Jeudi 18 septembre, avec les travailleurs et travailleuses de tous les champs professionnels, nous avons été très nombreux à nous mobiliser, par la grève ou d’autres moyens, à défiler dans les rues du pays, pour exiger l’abandon de mesures injustes et inacceptables et un tout autre cap budgétaire.
C’était un rendez-vous essentiel et il était important que nous le réussissions ! Bravo et merci !
Ce message très clair et très ferme mérite désormais une réponse du Premier ministre et ce, sans attendre.
L’UNSA, avec l’intersyndicale interprofessionnelle réunie ce vendredi 19 matin, exige de la réponse gouvernementale des mesures qui nous concernent pleinement en tant que personnels de l’Éducation nationale :
 
  • L’abandon de l’ensemble du projet de budget et notamment le doublement des franchises médicales, l’année blanche (désindexation des pensions, des prestations sociales, des salaires des agents de la Fonction publique et du budget des services publics), la suppression de 3 000 postes de fonctionnaires et la réforme de l’assurance chômage, ainsi que des projets attaquant le Code du travail, et le 1er mai ;
  • La justice fiscale, avec la mise en place de dispositifs qui taxent les gros patrimoines et les très hauts revenus, et contraignent le versement des dividendes ;
  • La conditionnalité sociale et environnementale des 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises privées ;
  • Des moyens budgétaires à la hauteur pour les services publics partout sur le territoire ;
  • Une protection sociale de haut niveau et l’abandon du recul de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans ;
  • Des investissements dans une transition écologique juste et la réindustrialisation.

Et cette réponse du Premier ministre, l’intersyndicale l’exige d’ici le 24 septembre !

>> Lire le communiqué commun (UNSA, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, Solidaires, FSU)


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Voici l’édition 2025 de notre enquête annuelle sur la place des retraités dans la société, leurs problèmes, leurs attentes.
Face au dénigrement et aux fausses idées véhiculées sur les retraités et les retraites, nous vous donnons la parole. Cet outil est le vôtre, merci de le renseigner, de le partager et de le faire vivre, pour collecter un maximum de réponses.


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Dans le premier et le second degrés, l’heure pour activité péri-éducative est rémunérée au taux de 25,01 € au 01/07/2023.

Ces activités pouvant donner lieu à indemnité sont destinées à assurer l’accueil et l’encadrement des élèves en dehors des heures de cours.

Elles ont un caractère sportif, artistique, culturel, scientifique ou technique. Les dotations pour les écoles et les établissements sont réparties dans la limite des contingents attribués par les inspecteurs d’académie, après avis des comités techniques. Le projet d’école ou d’établissement prévoit ces activités.


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Une part modulable de l’Isae à destination des professeurs des écoles exerçant les fonctions de professeur principal en Segpa est enfin créée mais des injustices demeurent. Quant aux parts fonctionnelles de l’Isae et de l’Isoe, elles connaissent des évolutions positives. 

L’injustice demeure pour la part modulable de l’Isae

Si on peut se réjouir que soit créée cette part modulable de l’Isae, le SE-Unsa déplore toutefois que le gouvernement démissionnaire ait acté cette évolution sans concertation ni informations aux organisations syndicales.
 
En effet, de manière totalement incompréhensible et injuste, cette part modulable de l’Isae est limitée aux seules divisions de 3e et de 4e. De plus, cette pseudo-clarification arrive bien après l’octroi de la part modulable de l’Isoe aux enseignants du second degré exerçant en Segpa (2020). 
De plus, malgré nos demandes, le ministère n’a jamais posé les bases d’une rémunération équitable pour l’ensemble des personnels, « oubliant » maintenant les enseignants du 1er degré, professeurs principaux de 6e et 5e ainsi que les directeurs adjoints chargés de Segpa (Dacs) qui exercent ces missions.
 

Assouplissement pour les parts fonctionnelles

Concernant les parts fonctionnelles de l’Isae et de l’Isoe en lien avec le Pacte, deux évolutions ont également été actées. 
 
Jusqu’à présent, les Pactes non achevés en fin d’année scolaire – si toutes les heures devant élèves n’avaient pas été réalisées – pouvaient donner lieu à des rappel de rémunération en trop-perçu. Dorénavant, si les missions ont été accomplies à 50 % et plus, elles pourront se prolonger jusqu’au 31 octobre de l’année suivante à condition que l’agent n’ait pas changé de poste ou de circonscription.
 
Enfin, seules les parts fonctionnelles liées au remplacement étaient jusqu’alors sécables. Désormais, toute mission effectuée en présence d’élèves  (et donc participation aux dispositifs Devoirs faits et Stage de réussite) pourra se faire sur la base de la moitié d’une part fonctionnelle à 1 250 €.
 

L’avis du SE-Unsa

Il aura fallu plus de 5 ans pour obtenir une évolution des textes sur le sujet. Pourtant, en n’organisant aucune concertation sur le sujet, le ministère est responsable du maintien d’une injustice en continuant d’exclure les PE et les Dacs qui exercent pourtant la mission de professeur référent en 6e et en 5e. Le principe du Pacte que nous avions dénoncé était le travailler plus pour gagner plus, il faut désormais en plus subir le travailler plus pour gagner rien !
Le SE-Unsa a écrit à la ministre pour lui demander de mettre fin à cette injustice.
> Lire notre courrier


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Le gouvernement Bayrou est tombé, incapable d’obtenir la confiance du Parlement sur un budget injuste. C’est la conséquence logique de choix politiques qui, encore une fois, faisaient porter l’effort sur les plus fragiles, les travailleurs et travailleuses, les retraité·es, tandis que les plus fortuné·es restaient épargné·es.


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La consigne adressée aux directeurs et directrices d’école à travers le plan ministériel « Faire des maths et des sciences un choix possible pour toutes » rate largement sa cible. Si l’accès des filles aux filières scientifiques constitue un enjeu majeur de justice sociale et d’égalité des chances, encore faut-il que cette ambition se traduise par une véritable politique publique, avec des moyens adaptés.

Un transfert de mission inacceptable

Sous couvert de « sensibilisation », le ministère demande aux directeurs et directrices d’organiser, au sein de leur école, une séance de travail collective avec leurs collègues, à l’appui d’un diaporama ministériel constitué de données et de consignes pour des ateliers.
En réalité, il ne s’agit pas d’information, mais d’une formation imposée sans intervention de formateurs. La formation des personnels n’entre pas dans les missions des directeurs d’école. Leur demander de la réaliser est une dérive préoccupante qui tend à se répéter depuis quelques temps avec la succession de nouveaux programmes et de plans divers.

> Lire notre article : Piloter n’est pas former

 

Une injonction sans formation préalable

Il n’y a eu aucune formation institutionnelle, ni initiale ni continue, qui prépare les enseignant·es à travailler collectivement sur cette problématique pourtant essentielle. Or, on ne s’improvise pas spécialiste des biais de genre en éducation. Avant de pouvoir proposer des « solutions », l’accompagnement par des formateurs et des formatrices permet une prise de conscience des biais sociétaux que nous avons tous et toutes intériorisés. Ce serait tout l’enjeu d’une véritable formation professionnelle, menée par des formateurs, pour pouvoir ensuite être en capacité d’ajuster les pratiques à long terme.

Un support indigeste et déconnecté du terrain

Le diaporama mis à disposition est présenté comme « modifiable », mais il est surtout extrêmement lourd et peu adapté à un usage concret en équipe. Au lieu de donner des ressources pédagogiques utilisables pour piloter, élaborer une stratégie d’école, il place les directeurs et directrices dans une position impossible : devoir aborder un sujet complexe sans y avoir eux-mêmes été formés. De plus, même pour la partie informative qui pourrait les concerner, l’injonction d’organiser ce travail dans un calendrier si contraint risque d’alourdir la charge de travail des directeurs et directrices d’école et de générer des tensions au sein des collectifs.

Un leurre inefficace

Faire porter sur les épaules des directeurs et directrices la responsabilité d’une telle pseudo-formation ne permettra pas de faire progresser l’égalité filles-garçons dans les filières scientifiques. Cela donne l’illusion d’une action, mais cela ne règlera rien. Au contraire, cela risque de décrédibiliser une question pourtant essentielle, tout en entretenant la lassitude de se sentir abandonné à son sort lorsqu’il s’agit d’autre chose que de savoirs fondamentaux.

L’égalité filles-garçons mérite mieux

La question de l’accès des filles aux filières scientifiques mérite une vraie politique éducative nationale :
 
  • une formation initiale et continue ambitieuse des enseignant·es par des formateurs et formatrices,
  • des ressources pédagogiques conçues par des spécialistes et testées en classe,
  • des directives qui ne reposent pas sur une simple transmission descendante mais sur un accompagnement progressif de chacun des membres de l’équipe à des moments réservés.


Le SE-Unsa le redit avec force : l’égalité filles-garçons ne se décrète pas par circulaire. Elle se construit par la formation, dans un temps dédié, par des moyens concrets et dans le respect des missions de chacun. C’est aussi un des enjeux de l’alerte sociale déposée à la rentrée 2025 par le SE-Unsa autour de la direction d’école.


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Depuis plusieurs années, les enseignant·es, surtout à la direction d’une école ou CPC, les IEN et les équipes administratives sont sommés de se charger eux-mêmes de l’acheminement des livrets d’évaluations nationales dans les écoles sur un bon nombre de territoires.

Le SE-Unsa a porté ce sujet lors de l’alerte sociale sur la direction d’école déposée le 25 août dernier. La réponse du ministère, inscrite dans le relevé de conclusions, s’est limitée à rappeler que « la diffusion dans les écoles s’effectue sous la responsabilité des académies », laissant ainsi chaque rectorat improviser ses propres solutions. Pour nous, cette réponse est inacceptable.
 
Ainsi, trois organisations syndicales de notre fédération, SE-Unsa, A&I UNSA et le SI.EN UNSA, ont écrit conjointement à la ministre ce 3 septembre 2025. Dans ce courrier, nous exigeons que notre employeur assume enfin ses responsabilités :
 
  • le ministère doit organiser l’acheminement jusqu’aux écoles,
  • les personnels ne doivent pas être contraints de se substituer aux services de livraison,
  • aucune mission non réglementaire ne peut leur être imposée.
En attendant une réponse concrète et nationale, le SE-Unsa, le SI.EN-Unsa et A&I-Unsa maintiennent leur consigne : les personnels sont fondés à refuser toute demande qui les placerait en difficulté juridique ou matérielle, ils n’ont pas à transporter les livrets. 

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L’intersyndicale (UNSA, CFDT, CGT, FO, CGC, CFTC, Solidaires, FSU) appelle à une journée nationale de grève et de manifestations le 18 Septembre 2025.
Les mesures présentées pour le budget sont inacceptables et d’une brutalité sans précédent.


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Retrouvez toutes les informations liées à la rémunération et aux indemnités sur notre site.

Pour toutes questions concernant des aides possibles, contactez votre équipe locale.


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Bonne nouvelle pour les agents publics, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels : la retraite progressive devient accessible à tous dès 60 ans !
Publiés cet été, de nouveaux textes abaissent l’âge d’ouverture de ce dispositif qui permet d’adapter sa fin de carrière en douceur.

Qui est éligible ?

Vous avez au moins 60 ans ou allez atteindre 60 ans en cours d’année scolaire ? Vous travaillez à temps partiel ou à temps incomplet ? Vous pouvez bénéficier du versement de la pension partielle versée en complément de votre rémunération. Mais ce n’est pas automatique…
 
C’est un droit que l’Éducation nationale ne vous indiquera pas spontanément… mais que le SE-Unsa tient à rappeler pour que personne n’en soit privé.
 
À noter que pour les agents contractuels à temps incomplet, notamment les AESH ou les AED, le versement de la pension partielle est un droit ouvert dès que les conditions liées à l’âge ou à la durée d’assurance sont remplies. Mais, faute d’information de l’employeur, beaucoup ne la demandent pas et passent donc à côté de ce complément de rémunération qui serait pourtant fort utile à de nombreux collègues.

Qu’est-ce que la retraite progressive ?

La retraite progressive permet aux fonctionnaires et aux contractuels – ayant atteint 60 ans et un certain nombre de trimestres d’assurance – de travailler à temps partiel ou incomplet tout en percevant une partie de leur pension de retraite. Elle offre donc un véritable aménagement de fin de carrière : travailler moins en limitant l’impact négatif de la baisse de revenu liée au temps partiel ou au temps incomplet.

Quels avantages pour les agents ?

Dans la Fonction publique, ce dispositif présente un avantage important pour la retraite : la durée d’assurance (celle qui sert au calcul de la décote/surcote) reste préservée.
 
Attention toutefois : comme le taux de liquidation de la pension des fonctionnaires dépend du nombre de trimestres de service validés, une quotité de travail réduite peut avoir un léger impact sur le montant final de la pension. Mais cela est à mettre en perspective avec le gain en qualité de vie personnelle qu’apporte le travail à temps partiel…
 

En effet, pour beaucoup, la fin de carrière peut être marquée par la fatigue et le besoin d’un rythme différent. La retraite progressive répond à cette réalité :

  • allègement de la charge de travail
  • limitation de la baisse des revenus grâce à la pension partielle
  • meilleure qualité de vie en fin de parcours professionnel
  • possibilité de travailler plus longtemps pour diminuer la décote ou pour valider un échelon pour certains collègues qui ne le feraient pas à temps plein

Une revendication historique de l’Unsa

L’Unsa n’a cessé de porter la revendication du droit à la retraite progressive pour les fonctionnaires alors que d’autres organisations ne voulaient pas de cet aménagement. Nous avons défendu l’idée qu’il s’agissait d’un droit social utile, adapté aux besoins des agents. L’abaissement de l’âge à 60 ans, seconde étape faisant suite à la mise en place de la retraite progressive dans la Fonction publique en 2023, constitue donc une nouvelle réelle avancée.
 
Il ne faut toutefois pas oublier que cette mesure ne compense en rien les effets négatifs du recul de l’âge de départ à 64 ans que l’Unsa continue de dénoncer, tout comme nous dénonçons le fait que les temps partiels ne soient pas accordés systématiquement quand ils sont déposés au motif de la retraite progressive.

Les conditions concrètes d’accès à la retraite progressive et les modalités pratiques nécessitent une étude au cas par cas. Pour savoir si vous pouvez bénéficier de cette mesure, rapprochez-vous de votre section locale du SE-Unsa qui pourra vous accompagner dans vos démarches et répondre à vos questions. 

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Bonjour et bienvenue au SE-UNSA !

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