Vie chère en Haute-Savoie : l’action continue, le 8 février au Sénat, le 21 février avec les Députées !
Temps de lecture : 2 min -
Vos besoins sont nos priorités et le plus prégnant est le besoin de reconnaissance, notamment financière.
Cela fait 20 ans que l’Unsa porte cette question dans diverses instances, 20 ans que les élus entendent, mais ne font rien. Maintenant, il faut que ça bouge !
Pour que nos élus arrêtent de détourner le regard, pour les mettre face à la réalité de leur territoire l’Unsa 74 agit et continuera d’agir :
demande d’audience nationale de la part de l’Unsa Education au cabinet du Ministre
Février 2023 : nous avons RDV au Sénat le 8 février pour faire entendre votre voix.
Pourquoi avoir sollicité la presse? Ne pas agir immédiatement c’est tourner le regard pour éviter d’affronter le problème, c’est s’en accommoder et participer au déclin des services de l’État. Il est primordial demettre la lumièresur nos difficultés pour que la population entière soit informée.
Vous voulez continuer à agir? Votre adhésion à l’ UNSA nous donnera un poids conséquent face à l’administration, dans les médias et nous permettra de vous représenter encore mieux, pour faire valoir vos besoins.
Il est plus difficile de militer que de se résigner, et nous militerons toujours !
Vie chère 74 : paupérisation des fonctionnaires. Explication chiffrée
Temps de lecture : 6 min -
Mise à jour 3/01/2023
Les agents publics employés sur l’ensemble du territoire de la Haute-Savoie ne bénéficient pas d’indemnités compensatrices de la vie chère. Pourtant, les chiffres le prouvent, vivre en Haute-Savoie n’est plus à la portée de fonctionnaires avec leurs revenus trop faibles notamment ceux de l’Education nationale.
Année après année, dans notre département – très attractif en raison de la proximité de la Suisse – le coût de la vie a augmenté. Les données de l’INSEE (chiffres 2017, publié au moment de la rédaction de l’article sur leur site*) indiquent que le niveau de vie annuel médian est de 21 840 € pour la région AURA, de 25 700 € pour le département de la Hte-Savoie contre 22 410 € pour le département du Rhône. Ces chiffres sont encore plus édifiants lorsqu’on les précise par EPCI et si on les compare aux revenus liés au salaire des membres du personnel de la fonction publique, notamment de l’Educatioin nationale :
en euros
EPCI 2020 (en gras la Hte-Savoie, en italique pour comparaison Le grand Paris et la métropole de Lyon)
Niveau de vie médian
247400690
Le Genevois
36 630
247400112
Le Pays de Cruseilles
34 020
247400583
Arve et Salève
32 040
247400666
Les Quatre Rivières
28 830
247400724
Le Pays Rochois
28 340
247400047
La Vallée Verte
27 850
200070852
Usses et Rhône
27 080
247400567
Fier et Usses
27 000
200071967
Pays d’Évian Vallée d’Abondance
26 990
200067551
Thonon Agglomération
26 950
200066793
Le Grand Annecy
25 620
200011773
Annemasse-les Voirons-Agglomération
25 320
200000172
Faucigny-Glières
24 680
200034098
Les Montagnes du Giffre
24 460
247400617
Les Vallées de Thônes
23 900
247400682
Le Haut-Chablais
23 760
247400740
Rumilly Terre de Savoie
23 410
200034882
Pays du Mont-Blanc
23 290
247400773
Les Sources du Lac d’Annecy
22 930
200023372
La Vallée de Chamonix-Mont-Blanc
22 450
200033116
Cluses-Arve et Montagnes
22 430
200046977
Métropole de Lyon
21 930
200054781
Le Grand Paris
22 880
En Haute-Savoie, les 10 % les plus riches ont un niveau de vie 4,2 fois supérieur aux 10 % les plus pauvres (contre 3,7 fois pour le département du Rhône). Par EPCI, une fois de plus, les chiffres sont édifiants :
EPCI 2020 (en gras la Hte-Savoie, en italique pour comparaison Le grand Paris et la métropole de Lyon)
Rapport interdécile de niveau de vie
247400690
Le Genevois
6,3
200011773
Annemasse-les Voirons-Agglomération
5,9
200067551
Thonon Agglomération
4,6
247400583
Arve et Salève
4,6
247400112
Le Pays de Cruseilles
4,4
247400666
Les Quatre Rivières
4,0
247400724
Le Pays Rochois
4,0
200066793
Le Grand Annecy
3,9
200070852
Usses et Rhône
3,9
200023372
La Vallée de Chamonix-Mont-Blanc
3,7
247400047
La Vallée Verte
3,7
200071967
Pays d’Évian Vallée d’Abondance
3,6
200000172
Faucigny-Glières
3,5
200033116
Cluses-Arve et Montagnes
3,2
200034098
Les Montagnes du Giffre
3,2
247400567
Fier et Usses
3,2
247400682
Le Haut-Chablais
3,2
200034882
Pays du Mont-Blanc
3,1
247400617
Les Vallées de Thônes
3,1
247400773
Les Sources du Lac d’Annecy
2,9
247400740
Rumilly Terre de Savoie
2,8
200054781
Le Grand Paris
5,1
200046977
Métropole de Lyon
3,9
La médiane de niveau de vie (ci-dessous) mets en lumière le niveau de la en Haute-Savoie par rapport au reste de la France ( source Insee 2019 publiée 2022)
Plus de détails et documents complémentaires en bas de page.(source INSEE )
L’observatoire des loyers des fédérations de l’immobilier vient de confirmer que notre département est devenu le plus cher sur le territoire de la région AURA (Cf cartographies en PJ).
Même l’Etat le reconnait sur son site officiel. La publication de la carte des loyers montre très clairement les inégalités territoriales. Les loyers en Haute-Savoie sont près de 4 fois plus élevés que dans la ville la moins chère (5.8 euros le mé en charente), trois fois plus élevés que dans la Haute-Marne ou les Vosges et deux fois plus élevés que la médiane nationale (9euros le m2)et près de deux fois plus que la moyenne (10 euros le m2). Un loyer à Bossey étant à peine moins cher qu’à St tropez.
Lyon, Bordeaux, Toulouse, Nice, autant de métropôle aux loyers inférieurs à ceux d’Annecy.
Cela fait des années que le sujet est remonté aux préfets de département qui se sont succédés mais n’ont pas agit. Cette situation a un très fort impact sur les recrutements car le coût de la vie est trop élevé pour un jeune fonctionnaire ou même un fonctionnaire qui ne perçoit pas de primes correctes. Cela touche tous les ministères.
Il devient donc urgent que cette situation soit enfin prise en considération par notre ministre de la Fonction Publique.
Le SE-Unsa revendique, au delà de l’augmentation de la valeur du point d’indice pour tous :
un rattrapage suite à la stagnation des salaires et une revalorisation pour tous
l’indexation de la valeur du point d’indice sur la hausse des prix
un rendez-vous salarial annuel
une revalorisation salaire et primes équivalente aux autres cadres de catégories A de la Fonction Publique
une indemnité de résidence de 3% à minima
une indemnité compensatrice du niveau de vie pour le département de la Haute-Savoie (prime de vie chère )
une indemnité de stabilité sur le département de la Haute-Savoie
une action sociale renforcée avec une véritable amélioration de l’accès au logement soit par achat, soit par location
L’Unsa éducation à contacté le une nouvelle fois le ministère et localement nous rencontrerons le Préfet lundi 28/11/22. Pour continuer de nous faire remonter vos situations, c’est ici : https://sections.se-unsa.org/74/spip.php?article945
Pour nous permettre de continuer notre action, votez UNSA aux élections professionnelles du 1er au 8 décembre.
Les difficultés liées aux différences de revenus nous touchent en tant que personnes, mais aussi en tant que professionnel: voir notre article Ségrégation scolaire : l’école à deux vitesses
Vie chère, les sacrifiés acte 2 : interpellation et réponses des élus
Temps de lecture : 6 min -
Les premières réponses (en annexe ci-dessous) ne sont pas à la hauteur des attentes. Seulement 2 élus ont pris la peine de nous répondre rapidement et 3 par la suite. Est-ce les seuls concernés par les considitions d’existence de la Fonction publique? Le fossé entre les promesses électorales des législaltives et les réponses ou non-réponses est abyssal.
Certain nous parle même du « Ségur de la santé »? Est-ce oublier que nous dépendons du Ministère de l’Éducation nationale et non de la santé !?
Encore une fois, les élus partagent la difficulté, » encore une fois, aucune proposition concrète n’est clairement exposée.
Aucune avancée concrète n’est chiffrée. Certains expriment des positions de principe mais qui s’opposerait frontalement à une amélioration des conditions de vie de ses concitoyens ?
D’autres disent vouloir déposer des amendements mais on sent bien la tiédeur de leur espoir de les voir aboutir.
Une lueur d’espoir apparait lorsqu’un député nous écrit avoir sollicité » une rencontre avec le ministre M. StanislasGuérini, afin d’aborder la situation spécifique de la Haute-Savoie, pour arriver rapidement à des propositions concrètes (rémunération, logement, attractivité et formation en général).
Cependant, nous ne sommes pas dupes, nous ne nous contenterons pas de promesses et nous jugerons sur pièces. Il est en tout cas impossible et inacceptable pour le SE-Unsa qu’une quelconque dégradation des conditions de travail apparaisse dans la négociation salariale. Les collègues sont à bouts, leur en demander plus serait un affront de plus.
Un élu nous dit que son amendement a été refusé pour des raisons de « recevabilité financière : (le Parlement n’est pas autorisé à créer de nouvelles dépenses pour l’Etat) et de recevabilité législative (le Parlement ne peut agir que dans le domaine de la loi) » (assistante M.Pellevat)
Nous vous demandons de faire bouger la loi, c’est le rôle des élus, en faveur des fonctionnaires en général et de Haute-Savoie en particulier.
Les solutions sont poutant possibles et doivent être mises en place. Les représentants UNSA de la ville d’Annecy ont gagné 400 euros de prime de vie chère et 400 euros de prime de fidélisation.
Il s’agit d’une volonté politique d’assumer sa position en faveur (ou non) des fonctionnaires, premiers représentants de l’État sur le terrain, en leur donnant (ou non) les conditions d’existence dignes.
Le salaire est le marqueur de la considération portée à ses agents et donc au Service public dans son ensemble.
Laisser les agents en difficulté, laisser les agents se paupériser, c’est laisser disparaître la Fonction publique. Ne pas agir immédiatement c’est tourner la tête pour éviter d’affronter le problème, c’est s’en accommoder et participer au déclin des services de l’État.
L’inaction politique ou l’action politique à contre sens, semble de mise. Inaction climatique, inaction sociale, inaction sur les salaires… C’est pourtant bien à eux, parlementaires, de faire évoluer positivement les lois françaises.
À l’Unsa nous sommes et resterons actifs pour porter les besoins des collègues.
Nous avons demandé une audience au Préfet et lui fournir notre analyse et nos revendications.
Mise à jour des réponses en bas de page le 5-12-22
Rappel de l’action « interpellation des élus »
Dans la continuité de nos actions sur la « vie chère » en Haute-Savoie, enquête, pétition très suivie, demandes d’audiences, alertes dans la presse, l’Unsa éducation et le SE-Unsa interpellent maintenant les élus, députés et sénateurs. Ce sont également eux qui doivent porter et voter des projets de lois sur la revalorisation des agents de la fonction publique en général et particulièrement de Haute-Savoie.
Pour ce faire nous vous proposons d’écrire à votre député et aux 3 sénateurs.
Comment faire? rien de plus simple et cela prend 1 minute max :
1) cliquez sur le lien portant le nom d’un élu, vous êtes redirigé vers votre boite mail
2) le message pré-écrit apparait dans votre boite mail
3) nous rajouter en copie 74@se-unsa.org
3) signez le message
3) cliquez sur « envoyer »
4) Si votre navigateur ne vous permet pas d’ouvrir le lien, les modèles de lettres sont aussi en annexe en bas de page et les emails sont donnés ci-dessous. Vous pouvez copier-coller le texte et le mail dans votre boite mail.
Plus nous serons à écrire, plus nous serons entendus.
Notre syndicat leur écrira également et leur donnera le résultat de notre pétition et de l’enquête en ligne.
N’hésitez pas à rendre visible l’action auprès de votre entourage personnel et professionnel, sur vos réseaux sociaux. Plus nous serons visibles, plus nous aurons de chance de réussir
Une cause n’est jamais perdue sauf si on l’abandonne et nous n’abandonnerons pas!
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HAUTE SAVOIE
Vie chère, les sacrifiés acte 2 : interpellation et réponses des élus
Temps de lecture : 5 min -
Les premières réponses (en annexe ci-dessous) ne sont pas à la hauteur des attentes. Seulement 2 élus ont pris la peine de nous répondre rapidement et 3 par la suite. Est-ce les seuls concernés par les considitions d’existence de la Fonction publique? Le fossé entre les promesses électorales des législaltives et les réponses ou non-réponses est abyssal.
Certain nous parle même du « Ségur de la santé »? Est-ce oublier que nous dépendons du Ministère de l’Éducation nationale et non de la santé !?
Encore une fois, les élus partagent la difficulté, » encore une fois, aucune proposition concrète n’est clairement exposée.
Aucune avancée concrète n’est chiffrée. Certains expriment des positions de principe mais qui s’opposerait frontalement à une amélioration des conditions de vie de ses concitoyens ?
D’autres disent vouloir déposer des amendements mais on sent bien la tiédeur de leur espoir de les voir aboutir.
Une lueur d’espoir apparait lorsqu’un député nous écrit avoir sollicité » une rencontre avec le ministre M. StanislasGuérini, afin d’aborder la situation spécifique de la Haute-Savoie, pour arriver rapidement à des propositions concrètes (rémunération, logement, attractivité et formation en général).
Cependant, nous ne sommes pas dupes, nous ne nous contenterons pas de promesses et nous jugerons sur pièces. Il est en tout cas impossible et inacceptable pour le SE-Unsa qu’une quelconque dégradation des conditions de travail apparaisse dans la négociation salariale. Les collègues sont à bouts, leur en demander plus serait un affront de plus.
Un élu nous dit que son amendement a été refusé pour des raisons de « recevabilité financière : (le Parlement n’est pas autorisé à créer de nouvelles dépenses pour l’Etat) et de recevabilité législative (le Parlement ne peut agir que dans le domaine de la loi) » (assistante M.Pellevat)
Nous vous demandons de faire bouger la loi, c’est le rôle des élus, en faveur des fonctionnaires en général et de Haute-Savoie en particulier.
Les solutions sont poutant possibles et doivent être mises en place. Les représentants UNSA de la ville d’Annecy ont gagné 400 euros de prime de vie chère et 400 euros de prime de fidélisation.
Il s’agit d’une volonté politique d’assumer sa position en faveur (ou non) des fonctionnaires, premiers représentants de l’État sur le terrain, en leur donnant (ou non) les conditions d’existence dignes.
Le salaire est le marqueur de la considération portée à ses agents et donc au Service public dans son ensemble.
Laisser les agents en difficulté, laisser les agents se paupériser, c’est laisser disparaître la Fonction publique. Ne pas agir immédiatement c’est tourner la tête pour éviter d’affronter le problème, c’est s’en accommoder et participer au déclin des services de l’État.
L’inaction politique ou l’action politique à contre sens, semble de mise. Inaction climatique, inaction sociale, inaction sur les salaires… C’est pourtant bien à eux, parlementaires, de faire évoluer positivement les lois françaises.
À l’Unsa nous sommes et resterons actifs pour porter les besoins des collègues.
Nous avons demandé une audience au Préfet et lui fournir notre analyse et nos revendications.
Mise à jour des réponses en bas de page le 5-12-22
Rappel de l’action « interpellation des élus »
Dans la continuité de nos actions sur la « vie chère » en Haute-Savoie, enquête, pétition très suivie, demandes d’audiences, alertes dans la presse, l’Unsa éducation et le SE-Unsa interpellent maintenant les élus, députés et sénateurs. Ce sont également eux qui doivent porter et voter des projets de lois sur la revalorisation des agents de la fonction publique en général et particulièrement de Haute-Savoie.
Pour ce faire nous vous proposons d’écrire à votre député et aux 3 sénateurs.
Comment faire? rien de plus simple et cela prend 1 minute max :
1) cliquez sur le lien portant le nom d’un élu, vous êtes redirigé vers votre boite mail
2) le message pré-écrit apparait dans votre boite mail
3) nous rajouter en copie 74@se-unsa.org
3) signez le message
3) cliquez sur « envoyer »
4) Si votre navigateur ne vous permet pas d’ouvrir le lien, les modèles de lettres sont aussi en annexe en bas de page et les emails sont donnés ci-dessous. Vous pouvez copier-coller le texte et le mail dans votre boite mail.
Plus nous serons à écrire, plus nous serons entendus.
Notre syndicat leur écrira également et leur donnera le résultat de notre pétition et de l’enquête en ligne.
N’hésitez pas à rendre visible l’action auprès de votre entourage personnel et professionnel, sur vos réseaux sociaux. Plus nous serons visibles, plus nous aurons de chance de réussir
Une cause n’est jamais perdue sauf si on l’abandonne et nous n’abandonnerons pas!
Nos actions sur la vie chère en Haute-Savoie relancées en juin dernier par notre enquête sur les conditions de vie des enseignants sont complétées depuis le 20 septembre par une pétition en ligne.
Celles-ci sont maintenant relayées par la presse, signe de l’importance du sujet que nous portons :
mercredi 26 avril 7h01 (dès le début de la retransmission )
Journal le Temps (Suisse) 26-01-23 Le Genevois français, Terre de misère (voir bas de page / petite rectification 2100 euros pour 18ans de carrière et non 10ans)
Nos actions sur la vie chère en Haute-Savoie relancées en juin dernier par notre enquête sur les conditions de vie des enseignants sont complétées depuis le 20 septembre par une pétition en ligne.
Celles-ci sont maintenant relayées par la presse, signe de l’importance du sujet que nous portons :
mercredi 26 avril 7h01 (dès le début de la retransmission )
Journal le Temps (Suisse) 26-01-23 Le Genevois français, Terre de misère (voir bas de page / petite rectification 2100 euros pour 18ans de carrière et non 10ans)
Notre syndicat à réalisé une enquête sur les conditions de vie chère en Haute-Savoie auprès des enseignants du 1er et 2nd degré, des psys EN. Celle sur les AESH est en cours. Les réponses ont été nombreuses le temps seulement d’un week-end et provenant en grande partie d’enseignants expérimentés, motivés et passionnés. Elles viennent compléter nos analyses que nous partageons régulièrement avec les élus et l’administration tout en apportant un ressenti nouveau. L’anonymat proposé dans cette enquête a libéré la parole. Les témoignages anonymes ont été transmis aux représentants de l’état et à la hiérarchie afin de leur montrer la réalité du terrain.
Nous avons reçu des témoignages poignants et très nombreux, il en ressort très nettement le constat de la paupérisation et de la dévalorisation de notre métier.
La mise à jour de mai 2023 montre que la situation s’empire avec le temps et qu’il y a urgence à agir. Les problématiques sont les mêmes par rapport à juin 2022 mais les rémoingages concernent maintenant même des personnels en fin de carrière et avec une grille de rémunération plus « haute » relativement aux jeunes.
Le sentiment d’injustice et de dévalorisation augmentent fortement, ainsi que l’obligation d’obtenir des revenus supplémentaires.
Un nombre croissant de collègues nous disent être à découvert bien avant la fin du mois sans faire de dépenses autres que celles purement nécessaires
Problématique de l’accès au logement que ce soit par location ou par achat (72% des répondants en parlent spontanément):
« Lorsque je recherchais un logement en location sur le secteur de la Roche-sur-Foron (et un rayon de 20 min aux alentours), impossible de faire une seule visite malgré mes nombreuses demandes car je ne gagnais pas assez. Les différents propriétaires m’ont dit clairement qu’ils privilégiaient les salaires suisses »
« Impossible de se loger en Haute Savoie décemment, et encore moins dans les zones montagneuses »
« Depuis que j’ai été mutée en Haute-Savoie, je cherche à repartir pour enseigner dans un environnement plus abordable. Lorsque j’ai parlé de mes soucis financiers aux rectorat, il m’a été répondu […]qu’il était normal de « souffrir » en début de carrière… Cette rhétorique du sacrifice commence à me peser…
« Nous sommes deux agrégés en lycée, quand nous avons voulu acheter une maison, des banques nous disaient : » vous êtes sûrs » ? heureusement nos parents nous ont aidés… mais nous avons du mal à mettre de l’argent de coté, et envisageons que l’un de nous travaille en suisse pour payer les études des enfants ! avec un salaire trois fois supérieur cela fait hésiter…déjà que les médecins, les chauffeurs de bus partent en Suisse, à quand les profs ? »
« Arrivée en haute Savoie il y aura 6 ans cet été, j’étais dans l’académie d’Aix Marseille où j’étais propriétaire d’un appartement avec mon conjoint. Actuellement, je ne peux que me payer une location dont le prix augmente chaque année. J’enseigne sur Annecy et je vis dans les Bauges où les logements sont de plus en plus chers.
Je ne peux pas accéder à la propriété de façon à loger ma famille (4 personnes), selon mon banquier rencontré en décembre 2022 qui annonce pouvoir nous prêter 200 000 euros avec un remboursement de 1300€/mois, somme bien trop élevée pour notre budget, mon conjoint étant à son compte avec un salaire très peu pris en compte par les banques dans le calcul d’un prêt. De plus, une de mes filles est interne et ma mère est obligée de nous aider à lui payer l’internat. Donc, en effet, la vie est très chère en Haute Savoie. »
» je suis obligée de me loger dans un appartement de 45m2 et 1 chambre (2 ados) …. car mon salaire ne me permet pas de louer plus grand. A 35 ans, professeur des écoles, je dors sur un canapé-lit…. je trouve ma situation honteuse. »
» Les travailleurs non frontaliers sont en difficulté en Haute-Savoie… Le logement est inabordable « .
» Nous sommes considérés comme salariés pauvres pour les banques ou les propriétaires. Il en résulte, une difficulté à se loger correctement ou à se loger tout court. »
« Les anciens enseignants à la retraite autour de moi ont pu s’acheter une maison secondaire, moi je ne sais même pas si je vais pouvoir me loger or logements sociaux !!! «
« Bonjour, je gagne 2300euros, suis certifiée, j ai 47 ans, suis séparée, avec 2 enfants adolescents, et dans l’ impossibilité de trouver un logement. Les allocations me sont refusées, tout comme les logements sociaux, je gagne trop. Je dors dans le salon depuis 4 ans. Je suis dans l’ impossibilité de m’assumer financièrement, et je ne vois pas comment m’en sortir. »
« Je travaille dans l’Éducation nationale depuis 19 ans. Je suis à l’échelon 9 de la classe normale des certifiés. Je gagne 2097 euros par mois, car je suis à temps partiel (90 %) pour élever mes enfants. Je reprends à plein temps en septembre, car je ne peux actuellement pas me loger avec mes enfants dans le secteur privé. J’ai en effet essuyé autant de refus que de demande pour louer un appartement. Je ne suis pas regardante, je cherche un F2 pour 3 personnes, soit en général 40 m2. J’ai un garant, un emploi assuré de fonctionnaire. Pourtant, aucune agence n’a voulu donner suite à mes demandes, pas même pour une visite. Les F2 les moins chers que j’ai trouvés à Annecy coûte 740 euros par mois. Il faut souvent plutôt compter 800 euros. Les bailleurs exigent que le salaire couvre 3 fois le loyer. Je ne réponds pas à cette exigence. Et pour parfois, quelques dizaines d’euros, mon dossier est refusé. Je découvre donc le sentiment de n’être pas grand-chose et je constate avec amertume que, fonctionnaire de l’État depuis 19 ans, je ne peux me loger seule avec mes enfants en Haute-Savoie où les prix sont devenus exorbitants et où on ne peut pas rivaliser face aux salaires des frontaliers. Il est grand temps de revaloriser les salaires de ceux qui s’occupent des citoyens français et contribuent à construire l’avenir du pays. J’ai fait une demande de logement social. J’espère qu’elle aboutira. «
Frais de route exorbitants : péage, essence, usure de la voiture, prix de la voiture : (30% des répondants en parlent spontanément):
« Quand j’ai débuté dans le métier, j’ai cherché à acheter une voiture neuve chez Peugeot. Le vendeur pensait que je travaillais en Suisse. Lorsque je lui ai dit que toutes les voitures qu’il me présentait n’étaient pas dans mes moyens, il s’en est étonné. Je lui ai dit que j’étais prof en France. Il m’a alors répondu qu’il n’avait pas d’offre à me faire. »
« Changer de véhicule est impossible même en souhaitant une simple Dacia même en occasion récente. Même ça n’est plus accessible à la bourse des enseignants et encore moi je cumule les missions de directeur qui améliorent un peu le traitement. «
« Je suis mère célibataire de deux enfants. Je suis nommée TR sur Annemasse. Il m’est impossible de me loger dans le nord du département, les loyers sont inaccessibles et je ne suis pas prioritaire pour un HLM. Je n’ai même pas droit aux APL. Mes déplacements pour me rendre sur mes lieux de travail me coûtent plus de 500 par mois. Le calcul est vite réalisé. Je ne peux pas nourrir ma famille. «
« Je travaille à 160km de chez moi (aller). Je ne peux pas déménager, car mon conjoint ne peut pas se déplacer donc je dois prévoir un budget essence péage de 600-700euros par mois! Bien sûr j’ai du mal à vivre avec cette dépense.
Frais de garde plus élevés qu’ailleurs : (7% des répondants en parlent spontanément):
» Il n’y a pas ou peu de places en crèche, ces dernières ont des tarifs exorbitants 1500 euros par mois, privilégient en général les contrats aux heures affolantes (7h-18h30 chaque jour pendant 5 jours). «
« Travailler à mi-temps serait une solution, n’est-ce pas ubuesque alors que l’Éducation nationale ne parvient plus à recruter ? La vie est chère en Haute-Savoie, elle est difficile pour ceux que les sirènes de la Suisse n’ont pas encore appelés… La mutation serait aussi une solution et pour le coup la Haute-Savoie pourrait manquer d’enseignants pour cause de vie chère. La question de nos salaires ne peut plus être déconnectée de la réalité : inflation, zone de vie plus chère.
Mais à ceux-là s’ajoutent :
l’impossibilité d’accéder à des loisirs, des vacances
» Je me retrouve à découvert avant chaque fin de mois, je ne pars pas en we ni en vacances, je m’octroie peu de loisirs et uniquement les moins chers (lecture, randonnée). «
La nécessité d’obtenir des revenus plus élevés
« Un enseignant à Bac +5 et 15 ans d’ancienneté ne devrait pas avoir à faire des heures supplémentaires ( aide aux devoirs) stage de remise à niveau pour se permettre de se donner de l’air au niveau financier. »
il nous a été rapporté une paupérisation croissante de la population enseignante : 52 % des répondants nous disent que tout est trop cher, 17.64% nous énoncent des difficultés de survie financière, 8.54% nous disent avoir besoin de l’aide de leur parents
« Je dois demander l’aide de l’assistante sociale pour faire face à mes frais de chauffage, assurance… «
» Je me retrouve à découvert avant chaque fin de mois, je ne pars pas en we ni en vacances, je m’octroie peu de loisirs et uniquement les moins chers (lecture, randonnée). «
« Si je n’avais pas mes indemnités de remplacement, je ne pourrais pas vivre. Ma hantise est d’être affectée dans mon RAD et de perdre mes indemnités »
« Je vais faire des courses , achats, réparations de voiture ou autres à Grenoble ( chez mes parents), car cela est beaucoup moins cher ! Je n arrive pas à payer les fruits de saison à mes enfants. J’ai un bac +5 et je peux à peine survivre! »
« J’ai la chance d’avoir des parents qui m’aident «
« J’ai fait un emprunt auprès de mes parents. »
« Impossible de vivre décemment rien qu’avec un salaire d’instit en Haute-Savoie »
« J’en suis arrivée à devoir louer ma maison résidence principale cet été pour pouvoir payer mon rappel de facture »
La paupérisation du métier n’est pas un mythe. En Haute-Savoie c’est une réalité. Les fins de mois sont de plus en plus tôt et la porte de la précarité peut s’ouvrir au moindre faux pas (santé, problèmes de voiture) «
« Nous sommes dans le rouge le 15 du mois »
« Se nourrir sainement devient difficile »
« Je ne peux pas nourrir ma famille. Les études doivent être des investissements pour l’avenir, or, je suis dans mon avenir et je ne peux pas vivre. Je survis »
le sentiment de honte et de colère (18.3% des répondants nous en parlent)
« mes parents avaient dû se porter garants ! Sensation humiliante après avoir obtenu le capes à l’âge de 22 ans. »
« j’emprunte parfois de l’argent à mes parents retraités lorsque des imprévus ne peuvent pas être payés (réparations de voiture, plein de la cuve à fioul, dépenses de santé non remboursées…) J’ai 50 ans et 25 ans de service… J’ai honte! »
« Je n’arrive pas à vivre dignement »
« Avec 2 enfants, même avec 2 salaires d’enseignants à plein temps, 20 ans d’ancienneté. Ici avec des salaires d’enseignants nous sommes dans la pauvreté, ce n’est pas acceptable. »
« Je fais mes courses chez les discounteurs, exclusivement »
le sentiment de dévalorisation revient dans 23.8% des réponses:
« les banques refusent de nous faire un prêt si on n’est pas frontalier, mots prononcés par ma conseillère de banque). Je suis dans l’obligation pour survivre alors que je suis enseignante de faire des ménages les weekend pour subvenir aux besoins de mes enfants et je vis en HLM mais même en HLM je dois payer 800 euros de loyer. Je ne pars pas en vacances sauf chez mes parents où je fais le plein d’habits pour mes enfants car dans leur région c’est moins onéreux. Je n’ai pas le train de vie correspondant à ma fonction et aux études que j’ai faites. La vie trop chère en Haute savoie est un réel handicap. »
« Il m’est impossible de louer un appartement autre qu’HLM et il m’est impossible d’accéder à la propriété. Cela me procure un grand sentiment d’injustice. La société a besoin de mon travail, mais ne me permet pas de m’installer réellement. Je n’ai pas de possibilité d’acquérir un bien, car je ne travaille pas en Suisse et ne peut donc rivaliser avec les autres dossiers déposés. Je suis donc condamnée à payer énormément de loyer sans pouvoir me dire que cette somme me permet de rembourser un crédit afin au moins d’être propriétaire au bout de 20 ans. Je ne peux pas mettre d’argent de côté non plus. Et enfin je m’inquiète de quand je devrais payer des études à mes enfants. »
« ils [problèmes financiers] rendent difficile la vie des enseignants financièrement, créent un sentiment de supériorité des parents d’élèves et des élèves par rapport aux professeurs. «
» personne n’oserait le dire devant ses collègues, mais certains se voient obligés de dormir dans leur voiture lors des remplacements pour éviter frais d’hôtel et essence »
« J’ai 41 ans, je travaille dans l’Éducation nationale depuis 19 ans. Je suis à l’échelon 9 de la classe normale des certifiés. Je découvre donc le sentiment de n’être pas grand-chose et je constate avec amertume que, fonctionnaire de l’État depuis 19 ans, je ne peux me loger seule avec mes enfants en Haute-Savoie où les prix sont devenus exorbitants et où on ne peut pas rivaliser face aux salaires des frontaliers. Il est grand temps de revaloriser les salaires de ceux qui s’occupent des citoyens français et contribuent à construire l’avenir du pays. J’ai fait une demande de logement social. J’espère qu’elle aboutira.
« je dois faire attention à beaucoup de choses et me retrouve à faire des vides grenier pour récupérer une misère »
le sentiment d’injustice par rapport à d’autres départements revient dans 23.8% des réponses
» coût des courses quotidiennes plus élevé que dans les autres départements de l’académie »
« Heureusement que je loge chez mon compagnon sinon je serai incapable de me loger. En Isère j’avais une maison de 3 chambres, ici, avec la même somme je ne peux obtenir qu’un studio ! «
« La vie y est très chère pour les produits de 1ère nécessité, plus chère qu’ailleurs en France, les assurances logement et voiture sont plus chères aussi (du fait de la météo et du relief). »
« à Annemasse, juste à côté de Genève. Comme il y a beaucoup de frontaliers, les prix de tout, et notamment des logements, sont très élevés ! Les petits apparts de 40 m2 sont au moins à 800 euros par mois. Or comme il faut gagner 3 fois cette somme pour postuler, la seule solution qui nous reste quand on est célibataire, c’est la colocation ! On peut espérer avoir une chambre pour 600 euros par mois – ou plus ! (le prix d’un T2 ailleurs !) De même, quand je me suis renseignée pour acheter, avec la somme que la banque me prêtait sur 20 ans, je pouvais seulement acheter un T1 !! C’est désespérant, rageant, injuste de ne pas pouvoir bien vivre et se loger correctement avec son salaire d’enseignant, surtout quand on est seul/e, alors que dans d’autres région c’est possible. De plus, c’est tellement cher et donc impossible d’acheter que beaucoup d’enseignants cherchent à partir : à changer de départements, voire à aller travailler en Suisse eux aussi. Ce qui fait qu’on manque d’enseignants dans les classes et qu’il n’y a pas assez de remplaçants également ! Là aussi c’est injuste que nos élèves ne puissent pas bénéficier des conditions normales d’encadrement pendant leur scolarité ! Il m’arrive souvent de finir le mois en négatif, dès que je fais une dépense non habituelle (ex : des vacances ; Noël…) A mon age (40 ans) et avec mon métier, je ne trouve pas cela normal ! «
« Impossibilité d´acheter un bien equivalent a notre ancienne maison (vendue 450 000 euros;) en arrivant en Hte-Savoie. Nous cherchons encore la perle rare (3 ans déjà), Nous pensons sérieusement à changer d académie »
« C’est désespérant, rageant, injuste de ne pas pouvoir bien vivre et se loger correctement avec son salaire d’enseignant, surtout quand on est seul/e, alors que dans d’autres région c’est possible. De plus, c’est tellement cher et donc impossible d’acheter que beaucoup d’enseignants cherchent à partir : à changer de départements, voire à aller travailler en Suisse eux aussi. Ce qui fait qu’on manque d’enseignants dans les classes et qu’il n’y a pas assez de remplaçants également ! Là aussi c’est injuste que nos élèves ne puissent pas bénéficier des conditions normales d’encadrement pendant leur scolarité ! Il m’arrive souvent de finir le mois en négatif, dès que je fais une dépense non habituelle (ex : des vacances ; Noël…) A mon age (40 ans) et avec mon métier, je ne trouve pas cela normal ! je ne me plains pas : il y a bien pire que moi ! Des métiers encore bien moins payé : je ne sais pas comment ils font pour s’en sortir ! Surtout s’ils ont des familles ! Je ne comprends vraiment pas qu’il n’y ait pas de prime de vie chère pour les Parisiens et les habitants des zones frontalières (Suisse et Luxembourg) : c’est honteux ! »
» Je travaillais dans les Bouches-du-Rhône auparavant, et j’avais une indemnité de résidence alors que notre loyer était inférieur à celui de Haute-Savoie! »
« Les enseignes de magasin pratiquent des tarifs souvent plus élevés qu’ailleurs… La majorité des personnes de notre entourage qui n’ont ni bac +5 ni un concours (qui reste difficile) gagnent mieux leur vie que nous! Nous n’avons donc aucune légitimité, aucun poids dans cette société qui ne peut pas nous considérer correctement (mais cela est même national). Nous sommes étouffés au quotidien, sommes nés ici, mais envisageons de changer de région, car la situation est intenable. «
Les ennuis avec la banque:
Nous avons 4 enfants à charge et nous sommes en difficulté financière permanente depuis notre titularisation : fichés à la banque de France en raison d’incidents de remboursement de crédits de trésorerie. La Banque nous a classés en clients fragiles alors que nous sommes tous deux serviteurs de l’État…
l’impossibilité ou l’angoisse de payer les études de ses enfants apparaissent dans 15.9% des réponses
« Mes deux enfants commencent leurs études : je ne sais pas comment je vais pouvoir financer cela. »
« Cette année est pour nous particulière car notre fille ainée vient de commencer ses études supérieures. Nous sommes en soucis constamment pour diminuer nos propres dépenses, et malgré cela nous ne pouvons pas lui donner tout l’argent dont elle a besoin. Ce sont ses grands-parents qui payent son loyer. »
« Nous savons pertinemment qu’à moins de devenir frontaliers, nous ne pourrons pas assumer les frais liés à leurs études. La cherté de la vie en Haute-Savoie n’étant pas un critère d’attribution de bourse, nous n’aurons pas d’aide. Je n’ai moi-même pas pu faire les études que je voulais car mes parents n’avaient pas les moyens de me les payer et l’Histoire se reproduit. Que dois-je dire à mes enfants ? Que, alors qu’ils ont de bonnes capacités scolaires, ils ne pourront pas continuer après le bac et se contenter à leur tour d’un boulot aussi mal payé que le mien et celui de mes parents ? Où est cette pseudo possibilité d’ascenseur social ? Quand on est prof des écoles, il n’y en a pas, on ne peut pas offrir d’avenir à ses propres enfants. On arrive à les nourrir, à leur offrir un toit mais tout le reste est hors de notre portée »
« Nous savons pertinemment qu’à moins de devenir frontaliers, nous ne pourrons pas assumer les frais liés à leurs études. La cherté de la vie en Haute-Savoie n’étant pas un critère d’attribution de bourse, nous n’aurons pas d’aide. Je n’ai moi-même pas pu faire les études que je voulais car mes parents n’avaient pas les moyens de me les payer et l’Histoire se reproduit. Que dois-je dire à mes enfants ? Que, alors qu’ils ont de bonnes capacités scolaires, ils ne pourront pas continuer après le bac et se contenter à leur tour d’un boulot aussi mal payé que le mien et celui de mes parents ? Où est cette pseudo possibilité d’ascenseur social ? Quand on est prof des écoles, il n’y en a pas, on ne peut pas offrir d’avenir à ses propres enfants. On arrive à les nourrir, à leur offrir un toit mais tout le reste est hors de notre portée. Autant dire que les loisirs, tout comme les vacances, sont très limités. Une fois de plus, on vit, OK, mais est-ce qu’on vit bien ? »
» une de mes filles est interne et ma mère est obligée de nous aider à lui payer l’internat. Donc, en effet, la vie est très chère en Haute Savoie. »
« Mes enfants vont entrer en étude supérieure et je ne sais absolument pas comment je vais les payer. »
« Bonjour, le prix de l’immobilier impacte tout le reste jusqu’à la capacité à pouvoir financer les études de nos enfants tout en se logeant décemment à proximité de nos lieux de travail. Je suis aujourd’hui incapable de pouvoir aider mes enfants à faire les mêmes études que moi! L’angoisse de la fin de mois pour ceux qui n’ont pas un conjoint frontalier ou pu avoir un petit héritage est permanente. »
« on n’arrive plus à mettre de côté alors que les études des enfants vont arriver à grands pas !
L’attachement au métier a été cité à de multiples reprises tout en évoquant la réflexion d’une démission pour travailler dans un secteur aux rémunérations plus élevées en France ou en Suisse.
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L’obtention de compensations financières spécifiques est donc une urgence dans notre département.
Rdv avec l’association des maires de France à venir
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HAUTE SAVOIE
Refus de temps partiel ou de disponibilité : recours possible
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La saisine de la CAPD.
Envoyez le courrier de saisine de CAPD pour que la situation soit réexaminée en commission paritaire et défendue par les représentant·es du personnel du SE-Unsa 74.
Le recours doit précéder la saisine. Nous vous conseillons des les envoyer le plus rapidement et consécutivement. La non réponse à un recours vaut refus. Nous vous conseillons de faire la saisine sans tarder mais avec notre appui.
La CAPD est se tient généralement entre fin juin et mi juillet. Il ne faut pas tarder à faire son recours.
Sur demande, le SE-Unsa met à votre disposition un modèle-type de saisine de la CAPD ou de recours gracieux.
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