Nous y sommes, nous vous informons !

En cette fin d’année, nos militant.e.s vous représentent et défendent la vision et les valeurs du SE-Unsa sur tous les fronts !

Carte scolaire d’ajustement : des micro-changements et des soutiens au compte-goutte.

Le 25 juin dernier, le CSA-SD d’ajustement s’est tenu avec, comme d »habitude, quelques ouvertures et fermetures (voir le « bulletin départemental » du 3 juillet) ; il vient d’être entériné au CDEN le 2 juillet.

Que retenir ?

– l’application du ratio de 25 élèves par classe dans une commune (sauf éducation prioritaire et ips <90) continue à être appliquée strictement, sans moyens supplémentaires pour soutenir de nombreuses écoles sous grande tension ;

– la création d’ 1 moyen de décharge PEMF …alors qu’il y a  un tiers supplémentaire de stagiaires cette année !

– des moyens exceptionnels pour deux écoles de Grenoble dans des situations extrêmement dégradées (Anatole France et Le Lac) ; ils sont absolument nécessaires mais nous déplorons qu’ils arrivent « après coup »

Des informations (et « affichage »…) au CDEN

Programme EVAR.S (3 séances obligatoires, de la maternelle au lycée), voici les précisions du DASEN sur ce qui mis en place :

  • Déploiement de formations pour les IPR, IEN, CPC, directeurs.rices d’école, enseignant.e.s (2026/2030)
  • Si besoin, accompagnement des écoles qui sont en difficulté
  • Partenaires : peuvent intervenir le cas échéant (en binôme avec l’enseignant)
  • Second degré : formation des référent.es au sein des établissement. FIT prévues pour les enseignant.e.s dès 2026/2027.
  • l’enquête 1er degré est en cours d’analyse

Nous en reparlerons dans la partie « conseil départemental de formation »

Gestion de la canicule : pas d’écoles ni d’établissements fermés mais possibilité de garder les enfants l’après-midi / tous les personnels fragiles ont pu accéder à des autorisations spéciales d’absence… cela n’a pas empêché que nombre de collègues et élèves ont dû travailler avec + de 30°C

Travail sur les relations école/famille

Suite à l’enquête QVCT académique de l’an dernier, un travail sur ce thème a été initié. La charte départementale de la coéducation, élaborée par le groupe de suivi départemental des directeur.rices (GSDD), les IEN et les associations de délégué.e.s de parents d’élèves, sera envoyée dans toutes les écoles. Nous espérons que les heures d’échanges sur ce thème ne se réduiront pas à cela en Isère….

Conseil départemental de formation : une chambre d’enregistrement ?

Bilan : ce que nous avons pointé

  • MIN : Réduction du nombre de places en formation à la « dernière minute » : un manque de moyens financier ?…
  • Une fois de plus, 10 fois moins de formation individuelle que de public ciblé ;
  • les formations individuelles hors temps de travail ne sont pas plébiscitées  notre analyse est un besoin de ces vacances pour préparer la reprise dans les meilleures conditions ;
  • Il y a un manque de moyens, en particulier de remplacement qui ne permet pas de répondre aux besoins et attentes des collègues (TSA par exemple : 4 à 5 fois plus de demandes que de places…)
  • la formation aux CPS est diluée dans celles des nouveaux programmes ET dans chaque discipline alors que ces savoir-être sont essentiels, en particulier dans EVARS et dans la lutte contre le harcèlement…
  • les évaluations de ces formations montrent un taux de satisfaction important, y compris pour les constellations….nous pensons que même anonymes, les collègues ne vont pas dévaloriser le travail des CPC qui font leur maximum…
  • nos responsables pensent donc que la formation inter-individuelle est plébiscité ; l’équilibre avec les formations individuelles reste à trouver…

Nouveau plan de formation 2026-27

Les plans de formations vont être à présent sur 4 ans avec :

  • une formation EVAR.S (d’1 jour ?) pour les enseignant.e.s ; elle a déjà existé dans 5 circonscriptions  ;
  • les modalités de formation s’appuient sur : les constellations, les résidences pédagogiques, les animations et les laboratoires pédagogiques (nouveau)
  • les laboratoires pédagogiques se développent avec le collège de secteur sur un des 3 axes suivants :
    • → enseignement explicite
    • → médiation langagière
    • → climat scolaire
  • Ils s’inscrivent dans les animations pédagogiques, paraît-il dans le cadre des 108h donc…
  • Il y aura une formation spécifique TR de 6h (ex : cartable numérique et les 2 jours de formation EBEP « orientés TR »
  • Formation à l’IA (pour le professionnel et non les élèves) : elle n’est pas prévue pour l’enseignant.e « lambda » par l’institution (par nous si !)
  • Toujours rien sur l’éducation à la nature, en dehors des écoles labellisées E3D…(idem : on s’y emploie au mieux !)

Nous sommes sceptiques sur les orientations résolument « interindividuelles » prises par nos cadres, aussi bien en terme d’accessibilité (si l’école entière, avec sa direction, ne s’y engage pas…) que d’investissement hors 108h ou encore (mais ce n’est pas nouveau) de réponse aux besoins des personnels. Bien essayé messieurs-dames mais nous ne sommes pas dupes du poids des restrictions budgétaires !

Recours au mouvement : une marge de manoeuvre étroite

 

Entre une flambée du nombre de PES (269 cette année, dont 155 à 50%) à placer partout dans le département et un nombre de classes en continuelle baisse (puisque de moins en moins d’élèves…), satisfaire les 82 collègues qui ont fait un recours ou une demande de révision d’affectation relève de la quadrature du cercle…

Au final, pour les situations que nous avons défendues auprès de la DRH, peu ont porté directement leurs fruits… Nous avons tout de même obtenu que les TR (surtout des « entrée dans le métier ») en situation personnelle délicate voient leur missions de remplacement principalement posées dans des écoles les moins éloignées possibles.

Aussi bien nationalement que localement, nous comptons insister pour que :

– les règles du mouvement intra permettent un meilleur équilibre vie pro/vie perso,

– les mesures de carte scolaire qui vont se multiplier puissent trouver leur juste place et surtout que

– le ministère se décide enfin à ne pas faire du nombre d’élèves par classe le (quasi) seul critère de bien-être des personnels comme des élèves !

Belles vacances à chacun.e !

La section sera fermée du 20 juillet au 22 août.

Une veille de la messagerie est organisée durant tous les congés.

 


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C’est quoi déjà la prévoyance ?

C’est distinct du contrat mutuelle santé obligatoire qui rembourse les soins.

C’est couvrir les accidents de la vie : longue ou grave maladie, décès, invalidité…

Le cas le plus courant est la maladie au-delà de 3 mois ; la prévoyance permet de compléter son salaire qui est alors divisé par 2.

Qui est le prestataire ?

C’est l’alliance MGEN / MAGE / CNP

Qui est concerné ?

Tous les personnels actifs du ministère sont concernés :

Les fonctionnaires titulaires et stagiaires

Les agents contractuels de droit public

Les agents contractuels de droit privé non couverts par un contrat collectif à adhésion obligatoire

Quelle offre avons-nous ?

* Il est important de rappeler que cette offre est :     

  • facultative
  • financé par l’état à 7€/mois
  • avec un socle et une option
  • dépendant de la rémunération brute

* L’essentiel de l’offre :

  • Congé Longue Maladie (CLM) : rémunération portée à 100% la première année, puis 80% la deuxième et troisième année
  • Doublement du capital décès
  • Invalidité : prestation portée à 50% (1ère catégorie) et 80% (2e et 3e catégories)

Option Prévoyance supplémentaire : une couverture renforcée

  • CMO et CLD : maintien à 80% de la rémunération globale pendant la période de mi-traitement
  • Période transitoire d’invalidité : maintien à 80% de la rémunération globale

Que dois-je faire pour établir un contrat de prévoyance ?

  • Si j’ai déjà un contrat individuel :

J’ai reçu un courrier pour continuer son règlement, étant donné qu’il n’est plus prélevé automatiquement sur mon salaire à compter du 1er mai.

Je peux à tout moment, et de préférence dans les 6 mois qui viennent (jusqu’au 31 octobre 2026) pour ne pas avoir de questionnaire de santé, l’abandonner et choisir le contrat collectif.

* Si je n’ai pas de prévoyance individuelle avant le 1er mai 2026 :

je peux opter pour le contrat collectif, avec le même calendrier qui ci-dessus, ou individuel.

Comment connaître le montant de ma prévoyance, socle ou avec option ?

Pour se faire une idée :

Les formules prévoyance : socle ou socle + option
➡️ 0,95 % du traitement brut pour la formule Socle
➡️ 1,58 % du traitement brut pour la formule Socle + Option

…sans oublier les -7€ /mois !

* Prenez rendez-vous avec un conseiller pour :

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Contactez-nous au 09 72 72 16 17

Horaires : du lundi au vendredi, de 8h30 à 18h. Service et appel gratuit.

Retrouvez l’agence MGEN la plus proche de chez vous.

Géolocalisation sur notre site : https://proximite.mgen.fr/

→ Découvrez la Prévoyance MGEN

sur le site dédié : https://www.mgen.fr/psc-agents-en-esr-js/prevoyance/

* Pour établir un devis :

Vous aurez besoin des documents nécessaires suivants :

1. votre dernier bulletin de paie : pour votre salaire et le numéro de Siret de votre employeur.

2. une pièce justificative d’identité en cours de validité : carte d’identité ou passeport ou permis de conduire ou

carte/titre de séjour ou carte de résident.

3. votre RIB à votre nom et prénom.

Notre avis

Renseignez-vous, comparez les offres collective ou individuelle (toujours possible mais sans aide de l’état), mais faites-le avant le 31 octobre (pas de questionnaire de santé) !


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Des postes en moins, des dispositifs en plus...

Hier, jeudi 2 avril, Serge RAVEL et Odile BOURDE ont siégé pour notre organisation syndicale au CSA-SD (date de repli).

Ouvertures/fermetures de classes

Nous avons pu échanger sur les ouvertures/fermetures proposées par le DASEN. Au final, ce sont 14 ouvertures et 103 fermetures qui ont été actées.

Carte scolaire 1D 38 2026

Une petite marge de 3 postes demeure pour les ajustements du 25 juin

Politique et principes sous-tendant la carte scolaire 2026

Le DASEN a présenté les 5 axes de sa démarche :

  • Application de la règle générale de 25 élèves par classe (24 en GS/CP/CE1)
  • Des seuils inférieurs en éducation prioritaire et public fragile (ips≤90) et 2 ouvertures de dispositif 2 ans
  • Attention aux petites écoles rurales
  • Ecole inclusive et EBEP: + 21 PAS ; + 3 RESPIRE et 2 ULIS école/collège
  • Renforcement de « décharge » pour les directions d’écoles ≥ 17 classes et éducation prioritaire
  • Ajustement de périmètres de circonscription (rééquilibrage)

Principes carte scolaire 2026

Notre avis

Nous dénonçons le manque de moyens donnés par le ministère entrainant un nombre important de fermetures et la difficulté de prise en compte des écoles orphelines partout dans le département.

Nous apprécions l’augmentation de décharge, en particulier en éducation prioritaire (comme demandé en audience).

Nous sommes circonspects quant au développement des PAS et des dispositifs RESPIRE en absence de réelles évaluations ; nous serons attentifs à leur mise en place.

Lire notre déclaration liminaire


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En cette année d’élections municipales (15 et 22 mars), le CSA-SD, instance paritaire d’ouverture et fermeture de classes, se tiendra seulement le jeudi 2 avril 9h.

Vous avez cependant déjà une idée assez précise de vos effectifs pour la rentrée prochaine ? Alors faites-nous en part en remplissant le formulaire de suivi (lien ci-dessous). Nous défendrons votre situation grâce à nos délégué.e.s face à l’administration qui prévoit la suppression de 44 postes = au moins autant de fermetures de classes !

https://nuage.se-unsa.org/index.php/s/fmSKWtKdNNBBH6t


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Bonjour et bienvenue dans notre beau département

de plaines et de montagnes !

Après le mouvement inter, vous allez passer l’étape suivante : le mouvement intra ! Les dates d’ouverture du serveur, encore officieuses en l’absence de la note départementale, sont les suivantes : du 13 avril 2026, 14h au 24 avril 2026, 12h.

Pour vous donnez le maximum d’informations générales (celles de l’an dernier), nous vous proposons de vous inscrire à la visio que nous vous réservons

Mercredi 18 mars à 17h30

Lien d’inscription :

https://framaforms.org/visio-mouvement-intra-38-2026-1773330933

(D’autres dates sont proposées mais elles sont plus tardives)

A très bientôt

L’équipe du SE-Unsa 38


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Le mardi 9 décembre 2025, nous avons été reçues pendant un peu plus d’1h30 par :

– Le DASEN de l’Isère, M. Gros,

– L’IEN académique (IEN-A), M. Marzouk,

– La secrétaire générale de la DSDEN (SG) Mme Ozdemir,.

Vous trouverez l’essentiel de nos échanges dans cet article.

Nous avions fait le choix d’une audience inter-degré ; aussi, notre délégation se composait

de Béatrice Bruyère, chargée du premier degré 38, Sylvie Ricôme, secrétaire académique

entrée métier et Odile Bourde, secrétaire départementale du SE-Unsa 38.

Les échanges ont porté sur 4 points :

– l’entrée dans le métier

– la direction

– la formation continue

– les conditions de travail et la souffrance au travail

Les réponses ou propos du DASEN, de l’IEN-A ou de la SG sont écrits en bleu.

Remarque : les remplacements du premier degré n’ont finalement pas été évoqués car un

Groupe de Travail sur ce thème s’était déroulé plus tôt dans la journée.

Entrée dans le métier

* Lauréat.e.s de CRPE / stagiaires et leur département d’affectation

Le SE-UNSA informe de situations médico-sociales difficiles, qui ont amené des personnes à ne pas honorer leur réussite au concours, ou bien se trouvent en situation complexe lors de leurs premières années de carrière (stage + T1 a minima !). Nous réitérons notre demande de leur permettre de participer aux ineat-exeat.

Le DASEN répond qu’il y a trop de tensions RH sur tous les départements et que des échanges poseraient un problème d’équité vis-à-vis du rang de concours.

* Soutien aux stagiaires du premier degré (PES)

Les services médico-sociaux des personnels sont actuellement limités (1 seul poste de médecin pourvu, un intérim d’assistante sociale – AS – en temps très partiel) ; il est donc difficile de répondre à la hauteur des attentes des jeunes collègues qui rencontrent, pour un certain nombre, des difficultés pendant leur année de stage.

La SG et le DASEN admettent qu’ils ne sont pas très accompagnants en ce moment ; le recrutement d’une AS contractuelle est imminent. Une discussion avec les services doit être menée, auprès de l’AS actuelle notamment.

* Manque d’information aux contractuels alternants

Ces personnels sont dans le flou concernant de potentielles indemnités de déplacement.

Nos interlocuteur.rice.s confirment que, s’il y a prise en charge de déplacement, cela ne peut pas être des ISSR.

Information supplémentaire du SE-Unsa : il convient de consulter son contrat afin de connaître la possibilité d’être indemnisé.e. Les contractuels alternants doivent se référer à leur contrat initial (une indemnité forfaitaire semble être engagée).

* Réforme de la formation initiale :

Nous avons demandé des précisions sur l’évolution de la formation initiale qui sera mise en place dès la rentrée prochaine sachant que le concours va être avancé en L3. Les étudiants ont pu s’inscrire sur les 2 concours (ancienne et nouvelle formules) ; ils ont exprimé une préférence pour l’un des 2. Pour ce qui est des dates d’épreuves, le concours exigeant un niveau M2 va se dérouler avant le nouveau concours nécessitant seulement un niveau L3.

* Formateur.rice.s INSPE

Ces personnels s’inquiètent de l’absence d’informations précises concernant cette réforme, notamment sur les nouvelles maquettes de formation.

Il semble qu’ils/elles aient reçu une information nationale, puis académique sur ces maquettes en fin de semaine du 8-12 (après l’audience).

* Tuteur.rice.s de stagiaires du 2D

Compte tenu des besoins accrus de tuteur.rice.s avec la réforme, le SE-Unsa demande à ce que les collègues soient davantage accompagné.e.s pour la prise en charge des stagiaires et ceci le plus en amont possible.

Cette demande semble être entendue par le DASEN ; il prévoit d’en échange avec les IA-IPR.

NB : lors du conseil académique de formation du 16 décembre, le recteur a affirmé que la mise en place de cette réforme était particulièrement bien engagée. Il est d’autre part fortement question de l’ouverture d’un pôle de formation dans le Nord-Isère, très rapidement..

Direction

* Perte d’une demi-décharge de direction

Le passage de 12 à 11 classes entraîne la perte de la décharge complète pour une demi-décharge donc quasi-inévitablement une surcharge de travail très impactante.

Un 3/4 temps de décharge serait plus approprié.

Le DASEN admet qu’un lissage serait opportun (mais il n’a pas la main) et entend que ce saut d’une demi-décharge est grand. Il dit pouvoir y réfléchir lors de la carte scolaire au regard de l’évolution du nombre d’écoles à 18 classes et plus…

* Surcharge de travail des directeur.rice.s

Le SE-Unsa, (dans son projet syndical, et depuis plusieurs années !) porte le mandat d’une aide administrative qui serait répartie sur plusieurs écoles….

Selon le DASEN, les moyens administratifs ne sont pas du tout prévus dans les budgets contraints actuels, ni côté Education Nationale, ni côté collectivités territoriales.

* Relation école/famille

Les relations entre les familles et les enseignants sont parfois très tendues.

Le DASEN reconnait que les tensions sont en effet plus fortes et plus fréquentes.

Les consignes données par les Recteurs et DASEN aux IEN sont : encourager au dépôt de plainte des enseignant.e.s concerné.e.s et remonter une alerte systématique au niveau du préfet (art.40).

Question : ne peut-on pas demander la protection fonctionnelle sans porter plainte ?

Techniquement oui mais cela n’apporte rien car l’action de la protection fonctionnelle est juridique.

C’est symbolique et important pour les collègues qui se sentent remis en cause 

Le DASEN l’admet.

  • Des résultats préliminaires de notre enquête nationale sur ce thème auprès des PE/instits –directeur.rice.s ou non – (env 5000 réponses actuellement) montre que :

– 80 % des collègues (direction ou non) ont un différend avec des familles, dont 5 % 1x/semaine

la moitié se disent/se sentent menacés

– > 60 % trouvent que les tensions en conseil d’école ont augmenté

– > 60 % pensent que le mal-être des directeur.rice.s se répercutent sur les relations avec les familles

Le DASEN conseille aux directeur.rice.s de se prémunir d’une relation « horizontale » avec les parents qui peuvent leur enlever de leur crédibilité professionnelle (il pense notamment aux menaces de fermeture de classe..)…

Commentaire du SE-Unsa : difficile ne pas souhaiter défendre, en tant que professionnel.le.s, nos postes et nos écoles.

  • Il avait également été question, lors de l’actualisation du règlement intérieur des écoles du département, de travailler sur le point particulier des parents accompagnateurs dans un cadre laïque ; ce point peut en effet entraîner de grandes tensions et engendrer un climat délétère au sein même des équipes. C’est un sujet particulièrement à propos aujourd’hui où nous fêtons les 120 ans de la loi de 1905.

Nous demandons un GT sur ce sujet.

Sur ce point, l’administration dit s’en tenir à l’application de la loi, ni plus ni moins. La DSDEN souhaite laisser la main aux directeur.rice.s d’école et à l’équipe afin d’exercer une auto-régulation, en suivant le guide national de la laïcité. Selon nos cadres, il suffirait d’expliquer a posteriori au parent, en cas de «situation délicate», ce qu’il y a lieu de faire, pour le respect de tout un chacun…

Nous continuons à penser que, au-delà de la formation institutionnelle «laïcité», des pistes plus explicites pourraient être soutenantes dans certains cas…

* Formation des directeur.rice.s

– Le SE-UNSA demandons toujours une vraie formation sur la gestion d’équipe et les relations avec les partenaires. D’ailleurs, c’est, de mémoire, l’une des suggestion issue d’Impulse (réflexion proposée par le rectorat suite à l’enquête sur la qualité de vie au travail du printemps dernier).

M. Gros et M. Marzouk soulignent que la formation des directeur.rice.s est une volonté départementale…

Piloter une équipe, ce n’est pas devenir formateur. rice !Ce distingo est sans doute clair pour les inspecteur.rice.s mais pas pour les directeur.rice.s ! Nous demandons de bien rappeler en conseil d’IEN qu’ils/elles soient précis.es avec les directions dans leur circonscription : les directeur.rice.s n’ont pas à former mais plutôt définir, orienter les actions pédagogiques de leur école.

Le DASEN confirme, simplement…

Formation continue

* Animations pédagogiques

Nous avons exprimé à nouveau le ras-le-bol des formations ayant pour thèmes quasi-exclusifs les maths et le français, en particulier dans le cadre des constellations.

* Formations selon les besoins

Nous avons rappelé la nécessité de répondre aux besoins de formation des collègues, notamment en relation avec la détresse psychologique de certain.e.s élèves, l’amélioration d’un climat scolaire, du bien-être de chacun.e et d’une inclusion améliorée (EVAR-S, compétences psychosociales -CPS- , TDA-H…) et ce sur un temps long (par exemple à plusieurs reprises dans l’année).

Ces besoins existent dans le premier degré mais aussi de plus en plus dans le second degré, et il serait souhaitable de les proposer en interprofessionnel.

* Formation individuelle sur temps de travail

Le SE-Unsa demande qu’elles soient de nouveau développées, surtout dans le 1D (où elles ont quasiment disparues !)

* Formation de 2 jours EBEP qualifiés d’hautement perturbateurs

Cette formation, que chaque enseignant.e du premier degré est censé.e recevoir, doit concerner aussi les remplaçant.e.s (TR et aussi TRS, ceux-ci étant souvent tenu.e.s à l’écart des formations consacrées aux équipes). Les TR, en particulier, sont souvent appelé.e.s à remplacer des collègues confronté.e.s à ces élèves en souffrance ; elle apparaît donc pertinente pour elles/eux aussi.

Nous n’avons obtenu aucune réponse particulière de nos interlocuteur.rice.s, au sujet de la formation continue…. hormis sur le dernier point où le DASEN a signifié qu’il était d’accord et qu’il avait bien enregistré la nécessité de consacrer un temps de formation aux TR…

L’essentiel de ces remarques a été repris lors du conseil académique de formation (CAF) en présence du recteur et communiqué, à la demande de ce dernier, directement auprès de son cabinet. Vous pourrez la retrouver sur le site du SE-Unsa 38 : Intervention d’UNSA Education au CAF du 16 décembre.

Dégradation des conditions de travail

En introduction à ce point crucial de notre audience, nous avons exposé des éléments de contexte avec, notamment, des données chiffrées issues de différentes sources.

* Résultats Baromètre UNSA Education

Les personnels ne sont plus que 73 % à se dire heureux d’exercer, contre 81 % en 2018. Une baisse qui fait écho à l’alerte sur les conditions de travail qui sont jugées insatisfaisantes par 67 % des répondant.e.s.

* Données F3SCT – Nov 25

Le motif des fiches SST dans le département est- comme partout – Très majoritairement les RPS – Risques Psycho-Sociaux (an dernier : 1D 88 % – gestion EBEP surtout ;  2D – 88 % relations interpersonnelles surtout).

* Résultats de la micro-enquête SE 38 sur les ressentis  (1D-2D) :

70% réponses de la part des enseignant.e.s du 1D, dont 7 % des enseignant.e.s en charge de la direction

80 % ne ressentent pas de «soutien par IEN ou au-delà »

→ Plus de la moitié considèrent que leurs conditions de travail sont dégradées du fait d’une inclusion sans moyens suffisants

→ 1/3 désirent « bouger » (dans EN, congé formation ou départ), dont 15 % souhaitent quitter l’institution.

NB : Vous pouvez retrouver l’ensemble des résultats de cette micro-enquête sur le site SE-Unsa 38.

* PAS MGEN :

Ce dispositif pouvait répondre aux collègues à tout moment, par un soutien psychologique et une aide pouvait être sollicitée pour des problématiques d’équipe. La convention en ligne a été dénoncée et se termine le 31 août 2026 pour la partie individuelle.

Certain.e.s collègues ont l’impression de perdre un psychologique relevant du secteur libéral serait différée, avec la difficulté de trouver un.e psychologue pour une éventuelle prise en charge.

* Les services médico-sociaux des personnels de l’Education Nationale sont clairement sous calibrés ! Médecin de prévention, et Assistante sociale peuvent de plus exercer à temps partiels, ne sont pas toujours remplacé.e.s ou sont sous contrat…

* Les constats du SE-Unsa 38

→ ressenti fréquent d’un manque de soutien par l’IEN (incapacité de répondre aux difficultés des équipes/collègues)

→ plus globalement : l’administration se révèle souvent impuissante à aider efficacement face à :

+ une situation avec des EBEP violents et/ou hautement perturbateurs

+ des problèmes relationnels intra-équipe importants : manque de possibilité d’une vraie médiation c’est-à-dire avec une personne NEUTRE (pas l’IEN)

→ Dans le second degré, le/la chef.fe d’établissement, comme l’IEN, a pour mission de gérer les ressources de l’établissement et d’être à l’écoute des agents la RH du rectorat + de faire le lien avec; c’est un.e interlocuteur.rice physique qui représente le recteur.

Nous demandons que la DSDEN dispose des ressources humaines pour soutenir les personnels en souffrance, en plus du rôle d’écoute et d’accompagnement des RH de proximité (IEN et chef.fe.s d’établissement) qui doit être une réalité.

Nos interlocuteur.rice.s assurent qu’ils font le maximum  et nous demandent que, si nous avons connaissance de manquements et/ou de problèmes particuliers, il faut leur faire part de ces situations !

NB : Oui, bien sûr que le SE-Unsa interpelle les services RH, mais nos 7000 collègues Isérois 1er degré et les 3000 AESH méritent notamment un vrai service médico social et une vraie RH !

Nous avons rappelé l’existence des binômes RPS il y a quelques années et défendu l’intérêt d’une médiation neutre dans des situations de conflit dans les équipes…

Les binômes RPS ne sont plus d’actualité.

La SG nous informe que CRPH, DRH, médecin de prévention, IEN etc échangent sur les situations RH et font un point tous les 15 jours ; « le process est éprouvé et les problèmes résolus » avec, si besoin, une médiation ou une enquête administrative…

Le SE-Unsa ne cautionne pas systématiquement les solutions du DRH  : tout dépend ce qu’on entend par « résolus »

S’il n’y a pas d’issue, il est procédé à un « changement de personnes »…

Le DASEN semble être conscient de l’intérêt d’une « vraie » médiation …

En conclusion, durant cette audience, nous avons pratiqué la politique du réalisme à petits pas : nous avons été visiblement écoutées sur certains points, mais pas du tout sur d’autres où le DASEN fait preuve de fermeté.

Nous allons donc continuer à maintenir le dialogue quotidiennement en portant vos demandes auprès de la hiérarchie.


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Intervention d’UNSA Education- CAF 16/12/25

Nous vous remercions de nous donner la parole afin de sortir de l’impression de chambre d’enregistrement en CAF qui se réduit quasiment à un exposé « Bilan/Perspectives ».

Nous allons tenter de répondre à vos questions de notre point de vue de représentants des personnels, plutôt en réagissant aux axes du projet académique que la formation continue doit effectivement pouvoir servir, qu’en répondant directement aux questions plus technique d’ingénierie de formation.

D’après le baromètre UNSA Education de cette année, la formation et le renforcement des compétences sont nécessaires pour améliorer le quotidien d’ 1/3 des personnels de l’éducation nationale.

Faire du « Bien être ensemble » la condition première de toute politique éducative

La condition pour être dans le bien-être ensemble est d’être dans le bien-être tout court. Or, d’après un récent rapport de la cour des comptes, l’éducation nationale n’agit pas suffisamment pour la prévention des RPS. Et, en 5 ans, les nombres d’arrêt de travail ont augmenté de 43 % (250 % pour les temps partiels thérapeutiques!)

Les RPS sont actuellement les premières causes de fiches SST, que ce soit dans le premier ou le second degrés, avec 2 sources principales :

– Le manque de moyens pour une inclusion réussie (principalement dans le 1D

– les relations interpersonnelles au travail (majoritaires dans le 2D mais aussi en croissance exponentielle dans le 1D)

Aussi, pour répondre en partie à votre première question (Quelles évolutions de la structure et des thématiques de la formation continue pour la construction du cahier des charges de la formation continue ?), nous vous répondons =

offrir plus de formations individuelles répondant aux besoins des collègues (ce qui devra passer par cesser d’imposer maths et français pour les 18h de formation continue dans le 1D)

former aux CPS, par des formateur.rices experts, pour lutter efficacement contre les RPS de tous les personnels et donner aux enseignant.es notamment les moyens d’oeuvrer pour un climat scolaire propice au bien-être et, par là-même, favoriser les apprentissages.

donner du temps aux personnels pour pouvoir se former sur leur temps de travail (ce qui veut dire face-à-face élèves pour le 2D), du temps aux formateur.rices pour pouvoir former correctement, et en présentiel pour la majorité des formations.

En effet, la souffrance ou, pour le moins, l’épuisement au travail est telle que de plus en plus de collègues ne sont plus en capacité de prendre sur leur temps personnel pour se former ; s’ils le font, c’est parce qu’ils et elles n’ont pas de formation institutionnelle répondant à leurs besoins de terrain.

Ceci répond en partie à votre deuxième question « Comment faire évoluer l’organisation des formations ? »

Mobiliser les compétences académiques pour une « pédagogie efficace et équitable », afin de lutter contre les inégalités de destin

Les termes de « pédagogie efficace et équitable » n’est pas forcément très parlant pour nous et il faudrait se donner le temps de définir ensemble les compétences académiques visés ; pas contre nous sommes sensibles à lutter contre les inégalités,et ce, à tous les postes.

A titre d’exemple, les formations relatives au progiciel Op@le, le logiciel de gestion des EPLE, ne sont pas toutes efficientes. En effet, certaines de ces formations, effectués en visio, ne permettent pas de l’appréhender et de s’exercer suffisamment ni de répondre à toutes les situations territoriales. Heureusement des collègues chevronné.es font, sur leur temps libres, des tutos pour leurs collègues afin de permettre sa mise en œuvre de manière plus adaptée.

Déployer une école en proximité, au plus près des territoires et de leur diversité.

La proximité du service d’éducation adapté aux territoires, c’est donner le temps, encore une fois, d’interagir avec les partenaires et entre degrés, entre différentes catégories professionnelles (ex : enseignant.es/AESH) etc afin de permettre, pour ce qui est de la formation, des échanges de pratique sans contrainte.

C’est aussi permettre d’avoir plus de formation continue correspondant aux besoins locaux ; dans le premier degré, ce serait redonner une part des 18h à une formation de circonscription mais aussi soutenir les formations demandées pour la réalisation des projets d’école.

Et dans cette perspective, si je reste sur l’exemple du 1D, et pour répondre à votre dernière question « Quel rôle et quelles missions des acteurs et actrices de la formation ? », ce serait réinvestir dans la formation des CPC et leur laisser le temps de remplir à nouveau leur rôle de formation, étant donné que, de plus en plus, ils et elles sont appelé.e.s pour  « jouer les pompiers dans des écoles en feu », dans des situations de crise dues à l’inclusion très problématique d’élèves EBEP.


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Cette enquête, ouverte à tou.te.s nos syndiqué.e.s, a s’est déroulée du 21 novembre au 5 décembre 2025.

177 personnes y ont répondu.

Consultation des résultats

Commentaires sur les conditions de travail :

– proximité de poste (4 occurences)

– difficulté du Cappei / malveillance

– difficultés du poste

– RH IEN ?

– incertitude par rapport aux conditions de travail (temps partiel, mouvement…)

– maltraitance vis-à-vis des EBEP par manque de moyens EN, ARS etc + alarmant !!

– heureuse du niveau de classe retrouvée !

– ne plus être TR (2 occurences), + d’écoute dans leurs vœux

– Pas de temps partiel sur autorisation

– problème par rapport à la formation : institutionnelle + temps pour auto-formation

– victime de carte scolaire

– sentiment d’abandon par les supérieurs

– tenir coût que coût pour des raisons financières…

– manque de temps et de moyens

– problème des communes à 4,5 jours (2 occurences)

– pas assez d’information pour la mobilité

– trop d’élèves en classe

– être seule en classe avec des élèves avec gros handicap

– médicalisation de la difficulté (psyEN)

– manque de soutien de l’équipe de circo dans situations extrêmes / manque de moyens humains qualifiés

– gendarmerie pour avoir arrêter une bagarre entre élèves !

– inquiétude par rapport à l’ âge de la retraite

– métier épuisant

– compétences non reconnues

– usure par l’inclusion à tout prix /on n’est de moins en moins acteur.rice

– TR : violence dans les classes forte / demande que la circonscription porte attention à elle…

– demande de prise en compte de parcours pro pour l’accès à la classe exceptionnelle

– désir de partir sans en avoir les moyens…/ne plus enseigner…

– demande de prise en compte des besoins !!

– surcharge de travail avec les évaluations nationales

– lourdeur de la direction/ difficulté de concilier avec la classe (2 occurences)

– de nombreux cadres vont mal (CPE) : surcharge de travail, injonctions, peur de l’avenir, découragement)

– Solidarité des équipes face aux EBEP

– décisions guidées par l’admin et non la pédagogie (2D)

 


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Jeudi 16 octobre 2025, les représentant.es d’UNSA Education ont siégé en CSA-SD afin d’échanger sur la rentrée dans le 2nd degré et en CDEN pour le 1er et le 2nd degrés.

L’UNSA Education départemental a obtenu cette année encore la tenue de ce CSA-SD de rentrée pour le second degré, à l’instar de celui du premier degré qui se déroule en tout début d’année scolaire en Isère.

Retrouvez la déclaration liminaire et le compte rendu du CDEN


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