Les conseillers principaux d’éducation (CPE) travaillent sur 39 semaines. Ils exercent des fonctions d’éducation, d’animation et de coordination sous la responsabilité du chef d’établissement.

Le temps de service

Le temps de service des CPE (titulaires et contractuels) est de 1 593 heures annuelles. Elles se répartissent sur 36 semaines pendant l’année scolaire, plus 3 semaines hors périodes scolaires.
 
Le service hebdomadaire des CPE est de 40 heures et 40 minutes qui comprennent :
  • 35 heures inscrites dans leur emploi du temps ;
  • 4 heures laissées sous leur responsabilité pour l’organisation de leurs missions ;
  • 20 minutes de pause quotidienne pour chaque tranche de 6 heures travaillées.

Les missions statutaires

Le rôle des CPE s’articule autour de trois axes principaux :
 
  • L’organisation de la vie scolaire : ils sont chargés de gérer la vie collective des élèves en dehors des cours. Ils animent et coordonnent l’équipe des assistants d’éducation (AED) et des assistants pédagogiques (AP).
     
  • Le suivi pédagogique des élèves : ils collaborent étroitement avec les enseignants pour assurer le suivi individuel et collectif des élèves en participant aux conseils de classe, aux équipes éducatives, aux commissions d’orientation, etc. Ils contribuent également à l’évaluation et à la valorisation des élèves.
     
  • L’animation éducative : ils mettent en place des actions éducatives, culturelles, sportives ou citoyennes en lien avec le projet d’établissement et le contrat d’objectifs. Ils favorisent le dialogue, la concertation et la participation des élèves, des parents, des personnels et des représentants au sein de l’établissement.

Les missions particulières

Les CPE peuvent exercer des missions particulières, sur la base du volontariat, en plus de leur service d’éducation, au niveau de l’établissement ou de l’académie. Parmi les missions qui peuvent donner lieu à une indemnité pour mission particulière (IMP), on peut citer :
  • les référents pour les ressources et usages pédagogiques numériques, la culture, le décrochage, les élèves à besoins particuliers ;
  • le tutorat des élèves en lycée ;
  • les partenariats avec les acteurs extérieurs.
Les astreintes des CPE logés par nécessité absolue de service 
Pendant une période d’astreinte, les CPE logés par nécessité absolue de service (NAS) ne sont pas à la disposition permanente et immédiate de leur employeur, mais ils ont l’obligation de demeurer à leur domicile ou à proximité afin d’être en mesure d’intervenir pour effectuer un travail au service de l’administration. La durée de cette intervention est considérée comme un temps de travail effectif.
 
Les astreintes peuvent être mises en place pour les besoins du service durant la semaine, la nuit, le samedi, le dimanche ou les jours fériés. Le temps d’intervention durant l’astreinte donne lieu à une majoration des heures travaillées au moyen d’un coefficient multiplicateur de 1,5, soit une heure trente minutes récupérées pour une heure effective d’intervention. Cette récupération s’opère au plus tard dans le trimestre suivant l’accomplissement de cette intervention sous réserve des nécessités du service.

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Les stages en entreprises, donneront désormais lieu à une « gratification ». Cette mesure d’un montant de 450 millions concernera dès la rentrée 2023 les 620 000 lycéens professionnels, qu’ils soient en formation initiale, en mention complémentaire, en FCIL ou en parcours ambition emploi, effectuant leurs PFMP dans une entreprise une administration ou leur lycée d’enseignement.

De gros doute sur la mise en œuvre

L’Unsa Éducation a émis de fortes réserves sur les modalités de cette gratification annoncées lors du Conseil supérieur de l’enseignement du 16 juin, et notamment concernant la date du 1er versement prévue pour la fin janvier 2024. Car avant que l’agence de service et de paiement (ASP) ne fasse le virement, il faudra que, dès la rentrée, l’ordonnateur désigné – le chef d’établissement – fasse parvenir au plus vite les données bancaires du lycéen ou de son représentant légal.
En outre le logiciel de gestion APLyPro est encore en phase de développement et ne devrait être testé qu’en novembre.

Ce qui est prévu par le décret d’application

Deux mois après leur présentation au Conseil supérieur de l’enseignement, le décret d’application et son arrêté sont enfin parus le 11 août…
Le SE-Unsa est intervenu lors de sa présentation pour que les plafonds annuels proposés en annexe ne soient pas contraires aux décrets de création des diplômes et ne permettent pas aux équipes pédagogiques d’organiser librement la durée des PFMP. 
 
Le premier versement devrait se faire fin janvier 2024 au terme de la réalisation des stages du premier trimestre 2023. Très concrètement, les élèves de 1re année CAP ou de seconde bac percevront 10 €/jour, ceux de seconde année de CAP ou de 1re : 15 €/jour, et enfin 20 €/jour pour les élèves de terminale.
 
Cette gratification sera prise en charge par le budget du ministère de l’Éducation nationale. L’entreprise d’accueil n’aura donc pas à participer à cette compensation financière. Un élève pourra recevoir jusqu’à 2 100 € de gratification sur un cycle de trois années de formation en bac professionnel. Toutes les absences de chaque élève, lors des PFMP devront être remontées par l’entreprise par le biais de l’annexe 3 de la convention de stage revisitée. L’établissement les remontant à son tour au prestataire de paiement. 
Un communiqué de presse contredit
Lors de l’annonce par le président de la création de cette gratification, il avait été précisé que l’assiduité de l’élève, à l’école comme en entreprise, serait prise en compte au moment du versement de la gratification. Ceci n’est plus d’actualité car cette allocation est attribuée afin de reconnaître l’engagement des lycéens dans la réalisation de leur formation et de valoriser leur période de formation en milieu professionnel sans lien avec son assiduité scolaire.
L’avis du SE-Unsa

Comme beaucoup de choses dans cette réforme, la mise en place se fait de façon chaotique, dans la précipitation et sans avoir mis à plat tous les points nécessaires à son application. En effet, comment préparer un calendrier des PFMP sur l’année de première et de terminale sans connaître l’organisation de l’année de terminale ?
Même si l’idée peut paraître intéressante, au SE-Unsa nous craignons que des élèves fassent des choix « économiques » dans leur orientation.


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En cette fin de mois août, le SE-Unsa a été reçu en audience par le conseiller social et la conseillère enseignement professionnel de la ministre de l’Éducation nationale, le haut-commissaire à l’enseignement et à la formation professionnels et la directrice de la Dgesco pour porter nos revendications sur la terminale bac pro et notamment sa fin d’année.

Le ministère reste ferme malgré le fiasco de cette fin d’année scolaire

Le ministère a réaffirmé son attachement à la réforme de la voie professionnelle, qu’il juge essentielle pour mieux préparer les élèves à l’insertion ou à la poursuite d’études.
 
Pourtant, alertée par le SE-Unsa dans le cadre intersyndical en fin d’année scolaire, la ministre avait missionné plusieurs enquêtes auprès des différents acteurs de la communauté éducative. 
 
Si tous nos interlocuteurs ont reconnu les difficultés rencontrées sur le terrain – absentéisme en fin d’année, calendrier inadapté des épreuves, perturbations des PFMP – et en ont ignoré d’autres comme les effets collatéraux sur les classes de seconde et première (que nous n’avons pas manqué de leur rappeler), le ministère n’entend malheureusement pas remettre en cause les fondements du dispositif. 
Des ajustements annoncés du bout des lèvres
Des ajustements ont cependant été annoncés : ainsi il est donc envisagé de repousser les examens ponctuels du bac pro de deux semaines en y intégrant l’épreuve de PSE, de réduire le parcours différencié de 6 à 4 semaines afin de redonner 2 semaines d’enseignement et donc de placer les examens avant le Y. 
 
Le ministère se dit ouvert à la concertation mais dans un cadre défini, et souhaite attendre la publication à l’automne du rapport de l’Inspection générale, qu’il a missionnée pour éventuellement aller plus loin.
 
Le SE-Unsa, avec l’intersyndicale, réclame une refonte en profondeur
Face à cette position jugée rigide, toutes les organisations syndicales ont exprimé un profond désaccord. Pour le SE-Unsa, les ajustements proposés sont insuffisants et ne répondent pas aux dysfonctionnements majeurs constatés. Nous continuons donc de dénoncer une réforme désorganisatrice : un parcours différencié inutile et délétère quand il est placé en fin d’année de terminale, engendrant une baisse des heures disciplinaires et affaiblissant ainsi la qualité de l’enseignement, mais aussi un calendrier d’examens anticipés qui accentue l’absentéisme et le décrochage scolaire.
 
Le SE-Unsa maintient sa position et demande l’abandon du parcours différencié dans le cycle terminal, le retour des examens ponctuels fin juin, la revalorisation des enseignements.
 
L’intersyndicale réclame également un moratoire sur la réforme en attendant un bilan approfondi, une réelle concertation avec les équipes de terrain, des décisions claires pour la rentrée. Elle refuse les ajustements à la marge et appelle à une remise à plat complète du dispositif, estimant que seule une réforme repensée depuis les réalités du terrain pourra redonner du sens à l’enseignement professionnel.
 

L’avis du SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, les différentes réformes depuis 2009 ont appauvri le baccalauréat professionnel qui n’a cessé, de réforme en réforme, de perdre en heures d’enseignement et donc de ce fait en contenu de formation. Un dispositif qui permettrait de mieux préparer les élèves de bac pro à une poursuite d’études ou à une bonne insertion professionnelle n’est pas dénué de sens mais, ce qui l’est, c’est de penser que 4 semaines ou 6 semaines seraient suffisantes pour ce faire.

C’est pourquoi le SE-Unsa continue de porter l’idée qu’une année post bac, portée par des PLP qui connaissent les élèves de lycée professionnel, serait le dispositif approprié.


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Avec la création de l’agrégation informatique, toutes celles et ceux qui prévoyaient à terme une disparition du corps des agrégés se sont finalement trompés. Non, l’agrégation n’est pas en voie de disparition et rajoute donc une nouvelle discipline à son éventail.

Concours qui a plus de 250 ans, l’agrégation est pratiquement et pendant longtemps, le seul concours permettant de recruter des enseignants dans le secondaire, les autres étant sélectionnés sur candidature. Aussi, l’essence même de la création de ce corps reflète une volonté de s’assurer d’avoir, sur le territoire, un maillage d’enseignants avec un savoir académique aiguisé.
 
Or, avec l’arrivée du Capes externe, l’agrégation externe n’a pas disparu et aujourd’hui, les deux concours se font face. Si leurs épreuves diffèrent, leur finalité est la même : recruter de nouveaux enseignants. Ce sont donc deux concours pour une même fonction et une même formation.
 
Si on exclut l’aspect financier, quel intérêt alors d’être agrégé de nos jours ?
 
Fin octobre 2021, la cour des comptes publie une note dans laquelle elle suggère de créer un collège universitaire au sein de chaque université et d’y affecter tout ou partie des enseignants du secondaire intervenant en CPGE ou STS . Ainsi plus de personnels pourraient encadrer les étudiants et donc leur consacrer plus de temps et un accompagnement plus efficace.
 
Pour le SE-Unsa, la spécificité de ce corps doit être reconsidérée. Aussi, le SE-Unsa demande que la création de services partagés lycée-université dans le cadre du continuum bac-3/bac+3 soit expérimentée à l’échelle académique. Il réclame, entre autres, que toutes les universités ouvrent régulièrement des concours permettant aux agrégés d’accéder au grade de maître de conférences. De plus, le SE-Unsa revendique que l’enseignement en BTS notamment fasse partie des critères donnant accès au corps des professeurs de chaire supérieure par liste d’aptitude.

Les missions des titulaires de l’agrégation doivent être diversifiées pour revaloriser le concours trop souvent perçu comme ne servant que de promotion interne.


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Une visio d’information spéciale TZR est organisée

le jeudi 18 juin 2026 à 18h.

Être TZR n’est jamais une situation confortable. Entre les affectations tardives ou morcelées et les incertitudes de la fonction, il est nécessaire de connaître ses droits pour les faire respecter.
 
Les TZR affectés à l’année doivent toucher des frais de déplacement à partir du moment où leur établissement d’exercice n’est ni situé ni dans la commune ou dans une commune limitrophe de l’établissement de rattachement, ni dans celle de la résidence personnelle. Le nouveau décret « statut » prévoit que les TZR à l’année bénéficient automatiquement d’une heure d’allègement de service s’ils sont affectés sur deux établissements de communes différentes ou sur trois établissements.
 
Les TZR affectés en courte ou moyenne durée touchent des ISSR pour les jours travaillés en dehors de leur rattachement administratif. Si un remplacement sur un même poste est prolongé plusieurs fois, l’ISSR doit être versée tant que l’arrêté d’affectation ne va pas jusqu’à la fin de l’année scolaire.
 
Le rattachement administratif est la résidence administrative des TZR. Il fait partie de l’affectation sur la zone de remplacement ; les rectorats n’ont pas le droit de les modifier autoritairement pour éviter de payer les indemnités.
 
Si les obligations de service du TZR sont inférieures au service de remplacement, les heures supplémentaires doivent être payées en HSA pour les AFA et en HSE pour les remplacements de courte ou moyenne durée. Par ailleurs, les TZR touchent les indemnités des personnels qu’ils remplacent (REP, Isoe, etc.).
 

Pour toute question ou difficulté, écrivez-nous à seunsa.tzr.toulouse@gmail.com

Je suis TZR, J’adhère au SE-Unsa !

Textes de référence

Décret n°99-823 du 17 septembre 1999 relatif à l’exercice des fonctions de remplacement dans les établissements d’enseignement du second degré

Note de service n°99-152 du 7/10/1999 – Exercice des fonctions de remplacement dans les établissements d’enseignement du second degré

Décret n°89-825 du 9 novembre 1989 – sur l’ISSR (indemnité de sujétions spéciales de remplacement)

Décret n°2006-781 du 3 juillet 2006 sur les frais de déplacement


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Excepté si vous êtes automatiquement maintenus sur votre académie d’origine, certains parmi vous devront réaliser leur année de stage dans une autre académie que celle où vous avez préparé votre ou vos concours.

Sous réserve de modification, les dates prévisionnelles des résultats d’affectation en académie (concours 2d degré) ou en centre de formation (concours PsyEN) sont :
 
  • Capes/Capet/CAPLP/Agrégation : du 28 juin au 8 juillet (calendrier détaillé par concours et discipline en cliquant ici
     
  • PsyEN : vendredi 28 juin
     
  • CPE : vendredi 28 juin
     
  • Capeps/Agrégation d’EPS : mercredi 3 juillet
Attention lauréats de concours du 2d degré !
Selon l’académie dans laquelle vous effectuerez votre stage, les délais offerts pour réaliser vos vœux d’affectation en établissement sont souvent très courts.
Aussi, dès la publication des résultats, pensez à vous rapprocher très rapidement du SE-Unsa de Toulouse pour :
  • connaître les modalités d’affectation sur support de stage ;
  • transmettre au plus tôt les pièces justificatives de votre dossier à votre rectorat d’affectation.

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Le rapport tire à boulets rouges sur la mesure phare et unanimement contestée de l’ancien ministre : modalités floues, difficultés de mise en œuvre, groupes figés stigmatisant les élèves les plus faibles, accompagnements insuffisants, pédagogie reléguée au second plan, accroissement des inégalités. Décryptage et analyse.

On vous l’avait bien dit !

C’est la première chose que l’on a envie de dire à nos dirigeants à la lecture de ce rapport. Vient ensuite le sentiment amer, celui de n’être pas avoir été écouté par un ministre, trop occupé à entretenir sa courbe de popularité par des mesures populistes et simplistes ; celui d’un gâchis annoncé par tous les professionnels de l’éducation. Puis vient l’espoir d’être enfin entendu, après ce qui devrait être considéré comme une catastrophe industrielle à l’échelle du ministère de l’éducation nationale. L’étude de la DEPP à paraître sur le même sujet, devrait venir compléter la vision de ce dispositif qui est loin d’avoir été déployé partout, faute de moyens et à cause d’une précipitation qui confère au caprice. Mais revenons tout d’abord au contenu du rapport.

Les constats sont sévères sur les groupes tels qu’ils ont été déployés :

  • La mesure a été mise en œuvre dans un climat tendu, marqué par une forte opposition des syndicats.
  • Les changements de terminologie (« groupes de niveaux », puis « groupes de besoins », puis « groupes ») ont semé la confusion et affaibli la réflexion pédagogique.
  • Un temps important a été consacré à l’organisation, au détriment de la réflexion pédagogique.
  • Malgré une opposition de principe, de nombreux collèges ont instauré des groupes de niveaux.
  • Les moyens donnés n’étant pas suffisants, les autres dispositifs en ont pâti.
  • La confusion entre groupes de besoins et de niveaux a été amplifiée par un calendrier contraint et un travail par compétences inégalement maîtrisé.
  • Les groupes ont peu évolué en cours d’année. Cela était souhaité tant par les élèves (stabilité relationnelle) que par les enseignants (organisation, lien pédagogique).
  • Si la réduction des effectifs est perçue comme un point positif; par endroit, les groupes contenaient trop d’élèves perturbateurs. A d’autres, ils contenaient tous les élèves à besoins particuliers.
  • Des tensions sont apparues dans le fonctionnement des établissements (difficultés dans la construction des emplois du temps, diminution du nombre de professeurs principaux en français et mathématiques, complexification des conseils de classe, fragilisation du remplacement de courte durée).
  • La mesure a mis en lumière la grande difficulté scolaire, sans pour autant la résoudre.
  • Les élèves les plus fragiles n’ont pas profité des bénéfices attendus.
  • Il y a un risque accru de creusement des écarts de compétences et de difficulté au retour en classe entière en 4e. Le rapport parle d’une « dérive programmée des continents ».

Les 5 recommandations listées dans ce rapport, nous aurions pu les écrire. 

En fait, nous les avions déjà écrites :

  • Revenir sur l’organisation en groupe sur la totalité de l’horaire imposée en mathématiques et en français ;
  • Inscrire toute politique d’évolution du collège sur le long terme en garantissant une stabilité et une approche systémique ; 
  • Renforcer l’autonomie des chefs d’établissement pour adapter les dispositifs au niveau local pour améliorer la réussite des plus fragiles ;
  • Décliner, dans un document présenté au conseil d’administration de chaque collège, la stratégie locale de réussite des élèves ;
  • Engager un vaste plan de formation initiale et continue des enseignants du second degré portant sur la gestion de la difficulté scolaire et de l’hétérogénéité.

Un bilan peu glorieux

Cela vient donc compléter un tableau bien peu reluisant des mesures du pseudo “choc des savoirs” abandonnées ou largement édulcorées dès leur mise en place (redoublement, prépa seconde, labellisation, brevet obligatoire). En basant les mesures sur le “bon sens” au lieu des apports de la science, le ministre s’inscrit dans une évolution sociétale qu’il faut combattre : celle ou une opinion vaut un fait. A écouter les flagorneurs qui l’entourent ou à vouloir servir son destin politique, il a oublié les professionnels et les chercheurs qui travaillent sur ces sujets. Le 5 décembre 2023, il a pris la parole pour montrer sa belle voix. Aujourd’hui, il apprend, sans doute un peu tard, que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.

L’UNSA Éducation a combattu cette mesure des groupes de niveau depuis l’émergence de l’idée jusqu’à aujourd’hui. Elle a prévenu en amont l’administration de ses conséquences délétères et a fait des contre-propositions. Elle s’est mobilisée dans toutes les instances du dialogue social, dans la rue et a porté un recours juridique au Conseil d’État.


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Les effets négatifs de la réforme du lycée sur plusieurs séries technologiques inquiètent au plus haut niveau. Un groupe de travail doit faire des propositions au ministre avant les vacances d’automne. Une première réunion a permis au SE-Unsa de porter ses revendications.

Les séries en difficultés

Deux séries technologiques souffrent particulièrement des effets collatéraux de la réforme du lycée. STI2D et STL ont en effet perdu plus de 10 % de leurs effectifs.

À l’opposé, les rangs de la série STMG qui n’est pas la plus porteuse d’insertion professionnelle même à Bac+2 ou +3, continuent à grossir, dégradant un peu plus les conditions de réussite d’élèves souvent fragiles. Dans cette série, les classes à 35 sont légion et les moyens complémentaires pour travailler en groupes à effectifs réduits sont limités (8 heures pour un groupe de 29 élèves quand d’autres séries sont à 16 heures et même au-delà).

On ne peut pas en rester au statu quo.

Nos revendications

 
Dans le groupe de travail, le SE-Unsa défend une valorisation des enseignements technologiques au lycée et revendique les moyens pour mettre en œuvre de manière satisfaisante les démarches didactiques et pédagogiques qui en font la spécificité, la démarche inductive autour du projet technologique et les pédagogies actives. Pour ce faire, nous proposons de :
 
  • Maintenir les séries existantes (pas de fusion de séries ou de réduction des spécialités) et travailler la carte des formations pour assurer une offre de séries technologiques en proximité.
     
  • Faire de la classe de seconde une seconde générale ET technologique en instituant une option technologique obligatoire au choix, incluant l’horaire de Sciences numériques et technologiques mais ne s’y limitant pas. Les contenus enseignés seront des contenus technologiques en lien avec les séries présentes dans le lycée.
     
  • Mettre en évidence auprès des élèves et des familles des parcours cohérents de la première à Bac+2 ou +3, en priorité vers les DUT et les nouveaux BUT, sans exclure les STS et en élargissant l’offre de classes préparatoires technologiques.
     
  • Faire du projet technologique le support du grand oral.
     
  • Valoriser les enseignements technologiques en expérimentant dans quelques lycées une offre limitée d’enseignements de spécialité (ES) technologiques accessibles aux lycéens de la voie générale (par exemple SES + Sciences de gestion ou management, SI + Innovation technologique, SVT + Biotechnologie, …). Ceci suppose un travail préalable d’élaboration de contenus adaptés aux horaires des ES.
     
  • Donner les moyens pour des groupes à effectifs réduits dans toutes les séries, augmenter la dotation complémentaire en STMG.
Largement oubliées de la communication ministérielle focalisée sur ses deux priorités, le Bac général et la voie professionnelle, les séries technologiques méritent, pour les réussites qu’elles génèrent, d’être soutenues. Le SE-Unsa attend des mesures fortes.

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Un groupe de travail s’est réuni au Rectorat de Toulouse pour faire un point sur les CPGE de notre académie. Le recteur, pris par une audience toute la journée, était représenté par son Secrétaire Général. L’IG, qui nomme elle-même les enseignants sur ces postes, regarde traditionnellement de près cette question car la filière est reconnue comme prestigieuse. Le SE Unsa a pris toute sa place lors de cette réunion.

D’une manière générale, les CPGE littéraires continuent de progresser en effectifs. La question des ECG se pose toujours suite à la réforme du lycée, même si dans les lycées de centre-ville ces classes remplissent un peu plus.

Les établissements n’ont pas la main pour remplacer les étudiants qui décident de ne pas venir (fin août – début septembre) et du coup, certaines CPGE laissent des places non occupées. Des étudiants internationaux peuvent néanmoins arriver. Il faut noter que sur Paris comme ailleurs en France la concurrence est très rude avec les Bachelor et la poursuite d’étude à l’étranger.

Malgré l’existence de conventions, l’inscription à l’université après une CPGE est de moins en moins systématique. Des élèves sont refusés en L2 ou L3 après une classe prépa littéraire. Au vu des résultats chiffrés au Master, certains élèves ne sont tout simplement pas admis. Les Proviseurs doivent donc parfois intervenir pour rappeler aux Présidents d’universités les conventions sur la sécurisation des parcours. Des étudiants choisissent également de ne pas rejoindre l’université mais de partir dans l’enseignement privé.

Dans l’académie de Toulouse, 1823 places dans le public et 22 places dans le privé. 35 classes sur 45 sont en Haute-Garonne, 28 CPGE sont scientifiques, 11 économiques et 7 sont littéraires.
Il n’y a pas de CPGE en Ariège ou dans le Gers. 1 CPES au lycée Bellevue de Toulouse s’adresse aux bacheliers généraux.

Les demandes augmentent de 5%  et les filles sont plus nombreuses à candidater (+ 7 %). Mais elles sont moins nombreuses et acceptent moins les propositions (21% des filles ont accepté, contre 27% des garçons).

Des élèves qui n’obtiennent pas d’internat hésitent à accepter la place proposée. Le secteur privé reste attractif et de plus, certains élèves se tournent aussi, au final, vers des écoles privées hors Parcoursup.

Le taux de remplissage est de 94% alors qu’on était à 98% en 2020 : le fléchissement est quand même notable. En termes d’attractivité, ENS Rennes D1 et MPSI restent en tête avec 1 place pour 28 demandes environ, suivis de MP2I et BCPST même si cette dernière est en légère baisse. ECG – maths approfondies + ESH reste également prisée.

Quelques CPGE sont tout de même en difficulté.

ECG de T. Gauthier à Tarbes va un peu mieux néanmoins (passage de 10 à 19 élèves). Cet établissement ne peut pas proposer d’internat pour l’instant et c’est un obstacle. Cela devrait pouvoir être réglé l’an prochain

PTSI à Tarbes : 21 / 30, cette situation interpelle aussi.

ECG à C. Marot à Cahors : le nombre d’élèves reste malheureusement confidentiel avec 11 élèves dont 1 seul issu du Lot.

En 2e année, 82,5% de taux de remplissage (- 3% en 2 ans) : la trajectoire est la même qu’en 1ère année.

Certains élèves utilisent la 1ère année comme tremplin vers des concours (IEP ou Insa par exemple) ce qui explique le différentiel sur la 2e année, qui est plus fort sur les CPGE littéraires.

Il y a de moins en moins de redoublants pour la seconde année. Pour la première année, certains élèves éventuellement concernés préfèrent intégrer une L2 en cours de parcours.

Les néo bacheliers dans l’académie de Toulouse : 54% des candidatures sont des filles (+ 4 %), 96% des candidats demandent une CPGE de l’académie et 85 % de ceux-ci acceptent une proposition. On peut noter une auto-censure géographique pour des élèves qui privilégient la proximité au véritable choix de la filière choisie.

25 % du vivier sont des élèves boursiers, et 82% des boursiers ont reçu une proposition. Les filles boursières acceptent moins les propositions cependant, ce qui pourrait relever d’un manque d’ambition.
Les bacheliers technologiques représentent environ 25 % des boursiers.

Le SE Unsa pose la question de la promotion de certaines filières dès l’année de 1ère au lycée dans le cadre du bac – 3 / bac + 3. Des visites sous forme de stages d’observation pourraient être mises en place afin de rassurer certains élèves hésitants à formuler les vœux CPGE sur Parcoursup. C’est pour cela qu’il faudrait repérer ces élèves en amont de la Tle pour permettre une réflexion plus approfondie. Le Rectorat nous répond qu’il travaille à cette visibilité avec le Ministère, notamment avec le dispositif des Cordées de la réussite et à travers « un accueil en immersion ».
Pour notre part, nous souhaitons que l’institution s’engage plus dans ce repérage des candidats potentiels car à ce jour, ce sont quasiment uniquement les enseignants qui effectuent ce travail. Le monde du supérieur doit venir à l’intérieur du lycée afin de promouvoir les différentes filières en CPGE, notamment celles qui peinent le plus à recruter.

De plus le dispositif « Cordées de la réussite », même s’il a le mérite d’exister, concerne assez peu d’élèves : la première cohorte a compté 20 élèves au niveau national.

Le SE Unsa demande également la possibilité de généraliser la venue d’enseignants de CPGE dans tous les lycées de l’académie afin de placer le plus tôt possible la possibilité de cette orientation auprès des futurs bacheliers.

Selon l’administration, les fiches Parcoursup font désormais apparaître clairement les critères de sélection ce qui doit aussi aider les élèves à se projeter.

En BCPST les offres à l’étranger sont très attractives pour les étudiants (en Roumanie, en Espagne ou au Portugal) dont certaines sont dispensées en français. A noter : il n’y a pas de concurrence du privé en France sur cette filière.

Dans l’optique de 2025, la demande d’ouverture d’une CPES au lycée des Arènes demande une expertise complémentaire. Le Recteur va étudier cette demande, en regard de celle qui existe déjà à Bellevue – Toulouse même si les enseignements dispensés seront différents.

Le Rectorat souhaite supprimer la CPGE à Cahors en 2025 car malgré les efforts entrepris par tous les acteurs, les effectifs restent très faibles depuis de trop nombreuses années. Cette classe prépa est soumise à une concurrence des ECG du privé, plus attractives. Dans le même temps, une réflexion sur une formation répondant aux besoins du territoire prenant en compte la coloration de l’établissement (santé – social) sera entreprise.

La mise en place de la CPGE sur le volet numérique par transfert de MPSI à Fermat trouve son public. Cette CPGE va donc perdurer, mais la capacité d’accueil sur MPSI à Fermat devrait également augmenter de 48 places car les besoins sont là. Notre académie propose 2 fois moins de places en MPSI que celles de Rennes ou Lyon. Ce déficit interpelle au vu de la tradition scientifique de notre académie. La décision devra néanmoins être validée par le Ministère et l’Inspection Générale.

L’UNSA Éducation demande au Rectorat d’envisager des hausses de capacités d’accueil à Rodez (lycée Foch) et à Castres (lycée Borde Basse) qui sont toutes les deux bloquées à 24 et où il y a aussi des MPSI. Le SG du Rectorat souhaite rester attentif au niveau d’intégration dans les écoles d’ingénieurs avant de prendre des décisions.

En parallèle, en 4 ans, l’académie de Toulouse a perdu 17% d’étudiants en BTS : la réflexion doit être engagée sur tous les aspects du postbac.


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Avec plus d’un an de retard, le ministère a réouvert le chantier pourtant indispensable de l’accélération de la carrière des personnels enseignants, CPE et PysEN. Les premières mesures exposées en vue de la rentrée 2025 pourraient concerner des raccourcissements de durée d’échelon. Elles s’accompagnent à ce stade de l’habituel refrain « sous réserve d’arbitrages budgétaires »...

Quelles mesures pour 2025 ? 

Le ministère envisage de réduire de six mois les durées des échelons 5, 6, 7 et d’un an l’échelon 8. Ces mesures entreraient en vigueur dès le 1er septembre 2025. Les boosts disparaitraient. 
 
Pour les personnels ayant eu un rendez-vous carrière en 2024/2025 et qui bénéficieraient du boost, les deux dispositifs se superposeraient.

Et après 2025 ? 

D’autres mesures sont envisagées pour les années suivantes, notamment l’augmentation des taux de promotions à la hors-classe en 2026, 2027 et 2028.
 
Enfin, un rééchelonnement des rendez-vous de carrière est à l’étude pour mieux les répartir sur l’ensemble de la carrière. Dans le projet présenté par le ministère, le 1er rendez-vous interviendrait quatre ans après la titularisation, le 2e en amont du passage à la hors-classe et le dernier avant le passage à la classe exceptionnelle. 
L’avis du SE-Unsa
La proposition de réduire la durée des échelons 5 à 8 et d’augmenter les taux de promotion à la hors-classe devrait, à terme, permettre un accès plus rapide à ce grade pour tous. Cela constitue, si cela se confirme, une avancée pour les collègues concernés. 
 
Pour autant, il est nécessaire de voir plus grand et de repenser l’ensemble des carrières. Il faut créer des échelons supplémentaires à la classe normale et à la hors-classe pour permettre aux collègues de continuer à progresser en matière de rémunérations, même s’ils attendent un changement de grade. 
 
De plus, nous demandons que le déroulement de carrière soit déconnecté de l’évaluation et qu’une carrière complète se déroule sur trois grades pour tous !
Nous revendiquons aussi un accès pour le plus grand nombre au sommet de la classe exceptionnelle, soit un net mensuel de 4 156 euros.
Enfin, pour les agrégés, nous souhaitons un accès à un salaire net de 5 155 euros par mois grâce à une bonification indiciaire.
 

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