L’école inclusive n’est pas un slogan.
C'est un droit !
Depuis la loi de 2005, promulguée sous la présidence de Jacques Chirac, l’État a l’obligation de garantir la scolarisation effective de tous les élèves en situation de handicap.
21 ans plus tard, où en sommes-nous ?
La mise en œuvre à marche forcée de l’inclusion scolaire de ces dernières années a généré, par les conditions de sa mise en œuvre, des situations de plus en plus difficiles voire le plus souvent ingérables en milieu scolaire.
Sur le terrain, nous constatons chaque jour :
des notifications non respectées.
des accompagnants précaires, sous-payés, épuisés.
des classes surchargées.
des enseignants sans formation adaptée.
des équipes mises sous pression permanente
des convictions brisées.
L’inclusion ne doit pas reposer uniquement sur l’engagement et la bonne volonté des personnels.
Le SE-Unsa revendique :
- l’augmentation des capacités d’accueil dans les établissements spécialisées (ITEP, IME, etc.),
- l’augmentation du nombre de dispositifs spécialisés intégrés dans les écoles et établissements scolaires (ULIS TSA, DITEP, DIME, etc.),
- des personnels spécialisés en nombre suffisant (enseignants spécialisés, AESH, PsyEN, personnel médico-social, etc.),
- des moyens de fonctionnement à la hauteur des missions,
- un vrai statut pour les AESH et une paye à la hauteur de l’importance de leur travail.
L’école ne peut pas tout, toute seule, les enseignant·es ne sont pas des soignant·es.
La coopération avec le secteur médico-social est la clé de la réussite pour l’inclusion et pour permettre :
- une prise en charge adaptée, souple et plurielle pour protéger les enfants
- un regard croisé sur l’enfant avec des personnels aux compétences différentes.