Ce mercredi 24 juin 2026, les enseignants spécialisés du Béarn (ULIS, SEGPA, RASED) se sont réunis pour dresser un bilan sans concession de l’École inclusive sur notre territoire. Les professionnels dénoncent unanimement un sentiment d’épuisement généralisé.

Une inclusion qui coûte

Accueillir tous les enfants, sans exception, est un principe républicain essentiel. Mais aujourd’hui, cet accueil se fait à moyens constants — voire en baisse. Entre les absences non remplacées des accompagnants (AESH), le manque de places dans les structures médico-sociales adaptées (SESSAD, ITEP) et la complexification des profils d’élèves, les enseignants pallient au-delà de leur mission pédagogique.

La bureaucratie au détriment de l'humain

Au quotidien, la charge administrative explose. Les enseignants décrivent une déconnexion entre les attentes de l’administration et les besoins réels des élèves : tableaux statistiques et outils numériques à remplir. Cela pénalise aussi parfois les familles les plus fragiles, creusant les inégalités scolaires et sociales.

Une rupture de confiance ?

Le constat le plus alarmant reste le sentiment de la dégradation des relations avec la hiérarchie. Entre absence de réponses aux courriels, réunions purement descendantes, les personnels souffrent d’un manque profond de considération et d’un isolement inédit en regard du passé récent.

L’avis du SE-UNSA

Parce que dénoncer ne suffit pas, le SE-UNSA demande officiellement à rencontrer le Directeur académique pour co-construire des solutions urgentes. Il est impératif d’alléger la charge administrative, de clarifier le rôle des structures et de redonner aux enseignants du temps collectif pour penser l’accessibilité de l’École. L’école inclusive est un progrès, mais elle ne pourra pas réussir contre ceux qui la font vivre.


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