Le SE-Unsa a participé ce lundi au deuxième groupe de travail ministériel consacré à la création d’un futur corps pour les AESH.
Le SE-Unsa défend la création d’un véritable statut AESH pour reconnaître et valoriser ce métier essentiel. Il refuse en revanche que ce futur statut serve de prétexte à la création d’un nouveau métier ou à un élargissement des missions éloigné du cœur de métier des AESH.
Un projet qui élargirait fortement les missions des AESH
Afin d’aboutir à un temps plein correspondant aux 1 607 heures annuelles, le ministère a évoqué la possibilité d’élargir les missions confiées aux AESH.
Les orientations présentées semblent s’inscrire dans la continuité des préconisations du rapport de l’IGESR en visant, en réalité, à créer un nouveau métier : celui d’un « agent d’accessibilité pour tous les élèves », avec des interventions élargies bien au‑delà du champ du handicap.
Une ligne rouge pour le SE-Unsa
Nous refusons fermement cette orientation. Pour le SE-Unsa, il s’agit d’une ligne rouge à ne pas franchir. Obtenir un véritable statut pour les AESH ne peut pas servir de prétexte à leur confier toujours plus de missions qui n’ont rien à voir avec leur cœur de métier.
Le temps de travail des AESH ne se limite pas aux heures passées devant les élèves. Les temps de préparation, de concertation, de coordination et de suivi sont indispensables à un accompagnement de qualité et doivent être pleinement reconnus. Ajouter de nouvelles missions sans prendre en compte cette réalité ne constituerait pas une avancée pour les AESH.
La position du SE-Unsa est claire : la reconnaissance des AESH doit passer par la valorisation de leur métier actuel, et non par la création d’une fonction qui tenterait de combler tous les manques de l’École inclusive.
Un véritable statut pour sortir de la précarité
Pour le SE-Unsa, la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH doit avant tout permettre de reconnaître et de sécuriser un métier essentiel.
La priorité étant de mettre fin à la précarité en offrant une rémunération à la hauteur des compétences exercées, de réelles perspectives de carrière, une formation digne de ce nom, et une reconnaissance professionnelle durable.
Vous êtes AESH ? Votre expérience est précieuse pour nourrir nos revendications. Si vous ne l’avez pas encore fait, participez à notre enquête et faites entendre votre voix.
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