisant.

Si le vieil enseignant que je suis était le seul à faire ce constat (il est aigri, c’est normal il est vieux !), ce ne serait pas grave. Mais quand l’éducation nationale perd de jeunes collègues compétents et peine à recruter, cela fait froid dans le dos. Quand j’entends des collègues investis de 40 ans ou moins dire qu’ils ne vont pas pouvoir rester dans ce marasme encore 25 ans, je m’inquiète ! Et quand l’école va mal, c’est tout l’avenir de la société qui vacille, ces enfants en souffrance deviendront adultes et alimenteront les faits divers.

Alors faire classe dans ces conditions tous les jours, toute l’année, sans être arrêté, est déjà un grand et le meilleur des projets, n’allons pas chercher l’axe 12 de l’objectif 37. Quand nous voyons des vidéos formatrices pour nous expliquer les nouveaux programmes avec des gens dialoguant autour d’une table, nous sommes totalement hors sol.

C’était le cri de détresse (écrit simplement de sa main sans l’aide du chat qui pète) d’un enseignant directeur en fin de carrière qui refuse de voir l’école publique pour laquelle il s’est investi toute sa carrière se déliter de cette façon.

Courage à tous et joyeux Noël…


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Alors que l’Éducation nationale en est à son sixième ministre en l’espace de deux ans, de nombreux personnels attendent toujours des engagements forts pour améliorer leurs conditions d’emploi et bénéficier d’une meilleure reconnaissance professionnelle. C’est le cas des AESH et AED.

La valse à la tête des ministères et l’absence d’engagement politique concret ont mis un coup d’arrêt à tout espoir d’amélioration significative de la situation.

AESH

Nos organisations syndicales (FSU, CGT éduc, SUD éducation, SE-UNSA, CFDT ERFP Loire) ont alerté à plusieurs reprises sur les conditions indignes dans lesquelles sont maintenus les AESH. Les temps incomplets imposés maintiennent ces agents de la Fonction publique – majoritairement des femmes – dans la précarité, souvent sous le seuil de pauvreté.

Les conditions de travail se sont détériorées avec une augmentation du nombre d’élèves à accompagner, des affectations sur plusieurs établissements scolaires, des emplois du temps éclatés et parfois modifiés à la dernière minute, des situations liées au handicap de plus en plus en complexes. Les politiques de mutualisation des moyens, les déplacements imposés au sein des PIAL accentuent encore la dégradation des conditions d’exercice des accompagnant.es.

Ces personnels restent encore soumis à des décisions arbitraires qui mettent à mal leurs droits (jours de fractionnement, indemnisation des déplacements, temps d’activités connexes, formation…), ce qui n’est plus acceptable.

Pour mettre fin à la précarité salariale et à la précarité d’emploi, nos organisations syndicales revendiquent la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.

AED

Alors que les Assistant·es d’Éducation assurent des missions essentielles pour le fonctionnement des établissements scolaires, ils et elles sont parmi les personnels les plus précaires et les moins reconnus au sein de l’Éducation nationale. Le ministère de l’Éducation nationale vient de publier le nouveau cadre de gestion des Assistant·es d’Éducation au Bulletin Officiel. Rien de nouveau sous le soleil, ou si peu. 

Le renouvellement des CDD ainsi que l’accès au CDI ne sont pas automatiques. Le non renouvellement d’un contrat au-delà de la 5ème année est-il une manière de s’éviter le refus d’un CDI au bout de 6 ans ? Le nouveau cadre de gestion évoque une éventuelle grille de salaire mise en place au niveau académique. Nos organisations revendiquent une grille salariale nationale.

Mardi 16 décembre : Rassemblement à 12h30 devant la DSDEN à Saint-Étienne

Il est urgent d’engager dès à présent un processus permettant de sortir les AESH et AED de la précarité, ainsi un préavis de grève est déposé pour le mardi 16 décembre.

C’est pourquoi nos organisations syndicales FSU Loire, CGT éduc’action Loire, SUD éducation Loire, SE-UNSA Loire et CFDT EFRP Loire ont décidé, d’appeler à une journée de mobilisation le mardi 16 décembre 2025 pour exiger des salaires décents, une amélioration des conditions de travail et un accès facilité à la fonction publique pour les AED et les AESH.


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Deux réunions d'information syndicale de 3h pour comprendre, se poser, échanger... et agir !

Le SE-Unsa 42 organise deux réunions d’information syndicale (RISTT) de 3 heures, ouvertes à tous les personnels du premier degré.

> Ces heures sont déductibles de votre temps de formation obligatoire. 

C’est donc un droit, et surtout tune occasion de prendre un temps pour soi… et pour mieux comprendre ce qui se joue dans notre métier. 

Pourquoi ces formations ? Parce que l'actualité s'accélère.

Entre une actualité internationale inquiétante, des tensions politiques nationales et une série de réformes qui percutent directement l’Ecole, nous avons tous besoin d’un espace pour :

  • comprendre les enjeux, 
  • échanger entre pairs,
  • poser nos questions, 
  • reprendre la main sur ce qui nous impacte au quotidien. 

Au programme :

→ Actualité politique internationale, nationale et locale. 

Pour replacer l’Ecole dans son contexte, comprendre les dynamiques en cours et ce qu’elle impliquent pour notre métier. 

→Les dossiers chauds de l’Education nationale. 

  • Carte scolaire 2025, 
  • temps partiels, 
  • Réforme du concours, 
  • Prime REP/REP+ (AED/AESH + Part modulable)
  • Affectation des TRS, 

→ Echanges libres : vos réalités, vos besoins, vos attentes. 

Parce qu’aucune circulaire ne vaut la parole des équipes, ces RIS sont aussi un espace pour faire remonter votre vécu et construire ensemble nos revendications locales. 

Pourquoi participer ?

  • Pour comprendre ce qui change (ou va changer), 
  • Pour ne plus subir l’actualité mais reprendre du pouvoir d’agir, 
  • Pour échanger avec des collègues du territoire, 
  • Pour faire entendre votre voix : vos remontées nourrissent nos interventions en audience, en instance et auprès de la DSDEN, 
  • Pour bénéficier de l’accompagnement du SE-Unsa 42, expert et présent sur tous les dossiers qui vous concernent. 

 

Deux dates, deux lieux : à vous de choisir !

  • Mercredi 14 janvier – 9h30/12h30 – Bourse du travail de RoanneInscription ICI
  • Mercredi 28 janvier – 9h30/12h30 – Bourse du travail de St EtienneInscription ICI

Une occasion rare : on se parle vraiment.

Ces temps d’échanges sont précieux, et ils n’existent que parce qu’ils sont portés par un syndicat qui place le dialogue, la pédagogie et la proximité de terrain au coeur de son action. 

On compte sur vous : venez, discutez, questionnez, comprenez. 

L’École a besoin de personnels informés et respectés. 


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Une audience cruciale pour les TRS de la Loire.

Ce lundi 24 novembre, le SE-Unsa 42 a été reçu par le DASEN, la Secrétaire Générale et le chef de la DIPER pour présenter une proposition concrète et ambitieuse afin d’améliorer l’affectation des titulaires de secteur dans notre département. 

Depuis plusieurs année, les personnels nous alertent : l’affectation des TRS est flou, incomprise et profondément inéquitable. 

L’enjeu était donc clair : obtenir enfin un système transparent, lisible et juste. 

Un système actuel opaque et source d'incompréhension

Les retours de terrain sont unanimes. L’actuel dispsitif d’affectation des TRS souffre de nombreux dysfonctionnements :

  • Manque total de transparence : Assemblages de poste illogiques et loin de notre vision de la continuité pédagogique. Pire, aucune harmonisation entre circonscriptions. Chacun procède à sa manière ce qui entraine une forte iniquité de traitement. 
  • Un système d’affectation incompris et anxiogène : les affectations sont souvent découvertes directement sur les LSU, avant même la publication officielle. Un mode de fonctionnement vécu comme injuste et infantilisant. 
  • Des quotités bloquées et un système restrictif : certaines quotités sont réservées ou reconstituées en amont, empêchant les TRS – pourtant personnels titulaires de leur poste – d’y accéder. Résultat : un système moins ouvert, moins juste, et moins efficace. 

La proposition du SE-Unsa 42 : une affectation en criée, transparente et équitable

Face à cette situation, le SE-Unsa 42 propose :

Une affectation en criée, sur le modèle de celle des PES. 

Cette solution simple, éprouvée et soutenue par plus de 140 collègues via notre pétition, apporterait des bénéfices immédiats :

  • Accès à toutes les quotités pour l’ensemble des TRS : un système plus juste où rien n’est prédécoupé en amont. 
  • Un gain de temps important pour les services : Plus besoin de construire artificiellement des assemblages : ce sont les TRS qui choisissent. 
  • Aucune quotité « bloquée » ou « tenue en réserve » : tout est disponible dès le départ > plus de redistribution hasardeuse en phase d’ajustement. 
  • Un dispositif fondé sur la confiance professionnelle : Les TRS sont des enseignants expérimentés. Ils savent choisir ce qui est cohérent pour leurs écoles et pour les élèves. 
  • Une transparence totale : l’affectation devient publique : plus de surprise, plus de découvertes tardives, plus d’affectations publiées par erreur. 
  • Une réelle équité entre circonscriptions : une procédure unique, harmonisée, compréhensible et respectueuse des personnels. 

La réponse de l'administration : prudente, mais ouverte !

Si l’administration n’a pas encore donné son accord, elle n’a pas fermé la porte. 

Le DASEN a confirme que la proposition du SE-Unsa 42 serait étudiée, et que certaines pistes pourraient être reprisée partiellement. 

Cependant, plusieurs freins ont été évoqué :

  • La logistique d’un évènement de type « criée ». Pourtant ce type de dispositif fonctionne déjà pour les PES … ce qui questionne cet argument. 
  • La charge de travail post-affectation pour la DIPER : selon les services, reconstruire les assemblages après choix pourrait être lourd. Le SE-Unsa rappelle qu’il n’y aura justement plus d’assemblages artificiels à créer. 
  • La crainte de laisser les 10% dernier dans l’impasse. Un argument que nous contestons : même aujourd’hui, certains collègues héritent d’associations peu cohérentes. La criée, au contraire, rend visible et assumée l’offre réelle de postes. 
  • Un doute sur la capacité des TRS à faire des choix cohérents. Le SE-Unsa 42 a fermement rappelé que les collègues font preuve chaque jour de professionnalisme, de sens de l’organisation et de responsabilité pédagogique. La confiance ne peut pas être à géométrie variable. 
  • Un engagement notable de la Secrétaire Générale. Elle reconnait la nécessité de construire des assemblages plus cohérents et regrouper autant que possible les quotités d’une même école. Un premier signal positif ! 

Et maintenant ? On continue !

Le SE-Unsa 42 se réjouit que la proposition ait été entendue. 

Nous resterons mobilisés jusqu’à obtenir un système transparent, équitable et compris de tous. 

Nous poursuivons :

  • nos interventions dans les écoles, 
  • la diffusion de la pétition, 
  • l’accompagnement individualisé des TRS, 
  • et l’interpellation régulière de l’administration. 

Parce que l’affectation des TRS ne doit plus être un mystère, ni une source d’angoisse. 

TRS, enseignants, collègues : vous pouvez encore vous mobiliser !

  • Signer la pétition ICI
  • Faites signer la pétition autour de vous !
  • Adhérer au SE-Unsa 42 pour renforcer notre poids dans les négociations. 
  • Transmettez nous vos situations pour continuer à alimenter notre expertise. 

Ensemble nous pouvons obtenir une affectation plus juste, plus claires et plus respectueuse des personnels et des élèves. 


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Parce que comprendre c'est déjà se protéger.

La réforme de la Protection Sociale Complémentaire (PSC) entre dans une phase décisive pour tous les personnels de l’Education Nationale. Elle modifiera profondément notre couverture santé, avec des conséquences directes sur notre pouvoir d’achat. 

Au SE-Unsa 42, nous refusons que cette réforme se fasse dans la confusion et la résignation. 

Notre engagement est clair : chaque collègue doit comprendre ce qu’on lui impose, savoir ce qu’il signe et connaitre ses droits

PSC : la facture de trop ?

Au gré de nos visites dans les écoles et établissements, nous avons constaté que vous êtes nombreux à vous sentir perdants avec la bascule obligatoire vers le contrat collectif PSC. 

Et vous avez raison de vous interroger : cotiser davantage pour des garanties moindres, ce n’est pas ce qu’on appelle une réforme juste. 

C’est pourquoi le SE-Unsa 42 met à votre disposition des grilles comparatives claires pour vous aider à mesurer concrètement ce que vous perdez, euro par euro, avec le nouveau dispositif. 

Notre objectif est double :

  1.  Vous donner les moyens de comprendre et de chiffrer votre situation, sans discours flou ni approximation. 
  2. Centraliser toutes les données recueillies dans la Loire afin d’évaluer la perte réelle que cette réforme représente pour les personnels. N’hésitez donc pas à nous faire remonter ce que vous estimez être votre perte de pouvoir d’achat (via 42@se-unsa.org). 

Sur la base de ces éléments factuels, nous interpellerons les élus de notre département pour discuter avec eux de mesures correctives et faire entendre la voix des agents qui refusent de payer le prix fort d’une solidarité à sens unique. 

Parce qu’au SE-Unsa 42, nous refusons la fatalité : la PSC doit être juste, transparente et réellement protectrice. 

Informer, accompagner, défendre

Depuis plusieurs semaines, l’équipe du SE-Unsa 42 sillonne le département pour proposer, dans les écoles et établissements, des moments de formation et d’échanges d’une heure :

« Tout savoir sur la PSC en 1h »

Objectif : expliquer simplement ce qui change, ce que cela coûtera réellement, les situations ouvrant droit à dispense (C2S, mutuelle du conjoint, etc), et surtout comment faire valoir ses droits sans subir

Nos intervention s’adaptent à chaque équipe : dans les écoles, collèges ou lycées, sur la pause méridienne ou après la classe. 

Parce qu’être syndicaliste au SE-Unsa, ce n’est pas seulement dénoncer : c’est outiller, sécuriser et agir pour que personne ne se fasse avoir. 

Vous souhaitez qu'on vienne dans votre école ?

Il suffit de nous adresser un mail à 42@se-unsa.org en nous indiquant les horaires qui pourraient vous convenir (pause méridienne, soirée, jour de la semaine à éviter, …)

Nous organiserons avec votre équipe un temps court, clair et utile. 

Parce qu’au SE-Unsa 42, on ne laisse personne seul face à la réforme. 


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