Ce CDEN avait pour sujet principal la carte scolaire pour la rentrée prochaine puisque devait y être officialisées les mesures définitives prises par le Dasen 22. Ce fut en quelque sorte un « bouquet final » (1er et 2nd degré) après quelques semaines chargées durant lesquelles le dialogue social fut compliqué avec les organisations syndicales. Ce CDEN de repli, à la suite du boycott de la semaine précédente, a été quelque peu particulier puisque, de façon involontaire, toutes les organisations syndicales sont arrivées à 17h30, or le début de la réunion était à 17h. La réunion avait débuté et le Dasen était en train de finir la présentation des mesures envisagées dans le premier degré. Nous n’avons donc pas pu lire nos déclarations préalables (c’est dommage, nous avions des choses à dire), mais rassurez-vous, nous nous sommes exprimés. Vous pourrez constater qu’une de nos interventions, au nom de l’UNSA Éducation, nous a valu d’être repris par le DASEN auquel nous avons répondu. Il y a désaccord, divergence, mais nous avons maintenu nos propos quant à la préparation de cette carte scolaire, à savoir que toutes les communes ou écoles n’ont pas été informées bien en amont des instances et avant la fin des élections municipales (la plupart l’ont été mais pas toutes). Le vote de ce projet de carte scolaire a été unanime et contre, ce qui n’est pas courant.

Vote contre des représentants du Conseil Départemental et du Conseil Régional, des représentants de parents, des personnels, des DDEN, des associations complémentaires.

Carte scolaire 1er degré rentrée 2026 (suite à la présentation du DASEN)

UNSA : Nous avons tout d’abord indiqué, au nom de l’UNSA Éducation, que notre arrivée à 17h30 au lieu de 17h était totalement involontaire. Nous avons bien entendu la présentation qui a été faite par Monsieur le Directeur académique, nous allons redire dans cette instance ce que nous avons dit mardi dernier, au nom de l’UNSA Éducation, à Madame la rectrice en CSAA. C’est vrai, nous ne nions pas la démographie, mais même s’il faut préparer l’avenir, notre priorité, en ce qui nous concerne, c’est de s’occuper des élèves qui sont là maintenant. Nous avons d’autres focales que celle de la seule démographie, toutes ancrées dans la réalité de nos classes. D’ailleurs, nationalement, l’UNSA Éducation vient de réagir aux propos de notre ministre qui ne parle que de démographie. Actuellement il y a des groupes de travail ministériels sur la qualité de vie au travail, les conditions de travail qui sont en relation directe avec nos écoles et nos établissements. La Fédération UNSA Éducation vient de quitter ces groupes de travail parce qu’en fait il n’y a rien, il ne s’y passe rien et on ne fait que parler. À côté de cela, on ne s’occupe pas de la réalité de nos classes, du quotidien de plus en plus difficile. Et moi, la réalité de nos classes, je l’aborde souvent dans cette instance et dans toutes les autres. La démographie est indéniable mais il y a d’autres problématiques. Dans notre département et dans le monde réel de nos écoles et de nos classes, il y a toujours et encore de plus en plus d’alertes de collègues qui font des fiches SST, qui alertent leur employeur, qui disent il y a toujours de plus en plus d’élèves ingérables et qui sont aussi en souffrance (à l’heure actuelle, elles émanent de 125 écoles différentes). Il y a un manque de places en structures adaptées. Il y a un taux de violence intrafamiliale très fort qui est reconnu et les élèves qui la subissent, ils sont bien dans les classes. Il y a un manque d’AESH, un énorme problème de santé mentale de nos jeunes, que ce soient les élèves ou les adolescents, la dualité tronquée des deux services d’Éducation, sachant qu’il y en a un qui peut refuser des élèves et l’autre qui n’a pas d’autre choix que de les accepter. Et pour finir, des personnels qui vont de plus en plus mal. Alors ça pourrait être une simple extrapolation de l’UNSA Éducation, mais tous ces faits, toutes ces statistiques, le ministère les a. Il n’y a rien d’inventé, tout ceci existe. Et nous allons simplement redire que rien que pour le fait de pouvoir gérer les enfants qui ont des troubles du comportement ou des difficultés graves de comportement dans nos classes, il ne devrait y avoir aucune fermeture. On ne voit pas comment, en fermant des classes, même si nous reconnaissons que la direction académique, et on le sait, fait avec les moyens qu’elle a, on ne voit pas comment on va pouvoir améliorer leur prise en charge avec ces fermetures.
Les élèves qui ont des troubles du comportement, ils sont bien dans nos écoles. Les élèves qui subissent de la violence intrafamiliale, ils sont bien dans nos écoles. Et c’est pour cela que l’on a posé la question à madame la rectrice, on la repose ici. Dans les moyennes, dans les P/E, ils comptent pour combien ces élèves qui ont des troubles du comportement pour un, pour deux, pour trois, dans une classe ? Je peux vous assurer qu’ils comptent pour beaucoup et que nos  collègues veulent juste pouvoir faire classe. Ça peut faire sourire, interroger, mais c’est pourtant on ne peut plus concret !

 

M.Carfantan, vice-président du Conseil Départemental, co-président du CDEN (par ailleurs maire de Matignon) : Ces orientations reposent sur une logique générale qui consiste à faire porter l’ajustement de la dépense publique nationale sur le dos du service public et local. La diminution de la démographie scolaire est une réalité, vous l’avez rappelé, nous en avons parfaitement conscience. Les travaux récents, notamment ceux de l’Institut des Politiques publiques, ouvrent une voie alternative : maintenir des effectifs enseignants, malgré la baisse du nombre d’élèves, permettrait de réduire la taille des classes, bien évidemment, mais avec des bénéfices éducatifs et économiques substantiels à long terme. À l’inverse, ne pas accompagner cette évolution démographique par une stratégie pertinente de répartition des moyens, risque d’accentuer les inégalités territoriales, les inégalités sociales. Il s’agit de penser un système scolaire qui soit tourné vers l’avenir, plutôt que de se limiter à ajuster mécaniquement les moyens à la baisse des effectifs.

Nous ne partageons pas le projet politique porté par le gouvernement. Nous déplorons les effets qu’il peut produire sur nos territoires et sur nos établissements. Pour toutes ces raisons, les conseillères et conseillers départementaux de la majorité d’Union de la gauche voteront contre cette carte scolaire.

M.Robic, Conseiller Régional (par ailleurs maire de Rostrenen): Les difficultés qui ont été abordées sont des difficultés de parentalité, des difficultés psychologiques, de véritables failles aujourd’hui sociétales qui seraient à régler par la communauté adulte dans son ensemble. S’occuper de la jeunesse c’est prendre en compte l’ensemble de leur vie quotidienne qui dépasse effectivement le cadre de l’enseignement, le cadre de l’école. Mais il se trouve qu’aujourd’hui l’école se retrouve réceptacle de l’ensemble des failles potentielles qui entourent aujourd’hui nos jeunes enfants en Bretagne. Je pense que c’est très important que vous ayez aussi la capacité d’entendre que des élus de ce territoire, aujourd’hui, ne partagent pas les grandes directions politiques qui s’appliquent à l’école publique. La situation de l’enseignement de la langue bretonne nous préoccupe tout particulièrement, même en actant des choix qui ont été plutôt protecteurs sur de nombreux sites, de nombreuses écoles. Nous entendons aussi, en tant qu’élus locaux, les très fortes difficultés vécues au quotidien par les professionnels. Effectivement quand les postes manquent et quand les classes ferment, les remplacements deviennent absolument ingérables, et, derrière, les élus locaux retrouvent la gestion de ces cas d’enfants, soit avec la Maison du Département, soit dans les points accueil écoute jeunes, etc. Je pense que l’approche budgétaire pragmatique aujourd’hui ce serait de renforcer les moyens d’école pour que l’ensemble des autres services puissent effectuer leur travail auprès de la jeunesse en difficulté. Malheureusement je crois qu’aujourd’hui ces moyens-là ne sont pas donnés. D’où notre vote contre ces mesures.

Représentante de la FCPE : On voit les efforts qui sont faits avec les élus, avec les parents, peut-être moins du côté des enseignants qu’on sent quand même encore en souffrance.  Il faudrait être à l’écoute des revendications portées par les enseignants, revendications que l’on mesure en tant que parents.  Il y a une baisse de moyens du point de vue des établissements du soin, s’il y a aussi une baisse de moyens dans l’Éducation nationale, effectivement, en tant que citoyen on se demande comment le service public va pouvoir perdurer et rester de qualité. Démographie certes, mais où sont les moyens aujourd’hui liés à la santé mentale des jeunes, liés au harcèlement, à la difficulté sociale de plus en plus forte des familles ? Autre interrogation sur la santé des enseignants, des personnels en fait, et sur l’absence de médecine du travail. C’est quelque chose que je ne comprends pas en tant que parents, depuis le début de mon implication dans l’Éducation nationale. Je reste fondamentalement inquiète sur l’avenir de l’Éducation nationale et sur les moyens qui sont alloués aujourd’hui.

 Représentant des associations complémentaires : Monsieur le Directeur Académique, merci pour les 0,25 octroyés à l’USEP, ça montre l’intérêt que vous portez au sport dans le département. Le sport c’est le troisième volume horaire dans l’enseignement et les collègues ne sont plus formés pour enseigner ou moins formés pour enseigner cette discipline. Et donc les associations comme celles que je représente, l’USEP, viennent en complément pour l’enseignement alors que ça devrait venir en complémentarité du sport. Et nous n’avons pas les moyens à l’USEP, nous avons trois salariés et nous allons devoir nous séparer d’un salarié faute de moyens financiers. Le savoir rouler à vélo, nous le proposons en partenariat avec l’agglomération, le savoir nager nous avons un financement agglo et communes, mais cela dit, sur le terrain, je me rends compte que les collègues sont un petit peu démunis face aux priorités du sport pour la lutte contre la sédentarité, l’obésité. Nous défendons le service public, les administrateurs de la ligue et ceux de l’USEP ne peuvent être que contre cette carte scolaire.

Quelques éléments du 2nd degré (présenté par le Directeur Académique)

Présentation rapide des mesures en ETP et des effectifs attendus à la rentrée 2026, pas de vote.

Public 2025 : 31091 (65,98%)        Public 2026 : 30495 (66%) -596 élèves

Privé 2025 : 16031 (34,02%)         Privé 2026 : 15708 (34%) -323 élèves

Quand on voit la baisse des effectifs, effectivement, il y a aussi une réflexion à avoir sur l’aménagement des collèges, mais aussi des lycées. De mémoire, il y aura 25% d’élèves en moins sur le secteur de Lannion d’ici 2040. C’est dire l’ampleur de la tâche qui est la nôtre pour anticiper en toute responsabilité. Dans l’Académie, il y a une attention particulière sur les ULIS avec une création par département, dans les Côtes d’Armor ce sera sur le collège Le Goffic à Lannion.   Pour les lycées professionnels, des heures sur les questions des parcours renforcés vont être attribuées à tous les lycées professionnels de l’Académie.

UNSA : Nous tenions à rappeler que dans nos collèges et lycées, chiffres la DEPP, on a 4 à 5 élèves de plus de moyenne, par classe, que dans bon nombre de pays européens industrialisés. Donc c’eut été l’occasion de diminuer cette différence importante.

 

M. le Préfet : On peut débattre du nombre d’élèves par classe, moi j’étais enseignant pendant 10 ans et je n’ai pas le souvenir que ça soit nécessairement le seul critère de réussite ou d’échec des élèves, et j’étais dans l’académie de Versailles. 

Une représentante du personnel lui a indiqué que ce n’étaient plus les mêmes élèves et que depuis il y a eu la loi de 2005 et pour favoriser la meilleure inclusion possible c’est mieux de ne pas avoir trop d’élèves.

M.Carfantan, vice-président du Conseil Départemental, co-président du CDEN : Le département réaffirme son soutien via des projets de reconstruction (Saint-Nicolas-du-Pélem, Plouha), une augmentation de la dotation de fonctionnement (de 79€ à 83€ par élève), et un appui aux projets pédagogiques. Il a lancé le dispositif “Rebond” pour maintenir l’attractivité des établissements publics dans les territoires fragilisés.

UNSA : D’habitude, je le fais toujours en préambule dans notre déclaration préalable, mais ne l’ayant pas lue, je vais le faire en conclusion : nous tenions une nouvelle fois à saluer et à remercier les personnels des directions académiques. Ils ne sont absolument pas invisibles mais indispensables et pour eux la tâche n’a pas été aisée dans toutes ces opérations de carte scolaire qui ont été décalées et qui ont fait décaler les opérations du mouvement (1er degré). Une dernière remarque, Monsieur le préfet, les élèves de plus en plus ingérables dans nos écoles, qu’on évoque depuis quelques années dans cette instance, ils grandissent, donc ils arrivent au collège… Et je vais finir par une alerte, que je vous adresse en tant que premier représentant de l’État dans notre département : nous ne pouvons que déplorer et constater qu’il y a de plus en plus de problématiques de parents vindicatifs, d’agressions, heureusement le plus souvent verbales, mais il y en a de plus en plus dans les écoles (et établissements) et on tenait à vous en informer. C’est en train de monter, on ne peut que le regretter.

 

M. le Préfet : J’entends tout à fait cette alerte. Je rappelle que pour les agents du service public, dès qu’une agression verbale, encore plus physique, est relevée, elle doit faire l’objet d’une plainte et j’encourage vraiment à systématiser ça. Il ne vous a pas échappé non plus, notamment sur le secondaire, qu’on a développé un certain nombre de contrôles aux abords. Donc ce sont des choses qui vont fonctionner. Et je suis particulièrement vigilant aux relations nocives qui peuvent être relevées à tel ou tel endroit, avec des exigences ou des attitudes qui ne sont pas tolérables et qui sont systématiquement combattues. En conclusion, je voudrais vraiment saluer le travail qui a été fait par la direction académique. Je pense qu’on a pu mener une information tout au long de l’année sur les réalités démographiques du territoire.


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Le mouvement en bref, made in SE-UNSA 22 !


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Suite au vote contre unanime des organisations syndicales, un second CSA SD aura lieu demain. Espérons que certaines situations seront revues, mais rien n’est moins sûr…

Compte-rendu ci-dessous, déclaration préalable de l’UNSA Éducation, interview d’un de nos représentants (Source Le Télégramme)

Vous avez dit dialogue social ?

UNSA : Nous sommes revenus sur la méthode employée par le Dasen dans un contexte très particulier, notamment la difficulté de travailler sans documents préparatoires, si ce n’est des d’effectifs datant de novembre, pour des décisions prises fin mars. Sans parler des décisions que nous avons découvert en instance… Et de la non remise en instance de documents…

Le Dasen nous a indiqué : « On sort du tableau excel et des moyennes. Tout cela a été préparé en amont en informant les mairies, les écoles ». Il a remercié les services et les IEN pour leur travail d’information en amont.

UNSA : Nous lui avons répondu que globalement c’était le cas, mais selon les circonscriptions, et donc les IEN, toutes les écoles n’avaient pas été informées de décisions les concernant, que parfois seuls les maires avaient été informés et qu’ils ne transmettent pas toujours (notamment lorsque certains IEN leur disent de ne rien dire). Il en est de même dans certaines écoles où on dit aux collègues de ne pas prévenir les parents.

Pour être clair, cette carte scolaire a effectivement été préparée en amont, certaines des écoles informées ont pu demander des audiences (mais pour cela il fallait savoir qu’une mesure était envisagée). Cependant, s’il y a eu dialogue c’est principalement avec les élus ! L’absence de dialogue social envers les représentants du personnel est bien réelle (en tout cas sur ce sujet de la carte scolaire) et le seul but poursuivi est bel et bien de tout cadenasser, limiter les défenses possibles des écoles, les manifestations de mécontentement. « Pas de vague spirit ».

Quant à « sortir du tableau excel », certes il y a étude des situations mais la boussole générale est quand même la moyenne par classe, et surtout nous avons le droit à une amélioration du P/E , en permanence, il est alors question de décimale…

Présentation des mesures

Présentation du DASEN : la baisse démographique est un enjeu majeur, avec une prévision de 868 élèves en moins dans le département pour la rentrée 2026.

UNSA : Cette baisse aurait dû être une opportunité pour améliorer les conditions de travail (pas plus de 20 élèves par classe, décharges suffisantes pour les directeurs) plutôt que de supprimer des postes. Une fois encore, nous avons rappelé la souffrance tant pour les personnels que pour les élèves, notamment ceux présentant des troubles du comportement, sans oublier les AESH, personnels importants mais sans statut. Nous avons redit que pour l’UNSA Éducation rien que pour ce sujet, il ne devrait y avoir aucune fermeture. Ces statistiques non prises en compte indiqueraient une courbe croissante. Nous avons indiqué que certes le nombre d’élèves diminuait mais que les élèves n’avaient plus rien à voir, et même sur une courte échelle (5 ans).

Le Dasen nous a alors répondu qu’il ne disait pas le contraire. Il nous a précisé que le rectorat a décidé de rendre -16 postes au lieu de -20 aux Côtes d’Armor, pour tenir compte des spécificités de nos écoles rurales. Dans notre département, pour la rentrée, les quatre axes prioritaires présentées sont : améliorer les conditions d’enseignement (24GS/CP/CE1), agir pour l’égalité des chances et l’équité territoriale, promouvoir les langues étrangères et régionales, soutenir le pilotage pédagogique (décharges supplémentaires pour certaines directions).

Des priorités c’est bien mais des moyens associés ce serait encore mieux… Lors de la présentation de ces dotations en CSAA, nous avions eu le droit aux nombres de postes retirés, tout en présentant des priorités… Une fois encore, nous réclamons une carte scolaire connectée à la réalité de nos classes, et autre chose qu’un plan de communication portant quasi exclusivement sur la démographie, qui élude d’autres sujets pourtant bien réels. Et y associer des priorités à décliner à moyens constants est quelque peu agaçant pour les personnels de l’Éducation qui mériteraient autre chose que ce mépris…

UNSA : Depuis des années, l’UNSA Éducation demande que la priorité aux langues régionales le soit avec des moyens spécifiques. Depuis des années, nous répétons également que la pérennité des filières bilingues existantes doit être assurée avant d’en créer de nouvelles à proximité, qui parfois entrent en concurrence.

Nous avons défendu nombre d’écoles, que ce soient des écoles qui étaient dans la liste pour une éventuelle fermeture de classe ou alors celles pour qui une ouverture serait nécessaire au vu de leurs effectifs, de leur situation. Nous avions épaulé aussi de nombreuses écoles depuis fin décembre, pour les aider dans leur défense de dossiers, leurs demandes d’audience, nous en avons accompagnées et le ferons encore. Et il est vrai que ce contexte particulier de dialogue social à l’aveugle ne nous a pas aidés, notamment pour donner les bons effectifs, en tout cas ceux qui sont constatés en cette fin de mois de mars, qui peuvent être bien différents de ceux retenus en novembre…

Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) et coordination. Un tour de Passe/Passe ?

  • 7 nouveaux PAS seront créés à la rentrée, avec un objectif de 17 à la rentrée 2027.
  • Ce passage aux PAS se fera avec la suppression des décharges des directeurs coordonnateurs PIAL (Cordo PIAL). « Merci pour tout, au revoir ». Nous avons dénoncé ce choix. Les collègues qui se sont investis sur ces missions, et certains depuis le début, l’ont appris de manière « brutale », la hiérarchie ne leur ayant absolument rien dit de ce qui se tramait… Pour le moins irrespectueux ! Le Dasen nous a indiqué avoir reçu des courriers de coordinateurs PIAL.
  • La coordination sera désormais assurée par des AESH référents, dont le temps sera réparti entre gestion, accompagnement/formation, et intervention en classe.

UNSA : Nous avons exprimé de fortes inquiétudes sur la faisabilité de cette nouvelle mission pour les AESH et nous nous sommes interrogés sur le cadre légal de ces postes et de leurs missions. Nous avons exprimé nos inquiétudes pour les personnels AESH qui vont avoir à gérer leurs  pairs, cela n’a plus rien à voir avec des conseils à prodiguer… Et nous avons aussi indiqué que nos collègues enseignant·e·s ou directrices-eurs qui assumaient cette mission, avaient des accueils parfois abrupts lorsqu’ils devaient « récupérer » des AESH ou « détricoter » des organisations. Pas certain que les futurs référents AESH soient mieux accueillis… Nous leur souhaitons bien du courage…

  • Vous l’aurez compris, notre Académie veut déployer les PAS sans moyens supplémentaires, il lui faut donc piocher dans ses propres moyens pour mettre tout ceci en place. Et ce projet de remplacement des anciens coordinateurs PIAL par des AESH référents est un choix avant tout financier et voulu par la rectrice.
  • Les PAS sont présentés comme une solution miracle, une fois encore on bricole, comme on bricole aussi pour trouver des AESH, des heures de prises en charge. Quant à la dimension humaine de ce choix… Et puis quel que soit le dispositif, ce qu’il faut ce sont des moyens suffisants, notamment en personnels AESH et dons des moyens pour en recruter.

Dispositif EMILE (renforcement langue anglaise)

3 nouvelles écoles : Guerlédan, St-Quay-Portrieux, Le Foeil

16 projets d’ouvertures de classes

  • ULIS : Uzel
  • Primaires (7) : Dinan la Garaye, Trévron, Plounévez-Moëdec, Plourhan, Quessoy l’Argentaie, St-Brieuc Jean Nicolas (6 ouvertures correspondant à des ex aides pédagogiques), Plouha
  • RPI (1) : Plussulien/Saint-Mayeux
  • Bilingues (7) : Binic-Etables-La Vigie, Caulnes, Lamballe-Mathurin Méheut, Plouézec* (0,5), Ploumagoar Elémentaire* (0,5), Yffiniac, Le Vieux-Marché (transfert provisoire de la classe bilingue de Plounevez-Moëdec)
  • *ce qui fera une classe après le mi-temps en 2025

32 projets de fermetures de classes

  • Maternelles (3) : Plaintel, Plédran, Ploeuc L’Hermitage
  • Elémentaires (4) : Ploubezre, Plourivo, St-Quay-Portrieux, Trégueux Jean Jaurès
  • Primaires (15) : Le Méné Est, Trémeur, St-Cast-Le-Guildo (Ces 3 postes étaient gelés à la rentrée dernière) Pleslin-Trigavou (Charles Josselin), Pleudihen-sur-Rance, Plélo, Plougonver, Yffiniac, Le Vieux-Marché, Caurel, St-Brandan, Trégueux Le Creach, Langueux les Fontenelles, Lamballe-Armor Trégomar La Poterie, St-Alban
  • RPI (6) : Évran/Le Quiou ; Locarn/Trébrivan ; Quemperven/Lanmérin/Langoat ; Saint-Clet/Quemper-Guezennec ; Pontrieux/Plouëc du Trieux ; Plémet/Les Ferrandiers
  • Bilingues (4) : Cavan, Bégard élémentaire, St-Brieuc Le Grand Clos, Plounévez-Moëdec (élèves au Vieux Marché ?)

Mesures hors classes

  • Création de 5 postes de coordonnateurs de pôle d’appui à la scolarité
  • Transfert d’un dispositif ULIS de Pontrieux vers Plouha
  • Établissements spécialisés :
  • -0.5 poste de titulaire de secteur IME Plemet
  • +0.5 poste de titulaire de secteur IME Languedias

Fusions d’écoles :

  • Plancoët maternelle et élémentaire
  • St-Brieuc Poutrin élémentaire et Curie maternelle

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Grève et manifestation le mardi 31 mars

 Depuis plusieurs mois, nos organisations FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’Action et SUD Éducation dénoncent les choix budgétaires du gouvernement :

Suppressions d’emplois et blocage de toute revalorisation salariale. Ces choix ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d’Éducation déjà exsangue.

Pour notre département, ce sont 16 équivalents temps plein (= ETP = moyens horaires d’enseignement correspondant à un poste d’enseignant·e) qui sont supprimés dans le 1er degré public, ainsi que 34 ETP dans les collèges et 11 ETP dans les lycées publics du département.

Suite aux 2 CSASD (comité social d’administration spécial départemental = instance consultative sur la gestion des moyens alloués) qui se sont tenus hier et aujourd’hui, nous savons que cela se traduit par 31 fermetures de classes (contre 15 ouvertures) dans les écoles et par 13 fermetures de postes en collèges, de 10 en lycées généraux et technologiques et de 2 en lycées professionnels (soit un total de 25 postes supprimés dans le second degré public du département, le différentiel avec les ETP s’expliquant par la suppression de blocs de moyens provisoires qui sont aussi des moyens d’enseignement mais… provisoires).

Nous nous mobilisons pour : 

  • L’annulation des fermetures de classes
  • Des ouvertures de classes partout où c’est nécessaire
  • L’annulation des 16 retraits d’emplois dans le 1er degré public ainsi que des 34 emplois en collèges et des 11 emplois en lycées.

L’intersyndicale FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’Action et SUD Éducation appelle les personnels à faire grève et à se rassembler le mardi 31 mars à 11h30 devant la Préfecture à Saint-Brieuc pour obtenir satisfaction.

L’intersyndicale appelle les élu·es et les parents d’élèves à se mobiliser et à rejoindre le rassemblement.

L’intersyndicale sera reçue en audience à 12h à la Préfecture.


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Le SE-UNSA 22 organise des Réunions d’Infos Syndicales spéciales MOUVEMENT, ouvertes à toutes et tous

 

Mercredi 1er avril à la section de 9h à 12h (ce n’est pas un poisson d’avril)

Jeudi 2 avril à l’INSPE à 12h

Vendredi 3 avril à l’école publique de Corseul à 17h

Mardi 7 avril à l’école publique de Rospez à 17h

Mercredi 8 avril à la section du SE-UNSA 22 de 9h à 12h

Vous pouvez les déduire de vos animations pédagogiques. 

Vous trouverez ci-dessous un modèle de lettre adaptable à transmettre à votre IEN.

Au cas où, indiquez-nous votre présence par retour de mel !

 


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Le SE-UNSA 22 (représenté par Robin Maillot et Marie Le Douce) a été reçu par Mmes Lecoeur (IEN Adjointe au Dasen), Le Bot (responsable de la DIV1D22 par intérim) et Ménard (Cheffe de la DIVEL22). Cette heure d’échange est toujours un exercice important mais difficile car nous avons énormément de choses à dire, de messages à porter, de renseignements à demander, a fortiori dans cette période de l’année préalable à des opérations de carte scolaire et de mouvement, décalées pour cause d’élections municipales. On nous apporte des réponses ou des éléments de réponse, ou pas, mais toute occasion d’alerter sur le quotidien de nos collègues est à prendre. Le cadre et le timing sont contraignants, nous avons demandé un nouveau rendez-vous afin de traiter tout ce que l’on n’a pas eu le temps de présenter.

Et si on parlait de l’état actuel de nos collègues ?

 SE–UNSA 22 : « En tant que représentants du personnel du SE-UNSA et de l’UNSA Éducation, nous allons vous rappeler la réalité de nos classes, mais aussi celle de l’état de nos collègues qui ne vont pas bien. Nous sommes là pour les soutenir, et nous savons qu’ils vont de plus en plus mal. Nous continuerons inlassablement de vous alerter. Si seulement il y avait des médecins du personnel, cela se saurait que nos collègues vont mal ! Finalement ça permet de bien mettre la poussière sous le tapis, c’est tout bénéfice pour un employeur qui n’en a que faire des conditions de travail de ses personnels.      Et nous parlons bien de tous les personnels de l’Éducation !

Pour en revenir à ceux qui sont dans nos écoles, nous savons que vous en avez conscience puisque vous lisez les fiches SST, dont certaines sont assez effrayantes sur ce qu’il se passe dans la réalité de nos classes, dans nos écoles publiques.

Peu importe ces indicateurs pourtant bien réels, peu importe les conditions de travail devenues plus que difficiles, peu importe la santé des personnels et des élèves, leur état psychologique, le seul indicateur utilisé par nos gouvernants est celui de la démographie et c’est donc dans ce contexte là que notre département s’apprête à subir de nombreuses fermetures.

Pour nous, à l’UNSA Éducation, ce qu’il se passe depuis plusieurs années, dans un nombre croissant de nos classes, est un véritable scandale, tant la souffrance chez certains élèves, leurs camarades et les personnels est manifeste et les besoins énormes, et je ne parle pas que de l’école. Finalement, nos gouvernants qui n’en ont que faire, profitent de la conscience professionnelle de nos collègues et surtout du fait, sacré cercle vicieux, que si le grand public savait ce qu’il se passe dans nos écoles publiques, cela dénigrerait notre service public que l’on continue par ailleurs à détruire. L’autre scandale est que malgré ces problématiques connues, on va fermer un nombre important de classes, comme si de rien n’était, comme si tout allait bien dans le monde déconnecté de nos dirigeants et de ceux qui relaient tranquillement cette politique qui oublie ses enfants, ses personnels dans les écoles publiques… Une fois encore, nous rappellerons la grande absente de ces dernières années : la dimension humaine… 

 Ah, j’oubliais, l’inclusion est une priorité, les AESH, des personnels fondamentaux mais on ne leur donne pas de statut, on les laisse vivre, ou survivre, avec des salaires indécents, tout ceci pour subir parfois de la violence quotidienne.

Problème d’enfance en danger bien réel notamment dans notre département ?

Non, on ne fait pas de loi…

La santé mentale est une priorité, oui, mais à part les mots on fait quoi ?

Il y a pas mal des scandales finalement.

Dans le descriptif connecté à la réalité de nos classes actuellement, il y a aussi une alerte que nous tenions à vous faire : nos collègues sont de plus en plus soumis à des mises en cause, agressions de parents. »

Lire le compte-rendu complet de cette audience ci-dessous) 


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Ce mardi 24 mars devait avoir lieu un Groupe de Travail préparatoire au CSA SD du jeudi 26 mars pour la carte scolaire 1er degré dans notre département.

Toutes les organisations syndicales siégeant en CSA SD ont refusé d’y siéger !

La raison est simple : M. Fabre, Dasen des Côtes d’Armor, pour la seconde année consécutive,  ne nous a donné aucun document préparatoire de travail, pas de pré-projet de ce qui est envisagé. Le seul document qui nous a été transmis étant la présentation des effectifs de toutes les écoles datant de novembre 2025.

Dans le Finistère, les représentants du personnel ont eu le pré-projet la veille de leur GT, en Ille et Vilaine, il devait leur être été donné le jour du GT, mais ne l’ont pas eu non plus…

Nous dénonçons ce choix irrespectueux envers les représentants du personnel, et donc les personnels, parents et élus de nos communes. 

Ce non dialogue social pour la carte scolaire du 1er degré n’a qu’un seul et unique but : celui d’empêcher la mobilisation des défenseurs de l’école publique qui va être sacrément mise à mal…

Nous siégerons donc demain et découvrirons et défendrons nombre de situations en direct live !

Nous vous donnons rendez-vous jeudi à 13h devant la Direction Académique !


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3 AVRIL (calendrier national désormais), date limite pour toute demande d’INEAT-EXEAT (pour transmettre votre dossier) ! infos ci-dessous

Les demandes d’INEAT-EXEAT se font après les résultats des permutations informatisées.  Nous vous conseillons, dès que vous êtes certains de votre choix, d’effectuer les démarches le plus rapidement possible.
Agissez comme si vous restiez dans le département : mouvement, demande de travail à temps partiel, disponibilité, …

EXEAT, INEAT

Exeat : demande d’une autorisation pour sortir d’un département
Ineat : demande d’une autorisation pour entrer dans un département

On demande à sortir du département de rattachement et on demande à entrer dans un ou plusieurs départements. Il faut alors rédiger un courrier à destination de chaque DASEN (pas d’obligation de signaler la multiplicité des demandes à chaque courrier d’ineat).
L’un sans l’autre ne sert à rien. Il est impératif d’obtenir l’EXEAT ET l’INEAT!

Comment ça marche ?

Je dois constituer mon dossier
    – 1 courrier manuscrit de demande d’EXEAT adressé au DASEN du département de rattachement
    – 1 courrier manuscrit de demande d’INEAT adressé au DASEN du département souhaité sous couvert du DASEN du département de rattachement (accompagné du formulaire pour celles et ceux d’entre vous qui veulent sortir des Côtes d’Armor).
    – Tous les documents permettant d’appuyer et de justifier la demande
(certificat médical, photocopie du livret de famille, attestation de PACS, avis ou déclaration commune des impôts, attestation de mutation professionnelle du conjoint, justificatif de domicile…)

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Je dois envoyer l’original complet de mon dossier
     Je l’envoie au DASEN de mon département de rattachement. Le dossier doit être complet (le courrier d’Exeat + le ou les courriers d’Ineat + les pièces justificatives).
Le DASEN transmet le dossier aux départements souhaités s’il accorde l’EXEAT.

Je dois envoyer des copies complètes de mon dossier
        J’envoie une copie du dossier aux Se-Unsa des départements concernés afin de favoriser le suivi des dossiers.

Circulaire et formulaires 


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