Reçus jeudi 12 février en audience par Edouard Geffray, nous avons porté différents sujets parmi les plus urgents pour alerter, questionner et exiger.
Au programme : une préparation de rentrée à revoir, des salaires à sortir de la sclérose, une protection des personnels à prendre plus au sérieux, une voie professionnelle à faire évoluer au plus vite.

Nous avons rappelé au ministre qu’envisager de continuer à préparer les rentrées scolaires « calculette à la main » comme jusqu’alors, ce serait NON pour nous au SE-Unsa ! Personnels et élèves ont besoin de plus et méritent mieux que des moyennes de chiffres !

Dans le cadre de cette nécessaire refonte du schéma de préparation des rentrées scolaires et de la baisse de la démographie scolaire en cours, nous avons insisté sur les moyens nécessaires à prendre en compte dans la prise en charge les élèves, au-delà des enseignants.

La vie scolaire et l’ensemble des personnels qui participent à l’inclusion des élèves à besoins éducatifs particuliers doivent être considérés à la hauteur de la mission que l’École attend d’eux. Il s’agit donc de penser le climat scolaire, le bien-être des élèves et leur accompagnement en accordant les moyens en CPE, AED, PsyEN, AESH, enseignants spécialisés et ERSH.

Le ministre s’est engagé à aller dans cette voie et dit vouloir y travailler avec nous dans une approche holistique.

Sur la question spécifique de la vie scolaire, il nous informe qu’il donnera suite prochainement à notre demande d’audience.

Nous avons rappelé la nécessité d’avancer sur le dossier de l’inclusion des élèves à besoin éducatifs particuliers afin de permettre aux enseignants, notamment et particulièrement dans le premier degré, de travailler sereinement tout en accueillant ces élèves.

Le ministre nous dit croire dans le rôle des pôles d’appui à la scolarité (PAS) mais souhaite aussi réfléchir à la manière d’affecter les élèves notifiés dans les établissements et services médico-sociaux. Il souhaite que la compensation avec une aide humaine ne soit plus la seule entrée pour l’inclusion, mais que l’accessibilité soit davantage prise en compte.

Enfin, nous avons rappelé notre exigence de voir très rapidement ouvert un agenda de concertations pour la création d’un corps d’AESH.

 

Nous avons redit notre exigence que la revalorisation financière soit (re)mise à l’agenda social des prochains mois !
Nous avons rappelé au ministre qu’une véritable revalorisation était l’une des mesures les plus attendues par la profession, d’autant plus par les milieux de carrière totalement oubliés depuis des années. La non-revalorisation qui s’est cruellement installée pour un trop grand nombre est pour nous une forme de violence envers les personnels qui se sentent oubliés et délaissés.

Les choix de restrictions budgétaires à l’encontre de l’Éducation nationale vont à rebours de cette nécessité, alors qu’une revalorisation pour tous serait une véritable reconnaissance du rôle essentiel qui nous est si souvent rappelé…

Si le ministre a reconnu que la rémunération n’était pas à la hauteur et qu’il faudrait trouver des solutions pour améliorer les salaires, il a rappelé l’argument trop entendu et devenu inaudible, à savoir les contraintes budgétaires importantes et la marge de manœuvre quasi inexistante…

Disparu aussi des plannings de discussion : le déroulé de carrière et le positionnement des rendez-vous de carrière qui devait être revu pour correspondre par exemple aux possibilités de changement de grade. De nombreux groupes de travail ministériels ont eu lieu l’année dernière sur cette thématique mais finalement, aucun texte n’est paru et le statu quo a été décrété.
Là aussi, nous avons demandé que ce sujet soit remis sur le devant de la scène le plus rapidement possible.

Nous avons indiqué au ministre que si son récent courrier adressé aux parents pour leur rappeler leur rôle dans la lutte contre les violences dans nos écoles et établissements témoignait d’une volonté d’avancer sur le sujet, cet affichage ne saurait remplacer des mesures concrètes et durables :

  • des moyens en personnels éducatifs, médicaux et sociaux ;
  • des instances dédiées à la santé et à la sécurité au travail, véritables espaces où les problèmes de conditions de travail sont posés clairement, pour être réellement améliorés.

Le ministre reconnaît le retard accumulé en matière de prévention et affirme vouloir s’engager vers des accords QVCT, comme nous le réclamons depuis des mois au SE-Unsa, afin de sortir d’un traitement des situations « en silo », très administratif.

C’est bien cette logique qu’il faut désormais traduire en actes !

Nous le lui demandions depuis plusieurs mois, le ministre fera prochainement des annonces pour mettre fin au parcours en Y en classe de terminale au mois de juin.
Il a réaffirmé sa volonté de garantir une souplesse locale, indispensable pour adapter ce dispositif aux enjeux de chaque lycée et de son écosystème territorial.

Il souhaite que le comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle s’empare aussi des questions des PFMP (périodes de formation en milieu professionnel), de l’inclusion en lycée professionnel et sur notre demande insistante, de la mixité des publics en lycée professionnel.

À la suite de notre interpellation sur le processus de modification des cartes de formation, le ministre souhaite dresser un bilan du fonctionnement pour l’améliorer.

Enfin, avec nos collègues du SN2D-UNSA, nous avons réaffirmé le besoin de refondre la circulaire de missions des DDFPT, datant de 2016 et devenue obsolète, et n’intégrant ni les évolutions des voies technologiques et professionnelles, ni les réalités de terrain. A été actée l’ouverture d’un groupe de travail dédié à cette circulaire… À suivre !


Partager

Bonjour et bienvenue au SE-UNSA !

Veuillez saisir le code postal de votre lieu d'exercice afin que nous puissions personnaliser votre expérience.