Un groupe de travail s’est réuni en cette toute fin d’année scolaire afin de discuter de la répartition des AED dans collèges et lycées de la Haute-Garonne.
Auparavant, notre recteur avait présenté la répartition des emplois des AED au comité social académique sur les 8 départements. Pour la Haute Garonne nous compterons l’ouverture de 7 ETP.

 

M. Mendivé – IA-DASEN 31 rappelle les barèmes pour affecter les emplois d’AED dans les établissements :

  • En collège : 1ETP d’AED pour 100 élèves
  • En lycée GT : 1ETP d’AED pour 200 élèves de voies générales et technologique
  • En lycée pro : 1 ETP d’AED pour 150 élèves

Lorsqu’il y’a un internat : (hors effectif post-bac)

  • En Collège : 1ETP d’AED pour 20 internes
  • En Lycée : 1 ETP d’AED pour 25 internes

Pour les établissements accueillant des filles et des garçons (2 dortoirs à minima) la dotation théorique de la part internat ne peut pas être inférieure à 2 ETP.

A cette part aux effectifs, s’ajoute une part aux CSP* défavorisées.

Le DASEN 31 indique que la Haute-Garonne bénéficie de 7 ETP AED supplémentaires. Cette dotation a toutefois été compensée par des retraits sur les autres départements de l’académie.

Il y’a une légère baisse de l’IPS* du 31 qui est de 111 cette année, l’année dernière nous étions à 112. Pour autant, le SE-Unsa ne considère pas que la population scolaire de notre département se paupérise massivement car cette baisse reste quasi anodine.

La Secrétaire Générale (SG) de la Dsden 31 précise que concernant la suppléance des AED une enveloppe est dédiée. Cette année elle était de 8,9 ETP. Grâce à cette enveloppe, l’administration a pu suppléer jusqu’à début avril. Pour le SE-Unsa, il y a un manque évident à combler…

 

Elle précise qu’à la rentrée, il n’ y aura plus de HSE  académique « continuité pédagogique » ,les AED ne pourront donc plus être rémunérés s’ils suppléent les enseignants. L’enveloppe académique des AED est en surconsommation depuis quelques années.

 

Les organisations syndicales soulignent que le protocole de remplacement est insuffisant (remplacement uniquement à compter du 15 jours d’arrêt), quand beaucoup d’AED sont en arrêt en même temps et sur des courtes durées les établissements se retrouvent en difficultés.
Mme Rochette (SG de la Dsden 31) souligne que les règles de remplacement vont rester les mêmes pour la rentrée…

 

Le SE UNSA fait également le constat que ce protocole de remplacement n’est vraiment  pas adaptés aux besoins du terrain. Nous soulignons que selon la quotité des AED et leur statut (étudiant ou non étudiant, cdisé ou non ) le temps de présence dans les établissements varie et peut avoir une réelle incidence dans les services vie scolaires notamment.


Quand on sait qu’1 AED cdisé ou sans crédit d’heure temps plein effectue 41 heures de temps de service, il est évident que son absence met en grande difficultés les vies scolaires notamment en milieu rural où les effectifs ETP sont plus réduits. Nous proposons qu’une réflexion soit réellement menée sur le long terme pour travailler sur un protocole de remplacement pour les AED cdisés.

 

Mme Rochette (SG) explique que la Dsden 31 réfléchit pour remplacer au mieux pour les congés maternités mais fait le constat que lorsque le congé se pose entre avril et juin cela reste compliqué de suppléer parce que c’est en fonction du reliquat de l’enveloppe. Cela n’est pas acceptable pour le SE-Unsa.

L’UNSA Éducation a interrogé l’administration sur les données utilisées pour établir les effectifs prévisionnels figurant dans le tableau de répartition des AED : est-ce que ce sont les remontées de décembre ou bien les chiffres prévisionnels de rentrée à la mi-juin ?

 

Réponse : le DASEN précise que les calculs sont fondés sur les effectifs remontés fin décembre et examinés au mois de mars.

 

Nous appelons également à une vigilance particulière pour les EPLE éloignés des grandes agglomérations, où les difficultés de recrutement sont plus importantes.

Le SE UNSA indique qu’il est également important de ne pas oublier les établissements un peu plus éloignés de la métropole toulousaine mais dont les effectifs sont supérieurs à 700 ou 800 élèves.

Par exemple, au collège de Léguevin il y’a 880 élèves dont 860 demi-pensionnaire. L’IPS* est plutôt élevé mais la dotation actuelle est de 7 ETP : l’encadrement y est insuffisant et sous-doté quand on regarde l’effectif global. Le taux d’encadrement est bien supérieur à 1 AED pour 100 élèves. Or c’est sur les temps de demi-pension que les AED sont essentiels pour assurer l’encadrement des élèves.

 

Mme la SG prend bien en compte nos demandes sur ces établissements « ruraux » dont le nombre de demi-pensionnaire est élevé. Elle indique avoir constaté une répartition inégale des AED sur le territoire en comparant les établissements à effectifs égaux. Le système de péréquation va permettre de rééquilibrer les moyens sur l’ensemble des établissements à long terme. Pour le SE-Unsa, il y a urgence à réparer les injustices, il en va de la sécurité des élèves et parfois même de la sérénité des climats scolaires localement !

Au sujet des AED non renouvelés, l’IA-DASEN précise que lorsqu’un AED ne remplit pas les missions qui lui sont confiées au bout de 4 ans c’est un motif de non-renouvellement. Les attentes de l’institution ne sont pas les mêmes pour un AED qui a 2 ans d’ancienneté ou 4 ans d’ancienneté.
La directrice de la DPAS précise que la politique académique actuelle sur la cdisation préconise aux chefs d’établissement de poser la question de la Cdisation aux AED au bout de 2 ans et de 4 ans.

Le SE UNSA demande à l’administration quand les établissements vont recevoir les dotations d’AED, parce qu’il reste qu’une dizaine de jours aux CPE et aux chefs d’établissements pour trier les candidatures, recevoir les candidats au même moment que les inscriptions des nouveaux élèves et de la semaine administrative.

Mme Rochette (SG) indique qu’à ce jour l’enveloppe ministérielle n’a toujours pas été finalisée, le recteur attend de la recevoir pour envoyer aux établissements les dotations d’AED. 

PS. Cette dotation a été reçue par le Rectorat le 27/06/2026, soit quelques jours après ce GT.

La séance s’est terminée par un échange ou les organisations syndicales ont pu mettre en avant certaines situations jugées particulièrement problématiques. Le SE-Unsa a signalé les cas des établissements qui lui ont fait remonter des problématiques « Vie scolaires » particulières.

*CSP : catégories socio-professionnelles
* IPS : indice de position sociale


Partager

Bonjour et bienvenue au SE-UNSA !

Veuillez saisir le code postal de votre lieu d'exercice afin que nous puissions personnaliser votre expérience.