Le ministère déploie l’acte II des plans de formation continue des professeurs des écoles pour la période 2026-2030, marqué notamment par le développement des résidences pédagogiques. Ce nouveau plan repose sur une programmation sur quatre ans, construite localement à partir d’un diagnostic partagé entre les équipes d’école et de circonscription.

Chaque enseignant·e bénéficiera, sur la durée du plan, d’au moins 24 heures de formation en français, 24 heures en mathématiques et 24 heures dans d’autres champs disciplinaires, interdisciplinaires ou transversaux. Les parcours pourront combiner plusieurs modalités : animations pédagogiques, constellations ou résidences pédagogiques.

L’ambition affichée est de proposer des formations davantage ancrées dans les réalités de terrain, articulées avec le projet d’école et adaptées aux besoins identifiés localement. Une ambition que le SE-Unsa peut partager sur le papier, mais qui ne vaudra que par sa traduction concrète. C’est à l’aune du vécu des personnels, et non des intentions ministérielles, que le dispositif devra être jugé.

Plan de formation continue des PE : schéma de planification sur 4 ans

Les résidences pédagogiques : ce qu'elles doivent être… et ne pas être

Parmi les évolutions majeures figure le développement des résidences pédagogiques. D’une durée de 30 heures (18 heures de formation et 12 heures d’accompagnement sur temps de classe remplacées), elles peuvent être organisées :

    • sous une forme massée, sur trois à cinq jours,
    • ou de manière filée sur plusieurs périodes.


Les formateurs et formatrices interviennent directement auprès de l’équipe, voire dans l’école, pour construire avec les enseignant·es des réponses adaptées à leur contexte professionnel.

Le ministère s’y engage explicitement : la résidence pédagogique ne constitue ni une inspection déguisée, ni une évaluation individuelle des enseignant·es. Les éventuelles observations de classe ne peuvent servir qu’à nourrir une réflexion collective. Les formes possibles sont variées – analyses de pratiques, co-intervention, construction d’outils communs, accompagnement de projets d’école, temps de formation ciblés – et doivent être choisies avec l’équipe, pas pour elle.

Ces garanties sont écrites et constituent autant de points d’appui pour les équipes. Toute mise en œuvre qui s’en écarterait – résidence imposée à la suite des évaluations nationales, observations utilisées à des fins de contrôle, contenus plaqués sans lien avec les besoins exprimés – serait contraire au cadre annoncé par le ministère lui-même.

L'avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa défend un véritable droit au développement professionnel tout au long de la carrière. Cela suppose une offre de formation diversifiée, accessible et adaptée aux missions exercées. Cela suppose surtout que la formation ne soit pas pensée uniquement à partir des besoins des élèves : les besoins exprimés par les enseignant·es, liés à l’évolution de leurs pratiques, de leurs missions et de leurs parcours professionnels, doivent être pleinement pris en compte.

Concernant les résidences pédagogiques, le SE-Unsa pose des conditions claires :

    • une résidence subie n’a aucun sens pédagogique ;
    • elles doivent répondre aux besoins identifiés et exprimés par les équipes, et ne jamais être déclenchées au motif principal des résultats aux évaluations nationales ;
    • les 12 heures d’accompagnement sur temps de classe supposent un remplacement effectif ;
    • la présidence du conseil des maîtres revient réglementairement au directeur ou à la directrice, y compris lorsqu’une résidence est mise en place ;
    • pour les conseiller·ères pédagogiques comme pour les formateur·rices, une résidence doit se substituer à des missions existantes et non s’y ajouter. Temps de préparation, frais de déplacement et ordres de mission doivent être anticipés et couverts.

Et si ça se passe autrement ? Le SE-Unsa est là !

Si dans votre école ou votre circonscription, la résidence s’annonce sous une forme descendante, imposée ou déconnectée de vos besoins – ou si votre charge de travail de conseiller·ère pédagogique ou de formateur·rice s’alourdit sans compensation – ne restez pas seul·es.
Contactez votre équipe locale du SE-Unsa : nous vous accompagnerons, collectivement comme individuellement, y compris auprès de l’IEN et de la DSDEN, pour faire respecter le cadre annoncé et vos droits.


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Malgré deux courriers adressés par l’UNSA demandant le rétablissement de la rémunération des corrections du concours de recrutement des professeurs des écoles (CRPE), le ministère a confirmé sa décision de diminuer la rémunération par copie.

Pour le SE-Unsa, cette économie budgétaire est incompréhensible. La charge de travail, le temps consacré aux corrections et les enjeux du concours demeurent pourtant inchangés.

De nombreux correcteurs annoncent déjà qu’ils renonceront à cette mission l’an prochain. Après une première baisse de rémunération subie cette année, beaucoup refusent de s’engager à nouveau dans ces conditions.

Le SE-Unsa a porté cette alerte avec force lors du comité social d’administration ministériel du 30 juin. Il met en garde le ministère : la session 2027 du CRPE pourrait être confrontée à une pénurie de correcteurs, conséquence directe de cette décision.

Dans un contexte où les personnels ne bénéficient toujours pas d’une véritable revalorisation salariale, cette nouvelle mesure est vécue comme une marque supplémentaire de déconsidération. Pour le SE-Unsa, les économies réalisées aujourd’hui risquent de fragiliser durablement l’organisation d’un concours pourtant essentiel au recrutement des futurs enseignants.

Paris, le 2 juillet 2026

Élisabeth Allain-Moreno
Secrétaire générale

Attachée de presse
Venantia Petillault
06 26 53 17 84
 
 

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Visuel campagne Entrer dans une démarche QVCT

Avec le SE-Unsa, découvrez ce qu’est réellement la QVCT (qualité de vie et des conditions de travail) : une démarche globale, des actes concrets pour améliorer les conditions de travail et garantir un environnement professionnel respectueux de chacun·e. 

Concrètement, ce que vous propose le SE-Unsa

À travers des exemples issus du terrain, le SE-Unsa vous propose des illustrations concrètes de la démarche QVCT et son impact au quotidien afin de donner à chacun·e les premiers outils pour initier une démarche QVCT au sein de son école/établissement et mieux vivre son métier. Car au SE-Unsa, nous défendons une philosophie qui fait confiance aux professionnels et leur donne les moyens d’agir.

>> Complétez dès maintenant notre formulaire pour entrer dans une démarche QVCT et recevoir nos outils pratiques !

Pourquoi s’y intéresser ?

La QVCT (qualité de vie et des conditions de travail) ne se résume pas à l’aménagement d’une salle des profs/maîtres ou à l’achat d’un fauteuil ergonomique. Il s’agit d’une démarche globale qui englobe l’organisation du travail, la santé, la sécurité, les relations professionnelles et l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle.
 
Pour l’intégrer efficacement dans le quotidien professionnel, il est essentiel d’en comprendre les principes fondamentaux. Cela suppose également des revendications claires et ambitieuses, indispensables à sa mise en œuvre réelle.
 
Une démarche QVCT bien construite ne se contente pas d’améliorer les conditions de travail : elle permet aux équipes de s’exprimer, de s’épanouir et de contribuer pleinement à la vie collective.
 
Dans notre accompagnement spécifique, nous vous proposons de lever le voile sur la QVCT et de vous permettre de découvrir ses six dimensions clés, afin de la concrétiser dans votre environnement professionnel. 

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Chaque rencontre avec le ministre est, pour le SE-Unsa, l’occasion de porter la voix de tous les métiers que nous représentons.
Reçus en audience par Edouard Geffray le 12 juin dernier, nous avons de nouveau porté les préoccupations liées aux missions et aux métiers trop invisibilisés, alors qu’ils sont essentiels au système éducatif (remplaçants, AESH, CPE, AED, correcteurs du CRPE, formateurs…). Nous avons également abordé des situations injustes et pénalisantes telles que les fermetures de poste, les carrières au point mort, les ruptures conventionnelles…

Nous avons demandé à quel moment la mise en place de la revalorisation du barème kilométrique (+3,2 % du 1er juin au 31 décembre 2026) allait concrètement s’appliquer dans l’Éducation nationale sur l’ISSR, pour les collègues concernés. L’impact sur le portefeuille, lui, ne se fait pas attendre !
Le ministre a reconnu que le cheminement législatif étant en cours, il fallait anticiper la mise en œuvre pour éviter tout délai supplémentaire.

Nous avons donc obtenu l’accélération du processus et l’assurance que cette compensation de la hausse du prix du carburant serait effective sur les paies de septembre, avec effet rétroactif bien sûr !

Nous avons alerté le ministre sur l’impact des versements rétroactifs, très tardifs, des indemnités REP/REP+, actuellement en cours de traitement, sur les droits sociaux des collègues AESH et AED (bourses sur critères sociaux, prestations de la CAF, prime d’activité…).
Nous avons demandé au ministère employeur :

    • d’informer les collègues concernés de la possibilité de déclarer ces revenus comme des revenus différés, afin d’en atténuer les effets fiscaux;
    • et que les services du ministère fournissent aux collègues tous les documents utiles ainsi qu’une notice explicative sur les modalités spécifiques. 


Vous êtes concernés ? Contactez votre équipe SE-Unsa !

En nous appuyant sur l’accompagnement des situations que nous menons dans les 18 départements expérimentaux « démographie scolaire », nous avons alerté le ministre sur :

    • les territoires où les personnels n’étaient toujours pas informés en demandant la mise en place d’une instance spécifique, associant tous les acteurs concernés (et pas seulement les élus locaux), pour dépasser la seule logique comptable de la baisse démographique ;
    • la nécessité de prendre en compte chaque réalité territoriale (ruralité, dualité public/privé…) pour éviter des fermetures incohérentes, injustes et pénalisantes.


Le ministre a répondu être dans cette logique et vouloir viser par cette expérimentation :

    • une vision à 5 ans de la carte scolaire pour obtenir des moyens qui répondent aux besoins réels du terrain ;
    • une réflexion pour cibler les lieux à « protéger », les fusions/regroupement possibles (avec prise en compte des temps de transport des élèves) .


Nous avons rappelé que si les établissements privés ne font évidemment pas partie de l’expérimentation, une grande vigilance sera nécessaire pour éviter la mise en concurrence public/privé et préserver partout l’École publique qui, rappelons-le, accueille tout le monde !

Pour les CPE, nous avons demandé qu’un rappel soit fait sur le respect des « heures laissées à l’appréciation ». Si la circulaire de mission reste adaptée après une décennie, même avec les nouvelles missions que les CPE ne renâclent pas à prendre en charge, cela ne peut pas se faire au prix de la dilution du sens du métier ou au détriment des collègues !
Rappel accordé par le ministre, à suivre !

Concernant nos collègues AED, nous avons pointé :

    • la rémunération ;
    • les conditions de renouvellement de contrat (délai entre les entretiens et la notification des dotations en établissement) ;
    • le respect des textes réglementaires ;
    • le recrutement d’AED dans les écoles.

 
Et pour les AED CDisés, nous avons demandé :

    • une grille de rémunération nationale, nécessité partagée par le ministre, ;
    • l’ouverture au crédit d’heures (notamment pour les étudiants salariés, dont les parcours de formation s’allongent) ;
    • et la mise en place d’un temps de travail sur ces deux sujets !
       

Nous avons rappelé la forte attente des collègues quant à la revalorisation des déroulés de carrière, notamment après la non-publication d’un décret en 2024.
Si ce texte, travaillé durant des mois avant d’être abandonné faute de budget, était insuffisant, notamment pour les fins de carrière, le chantier est à rouvrir urgemment !  

Le ministre a partagé ce constat et a dit ne pas être opposé à la reprise du travail sur ce sujet. C’est chose entendue et nous allons faire inscrire cette demande dans les discussions sur le budget 2027 !

Notre courrier au ministre pour exiger que le taux de rémunération de chaque copie du CRPE ne soit pas calqué bêtement sur le nombre de correcteurs par copie (mais bel et bien sur le nombre de copies par correcteur, comme l’exige le texte) a reçu une réponse défavorable.
Nous avons averti le ministre : les collègues correcteurs, constatant une rémunération inférieure à celle annoncée, ne s’y laisseraient sans doute pas prendre à deux fois. On ne peut pas dire que ces dernières années, les salaires permettent de s’asseoir sur la rémunération d’un travail fait !

Avis aux collègues : n’hésitez pas à signaler d’ores et déjà votre refus de corriger le CRPE 2027 !
Avis au ministre : vous devrez assumer un CRPE 2027 sans correcteurs !

Nous avons renouvelé notre demande de discussions sur la question des formateurs (conseillers pédagogiques, formateurs, tuteurs, MAT…) afin de traiter les sujets suivants, indispensables pour relancer l’attractivité de ces missions :

    • la rémunération ;
    • les conditions de travail ;
    • et la valorisation des compétences.


Le ministre ne semble pas enclin à mettre ce sujet sur la table, se contentant d’une réforme de la certification des formateurs, qui rencontre une opposition unanime et ne répond pas aux attentes de la profession !

Nous avons demandé que ce dispositif soit réellement effectif et que les demandes soient traitées au plus vite.
En effet, malgré la pérennisation de la rupture conventionnelle dans la Fonction publique, nous avons dénoncé les blocages en territoire au motif que les décrets d’application ne sont pas publiés. Or, l’inscription de ce dispositif dans la loi permet toujours de s’appuyer sur les décrets de l’expérimentation pour les fonctionnaires car ces textes ne fixent pas de durée limite à cette procédure.

Le ministère considère que les décrets appliqués lors de l’expérimentation sont désormais caducs, car celle-ci était restreinte au 31 décembre 2025. Sans interdire l’instruction des dossiers, il a donc passé consigne de ne pas finaliser les demandes tant que les nouveaux décrets ne seront pas publiés, les montants et modalités de calcul de l’indemnité de rupture conventionnelle pouvant être différents de ceux de l’expérimentation.

Lecture rigide des textes : 1 / Prise en compte de la réalité humaine : 0


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Pour le SE-Unsa, la circulaire métier des CPE de 2015 reste adaptée après une décennie de mise en œuvre. En revanche, les missions des CPE doivent cesser d’être élargies sans contrepartie. Oui, les CPE acceptent de prendre leur part dans les questions de harcèlement, de santé mentale ou d’inclusion, mais le SE-Unsa demande une réflexion sur la façon d’exercer le métier, afin de permettre à ces derniers d’exercer l’ensemble de leurs missions dans le respect de la circulaire et dans des conditions de travail soutenables (Les revendications du SE-Unsa pour les CPE et AED).

Une circulaire adaptée mais des missions qui s’accumulent : comment garder le sens ?

La circulaire de mission de 2015 reste un cadre de référence, mais le SE-Unsa déplore l’empilement des nouvelles missions depuis sa publication. Les CPE sont volontaires pour prendre toute leur part dans les sujets liés au harcèlement, à la santé mentale ou à l’inclusion, mais ces nouvelles responsabilités ne se sont accompagnées d’aucun allègement des missions existantes. Par conséquent, les CPE manquent de temps pour tout mener à bien ce qui entraîne une dégradation de leurs conditions de travail.

Pour le SE-Unsa, il est donc urgent de réfléchir sur des indicateurs comme le nombre d’élèves suivis, et si besoin de recruter des CPE, de façon à allier la qualité de vie au travail des CPE et le bien-être des élèves.

Donner des moyens à la hauteur des missions

Pour le SE-Unsa, les 4 heures de travail laissées à l’appréciation des CPE hors présence d’élèves sont difficiles à appliquer face aux besoins permanents des établissements, et trop souvent sources de tensions pour les CPE dans le quotidien des établissements. Le ministre s’est engagé à ce qu’un rappel soit fait au sujet de ces 4 heures qui doivent VRAIMENT être « laissées à l’appréciation ». Les nouvelles missions impliquent davantage de face-à-face pédagogique, de préparation, de concertation et de suivi, le SE-Unsa revendique donc un rééquilibrage de ce temps de travail « à l’appréciation » avec le temps en présence d’élèves.

Par ailleurs, si on veut assurer la présence d’un CPE dans l’établissement du lundi matin (dimanche soir) au vendredi soir (ou samedi midi), tout en respectant l’organisation de son temps de travail prévu dans la circulaire, ce qui est une obligation règlementaire, alorsil faut adapter.  Pour rappel, nous revendiquons un CPE pour 400 élèves (et un pour 250 élèves en éducation prioritaire).

Le temps de travail des CPE n’est pas extensible à l’infini, soit il faut admettre qu’un établissement fonctionne sans le CPE à certains moments, ou alors, il faut recruter. Une chose est sûre, l’injonction paradoxale doit cesser : on ne peut pas demander aux CPE de s’investir dans des missions toujours plus nombreuses, qui nécessitent un temps de préparation hors présence des élèves, tout en exigeant leur présence permanente dans l’établissement.

L’avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa revendique le recrutement de CPE afin de leur permettre d’exercer pleinement leurs missions, anciennes comme nouvelles, auprès d’élèves aux besoins de plus en plus diversifiés. Cela permettra par ailleurs d’améliorer les conditions de vie au travail des CPE, dans le respect du cadre général de la vie scolaire qui contribue à placer les adolescents dans les meilleures conditions de vie individuelle et collective, de réussite scolaire et d’épanouissement personnel. Pour le SE-Unsa, donner aux CPE des conditions de travail à la hauteur de leurs missions n’est pas négociable.


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Des grilles académiques de rémunération des AED CDisés se mettent en place progressivement. Le SE-Unsa porte la nécessité d’une grille nationale comme vecteur d’équité entre les AED sur l’ensemble des territoires. Le sujet du crédit d’heures de formation est abordé, y compris pour les AED CDisés.

Des grilles de rémunération inadaptées

Au-delà du besoin d’obtenir une grille nationale, le SE-Unsa dénonce le fait que ces grilles sont souvent calquées sur celles mises en place pour les AESH. Ce n’est pas pertinent puisque les AESH peuvent être CDisés au terme de 3 ans, alors que pour les AED, il en faut 6. Ils ont donc davantage d’ancienneté au moment de leur CDisation, ce qu’il faut prendre en compte. De plus, les grilles proposées localement restent peu attractives d’un point de vue financier.

Le SE-Unsa porte ses revendications directement au ministre

Le SE-Unsa a porté ses revendications au ministre lors d’une audience consacrée à la vie scolaire (Les revendications du SE-Unsa pour les CPE et AED). Le ministre a reconnu qu’il partageait notre point de vue et que la grille devait être nationale.

Mais il a également mentionné l’absence de budget. Pour autant, le SE-Unsa poursuivra cet objectif jusqu’à ce qu’il soit atteint.

Les AED doivent bénéficier de temps de formation

Par ailleurs, il faut prendre en compte l’allongement des parcours de formation lorsqu’on est étudiant salarié AED, et 6 ans ne sont pas toujours suffisants pour mener son parcours à son terme. Il est difficile, voire impossible de se former quand on fait 41 h hebdomadaires comme AED CDisé.

Le SE-Unsa réaffirme la nécessité d’ouvrir la possibilité aux AED CDisés de bénéficier du crédit d’heures de formation de 200 h pour un plein-temps, avec les mêmes modalités que pour les AED en CDD, et au prorata pour les autres quotités de travail. Même si tous les AED CDisés n’utiliseront pas cette opportunité, elle doit leur être ouverte.

Sur ce point, la réponse du ministre a été moins nette. Mais pour le SE-Unsa, c’est un point important qui doit être mis en œuvre, avec à la clé les dotations qui permettent aux établissements de fonctionner sereinement.

L’avis du SE-Unsa

Pour travailler à la fois sur l’élaboration d’une grille nationale et sur l’ouverture du crédit d’heures de formation aux AED CDisés, le SE-Unsa demande la mise en place d’un temps de travail sur ces deux sujets.


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Rémunération, renouvellement de contrats, respect des textes réglementaires, recrutement d’AED dans les écoles : le SE-Unsa a porté ses revendications auprès du ministre concernant la rémunération et les conditions de travail AED.

Stabiliser les équipes de vie scolaire et recruter des AED dans le 1er degré

Le SE-Unsa dénonce le manque d’AED dans les vies scolaires des établissements du 2d degré ainsi que l’instabilité dans les équipes, contraigant à des recrutements réguliers. Ce à quoi s’ajoute le temps nécessaire à la prise de fonction, qui met les équipes « en tension ».

Par ailleurs, le SE-Unsa demande la création de poste d’AED dans le 1er degré. Pour nous, c’est une réponse pour l’encadrement et l’accompagnement des élèves. Les AED pourraient aussi renforcer la cohérence des temps de l’enfant, entre le scolaire et le périscolaire. Ces AED en appui pédagogique seraient des « adultes de plus » dans les écoles. Leur présence serait donc bénéfique au climat scolaire. En effet, certaines écoles accueillant un effectif d’élèves plus important que certains collèges, la présence d’AED y serait totalement cohérente.

Le ministre partage nos constats et notre ambition. Reste maintenant à franchir le pas !

Faire respecter les droits des AED

Le SE-Unsa a aussi évoqué le besoin de réaffirmer certaines règles, qui sont inégalement respectées. Par exemple, le respect des pauses s’impose. La pause de 20 minutes au bout de 6 heures travaillées doit être différenciée de la pause repas, laquelle doit être de 30 minutes dans le temps de service si l’AED reste dans l’établissement (il est donc en quelque sorte « d’astreinte »), ou supérieure à 45 minutes si elle est prise hors de l’établissement.

Ces rappels à la réglementation nous semblent de nature à apaiser les tensions dans le quotidien des établissements et aller dans le sens du bien-être au travail des équipes. L’amélioration des conditions de travail des AED, qui repose notamment sur le respect des droits des personnels et la protection de leur santé au travail, doit être garantie par l’employeur.

Adapter la grille d’évaluation et sécuriser les renouvellements de contrat

Le SE-Unsa a salué la publication du cadre de gestion des AED, qui va dans le bon sens (AED : enfin un cadre de gestion).

Cependant, la grille d’évaluation des AED est calquée sur celle des AESH, alors que leurs missions sont différentes. N’étant pas adaptée aux missions des AED, cette grille ne permet pas aux évaluateurs – le chef d’établissement ou le CPE à qui l’évaluation peut être déléguée – de conduire une évaluation pertinente. Dans l’attente d’une grille spécifique adaptée aux AED, le SE-Unsa demande que son utilisation soit facultative.

Enfin, le SE-Unsa revendique que les dotations en AED soient données plus tôt aux établissements afin que les entretiens qui ont lieu en mars-avril coïncident avec les dotations. Ainsi, les AED ne seraient plus maintenus dans une certaine incertitude et cela leur éviterait de chercher un autre emploi en attendant une réponse de renouvellement de contrat.

Le ministre s’est engagé à faire un rappel aux équipes de direction pour que la réglementation soit respectée partout. Par ailleurs, il est prêt à faire évoluer la grille d’évaluation.  

En syndicat responsable et utile, le SE-Unsa agit pour l’amélioration des conditions de travail des personnels, en portant les revendications du terrain et en tenant compte des besoins exprimés. Le SE-Unsa veillera à ce que les engagements du ministre soient suivis d’effets.


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Alors que les premiers résultats d’admission aux concours enseignants, CPE, PsyEN arrivent, la question du recrutement des professeurs des écoles redevient une préoccupation majeure dans de nombreuses académies. 

Depuis plusieurs années, l’Éducation nationale fait face à une crise du recrutement sans précédent, marquée par des concours peu attractifs, des postes non pourvus et des besoins toujours aussi criants sur le terrain. Dans ce contexte, le recrutement des candidats figurant sur les listes complémentaires, notamment du concours de recrutement de professeurs des écoles (CRPE), s’impose comme une solution concrète.

Le SE-Unsa s’engage activement pour que ces recrutements soient effectifs, transparents et équitables.

Autre difficulté, à compter de cette année, le décret statutaire des professeurs des écoles a été modifié et prévoit que le remplacement par appel à la liste complémentaire de candidats inscrits sur la liste principale ou pour pourvoir un emploi vacant ne peut être effectué au-delà de la période d’un mois après le début de la formation.

Une mesure déconnectée des réalités du terrain

Pour le SE-Unsa, cette limitation met clairement les services départementaux en difficulté. En effet, cette formulation ne permet plus de recruter des candidats inscrits sur la liste complémentaire pour pourvoir des emplois vacants tout au long de l’année.

En restreignant l’appel à la liste complémentaire à un délai aussi court, le ministère contraint les services à recourir davantage à des personnels contractuels, ou parfois à l’utilisation de remplaçants qui mettra encore plus les services en tension.

Pour le SE-Unsa, cette situation n’est pas acceptable. Elle ne permet plus à ces candidats de devenir stagiaires pour pallier des vacances d’emploi, mais les pousse soit à passer par un statut précaire de contractuel, soit à se détourner de la voie vers nos métiers. C’est d’autant plus regrettable dans un contexte de baisse d’attractivité des concours.

Un amendement pragmatique et responsable du SE-Unsa

Face à cette situation, le SE-Unsa avait proposé un amendement visant à modifier le texte et qui permettait de sécuriser les parcours de formation, de limiter le recours aux contractuels et aux remplaçants, et de répondre aux besoins réels des départements.

Un vote unanime… sans suite

Cet amendement a été voté à l’unanimité par l’ensemble des organisations syndicales présentes au CSAMEN du 29 janvier 2026.
Pourtant, malgré ce consensus, le ministère fait le choix de ne pas l’intégrer dans le texte final.

Le SE-Unsa dénonce le faible nombre, si ce n’est l’absence, de candidats inscrits sur les listes complémentaires des CRPE BAC+5 cette année et demande au ministère leur recrutement partout où cela était possible. 

Le SE-Unsa revendique :

    • l’utilisation des listes complémentaires quand c’est possible ;
    • la transparence sur le nombre d’emplois réellement vacants ;
    • une politique nationale cohérente pour éviter les iniquités entre académies ;
    • la modification du décret statutaire suivant l’amendement voté à l’unanimité en CSAMEN.

 


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À la suite du scandale de Bétharram en mars 2025, la ministre Borne a lancé le plan « Brisons le silence, agir ensemble » afin que les violences physiques, morales et sexuelles au sein des établissements privés ou publics ne puissent plus se produire. Ce plan est flou à plusieurs niveaux. Même s’il part d’une bonne intention, la protection des élèves, il souffre d’une mise en œuvre hâtive et désordonnée, que le SE-Unsa dénonce fortement.

Le scandale "Bétharram"

En 2024, explose le scandale lié à cet établissement privé catholique sous contrat. Plus de 200 plaintes impliquant des prêtres et des surveillants ont été déposées. Ces plaintes dénonçant des faits ayant eu lieu dans les années 1990 et jusqu’à la fin des années 2010 concernaient aussi bien des violences à caractère sexuel que des sévices corporels. Le premier ministre François Bayrou, impliqué dans l’affaire par son silence d’une part et par sa défense de l’établissement d’autre part, a, depuis, disparu des radars.

L’application "Faits établissement" déployée dans le privé

Tandis qu’elle existait dans le public depuis 2016, cette application, qui rend obligatoires le recueil et le traitement des faits de violence ainsi que le signalement des faits plus graves à l’autorité académique, est enfin déployée dans le privé sous contrat. Le manque d’inspecteurs s’occupant du privé sous contrat reste néanmoins un problème pour suivre correctement les débordements qui pourraient s’y produire.

Expérimentation des questionnaires "Brisons le silence"

Afin de systématiser le recueil des témoignages des élèves, des questionnaires sont produits pour la rentrée 2025. Ils s’adressent à tous les élèves en internat ainsi qu’à ceux effectuant des voyages scolaires avec nuitée, de l’école élémentaire au lycée, dans le public comme dans le privé sous contrat. Depuis juin 2025, ils sont expérimentés dans certains établissements et écoles, publics et privés sous contrat. La communication sur ce protocole, son contenu et son expérimentation est inexistante.

Un décret pour généraliser les questionnaires

Début avril 2026, le texte relatif au décret est discuté au Conseil supérieur de l’éducation. Le SE-Unsa y a dénoncé le caractère obligatoire des questionnaires pour les élèves du public, alors qu’ils restent facultatifs pour ceux du privé sous contrat, le privé hors contrat n’étant pas mentionné. Nous avons demandé qu’ils deviennent obligatoires pour tous, ce qui a été refusé.
Le SE-Unsa s’est également inquiété des conditions de passation de ces questionnaires et a demandé que les élèves puissent y répondre dans un cadre le plus protecteur possible. La directrice générale de l’enseignement scolaire avait alors précisé que ces questionnaires seraient généralisés pour la rentrée 2026.

Décret en vigueur depuis le 15 mai 2026 sans préparation des équipes

Mi-mai, le décret est publié au Journal officiel et on y trouve la phrase suivante : Les élèves internes des écoles du cours préparatoire au CM2, des collèges et des lycées publics et privés sous contrat, au moins deux fois par an, et tous les élèves concernés, après chaque voyage scolaire comportant une nuitée, sont invités à participer à un questionnaire en remplissant une grille d’auto-évaluation visant à améliorer la prévention, la détection et la prise en charge des situations ou faits de violence survenus au sein de l’internat ou durant le voyage scolaire.

Le caractère obligatoire n’apparaît pas dans le décret, ni pour le public ni pour le privé, mais il est dit que le texte entre en vigueur le lendemain de la publication alors qu’aucun accompagnement des équipes n’a été prévu pour sa mise en œuvre.

Une communication ministérielle inaudible

Début juin, nous apprenons que la Dgesco a communiqué sur l’entrée en vigueur du décret auprès des directeurs et directrices d’école via leur adresse académique alors que nos collègues consultent très majoritairement la boîte mail de l’école.
Dans ce mail, très peu de détails sur la passation sont donnés, aucune réunion d’information n’est prévue, aucune communication à l’ensemble de la communauté éducative n’est faite. Mais il est répété que ces questionnaires* seront généralisés à la rentrée 2026. Un guide de passation** accompagne ce mail, qui stipule : La passation des questionnaires est obligatoire dans les écoles et établissements publics et est facultative pour les écoles et établissements privés sous contrat.

Quand le SE-Unsa interroge la Dgesco le 11 juin sur la différence de traitement entre le public et le privé ainsi que sur l’entrée en vigueur exacte de ces questionnaires, il nous est répondu que la généralisation est toujours prévue à la rentrée 2026 mais que l’expérimentation est appelée à se déployer jusqu’à la fin de l’année scolaire en cours. Concernant le privé sous contrat, la Dgesco considère que le caractère propre de ces établissements fait que le ministère ne peut pas les contraindre à faire remplir ces questionnaires.

L’avis du SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, la protection des élèves ne peut se satisfaire d’annonces approximatives et de dispositifs appliqués de manière inégale. Alors que l’objectif affiché de ces questionnaires est de prévenir et détecter les violences subies par les élèves, leur mise en œuvre actuelle crée une rupture d’égalité incompréhensible entre les élèves du public et ceux du privé sous contrat, tandis que les établissements hors contrat demeurent totalement absents du dispositif. Une politique de prévention efficace doit concerner l’ensemble des élèves, quels que soient leur établissement ou leur statut.

Le SE-Unsa dénonce également l’absence d’anticipation et d’accompagnement des équipes éducatives. Décret publié sans formation, consignes contradictoires, communication confidentielle et informations diffusées au dernier moment : tout concourt à affaiblir la portée d’un dispositif qui devrait pourtant reposer sur la confiance, la compréhension et l’adhésion de l’ensemble de la communauté éducative. Sans information claire auprès des personnels, des familles et des élèves, l’ambition préventive du plan Brisons le silence est largement compromise.

Pour être crédible et efficace, la lutte contre les violences scolaires exige autre chose qu’une succession d’annonces : elle nécessite des moyens, de la cohérence et une volonté de protéger tous les élèves sans exception.


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Visuel campagne : Exercer hors de France

Vous envisagez de candidater pour un poste dans le réseau des établissements français à l’étranger pour la rentrée 2027 ?

Pas de panique, le SE-Unsa est là pour tout vous expliquer, vous conseiller et vous guider tout au long des démarches !
 
La mobilité géographique est un élément capital dans la carrière de chacun d’entre nous. Au SE-Unsa, nous le savons bien !
 
C’est pourquoi, nous sommes en mesure de proposer notre écoute et notre expertise à tout collègue qui aurait pour projet d’exercer à l’étranger.
 

L’accompagnement Mobilité internationale du SE-Unsa, c’est :

    • des communications personnalisées pour vous aider à construire votre projet
    • la mise en relation, pour nos adhérents, avec l’un de nos correspondants locaux
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