Lors de l’audience du 3 décembre, notre organisation syndicale a porté de nombreuses revendications visant à défendre les droits des personnels, améliorer leurs conditions de travail et rappeler le respect indispensable des textes réglementaires.
Nous avons tout d’abord demandé davantage de transparence concernant le passage à la hors-classe, notamment par l’affichage du barème du dernier promu, afin d’éviter les incompréhensions et les faux espoirs chez les collègues.
Nous avons également dénoncé des pratiques concernant les dossiers administratifs des enseignant·es. Certains IEN constituent et transmettent des dossiers « officieux », en totale contradiction avec la réglementation. Nous avons exigé que ces pratiques cessent immédiatement et qu’un rappel clair soit fait : le seul dossier administratif officiel est celui conservé à Angers.
La question des relations avec des collectivités territoriales a aussi été abordée, où des directrices et des directeurs peuvent subir des comportements agressifs de la part d’élus et d’agents municipaux. Nous avons demandé une intervention rapide afin de garantir le respect et la protection des personnels de direction sur certains dossiers.
Nous avons pointé des dérives concernant les AESH, trop souvent laissé·es seul·es avec les élèves alors qu’ils et elles n’en ont pas la responsabilité. Nous demandons que cette réalité soit clairement inscrite dans les protocoles et que les IEN rappellent le cadre aux directions.
Concernant les Enseignant.es Référent.es, nous avons alerté sur les postes vacants en début d’année et sur la surcharge de dossiers, qui se répercute lourdement sur les directions et les équipes. Si des créations de postes ont été rappelées, nous avons insisté sur la nécessité d’une réflexion globale prenant en compte la réalité du terrain et le temps indispensable à la construction des partenariats.
La situation des directions d’école a fait l’objet de nombreux échanges : utilisation des 108 heures, manque d’uniformité sur le territoire, réunions imposées, postes à profil injustifiés lors du passage à 12 classes, ou encore rappels nécessaires sur le PPCR des directeur·rices totalement déchargé·es. Nous réaffirmons notre opposition à toute remise en cause du cadre réglementaire et à toute charge de travail supplémentaire imposée.
Nous avons demandé un rappel des textes concernant la rédaction des faits établissement, qui relève exclusivement de la décision du directeur ou de la directrice, ainsi que la fin des demandes abusives d’avenants aux projets d’école.
Enfin, une vigilance particulière a également été demandée sur la situation des écoles rurales et sur certaines pratiques agressives, d’ établissements privés. Il en va du maintien du service public dans ces territoires.
Notre organisation syndicale reste mobilisée pour faire respecter les droits des personnels et obtenir des réponses concrètes aux difficultés rencontrées sur le terrain.
Valérie AUCLAIR