Le temps partiel thérapeutique (TPT) dans la Fonction publique, et en particulier dans l’Éducation nationale, est aujourd’hui un dispositif essentiel pour permettre aux agent·es de reprendre progressivement leur activité après un arrêt maladie ou de continuer à travailler malgré une santé fragilisée.
Cependant, une réforme du temps partiel thérapeutique actuellement envisagée suscite de vives inquiétudes. Plusieurs mesures pourraient restreindre l’accès au TPT et fragiliser les droits des personnels, dans un contexte où les conditions de travail sont déjà fortement dégradées.

Une réforme qui inquiète

Depuis 2021, des avancées importantes ont permis d’améliorer l’accès au temps partiel thérapeutique dans la Fonction publique, notamment grâce à un dialogue social exigeant.
Aujourd’hui, les orientations portées par le gouvernement laissent craindre un recul des droits des agents de l’Éducation nationale.

Des mesures qui risquent de restreindre l’accès au TPT

Parmi les mesures envisagées, plusieurs dispositions posent problème :

    • Un délai maximal de 30 jours pour accorder le TPT :
      → risque de refus implicites et de remise en cause de décisions médicales.
    • Un entretien préalable obligatoire avec la hiérarchie :
      → dans un système déjà très hiérarchisé, cela peut générer des pressions et dissuader les personnels de faire valoir leurs droits.
    • Une limitation des possibilités de reconstitution des droits :
      → des agent·es pourraient se retrouver sans solution en cas de rechute ou à l’expiration de leurs droits à congés maladie.
    • Un impact sur les droits à congé de longue maladie (CLM) :
      → calculés désormais au prorata du temps travaillé, ce qui pénaliserait les collègues en TPT.

Ces mesures introduisent de la complexité, de l’incertitude et un risque réel de recul des droits.

Des conséquences importantes pour les personnels déjà fragilisés, particulièrement les femmes

Dans l’Éducation nationale, les femmes sont largement majoritaires, notamment dans le premier degré et parmi les AESH.

Or, le recours au temps partiel thérapeutique concerne largement les femmes, souvent en raison :

    • de métiers physiquement et psychiquement exigeants ;
    • de parcours professionnels hachés ;
    • d’une charge mentale accrue.

Cette réforme pourrait ainsi aggraver les inégalités professionnelles femmes-hommes déjà existantes, en contradiction avec les engagements affichés en matière d’égalité dans la Fonction publique.

Une réforme sans bilan, déconnectée des réalités du terrain

Le SE-Unsa dénonce une réforme construite :

    • sans évaluation sérieuse du dispositif actuel ;
    • sans prise en compte des réalités des écoles et établissements ;
    • sans analyse des causes profondes de l’augmentation des recours au TPT.

Pour nous, le problème ne réside pas dans le dispositif lui-même, mais bien dans la dégradation des conditions de travail.

Une opposition intersyndicale forte

L’ensemble des organisations syndicales de la Fonction publique s’oppose à ce projet de réforme et demande :

    • l’abandon des mesures envisagées ;
    • le maintien des droits actuels ;
    • l’ouverture de discussions fondées sur un diagnostic partagé.

L'avis du SE-Unsa

Avec l’Unsa Fonction publique, le SE-Unsa s’oppose fermement à toute remise en cause du temps partiel thérapeutique.

    • Le TPT doit rester un droit effectif, accessible et sécurisé, fondé sur l’avis médical.
    • Il ne doit en aucun cas devenir un dispositif soumis à des logiques de gestion ou de pression hiérarchique.
    • La priorité doit être donnée à la prévention et à l’amélioration des conditions de travail, notamment dans l’Éducation nationale.

Le SE-Unsa rappelle que :

    • protéger la santé des personnels, c’est garantir la qualité du Service public d’éducation ;
    • fragiliser les droits, c’est aggraver les difficultés déjà importantes sur le terrain.

Nous continuerons d’agir avec les personnels pour défendre des conditions de travail dignes et des droits à la hauteur des enjeux.

>> Lire le communiqué intersyndical : Réforme du temps partiel thérapeutique dans la Fonction publique : un recul inacceptable 


Partager


Les résultats du mouvement inter 2026, publiés le 11 mars, confirment une tendance préoccupante : la mobilité géographique des enseignants reste en forte tension. Plus que jamais, la mobilité géographique pour les enseignants, CPE et PsyEN reste un enjeu persistant et préoccupant. 

Le SE-Unsa ne cesse de le dire, la mobilité géographique est un facteur déterminant dans l’attractivité des métiers, que l’on exerce déjà ou que l’on se destine à exercer. Il est urgent de réécrire en profondeur les lignes directrices de gestion (LDG) Mobilité de façon à sortir de la sclérose et donner une nécessaire bouffée d’oxygène aux perspectives de parcours de chaque personnel.

Mouvement inter dans le 1er degré : une baisse des mutations

Dans le 1er degré, la tendance est clairement à la baisse :

    • 12 251 demandes de mutation en 2026 (contre 13 975 en 2025)
    • Taux de mutation : 23,23 % (contre 23,84 % en 2025)
    • Taux de satisfaction des titulaires sur vœu 1 : 87,63 % (contre 88,06 % en 2025)

À travers ces chiffres, nous constatons une baisse importante du nombre de mutés.

Des territoires toujours aussi inégalement attractifs

Concernant l’attractivité des territoires, peu de changements :

    • les départements de la côte atlantique sont toujours les plus demandés à l’entrée ;
    • les demandes de sorties concernant majoritairement les départements d’Île-de-France, de Guyane et de Mayotte.


Le découragement est de mise chez les professeurs des écoles, qui ne voient pas leur perspective de mobilité géographique s’améliorer dans le temps et qui s’autocensurent faute d’espoir de mutation.

Mouvement inter dans le 2d degré : des résultats contrastés

Les chiffres ne sont guère plus encourageants que les années précédentes.

Une participation en recul :

    • 22 183 participants cette année (contre 23 040 en 2025)
    • 12 699 demandes effectuées par des enseignants titulaires, participants non obligatoires au mouvement (contre 13 661 en 2025)

Une hausse du taux de mutation… à relativiser :

    • Le taux de mutation des titulaires augmente de 4.6 points, soit 48.9 % contre 44,30 % en 2025.
    • Chez les stagiaires, participants obligatoires : 9 484 demandes contre 9 379 en 2025.
    • Pour les stagiaires, taux de mutation sur le vœu 1 en hausse : 59,7 % cette année contre 55,2 % en 2025.

Malgré ces chiffres qui peuvent sembler encourageants, il n’y a pas de quoi se réjouir : le taux de mutation reste en deçà de la moyenne des dix dernières années.

L'avis du SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, la mobilité géographique est une priorité : il est urgent d’agir !

Certaines disciplines, certains corps et certains territoires sont des sinistrés de la mobilité géographique avec des conséquences dramatiques pour de nombreux collègues.

Le SE-Unsa continue d’exiger des mesures concrètes et effectives urgemment :

    • faire évoluer les barèmes pour les mettre plus en phase avec la réalité des vies des personnels d’aujourd’hui, en se basant sur des simulations pluriannuelles pour ne pas créer de déséquilibre ;
    • permettre à chaque collègue qui entre dans le métier une meilleure projection sur ses premières années, en valorisant mieux l’affectation sur certains territoires de plus en plus « fuis » ;
    • améliorer la mobilité vers les territoires d’outre-mer pour les personnels et leur famille qui y sont nés et/ou y ont construit leur vie.

Vous n’avez pas obtenu satisfaction au mouvement inter 2026 ?
N’hésitez pas à contacter les équipes locales du SE-Unsa pour être accompagné·e dans les démarches à effectuer, que ce soit pour demander une révision d’affectation (selon votre situation familiale, médicale et/ou sociale) ou pour envisager des alternatives.

Vous êtes concerné·e par une participation au mouvement intra ?
Pensez à demander l’accompagnement Mon mouvement intra 2026 du SE-Unsa en complétant notre formulaire.


Partager

 

La liste d’aptitude « Personnel de direction » permet de changer de corps, sans passer le concours.
Les conditions et modalités de candidature pour la rentrée 2026 sont fixées par la note de service du 29 janvier 2026. Elle présente également les modalités d’accès par la voie du détachement ou de l’intégration. 

 

Qui peut candidater ?

Pour être inscrit sur la liste d’aptitude permettant de devenir personnel de direction à la rentrée 2026, vous devez être dans l’une des deux situations suivantes :

🔹 Cas n°1

      • Être fonctionnaire titulaire de catégorie A (enseignant, CPE, PsyEN ou administratif)

        Et
      • justifier de 7 années de services

        Et
      • avoir exercé des fonctions de direction pendant vingt mois au moins (au cours des 5 dernières années scolaires).



🔹 Cas n°2

      • Avoir exercé à temps plein comme directeur adjoint chargé de Segpa, directeur d’établissement spécialisé ou directeur d’école

        Et
      • justifier de 4 ans de services dans ces fonctions

         

Attention !
      • Ces conditions sont évaluées au 1er septembre de l’année au titre de laquelle la liste d’aptitude est établie.
      • Le temps partiel est pris en compte au prorata
 

Quand et comment candidater ?

L’acte de candidature et la constitution du dossier se font uniquement dans Mon portail RH du 1er avril au 21 avril 2026 inclus.
Le dossier de candidature comporte plusieurs éléments : lettre de motivation, CV, rapport d’activité, lettre exposant vos choix géographiques…

 
Cas particulier !

Si vous êtes en détachement, vous devrez imprimer et transmettre votre dossier de candidature à votre service RH.

Attention !
Les lauréats (liste principale) du concours interne ou du 3e concours de recrutement des personnels de direction à la session 2026 ne peuvent pas candidater.
Seuls les lauréats de la liste complémentaire peuvent être proposés et classés par les recteurs pour l’inscription sur la liste d’aptitude (il leur sera demandé de choisir l’un des deux modes de recrutement lors de la première proposition d’affectation académique).
 

Quand sont prévus les résultats ?

Pour la rentrée 2026, 85 postes sont offerts au recrutement de personnels de direction par liste d’aptitude.

La liste des inscrits au titre de l’année 2026 sera publiée sur le site ministériel le 11 juin 2026.

Comment se déroule l’affectation ?

Les décisions d’affectation académique seront notifiées le vendredi 19 juin 2026 dans Mon portail RH, pour une prise de fonctions au 1er septembre 2026.
 
Les personnels inscrits sur la liste d’aptitude sont affectés prioritairement dans les académies comptant le plus grand nombre de postes restés vacants après la nomination des lauréats du concours de la session 2026, en tenant compte de leurs vœux.
 

L’avis du SE-Unsa

Le projet professionnel est un élément capital dans la carrière et plus largement dans la vie de chacun d’entre nous. Au SE-Unsa, nous le savons bien ! 
C’est pourquoi, nous vous proposons dès à présent notre écoute et notre expertise si vous souhaitez candidater sur la liste d‘aptitude « Personnel de direction » pour la rentrée 2026.
 

Dès aujourd’hui, demandez l’accompagnement Mobilité professionnelle du SE-Unsa en complétant notre formulaire !

> > Retrouvez tous nos articles Mobilité professionnelle


Partager

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, la question de l’égalité femmes-hommes au travail reste centrale. Dans l’Éducation nationale, pourtant très féminisée, l’accès des femmes aux postes à responsabilité demeure inégal. Travailler plus, s’engager plus… et s’épuiser plus : le paradoxe féminin.

Des parcours de femmes engagées

Malgré les obstacles, de nombreuses femmes construisent des trajectoires professionnelles ambitieuses. Le SE-Unsa vous propose de découvrir les parcours de trois femmes :

    • Élisabeth, professeure des écoles, est aujourd’hui Secrétaire générale du SE-Unsa. Engagée depuis de nombreuses années dans le syndicalisme, elle porte la voix des personnels et défend des parcours professionnels plus justes et plus égalitaires.
      >> Découvrez son parcours
    • Christelle, 48 ans, a rejoint l’Éducation nationale après une première carrière dans le commerce. D’abord AESH, elle est aujourd’hui principale adjointe dans un collège près de Toulouse, avec encore de nombreux projets professionnels.
      >> Découvrez son parcours
    • Chrystel, 54 ans, professeure des écoles depuis 25 ans, a occupé différents postes au sein de l’Éducation nationale, jonglant entre vie pro et vie perso.
      >> Découvrez son parcours


Un accès encore inégal aux postes à responsabilités

Ces parcours individuels sont des exemples inspirants. Pourtant, dans l’Éducation nationale, les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes persistent. Et ce, même si les choses ont un peu bougé ces dernières années.

Quelques chiffres récents et représentatifs :

    • Les femmes représentent environ la moitié des personnels de direction (chefs d’établissement, inspecteurs, cadres…).
    • Dans certains corps d’inspection, elles sont proches de la parité, voire majoritaires.
    • Mais dans les fonctions les plus élevées (recteurs, directions académiques), les femmes restent moins nombreuses, autour de 30 à 40 % selon les fonctions.

Malgré la forte présence des femmes dans les métiers de l’enseignement, plus l’on progresse dans la hiérarchie vers les postes décisionnels les plus élevés, plus la représentation des femmes diminue.

Agir pour une égalité professionnelle réelle

Faisons tomber les idées reçues et les stéréotypes : les femmes peuvent accéder à des postes décisionnels et d’encadrement.
C’est d’ailleurs l’objectif de l’axe 2 du Plan national d’action pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes 2025-2027 : Favoriser la mixité des métiers et l’égal accès à toutes les fonctions et responsabilités, dont celles d’encadrement et d’encadrement supérieur. Un thème abordé par le SE-Unsa, notamment lors de sa Semaine de la direction d’école du 23 au 27 mars 2026.

Le SE-Unsa s’inscrit donc pleinement dans cette dynamique, en agissant au niveau national et local pour faire évoluer les pratiques et accompagner les personnels.


La QVCT : un levier pour l’égalité

Cette réflexion sur l’égalité professionnelle s’inscrit aussi dans une démarche de qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) : repenser l’organisation, la charge de travail, et les conditions d’exercice pour permettre à chacun et chacune de concilier vie pro et vie perso.

L’égalité professionnelle ne peut se construire sans une amélioration des conditions de travail. Elle passe aussi par un environnement de travail serein et valorisant permettant à tous les personnels de pouvoir se projeter dans une évolution professionnelle.

Envie d’agir ? Le SE-Unsa vous accompagne

Le SE-Unsa vous propose un accompagnement pour entrer dans une démarche QVCT, avec :

    • des outils concrets
    • des conseils personnalisés
    • un soutien adapté à votre situation


Dès aujourd’hui, demandez l’accompagnement Entrer dans une démarche QVCT du SE-Unsa en complétant notre formulaire !


Partager

Les modalités de formation des lauréats des concours enseignants (CRPE, Capes, Capet, Capeps, CAPLP, agrégation…) et CPE sont désormais connues. Les textes ne vont pas tarder à être publiés. Selon votre profil et votre expérience professionnelle, plusieurs parcours sont possibles, avec des statuts et des volumes de formation différents. Aucun changement pour les PsyEN.

Concours enseignants et CPE : les 3 parcours de formation

La formation se déroule selon 3 parcours différents :

    • Master : année de M1 avec le statut d’élève fonctionnaire puis année de M2 avec le statut de fonctionnaire stagiaire avec un stage en responsabilité à mi-temps (50 %).
    • Fonctionnaire stagiaire en responsabilité à temps plein (100 %) et 10 à 20 jours de formation sur le temps de service.
    • Diplôme universitaire ou inter-universitaire : fonctionnaire stagiaire en stage en responsabilité à mi-temps (50 %) et en formation à mi-temps.

Lauréats des concours externes (Bac+3 et Bac+5) du CRPE, Capes, Capet, Capeps ou CAPLP

Les parcours sont détaillés dans le schéma ci-dessous.
Cliquer pour agrandir au format PDF 

* Comprendre 18 mois d’expérience sur les 3 dernières années

Cas particuliers : certains CAPLP

Certaines spécialités – coiffure, esthétique-cosmétique, génie chimique, hôtellerie-restauration, sections et options du groupe A (bâtiment, conducteurs routiers, réparation et revêtement en carrosserie etc.), sections et options du groupe B (métiers de l’alimentation) – ont des modalités spécifiques :

    • Lauréats titulaires d’une licence : statut de fonctionnaire stagiaire. Ils effectuent un stage en responsabilité à mi-temps (50 %). Ils bénéficient d’une formation au sein d’un diplôme universitaire à mi-temps.
    • Lauréats titulaires d’une licence avec 18 mois d’expérience dans les 3 dernières années : fonctionnaires stagiaires en responsabilité à temps plein (100 %) avec 10 à 20 jours de formation sur le temps de service.

Lauréats des concours externes de l’agrégation

Deux modalités de formation pour ces lauréats :

    • Titulaires d’un master Meef ou M2E, ou titulaires d’un master disciplinaire avec 18 mois d’expérience dans les 3 dernières années : fonctionnaires stagiaires en responsabilité à temps plein (100 %) avec 10 à 20 jours de formation sur le temps de service.
    • Titulaires d’un master disciplinaire : statut de fonctionnaire stagiaire. Ils effectuent un stage en responsabilité à mi-temps (50 %). Ils bénéficient d’une formation au sein d’un diplôme universitaire à mi-temps.

Lauréats des concours internes

    • Lauréats disposant d’une expérience d’enseignement de 18 mois durant les 3 dernières années : fonctionnaires stagiaires en responsabilité à temps plein (100 %) avec 10 à 20 jours de formation sur le temps de service.
    • Lauréats sans expérience d’enseignement : statut de fonctionnaire stagiaire. Ils effectuent un stage en responsabilité à mi-temps (50 %). Ils bénéficient d’une formation au sein d’un diplôme universitaire à mi-temps.

Lauréats des 3e concours

L’ensemble de ces lauréats bénéficient du statut de fonctionnaire stagiaire. Ils effectuent un stage en responsabilité à mi-temps. Ils bénéficient d’une formation au sein d’un diplôme universitaire à mi-temps.

Concours de PsyEN

Les lauréats des concours de PsyEN bénéficient d’une formation d’une durée d’un an, qui alterne des périodes de stages de pratique en milieu professionnel et des périodes d’enseignements au sein de l’un des 7 centres de formation (Aix-Marseille, Bordeaux, Lille, Lyon, Nancy-Metz, Paris, Rennes) et des Inspé.

Besoin d'accompagnement ? Le SE-Unsa est là !

Lauréats de concours, vous pouvez bénéficier d’un accompagnement personnalisé en complétant notre formulaire en ligne : Du concours à l’affectation.


Et n’hésitez pas à contacter votre équipe locale du SE-Unsa en cas de besoin.


Partager

À l’occasion du changement de régime de PSC, notre ministère envisageait de faire financer les dispositifs de soutien psychologique des personnels par le fond d’accompagnement social… un fond alimenté exclusivement par nos cotisations et réservé uniquement aux affiliés au régime collectif. Autrement dit : faire payer aux agents un dispositif qui relève de la responsabilité de l’employeur et qu’il finance aujourd’hui sur ses propres crédits.

Un dispositif maintenu pour l’ensemble des personnels

Grâce aux interventions et aux négociations du SE-Unsa avec sa fédération Unsa Éducation, ce projet a été abandonné. Le ministère annonce désormais la mise en place d’un marché public destiné à garantir la pérennité du dispositif d’accompagnement et de soutien psychologique pour l’ensemble des personnels, ainsi que pour les centres de réadaptation, essentiels notamment pour permettre un retour sur un poste après une longue période d’éloignement du travail. C’est une avancée attendue et obtenue de haute lutte.

Des effets positifs immédiats

Cette décision a deux effets positifs immédiats pour les personnels :

  • Le maintien intégral des moyens dédiés à l’accompagnement social, même si les négociations persistent pour que les collègues dispensés du contrat collectif puissent aussi en bénéficier. Pour nous, la PSC doit être une avancée sociale dans le contexte actuel, notamment de perte continue de pouvoir d’achat.
  • La prise en charge par le ministère du financement des dispositifs de soutien psychologique, comme il se doit pour un employeur responsable.

Le SE-Unsa exige de véritables moyens pour la santé au travail

Pour autant, le SE-Unsa, restera particulièrement vigilant. Nous attendons des garanties sur le calendrier, les modalités concrètes de mise en œuvre et la qualité du dispositif. L’externalisation du soutien psychologique, bien qu’indispensable aujourd’hui, ne saurait devenir une solution durable : elle ne remplace ni le recrutement de médecins, ni celui d’infirmières, ni celui de psychologues du travail.

Ce marché public ne peut être qu’une réponse transitoire. L’employeur doit assumer pleinement ses obligations en matière de santé au travail. C’est d’autant plus nécessaire que le dernier rapport de la médecine de prévention du ministère fait état d’une augmentation préoccupante de la souffrance au travail.

Le SE-Unsa ne laissera pas s’installer une logique où l’on sous-traite la santé mentale des personnels faute d’investir dans les équipes internes. Nous continuerons d’exiger que l’employeur prenne toutes ses responsabilités pour garantir la santé et la sécurité de ses agents.


Partager

Tandis que nos collègues de CP avaient une deuxième session des évaluations nationales en janvier, le SE-Unsa avait demandé au ministère qu’une compensation supplémentaire leur soit accordée. Cette demande a été refusée.

Des paroles valorisantes mais si peu de reconnaissance...

Le SE-Unsa dénonce le manque de considération dont fait preuve le ministre envers les enseignantes et enseignants de CP, qui doivent consacrer un temps conséquent à la saisie des réponses de leurs élèves. Le ministre Geffray a pourtant adressé une belle lettre aux enseignants en début d’année, vantant leur mérite et leur implication dans l’éducation de la jeunesse de France : Témoin éternel du monde qui s’en va, le professeur est en même temps le précepteur du monde qui naît.

Des conditions de travail qui continuent de se dégrader

Mais le ministre oublie l’épuisement professionnel, la dégradation des conditions de travail, ainsi que la gestion de classes de plus en plus hétérogènes, sans formation suffisante pour y faire face. S’il considère que le professeur, c’est celui qui espère pour celui qui n’espère pas encore, la désillusion face à l’écart entre les paroles et les actes ne cesse de grandir. Ce ne sont pas ses cris du cœur – Nous avons besoin de vous, sentinelles de la raison. – qui rassureront une profession qui se sent de plus en plus déclassée, alors même que la majorité continue d’aimer son métier.

Le SE-Unsa attend des actes, pas seulement des mots

Pour conclure, d’une façon moins lyrique que le ministre – Vous êtes notre fierté, parce qu’aucun de nous ne se construit sans vous. Vous êtes notre espoir, parce que notre avenir commun se joue, chaque jour, dans vos classes. – le SE-Unsa s’inquiète d’un ministère à deux visages : un ministère qui applaudit ses professeurs le lundi et les méprise les autres jours de la semaine. Nous attendons plus que des mots.


Partager

Le dispositif expérimental de la rupture conventionnelle pour les fonctionnaires était arrivé à son terme en décembre 2025. Depuis février, avec l’adoption du budget, il est finalement pérennisé.

La rupture conventionnelle de nouveau accessible

Depuis décembre, l’éventualité d’une pérennisation du dispositif de la rupture conventionnelle dans la Fonction publique avait été envisagée par le gouvernement mais la parution des textes se faisait attendre en raison de la non-adoption du budget.

Depuis le 19 février, date de parution de la loi de finances 2026, ce dispositif est définitivement inscrit dans le Code général de la Fonction publique. Pour les fonctionnaires, il est donc de nouveau possible de demander une rupture conventionnelle.

Et pour les contractuels en CDI ?

La rupture conventionnelle était déjà pérenne car elle n’était pas bornée au 31 décembre 2025 comme pour les fonctionnaires.

L’avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa accueille positivement la pérennisation de la rupture conventionnelle, l’Éducation nationale étant le premier utilisateur au sein de la Fonction publique.

Toutefois, pour le SE-Unsa, ce dispositif doit être davantage développé. Il nécessite également une meilleure transparence, une harmonisation des critères d’acceptation et de calcul des indemnités, notamment pour éviter les trop grandes disparités ou des refus parfois injustifiés.

Pour vous accompagner dans votre demande, contactez votre équipe locale du SE-Unsa.


Partager

La rupture conventionnelle dans la fonction publique d’État est une rupture à l’amiable entre l’agent et son employeur, qui offre la possibilité d’une indemnité de rupture et le versement d’allocations chômage sous conditions. Elle est ouverte aux fonctionnaires titulaires, ainsi qu’aux contractuels en CDI. La rupture peut être demandée par l’administration ou l’agent mais ne peut être imposée à l’une ou l’autre des deux parties.

Qui peut demander une rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle est ouverte :
·       aux fonctionnaires titulaires ;
·       aux contractuels enseignants, AED et AESH qui sont en CDI.
 
En sont exclus :
·       les stagiaires ;
·       les contractuels, AED et AESH en CDD ;
·       les agents qui ont plus de 62 ans et peuvent bénéficier d’une retraite à taux plein ;
·       les fonctionnaires détachés en qualité d’agent contractuels.
 
Les fonctionnaires détachés ou mis à disposition doivent demander la rupture conventionnelle à leur employeur d’origine et en informer leur administration ou organisme d’accueil.

Comment demander une rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle peut être à l’initiative de l’agent ou de l’employeur, mais aucune des parties ne peut contraindre l’autre puisque la démarche doit aboutir à une convention acceptée par les deux parties.

Le demandeur en informe l’autre partie par lettre recommandée avec accusé de réception ou par remise en main propre contre signature. Si c’est l’agent qui est à l’origine de la démarche, il adresse sa lettre au service des ressources humaines ou à l’autorité investie du pouvoir de nomination (IA-DASEN ou recteur).

Comment l’entretien se déroule-t-il ?

Il a lieu entre dix jours francs et un mois au plus tard après la réception de la demande. Il est conduit par l’autorité hiérarchique dont relève l’agent.

Il est possible de se faire assister par un représentant des personnels lors de cet entretien.

L’entretien porte sur :
·       les motifs de la demande et le principe de la rupture conventionnelle ;
·       la date envisagée de cessation définitive de fonctions ;
·       le montant envisagé de l’indemnité de rupture conventionnelle ;
·       les conséquences de la cessation définitive des fonctions.

D’autres entretiens peuvent être organisés si besoin.

La convention de rupture : que doit-elle contenir ?

Lorsque l’agent et l’employeur trouvent un accord sur les conditions de la rupture, ils signent une convention qui doit obligatoirement préciser la date de cessation définitive des fonctions et le montant de l’indemnité. Cette convention est rédigée en se basant sur un modèle défini par un arrêté du ministre chargé de la Fonction publique.

La signature de la convention se fait au minimum quinze jours francs après le dernier entretien.

À compter d’un jour franc après la signature, chaque partie dispose d’un délai de rétractation de 15 jours francs. La rétractation doit se faire par recommandé avec accusé de réception. La date de rupture est fixée au minimum un jour franc après la fin du délai de rétractation.

Quel est le montant de l’indemnité de rupture conventionnelle ?

Le montant de l’indemnité de rupture dépend de l’ancienneté dans les trois versants de la Fonction publique et de la rémunération brute annuelle perçue au cours de l’année civile précédant celle de la rupture, à l’exclusion de certaines primes et indemnités.

Ce montant ne peut être inférieur à un montant plancher que le SE-Unsa de votre territoire peut vous aider à calculer et il ne peut être supérieur à un montant plafond égal à un mois de rémunération brute de l’année précédant la rupture, multiplié par le nombre d’années d’ancienneté (dans la limite de 24 ans).

Quelles sont les conséquences de la rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle entraine la radiation des cadres et la perte du statut pour les fonctionnaires, et la radiation des effectifs pour les contractuels.

Il est possible de percevoir des allocations chômage si les conditions d’attribution sont remplies.

En cas de nouveau recrutement dans la fonction publique d’État au cours des six ans qui suivent la rupture, il faut rembourser l’indemnité sous deux ans.

Pour vous accompagner dans votre demande, contactez votre équipe locale du SE-Unsa.


Partager

Le SE-Unsa a participé à un groupe de travail consacré à la cartographie de l’offre de formation des nouveaux masters M2E (Métiers de l’enseignement et de l’éducation). Cette réunion devait permettre d’apporter de la lisibilité sur l’implantation des formations dans les Inspé et d’anticiper les conditions d’accueil des futurs candidats aux concours.

À l’issue de ce travail, le SE-Unsa alerte : la nouvelle organisation risque de fragiliser à la fois les non-lauréats des concours et les lauréats en stage.

Un risque de rupture du vivier de recrutement

De trop nombreux Inspé n’envisagent pas d’accueillir les étudiants non-lauréats des nouveaux concours. Cette situation est particulièrement préoccupante. En limitant les possibilités de poursuite de formation pour ces étudiants, on prend le risque de détourner durablement une partie d’entre eux des métiers de l’enseignement.

Or, chacun sait que l’attractivité du métier est déjà fragilisée. Restreindre les parcours possibles pour les non-lauréats, c’est créer les conditions d’une rupture du flux de potentiels enseignants. À moyen terme, ce sont les capacités de recrutement qui pourraient en être affectées.

Le SE-Unsa a rappelé avec force que la sécurisation des parcours est un levier essentiel pour maintenir et renforcer le vivier de candidat·es.

Des conditions de formation qui peuvent mettre les lauréats en difficulté

Même si nous obtenons que les candidats puissent formuler des vœux sur les seules académies proposant la formation dans leur discipline, la cartographie actuelle montre que, pour certaines disciplines du second degré, les lieux de formation sont très restreints.

Cette concentration géographique pose plusieurs difficultés :

  • des affectations susceptibles d’éloigner fortement les lauréats de leur domicile familial ;
  • un possible décalage important entre le lieu de formation et le lieu de stage ;
  • des contraintes matérielles et financières accrues (temps de transport, double résidence, organisation familiale).

Autrement dit, même lorsqu’un lauréat obtient l’académie souhaitée, le lieu de formation peut se situer à une distance significative de son établissement de stage. Ces conditions risquent de fragiliser l’entrée dans le métier, au moment même où un accompagnement de qualité est indispensable.

Les exigences du SE-Unsa

Le SE-Unsa continuera d’intervenir pour :

  • garantir l’accueil des non-lauréats afin de sécuriser les parcours et préserver le vivier de recrutement ;
  • assurer une répartition plus équilibrée et cohérente des lieux de formation ;
  • veiller à ce que les conditions matérielles d’affectation et de formation n’ajoutent pas de difficultés supplémentaires à l’entrée dans le métier.

La réussite de la réforme ne pourra se faire sans une réelle prise en compte des réalités territoriales et des conditions de vie des étudiants et lauréats. Former et recruter des enseignants ne peut se penser sans sécuriser leurs parcours et leurs conditions d’exercice.


Partager

Bonjour et bienvenue au SE-UNSA !

Veuillez saisir le code postal de votre lieu d'exercice afin que nous puissions personnaliser votre expérience.