Pour un soutien aussi concret que notre courrier !

Suite à ce courrier, nous serons reçus vendredi 10 juillet et nous aurons des choses à dire ! Nous profitons de l’occasion pour vous rappeler qu’en cas de mise en cause d’un parent ou d’un élu, il faut nous contacter, nous serons là pour vous soutenir et vous aider ! Et ne jamais aller seul·e à une convocation ! 22@se-unsa.org 


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Vous trouverez ci-dessous la liste actualisée des postes particuliers et à profil pour lesquels vous pouvez postuler.

Attention, il vous faut retourner votre formulaire, la lettre de motivation et le CV pour le 12 juin !

Tous les docs ici.


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Rendez-vous 12h Place du Général de Gaulle à Saint-Brieuc


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Vous avez participé aux opérations de mouvement intra 2026 pour changer de poste ?
 
Dès que vous avez pris connaissance de votre résultat (ce jour), plusieurs scénarios sont possibles :
 
– vous avez obtenu un nouveau poste et vous allez préparer votre rentrée
 –
– vous retrouvez en difficulté suite aux résultats du mouvement

 

– vous êtes en quête d’informations sur la suite

 

– vous souhaitez avoir d’autres infos sur les indemnités, les frais, le reclassement, les congés, les temps partiels…

 

Quelle que soit votre situation, l’équipe du SE-Unsa est là pour vous écouter, vous conseiller et vous accompagner. N’hésitez surtout pas à nous contacter :22@se-unsa.org

Aussi, nous vous invitons à compléter notre formulaire pour renseigner votre situation/affectation afin de bénéficier de notre accompagnement en vue de la rentrée 2026.

Mouvement 2026, résultats connus et après ?
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Mouvement 2026 :
N’ayant obtenu aucun poste :

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et les éléments de votre barème

Vous avez jusqu’au 28 mai pour signaler une erreur, en utilisant le formulaire adéquat.

Voici le guide de lecture du barème et les modèles de contact.

Bien évidemment, nous sommes là pour vous aider, vous renseigner ! 22@se-unsa.org


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Ce CSAA abordait :

  • La préparation de rentrée 2026  (personnels administratifs, de laboratoire, de documentation, d’éducation, DDFPT, médico-sociaux, psychologues EN)
  •  Point d’information sur la filière enseignante (gros point sur le 2nd degré)
QUESTIONS DIVERSES 
  • Public/privé
  • Mise en place des PAS
  • Attaque « Compas »
  • Rupture conventionnelle
  • Volontariat des AED (missions ’enseignement)
  • Réforme de la formation initiale et affectation des stagiaires
  • Dialogue social pour la carte scolaire dans notre Académie
  • PSC dans notre Académie.

Outre notre déclaration préalable, ci-dessous, voici notre compte-rendu (que vous trouverez également dans le lecteur pdf en fin d’article).

Madame la rectrice, mesdames et messieurs les membres du CSA Académique,

D’emblée l’UNSA Éducation salue tous les personnels des directions académiques et des rectorats, absolument pas invisibles mais indispensables, pour qui la tâche n’a pas été aisée avec ces opérations de carte scolaire décalées et celles des mutations corrélées.

Du fait de ce contexte particulier, les opérations de carte scolaire auraient pu (du) avoir lieu de manière différente, en tout cas avec un vrai dialogue social, notamment dans le 1er degré.

En ce qui concerne le 1er degré, et la précision est importante, une fois encore ce fut difficile dans notre Académie envers les représentants des personnels, pour ne pas dire infantilisant. Des écoles et des effectifs de novembre 2025 en guise de documents préparatoires, des pseudos groupes de travail sans aucune donnée, des instances où nous découvrons tout. Tout en nous disant qu’il y a eu du dialogue, avec les élus peut-être, et encore pas toujours, ou dans des délais très, trop courts.

Nous savons parfaitement que vous faites avec les moyens qui vous sont octroyés et que vous devez communiquer sur une démographie puissance 3, et donc une dotation qui améliorera les conditions d’accueil des élèves et permettra de mettre en place moult priorités à moyens constants.

Mais il faut bien dire que cela devient vraiment trop déconnecté de la réalité du quotidien des personnels et de leurs élèves.

Et ce qui est totalement insupportable ce sont ces petites phrases que nous jugeons déplacées :  « Vous noircissez le tableau ».

Parlons-en ! Les classes le plus chargées des pays industrialisés et encore plus en collège et en lycée, de plus en plus de fiches d’alertes SST de collègues qui alertent leur employeur sur leurs conditions de travail, de plus en plus d’élèves ingérables et qui sont aussi souvent en souffrance, tout comme leurs camarades, un manque de places en structures adaptées, un taux de violence intrafamiliale reconnu, un manque d’AESH, un énorme problème de santé mentale de nos jeunes, la dualité tronquée des 2 services d’Éducation, l’un pouvant refuser les élèves que l’autre doit accepter, et ils ne s’en gênent pas. Et pour finir, des personnels qui vont de plus en plus mal mais à qui on demande de toujours faire plus. Mais bon, si le Ministère s’intéressait à ses personnels ça se saurait. Oserais-je dire bien au contraire, puisque bien contents de ne pas avoir de médecins du personnel, il sanctionne financièrement celles et ceux qui sont en arrêt de travail et a pour projet de réduire les temps partiels thérapeutique !

A l’UNSA Éducation, nous sommes toujours factuels et nos alertes le sont tout autant, le ministère a toutes ces données mais il les oublie sciemment pour n’utiliser que celles de la démographie, et ça pour les utiliser il les utilise…

Nous ne la nions pas, mais même s’il faut préparer l’avenir notre priorité est de s’occuper des élèves que nous avons actuellement… Et nous ne voyons sincèrement pas comment, en supprimant autant de postes, la situation pourrait s’améliorer.

Quant au P/E que l’on nous présente comme en progression de quelques décimales, ils comptent pour combien les élèves à besoins éducatifs particuliers qui ont des difficultés comportementales, des troubles du comportement ?

Nous parlons souvent d’univers parallèles mais là les chemins se séparent de plus en plus, et de façon inquiétante, entre les choix, la politique mise en œuvre et la réalité du terrain, les besoins urgents. Ce décalage entre les mots, l’affichage et la réalité est de plus en plus insupportable.

Dans le second degré, le constat est sans appel : suppressions de divisions qui entraînent une augmentation des effectifs dans les classes, réduction de l’offre de formation, compléments de service, pressions pour accepter les heures supplémentaires, tensions dans les équipes, incertitudes pour certaines disciplines. Et dans notre Académie, si on y ajoute les postes réservés pour les stagiaires, les possibilités de mutations seront impactées, voire impossibles dans certaines disciplines.

Dans les établissements du 2nd degré, les mesures de carte scolaire vont inévitablement entrainer des tensions très importantes au sein des équipes. Les chefs d’établissement vont devoir effectuer des arbitrages cornéliens entre dispositifs et disciplines.

L’autre différence est que nous voyons, année après année, de plus en plus de personnels qui sont en souffrance, et nous sommes en contact direct avec eux.

A l’UNSA Éducation, nous ne sommes pas dans une vision idyllique de nos métiers, nous ne demandons pas la lune, nous souhaitons juste que nos collègues, quels qu’ils soient, puissent exercer leur métier dans des conditions correctes. Faire classe, tout simplement pouvoir faire classe, rendrait heureux nombre de collègues…

Ne plus gérer la pénurie, ne plus empiler les priorités les unes après les autres, tenir compte de ce qui se passe réellement dans les classes. Nous attirons aussi votre attention sur la dimension humaine de toutes ces fermetures.

Notre ministre a écrit de jolies métaphores pour soutenir les professeurs, se déplace en pleine carte scolaire dans notre Académie pour parler des indicateurs, et/ou annoncer la création d’un concours général pour les élèves de troisième dès 2026. Dans les trois cas, c’est certes de la jolie communication mais totalement hors sujet.

Alors même qu’un changement de méthode était attendu, cette annonce de la création d’un concours général intervient sans concertation avec les personnels et s’ajoute à une succession de dispositifs dont les conditions de mise en œuvre restent floues. Beaucoup d’effets d’annonce, encore trop de zones d’ombre.

Pour les personnels, c’est une charge supplémentaire : organisation des épreuves, conception et correction des sujets, mobilisation des équipes, sans garantie de moyens ni de reconnaissance.

Pour les élèves, ce dispositif limité à une minorité renforce une logique de compétition et risque d’accentuer les inégalités entre établissements et entre publics.

Dans un système éducatif déjà marqué par de fortes inégalités, la priorité doit rester la réussite de tous les élèves. Une école ne se juge pas uniquement à la réussite des meilleurs, mais à sa capacité à construire du commun et à faire progresser chacun.

L’enquête PISA qui compare régulièrement les résultats des élèves français aux autres pays de l’OCDE, a relevé à plusieurs reprises que la France se différenciait par un petit nombre d’élèves qui obtiennent de très bons résultats aux évaluations, et une part importante d’élèves en difficulté, avec qui l’écart se creuse. Pourquoi notre ministère ne prend-il pas en compte ces études qui devraient orienter nos politiques éducatives ?

L’UNSA Éducation alerte enfin sur la question des moyens : dans un contexte où les personnels sont déjà fortement mobilisés pour faire vivre les projets et accompagner les élèves, le recours éventuel à des heures supplémentaires pour faire fonctionner ce dispositif interroge. Quand les moyens manquent, chaque choix compte — et celui-ci interroge. Ces moyens, s’ils étaient mobilisés, gagneraient à être laissés à l’appréciation des équipes, afin de leur permettre de faire des choix adaptés aux besoins des élèves et de favoriser la réussite du plus grand nombre.

L’UNSA Éducation appelle à concentrer l’action publique sur les véritables priorités : donner des moyens aux équipes et accompagner tous les élèves.

Nous reviendrons en instance sur les PAS, les ex-coordonnateurs PIAL et le nouveau rôle des AESH, beaucoup de choses nous interrogent, nous interpellent.

 


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vous trouverez nos infos sur le Mouvement 2026 (page mise à jour régulièrement) :

Les documents officiels (MAJ le 17/04/2026)

– Mouvement 2026 : Mutualisation des infos (nous partagerons ce que vous nous transmettrez,

 – Mouv’memento 2026 du SE-UNSA 22

Saisie des voeux du mardi 7 avril au lundi 20 avril (23h58)

 Tu souhaites participer au mouvement ? Le SE-Unsa est là pour t’aider, te conseiller !

Comprendre comment se calcule ton barème, savoir si tu as le droit à des bonifications, élaborer une stratégie ? 

Le SE-Unsa propose des visios ou appels individuels sur RDV (cette semaine prochaine ou le lundi 20 avril) : nous contacter par mel : 22@se-unsa.org ou par sms au 06 79 94 30 57.

 Un suivi particulier est assuré pour nos adhérents de la formulation des voeux à l’affectation.

 N’hésite pas à devenir adhérent et  profite de notre offre spéciale jusqu’au 10 mai !

 
 

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La saisie des voeux se fera du 7 avril 12h au 20 avril 23h58, nous essayons donc de vous simplifier la tâche en mutualisant les infos sur les postes, notamment ceux réellement susceptibles d’être vacants !

Afin de vous renseigner au plus vite, merci de prendre quelques instants pour remplir notre questionnaire, n’oubliez pas de valider à la fin !

Ce questionnaire est bien évidemment anonyme et n’apparaîtront que les infos sur les postes vacants ou susceptibles de l’être !

Actualisation ce jour !

mutualisation mouvement 2026
Type d'école ou d'établissement
Type de postes
Type de postes

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Ce CDEN avait pour sujet principal la carte scolaire pour la rentrée prochaine puisque devait y être officialisées les mesures définitives prises par le Dasen 22. Ce fut en quelque sorte un « bouquet final » (1er et 2nd degré) après quelques semaines chargées durant lesquelles le dialogue social fut compliqué avec les organisations syndicales. Ce CDEN de repli, à la suite du boycott de la semaine précédente, a été quelque peu particulier puisque, de façon involontaire, toutes les organisations syndicales sont arrivées à 17h30, or le début de la réunion était à 17h. La réunion avait débuté et le Dasen était en train de finir la présentation des mesures envisagées dans le premier degré. Nous n’avons donc pas pu lire nos déclarations préalables (c’est dommage, nous avions des choses à dire), mais rassurez-vous, nous nous sommes exprimés. Vous pourrez constater qu’une de nos interventions, au nom de l’UNSA Éducation, nous a valu d’être repris par le DASEN auquel nous avons répondu. Il y a désaccord, divergence, mais nous avons maintenu nos propos quant à la préparation de cette carte scolaire, à savoir que toutes les communes ou écoles n’ont pas été informées bien en amont des instances et avant la fin des élections municipales (la plupart l’ont été mais pas toutes). Le vote de ce projet de carte scolaire a été unanime et contre, ce qui n’est pas courant.

Vote contre des représentants du Conseil Départemental et du Conseil Régional, des représentants de parents, des personnels, des DDEN, des associations complémentaires.

Carte scolaire 1er degré rentrée 2026 (suite à la présentation du DASEN)

UNSA : Nous avons tout d’abord indiqué, au nom de l’UNSA Éducation, que notre arrivée à 17h30 au lieu de 17h était totalement involontaire. Nous avons bien entendu la présentation qui a été faite par Monsieur le Directeur académique, nous allons redire dans cette instance ce que nous avons dit mardi dernier, au nom de l’UNSA Éducation, à Madame la rectrice en CSAA. C’est vrai, nous ne nions pas la démographie, mais même s’il faut préparer l’avenir, notre priorité, en ce qui nous concerne, c’est de s’occuper des élèves qui sont là maintenant. Nous avons d’autres focales que celle de la seule démographie, toutes ancrées dans la réalité de nos classes. D’ailleurs, nationalement, l’UNSA Éducation vient de réagir aux propos de notre ministre qui ne parle que de démographie. Actuellement il y a des groupes de travail ministériels sur la qualité de vie au travail, les conditions de travail qui sont en relation directe avec nos écoles et nos établissements. La Fédération UNSA Éducation vient de quitter ces groupes de travail parce qu’en fait il n’y a rien, il ne s’y passe rien et on ne fait que parler. À côté de cela, on ne s’occupe pas de la réalité de nos classes, du quotidien de plus en plus difficile. Et moi, la réalité de nos classes, je l’aborde souvent dans cette instance et dans toutes les autres. La démographie est indéniable mais il y a d’autres problématiques. Dans notre département et dans le monde réel de nos écoles et de nos classes, il y a toujours et encore de plus en plus d’alertes de collègues qui font des fiches SST, qui alertent leur employeur, qui disent il y a toujours de plus en plus d’élèves ingérables et qui sont aussi en souffrance (à l’heure actuelle, elles émanent de 125 écoles différentes). Il y a un manque de places en structures adaptées. Il y a un taux de violence intrafamiliale très fort qui est reconnu et les élèves qui la subissent, ils sont bien dans les classes. Il y a un manque d’AESH, un énorme problème de santé mentale de nos jeunes, que ce soient les élèves ou les adolescents, la dualité tronquée des deux services d’Éducation, sachant qu’il y en a un qui peut refuser des élèves et l’autre qui n’a pas d’autre choix que de les accepter. Et pour finir, des personnels qui vont de plus en plus mal. Alors ça pourrait être une simple extrapolation de l’UNSA Éducation, mais tous ces faits, toutes ces statistiques, le ministère les a. Il n’y a rien d’inventé, tout ceci existe. Et nous allons simplement redire que rien que pour le fait de pouvoir gérer les enfants qui ont des troubles du comportement ou des difficultés graves de comportement dans nos classes, il ne devrait y avoir aucune fermeture. On ne voit pas comment, en fermant des classes, même si nous reconnaissons que la direction académique, et on le sait, fait avec les moyens qu’elle a, on ne voit pas comment on va pouvoir améliorer leur prise en charge avec ces fermetures.
Les élèves qui ont des troubles du comportement, ils sont bien dans nos écoles. Les élèves qui subissent de la violence intrafamiliale, ils sont bien dans nos écoles. Et c’est pour cela que l’on a posé la question à madame la rectrice, on la repose ici. Dans les moyennes, dans les P/E, ils comptent pour combien ces élèves qui ont des troubles du comportement pour un, pour deux, pour trois, dans une classe ? Je peux vous assurer qu’ils comptent pour beaucoup et que nos  collègues veulent juste pouvoir faire classe. Ça peut faire sourire, interroger, mais c’est pourtant on ne peut plus concret !

 

M.Carfantan, vice-président du Conseil Départemental, co-président du CDEN (par ailleurs maire de Matignon) : Ces orientations reposent sur une logique générale qui consiste à faire porter l’ajustement de la dépense publique nationale sur le dos du service public et local. La diminution de la démographie scolaire est une réalité, vous l’avez rappelé, nous en avons parfaitement conscience. Les travaux récents, notamment ceux de l’Institut des Politiques publiques, ouvrent une voie alternative : maintenir des effectifs enseignants, malgré la baisse du nombre d’élèves, permettrait de réduire la taille des classes, bien évidemment, mais avec des bénéfices éducatifs et économiques substantiels à long terme. À l’inverse, ne pas accompagner cette évolution démographique par une stratégie pertinente de répartition des moyens, risque d’accentuer les inégalités territoriales, les inégalités sociales. Il s’agit de penser un système scolaire qui soit tourné vers l’avenir, plutôt que de se limiter à ajuster mécaniquement les moyens à la baisse des effectifs.

Nous ne partageons pas le projet politique porté par le gouvernement. Nous déplorons les effets qu’il peut produire sur nos territoires et sur nos établissements. Pour toutes ces raisons, les conseillères et conseillers départementaux de la majorité d’Union de la gauche voteront contre cette carte scolaire.

M.Robic, Conseiller Régional (par ailleurs maire de Rostrenen): Les difficultés qui ont été abordées sont des difficultés de parentalité, des difficultés psychologiques, de véritables failles aujourd’hui sociétales qui seraient à régler par la communauté adulte dans son ensemble. S’occuper de la jeunesse c’est prendre en compte l’ensemble de leur vie quotidienne qui dépasse effectivement le cadre de l’enseignement, le cadre de l’école. Mais il se trouve qu’aujourd’hui l’école se retrouve réceptacle de l’ensemble des failles potentielles qui entourent aujourd’hui nos jeunes enfants en Bretagne. Je pense que c’est très important que vous ayez aussi la capacité d’entendre que des élus de ce territoire, aujourd’hui, ne partagent pas les grandes directions politiques qui s’appliquent à l’école publique. La situation de l’enseignement de la langue bretonne nous préoccupe tout particulièrement, même en actant des choix qui ont été plutôt protecteurs sur de nombreux sites, de nombreuses écoles. Nous entendons aussi, en tant qu’élus locaux, les très fortes difficultés vécues au quotidien par les professionnels. Effectivement quand les postes manquent et quand les classes ferment, les remplacements deviennent absolument ingérables, et, derrière, les élus locaux retrouvent la gestion de ces cas d’enfants, soit avec la Maison du Département, soit dans les points accueil écoute jeunes, etc. Je pense que l’approche budgétaire pragmatique aujourd’hui ce serait de renforcer les moyens d’école pour que l’ensemble des autres services puissent effectuer leur travail auprès de la jeunesse en difficulté. Malheureusement je crois qu’aujourd’hui ces moyens-là ne sont pas donnés. D’où notre vote contre ces mesures.

Représentante de la FCPE : On voit les efforts qui sont faits avec les élus, avec les parents, peut-être moins du côté des enseignants qu’on sent quand même encore en souffrance.  Il faudrait être à l’écoute des revendications portées par les enseignants, revendications que l’on mesure en tant que parents.  Il y a une baisse de moyens du point de vue des établissements du soin, s’il y a aussi une baisse de moyens dans l’Éducation nationale, effectivement, en tant que citoyen on se demande comment le service public va pouvoir perdurer et rester de qualité. Démographie certes, mais où sont les moyens aujourd’hui liés à la santé mentale des jeunes, liés au harcèlement, à la difficulté sociale de plus en plus forte des familles ? Autre interrogation sur la santé des enseignants, des personnels en fait, et sur l’absence de médecine du travail. C’est quelque chose que je ne comprends pas en tant que parents, depuis le début de mon implication dans l’Éducation nationale. Je reste fondamentalement inquiète sur l’avenir de l’Éducation nationale et sur les moyens qui sont alloués aujourd’hui.

 Représentant des associations complémentaires : Monsieur le Directeur Académique, merci pour les 0,25 octroyés à l’USEP, ça montre l’intérêt que vous portez au sport dans le département. Le sport c’est le troisième volume horaire dans l’enseignement et les collègues ne sont plus formés pour enseigner ou moins formés pour enseigner cette discipline. Et donc les associations comme celles que je représente, l’USEP, viennent en complément pour l’enseignement alors que ça devrait venir en complémentarité du sport. Et nous n’avons pas les moyens à l’USEP, nous avons trois salariés et nous allons devoir nous séparer d’un salarié faute de moyens financiers. Le savoir rouler à vélo, nous le proposons en partenariat avec l’agglomération, le savoir nager nous avons un financement agglo et communes, mais cela dit, sur le terrain, je me rends compte que les collègues sont un petit peu démunis face aux priorités du sport pour la lutte contre la sédentarité, l’obésité. Nous défendons le service public, les administrateurs de la ligue et ceux de l’USEP ne peuvent être que contre cette carte scolaire.

Quelques éléments du 2nd degré (présenté par le Directeur Académique)

Présentation rapide des mesures en ETP et des effectifs attendus à la rentrée 2026, pas de vote.

Public 2025 : 31091 (65,98%)        Public 2026 : 30495 (66%) -596 élèves

Privé 2025 : 16031 (34,02%)         Privé 2026 : 15708 (34%) -323 élèves

Quand on voit la baisse des effectifs, effectivement, il y a aussi une réflexion à avoir sur l’aménagement des collèges, mais aussi des lycées. De mémoire, il y aura 25% d’élèves en moins sur le secteur de Lannion d’ici 2040. C’est dire l’ampleur de la tâche qui est la nôtre pour anticiper en toute responsabilité. Dans l’Académie, il y a une attention particulière sur les ULIS avec une création par département, dans les Côtes d’Armor ce sera sur le collège Le Goffic à Lannion.   Pour les lycées professionnels, des heures sur les questions des parcours renforcés vont être attribuées à tous les lycées professionnels de l’Académie.

UNSA : Nous tenions à rappeler que dans nos collèges et lycées, chiffres la DEPP, on a 4 à 5 élèves de plus de moyenne, par classe, que dans bon nombre de pays européens industrialisés. Donc c’eut été l’occasion de diminuer cette différence importante.

 

M. le Préfet : On peut débattre du nombre d’élèves par classe, moi j’étais enseignant pendant 10 ans et je n’ai pas le souvenir que ça soit nécessairement le seul critère de réussite ou d’échec des élèves, et j’étais dans l’académie de Versailles. 

Une représentante du personnel lui a indiqué que ce n’étaient plus les mêmes élèves et que depuis il y a eu la loi de 2005 et pour favoriser la meilleure inclusion possible c’est mieux de ne pas avoir trop d’élèves.

M.Carfantan, vice-président du Conseil Départemental, co-président du CDEN : Le département réaffirme son soutien via des projets de reconstruction (Saint-Nicolas-du-Pélem, Plouha), une augmentation de la dotation de fonctionnement (de 79€ à 83€ par élève), et un appui aux projets pédagogiques. Il a lancé le dispositif “Rebond” pour maintenir l’attractivité des établissements publics dans les territoires fragilisés.

UNSA : D’habitude, je le fais toujours en préambule dans notre déclaration préalable, mais ne l’ayant pas lue, je vais le faire en conclusion : nous tenions une nouvelle fois à saluer et à remercier les personnels des directions académiques. Ils ne sont absolument pas invisibles mais indispensables et pour eux la tâche n’a pas été aisée dans toutes ces opérations de carte scolaire qui ont été décalées et qui ont fait décaler les opérations du mouvement (1er degré). Une dernière remarque, Monsieur le préfet, les élèves de plus en plus ingérables dans nos écoles, qu’on évoque depuis quelques années dans cette instance, ils grandissent, donc ils arrivent au collège… Et je vais finir par une alerte, que je vous adresse en tant que premier représentant de l’État dans notre département : nous ne pouvons que déplorer et constater qu’il y a de plus en plus de problématiques de parents vindicatifs, d’agressions, heureusement le plus souvent verbales, mais il y en a de plus en plus dans les écoles (et établissements) et on tenait à vous en informer. C’est en train de monter, on ne peut que le regretter.

 

M. le Préfet : J’entends tout à fait cette alerte. Je rappelle que pour les agents du service public, dès qu’une agression verbale, encore plus physique, est relevée, elle doit faire l’objet d’une plainte et j’encourage vraiment à systématiser ça. Il ne vous a pas échappé non plus, notamment sur le secondaire, qu’on a développé un certain nombre de contrôles aux abords. Donc ce sont des choses qui vont fonctionner. Et je suis particulièrement vigilant aux relations nocives qui peuvent être relevées à tel ou tel endroit, avec des exigences ou des attitudes qui ne sont pas tolérables et qui sont systématiquement combattues. En conclusion, je voudrais vraiment saluer le travail qui a été fait par la direction académique. Je pense qu’on a pu mener une information tout au long de l’année sur les réalités démographiques du territoire.


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