Le dispositif « Mon ESS à l’École », porté par l’ESPER*, permet aux élèves de collège, lycée et MFR de découvrir concrètement l’Économie sociale et solidaire (ESS) à travers des projets collectifs, coopératifs et citoyens. Cette initiative pédagogique développe l’engagement, l’autonomie et l’esprit critique des jeunes tout en sensibilisant aux enjeux sociaux, environnementaux et démocratiques. Participez à la 11e édition !

De nouvelles compétences pour les élèves

À travers cette démarche, les élèves apprennent à :

      • questionner l’utilité sociale de leur projet ;
      • mieux appréhender les ressources de leur territoire grâce à la rencontre de professionnels ;
      • mener un projet collectif ;
      • expérimenter une démarche coopérative ;
      • décider ensemble grâce à des instances démocratiques ;
      • prendre conscience de leurs capacités et développer leur pouvoir d’agir.

Cette initiative permet de donner du sens aux apprentissages en plaçant les élèves dans une posture active, responsable et citoyenne. Elle favorise également l’engagement, l’autonomie, la coopération et l’ouverture sur le monde professionnel et associatif.

Une pédagogie différente

Pour les équipes éducatives, Mon ESS à l’École constitue un formidable levier pédagogique permettant de travailler autrement, dans une logique de projet, en croisant les disciplines et en valorisant les compétences psychosociales des élèves.

L'avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa, membre de l’ESPER, soutient pleinement cette démarche qui contribue à former des citoyens éclairés, capables de comprendre les enjeux sociaux, environnementaux et démocratiques de notre société. Dans un contexte où l’École doit plus que jamais transmettre les valeurs de solidarité, de coopération et d’émancipation, ce dispositif offre aux élèves l’opportunité d’apprendre à agir collectivement et à devenir acteurs de leur avenir.

* Économie sociale partenaire de l’École de la République

> > Intéressé·e par la mise en œuvre d’un projet Mon ESS à l’École en 2026-2027 ?


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Les jours qui nous séparent de la très attendue pause de juillet-août semblent d’une longueur intenable tant de nombreuses équipes peinent à trouver des aménagements alternatifs pour faire face aux températures très élevées de ces derniers jours. Sans compter les injonctions farfelues voire non légales de certaines municipalités ou encore de notre hiérarchie…
Lors de la réunion ministérielle de gestion de crise qui s’est déroulée ce mercredi 24 juin, le SE-Unsa a dénoncé une décision de non-report du DNB et a alerté sur des aberrations d’organisation scolaire.

Non-report du DNB : souplesse sur le papier, usine à gaz dans les faits !

La décision du ministre de ne modifier ni l’organisation quotidienne ni les horaires du diplôme national du brevet (DNB) illustre une totale méconnaissance de la réalité des conditions d’exercice et d’apprentissage intenables dans lesquelles se trouve plongée une grande majorité de personnels et d’élèves.

La souplesse qu’il avance pour justifier l’absence de report et qui réside sur un plus grand nombre de pauses pour les élèves et une correction possible à domicile pour les personnels n’a rien de facilitant !

Au-delà de ne rien résoudre quant aux conditions suffocantes annoncées de passation et de surveillance dans de nombreux territoires, c’est un casse-tête sans nom que chaque équipe d’encadrement des épreuves va devoir gérer. Quid de la surveillance des élèves qui entrent et sortent en cours d’épreuve ? Quid de l’articulation des corrections qui, de surcroît, devront être effectuées sans délai supplémentaire ?

Fermetures d’écoles : l’urgence ne dispense pas du respect des droits et des principes !

Nous avons alerté fortement le ministre sur plusieurs organisations scolaires permettant de faire face à la canicule qui ne respectent en rien les personnels et les élèves.

Pour commencer, le refus de fermer certaines écoles malgré les alertes des équipes, notamment des directeurs et directrices, alors même que le thermomètre vire au rouge foncé, est inacceptable !

Nous avons exigé qu’un rappel soit fait aux Dasen concernant la gestion des personnels dont les enfants ne peuvent pas être accueillis car leur école est fermée. Ces derniers se voient répondre de poser des jours de congés pour garde d’enfant malade ! Le DGRH s’est engagée à rappeler que c’est une autorisation spéciale d’absence (ASA) qui doit être octroyée à ces personnels.

Enfin, nous avons fait part de notre indignation sur le non-respect du principe fondamental de laïcité dans le choix de certains maires d’organiser le Service minimum d’accueil (SMA) dans un lieu de culte sous prétexte qu’il y fait plus frais… Le directeur de cabinet nous a demandé les noms des départements concernés afin d’exiger qu’il soit immédiatement mis fin à ces pratiques.

Plus globalement, face aux épisodes de canicule qui se multiplient, le SE-Unsa continue d’exiger des mesures de protection adaptées pour les personnels et les élèves, ainsi qu’une anticipation réelle des situations de crise dans les écoles et les établissements, notamment par des mesures sur le bâti scolaire.


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Suite à des mois de mobilisation, l’UNSA a obtenu une avancée très attendue pour les personnels exerçant dans les Drom.
Après l’arbitrage favorable rendu lors du groupe de travail ministériel du 3 juin dernier, une étape décisive a été franchie. L’amendement garantissant la préservation des indexations et majorations « outre-mer » a été officiellement voté lors du Conseil commun de la Fonction publique (CCFP) ce 18 juin.

Ce qui change : la fin d'une injustice

Depuis le décret n° 2024-641 de juin 2024, la maladie pénalisait doublement les collègues affectés en outre-mer, en impactant à la fois leur santé et leur pouvoir d’achat au moment où ils en avaient le plus besoin.
En effet, en congé de longue ou de grave maladie (CLM/CGM), si le traitement de base est maintenu à 100 % la première année, les primes et indemnités des agents sont réduites à 33 %.

Désormais, par dérogation à cette règle, les primes et indemnités « outre-mer » (indexation et majoration) seront maintenues à 100 % la première année, exactement dans les mêmes proportions que le traitement indiciaire. Cette mesure s’appliquera dès le 1er septembre 2026 avec la prise en compte des CLM et CGM déjà en cours.

L’UNSA fait intégrer le CGM à l’amendement

Lors du GT du 3 juin, cette mesure n’avait été présentée que pour les CLM. L’UNSA a exigé l’équité pour tous les statuts, et demandé que le congé de grave maladie (CGM), qui concerne notamment nos collègues contractuels (enseignants, AESH, AED, …), bénéficie du même dispositif de protection et de maintien des majorations « outre-mer ».

Le fruit de nos actions et de votre engagement

Cette avancée est le résultat de la mobilisation constante de l’UNSA pour les personnels. À travers nos alertes dans les instances, nos mobilisations et la signature massive de la pétition lancée par le SE-Unsa en février 2026, la voix des Drom a été portée par notre syndicat jusqu’au ministère.

Le SE-Unsa salue cette grande victoire pour les personnels des Drom, doublement pénalisés jusqu’à présent. C’est la preuve concrète que notre action syndicale fait bouger les lignes là où cela compte le plus : pour vous protéger, vous et vos proches, dans les moments difficiles.


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À Chaque rentrée, dans les écoles maternelles, une question revient avec la même acuité : comment accueillir au mieux nos élèves lors de leur rentrée en petite section et de leurs premiers pas à l’école maternelle ?
L’accueil échelonné — qui consiste à répartir l’arrivée des élèves de petite section sur plusieurs demi-journées ou journées, plutôt que de les recevoir tous en même temps le jour de la rentrée — n’est pas un confort d’organisation. C’est un choix pédagogique mûri par des décennies de pratique de classe qui peut parfois être remis en question de nos jours.

Une réponse au développement de l’enfant, pas une facilité d’emploi du temps

À trois ans, la rentrée en petite section constitue pour une partie des enfants la première séparation prolongée d’avec la famille. Pour d’autres, elle se déroule dans un contexte plus exigeant et éprouvant que celui de la nourrice ou de la crèche.

Les travaux sur l’attachement et l’adaptation au groupe convergent : un accueil individualisé, progressif, permet à l’enseignant de tisser un lien singulier avec chaque enfant et chaque famille avant que le collectif n’absorbe toute l’attention. Recevoir cinq ou dix enfants le premier jour, plutôt que vingt-cinq ou plus, c’est pouvoir observer, rassurer, nommer les objets transitionnels, expliquer les rituels — bref, poser les fondations d’une scolarité qui commence par la confiance plutôt que par la performance.

Cette temporalité étirée n’est pas une perte de temps dans les apprentissages : c’est un temps d’enseignement à part entière, celui où se construisent l’estime de soi, le rapport à l’autorité bienveillante et le goût de venir à l’école.

Une obligation scolaire qui n’exclut pas une entrée progressive

Depuis la loi du 26 juillet 2019, l’instruction est obligatoire dès l’âge de trois ans : la petite section n’est plus un accueil facultatif mais une classe à part entière au regard du droit. Cette évolution mérite d’être rappelée, car elle est parfois invoquée, à tort, pour justifier la suppression de toute progressivité dans l’accueil. Or l’obligation scolaire porte sur le droit et le devoir d’instruction, non sur une modalité unique et uniforme de première journée : aucun texte n’impose que les vingt-cinq élèves d’une classe franchissent la porte de l’école au même instant le jour de la rentrée, et les équipes pédagogiques conservent la liberté d’organiser un accueil par groupes, dès lors que celui-ci reste bref et qu’aucun enfant n’est privé de manière durable de son droit à l’instruction.

C’est cet équilibre, entre obligation légale et souplesse pédagogique, qui rend le dialogue avec les familles indispensable. L’accueil échelonné ne se décrète pas unilatéralement : il se construit en amont, par une réunion de pré-rentrée, des échanges individuels ou une information écrite claire, expliquant aux parents le sens de cette progressivité et recueillant leurs contraintes. C’est cette concertation qui transforme l’échelonnement en démarche partagée et conforme au cadre légal, plutôt qu’en dispositif perçu comme une mise à l’écart provisoire. Elle protège aussi les équipes elles-mêmes, en inscrivant la pratique dans une organisation transparente, tracée et adossée au projet d’école, donc défendable face aux éventuelles remises en cause.

Une pratique menacée par la logique d’évaluation précoce ?

La publication des nouveaux programmes de cycle 1 et la généralisation d’un cadre davantage tourné vers la préparation aux évaluations de CP ainsi que la pression calendaire qui en découle, créent un climat où chaque jour « perdu » sans tous les élèves présents peut apparaître comme un frein à la politique éducative conduite ces dernières années par le président Macron et ses gouvernements.

Si l’enjeu devient de faire entrer au plus vite l’ensemble de la classe dans un parcours d’apprentissage chronométré, l’accueil échelonné apparaît comme une variable d’ajustement commode. On le compresse, on le réduit à une journée, on le supprime au nom de l’égalité d’accès immédiat aux apprentissages, perdant ainsi de vue les finalités propres du cycle 1, centré sur le développement global de l’enfant.

Le SE-Unsa rappelle que cette liberté d’organisation pédagogique relève du professionnalisme des enseignants de maternelle et ne saurait être dictée par des considérations de calendrier d’évaluation. Elle doit au contraire être explicitement reconnue et soutenue dans les textes cadres, au même titre que les autres spécificités du cycle 1.

Pour le SE-Unsa, l’école maternelle a pour objectif de permettre à tous les élèves une première expérience scolaire positive et sereine et ainsi de jouer pleinement son rôle dans le développement des compétences langagières et sociales de tous les enfants.


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Le SE-Unsa a participé ce lundi au deuxième groupe de travail ministériel consacré à la création d’un futur corps pour les AESH.
Le SE-Unsa défend la création d’un véritable statut AESH pour reconnaître et valoriser ce métier essentiel. Il refuse en revanche que ce futur statut serve de prétexte à la création d’un nouveau métier ou à un élargissement des missions éloigné du cœur de métier des AESH.

Un projet qui élargirait fortement les missions des AESH

Afin d’aboutir à un temps plein correspondant aux 1 607 heures annuelles, le ministère a évoqué la possibilité d’élargir les missions confiées aux AESH.
Les orientations présentées semblent s’inscrire dans la continuité des préconisations du rapport de l’IGESR en visant, en réalité, à créer un nouveau métier : celui d’un « agent d’accessibilité pour tous les élèves », avec des interventions élargies bien au‑delà du champ du handicap.

Une ligne rouge pour le SE-Unsa

Nous refusons fermement cette orientation. Pour le SE-Unsa, il s’agit d’une ligne rouge à ne pas franchir. Obtenir un véritable statut pour les AESH ne peut pas servir de prétexte à leur confier toujours plus de missions qui n’ont rien à voir avec leur cœur de métier.

Le temps de travail des AESH ne se limite pas aux heures passées devant les élèves. Les temps de préparation, de concertation, de coordination et de suivi sont indispensables à un accompagnement de qualité et doivent être pleinement reconnus. Ajouter de nouvelles missions sans prendre en compte cette réalité ne constituerait pas une avancée pour les AESH.

La position du SE-Unsa est claire : la reconnaissance des AESH doit passer par la valorisation de leur métier actuel, et non par la création d’une fonction qui tenterait de combler tous les manques de l’École inclusive.

Un véritable statut pour sortir de la précarité

Pour le SE-Unsa, la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH doit avant tout permettre de reconnaître et de sécuriser un métier essentiel.

La priorité étant de mettre fin à la précarité en offrant une rémunération à la hauteur des compétences exercées, de réelles perspectives de carrière, une formation digne de ce nom, et une reconnaissance professionnelle durable.

Vous êtes AESH ? Votre expérience est précieuse pour nourrir nos revendications. Si vous ne l’avez pas encore fait, participez à notre enquête et faites entendre votre voix.


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À partir du 1er juillet 2026, un congé supplémentaire de naissance pourra être accordé. Ce congé s’ajoute aux congés existants (congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou congé d’adoption) et ne les remplace pas.

Pour qui ?

Chaque parent (fonctionnaire ou contractuel) peut bénéficier d’un ou deux mois de congé, pris simultanément ou en alternance avec l’autre parent.

Durée

Sa durée maximale est de 2 mois.
Le congé peut être pris en une seule fois ou fractionné en deux périodes d’un mois non consécutives.

Conditions d’attribution

Pour en bénéficier, les parents devront avoir préalablement pris l’intégralité de leurs congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption.
La demande devra stipuler la durée et la fin du congé, ainsi que les modalités (fractionné ou pas). La demande doit parvenir au moins un mois à l’avance au supérieur hiérarchique.

Incidences financières

Ce congé est rémunéré à :

      • 70 % de son traitement indiciaire pendant le premier mois ;
      • 60 % de son traitement indiciaire pendant le second mois.

📌 À noter : pour les agent·es exerçant à temps partiel, le temps partiel est suspendu. Le congé est considéré comme une période de travail à temps plein.

Impact sur la carrière

Le congé supplémentaire de naissance est considéré comme période d’activité pour les droits à avancement et la retraite.

      • Agent contractuel, ce congé est pris en compte pour le calcul des avantages liés à l’ancienneté et ne modifie pas les droits à congés annuels.
      • Fonctionnaires stagiaires : ce congé prolonge, sous certaines conditions, la durée du stage sans modifier la date d’effet de la titularisation.

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Au-delà de l’accompagnement des élèves, les psychologues de l’Éducation nationale jouent un rôle essentiel de conseil et d’expertise auprès des équipes éducatives, des personnels santé-social de l’Éducation nationale (médecins, infirmier·ères, assistant·es de service social), des familles et des partenaires du soin ou du médico-social. Leur intervention favorise une meilleure compréhension des situations, une prise en charge adaptée des besoins des élèves et une coopération efficace entre tous les acteurs.

Les missions des psychologues de l’Éducation nationale (PsyEN) ne se limitent pas à l’accompagnement individuel des élèves. Ils apportent également leur expertise aux adultes qui sont présents auprès de l’enfant, de l’adolescent ou du jeune adulte afin de favoriser la réussite scolaire et le bien-être de chacun·e.

Grâce à leur regard de psychologue, ils contribuent à construire une compréhension partagée des situations et à coordonner les actions des différents professionnels impliqués.

Un appui précieux pour les équipes éducatives

Le PsyEN facilite le travail en réseau entre les professionnels de l’Éducation nationale et les partenaires extérieurs afin de disposer d’une vision la plus complète possible des situations à accompagner.

Il apporte son expertise aux enseignants, conseillers principaux d’éducation (CPE), accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), assistants d’éducation (AED), directeurs d’école et chefs d’établissement. Son analyse – en partenariat avec les professionnels santé-social de l’Éducation nationale – permet d’éclairer des situations scolaires, relationnelles ou comportementales parfois complexes et de trouver ensemble les solutions les plus adaptées.

Cette expertise aide notamment les équipes à distinguer une difficulté d’apprentissage d’une souffrance psychique sous-jacente, ou encore à différencier les effets d’un contexte extérieur particulier de difficultés liées au développement psychologique de l’élève.

Une contribution essentielle à l’École inclusive

Les PsyEN participent régulièrement aux réunions de concertation : équipes éducatives, équipes de suivi de la scolarisation (ESS), cellules de veille ou autres instances de coordination.

Ils contribuent ainsi à l’élaboration, à l’adaptation et au suivi des dispositifs d’accompagnement destinés aux élèves à besoins éducatifs particuliers ou en situation de handicap.

Leur intervention favorise la mise en place de réponses adaptées aux besoins de chaque élève tout en veillant à la cohérence des parcours scolaires.

Accompagner et soutenir les familles

Le psychologue de l’Éducation nationale constitue également un interlocuteur privilégié pour les parents ou responsables légaux, souvent démunis face aux difficultés scolaires, aux questionnements liés au développement de leur enfant ou aux choix d’orientation.

Dans un cadre bienveillant et confidentiel, il prend le temps d’écouter les familles, de répondre à leurs interrogations et de les aider à mieux comprendre les obstacles rencontrés par leur enfant, sans jugement ni culpabilisation.

Il les accompagne également dans les démarches parfois complexes du système éducatif, notamment en matière d’orientation scolaire ou de constitution de dossiers auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), en lien avec les enseignants référents et les équipes éducatives.

Faire le lien avec les professionnels du soin et du médico-social

Le PsyEN joue un rôle central dans la coordination entre l’École et les structures extérieures de soin ou d’accompagnement médico-social.

Il travaille en lien avec les différents partenaires afin d’assurer la continuité et la cohérence des accompagnements proposés aux élèves et à leur famille. Il facilite notamment l’orientation vers les structures adaptées, telles que les centres médico-psychologiques (CMP), les centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP), les maisons des adolescents (MDA) ou les maisons des solidarités (MDS).

Son action permet d’articuler harmonieusement les accompagnements mis en œuvre à l’extérieur de l’école avec le parcours scolaire de l’élève, dans le respect de la confidentialité et du rôle de chaque professionnel.

Le SE-Unsa défend une coopération renforcée au service des élèves

Le lien entre les professionnels de l'Éducation nationale et les familles est fondamental dans le parcours scolaire des élèves, de la maternelle au lycée. La qualité de ce lien est indispensable à un climat scolaire apaisé.

Les parents ou les responsables légaux sont les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants. […] Toutes les familles doivent pouvoir se sentir légitimes au sein de la communauté éducative, obtenir toute l'aide dont elles peuvent avoir besoin et être accueillies dans des conditions de dignité et de confidentialité.

La grande difficulté scolaire doit être prise en charge par des personnels spécialisés. Les Rased, dont c’est la mission, doivent être complets (composés d'enseignants spécialisés pour l'aide à dominante relationnelle et l'aide à dominante pédagogique, et de PsyEN EDA). Ils doivent être présents en nombre suffisant, en respectant un maillage territorial équilibré, pour intervenir à tout moment de la scolarité, prévenir l’apparition de difficultés et y remédier lorsqu’elles persistent, et ce dès la maternelle. Ils doivent disposer des moyens suffisants pour réaliser toutes leurs missions.

Dans le 2d degré, le SE-Unsa revendique la création de Rased.


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De l’école primaire au lycée, les psychologues de l’Éducation nationale accompagnent les élèves dans la construction de leur parcours scolaire et professionnel. Grâce à une approche adaptée à chaque âge, ils favorisent la réussite, l’inclusion et des choix d’orientation éclairés.

L’accompagnement à l’orientation est souvent associé à l’adolescence et aux choix d’études. Pourtant, la construction du parcours d’un élève débute dès le plus jeune âge. Tout au long de la scolarité, les psychologues de l’Éducation nationale (PsyEN) jouent un rôle essentiel pour aider les élèves à développer leurs compétences, surmonter les obstacles rencontrées et construire progressivement leur avenir.

Le corps unique des PsyEN se compose de deux spécialités complémentaires, chacune disposant de missions et de champs d’intervention spécifiques.

À l’école primaire : construire les bases du parcours scolaire

Dans le premier degré, l’accompagnement s’inscrit dans la construction des compétences fondamentales et dans le développement harmonieux de l’enfant.

Le PsyEN spécialité Éducation, développement et apprentissages (EDA) exerce ses missions au sein des écoles de son secteur. Il travaille en étroite collaboration avec les enseignants et les enseignants spécialisés du Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased).

Acteur de l’École inclusive, il veille à ce que le parcours scolaire de chaque enfant soit adapté à son développement global, qu’il soit cognitif, affectif ou social.

Lorsque la situation de l’élève le nécessite, le PsyEN EDA participe, aux côtés des équipes éducatives et des familles ou responsables légaux, à la co-construction de projets d’orientation spécifiques. L’objectif est de garantir le respect des besoins, du rythme et des potentialités de l’enfant afin de favoriser son épanouissement et sa réussite.

Au collège et au lycée : devenir acteur de son orientation

Dans le second degré, l’accompagnement à l’orientation vise à permettre à l’adolescent puis au jeune adulte de devenir pleinement acteur de son parcours scolaire et professionnel.

Le PsyEN spécialité Éducation, développement et conseil en orientation scolaire et professionnelle (EDO) exerce ses missions dans les établissements scolaires — collèges et lycées — ainsi que dans les centres d’information et d’orientation (CIO), services publics ouverts à tous où il assure des permanences.

À travers des entretiens de conseil, il aide les élèves à mieux se connaître, à identifier leurs centres d’intérêt, leurs motivations et leurs valeurs. Il les accompagne également dans la gestion de la dimension psychologique du choix : anxiété face à l’avenir, pression familiale, manque de confiance ou indécision.

Cet accompagnement permet aux jeunes de construire des projets réalistes, cohérents et choisis, tout en prenant des décisions plus sereines concernant leur avenir.

Prévenir le décrochage et sécuriser les parcours

Les psychologues de l’Éducation nationale contribuent également à la prévention du décrochage scolaire. En accompagnant les jeunes en difficulté ou en rupture avec l’institution scolaire, ils participent à la recherche de solutions adaptées : réorientation, changement de parcours ou dispositifs spécifiques.

Cette action favorise la continuité des apprentissages et permet à chaque élève de trouver sa place dans un parcours qui lui correspond.

Le SE-Unsa défend un véritable service public de psychologie

Pour répondre à ces enjeux éducatifs, sociaux et humains, le SE-Unsa revendique

La constitution d’un Service public de psychologie au sein de l’Éducation nationale, qui puisse répondre aux besoins des élèves et garantir la proximité d’intervention des psychologues. Il revendique un lien efficace entre les PsyEN EDA et les PsyEN EDO pour assurer une continuité de la prise en charge des élèves.


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Alors que le SE-Unsa a déjà demandé au ministre Édouard Geffray l’octroi d’une décharge de cours pour la correction des copies dématérialisées du baccalauréat professionnel*, nous renouvelons la demande pour les enseignants spécialisés, notamment de Segpa, qui corrigent le certificat de formation générale (CFG) des candidats libres dans les mêmes conditions inacceptables.

Le CFG, c’est quoi déjà ?

Le certificat de formation générale est le premier diplôme attestant l’acquisition de connaissances générales de base et de capacités d’insertion sociale et professionnelle. Principalement destiné aux élèves issus de Segpa, d’Ulis, d’Érea, d’UPE2A ou d’ESMS, il peut aussi concerner des candidats libres, qu’ils soient sous statut scolaire dans leur dernière année de scolarité obligatoire ou sortis du système scolaire. C’est le cas d’adultes et de jeunes dans d’autres structures. Dans ce cas, les épreuves comprennent deux écrits (en français et en mathématiques) et un oral de vingt minutes. Ces écrits sont désormais également dématérialisés.

Quel est le problème ?

Comme pour le baccalauréat professionnel, les professeurs correcteurs sont mobilisés sans qu’un temps de dispense d’enseignement leur ait été accordé. Ils doivent donc assurer leurs cours selon leur emploi du temps tout en corrigeant des copies, en plus de leur travail quotidien. Par ailleurs, la convocation s’étend sur une semaine, comme pour le bac pro, avec pour lieu de convocation la mention « mission dématérialisée ». Cette période correspond également à la préparation des conseils de classe des 6e, 5e et 4e, ainsi qu’aux révisions pour le DNB, série professionnelle, pour les élèves de 3e qui passent souvent les deux examens en parallèle.

L'avis du SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, la situation rencontrée, aussi bien par les PLP mobilisés pour le bac pro que par les professeurs spécialisés chargés des corrections du CFG est inacceptable et doit amener les mêmes conclusions.

C’est pourquoi nous avons de nouveau envoyé un courrier au ministre pour qu’il donne une consigne claire aux rectorats afin de permettre aux collègues de réaliser les corrections grâce à une décharge de cours. Celle-ci doit être nationale afin d’éviter les inégalités de traitement et les divergences d’interprétation. Elle doit également être communiquée à tous et toutes de manière coordonnée.


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À la suite de la mise en place du contrat collectif obligatoire de protection sociale complémentaire (PSC) en santé et du contrat collectif facultatif de PSC en prévoyance, plusieurs lignes supplémentaires apparaissent sur les feuilles de paie des agents.

Les prélèvements

Selon les choix d’affiliation que vous avez faits, un mécanisme de prélèvement automatique des cotisations et de versement de la part employeur a été mis en place. Il s’effectuera chaque mois directement sur la paye ET sur le compte bancaire selon le type de cotisations.

Attention ! Le montant de votre paie pourra être plus élevé, mais la MGEN prélève aussi une partie des cotisations directement sur votre compte bancaire.

Ces prélèvements interviennent le 5 du mois à compter du mois de juin 2026, le prélèvement du mois de mai 2026 ayant été réalisé le 12 du mois.

Sur la fiche de paie AVANT le mois de mai 2026

capture d'écran bulletin de salaire

Une ligne forfaitaire :

      • ligne 202354 : Participation à la PSC (15 €)


Une à trois lignes
pour ceux qui avaient la mutuelle à la MGEN (variable en fonction du salaire brut), et éventuellement leur(s) enfant(s) et/ou leur conjoint.

      • ligne 700678 : MGEN – Adhérent > variable en fonction du salaire brut
      • ligne 700671 : MGEN – Enfants(s) > forfait variable en fonction du nombre d’enfants
      • ligne 700679 : MGEN – Conjoint

 

Sur la fiche de paie APRÈS le mois de mai 2026

capture d'écran, d'un bulletin de salaire

Votre bulletin de salaire pourra ainsi compter jusqu’à sept nouvelles lignes :

1 – Pour la PSC santé :

5 lignes pour tous les agents affiliés à la PSC santé

      • 2 lignes forfaitaires
          • ligne 720576 : montant de la part forfaitaire fixe de votre cotisation agent
          • ligne 720580 : montant de la participation employeur

      • 3 lignes variables calculée sur la base de votre rémunération mensuelle
          • ligne 720577 : montant de la part solidaire variable de votre cotisation agent

          • ligne 720578 : montant de la part variable de votre contribution aux dispositifs solidaires d’action sociale

          • ligne 720579 : montant de la part variable de votre contribution aux dispositifs d’aide aux retraités


2 –
Pour les options PSC santé et la prévoyance :

      • ligne 202483 : montant de la participation PSC options (selon les options MGEN choisies, 5 € max)
      • ligne 202510 :  montant de la participation PSC prévoyance (pour les collègues ayant choisi le contrat collectif – 7 €), son versement interviendra à la rentrée 2026-2027 avec un effet rétroactif au 1er mai 2026.

Sur le compte bancaire APRÈS le mois de mai 2026

La MGEN sera amenée à réaliser aussi des prélèvements directement sur votre compte bancaire sans passer par la paie pour le paiement des cotisations :

  • si vous avez souscrit une option santé
  • si vous avez des ayants droit à la PSC en santé (enfants)
  • si vous avez souscrit une couverture (socle + option éventuelle) au titre de la prévoyance.

Dans certains cas, pour des raisons techniques, les prélèvements sur la paye ne seront pas mis en place dès le mois de mai mais seulement les mois suivants, toutefois votre affiliation est bien active. En cas de doute, vous pouvez vérifier votre affiliation sur votre Espace personnel sécurisé sur le site mgen.fr

Si vous n’êtes affilié à aucun des deux contrats collectifs de protection complémentaire proposés par les ministères (santé et prévoyance), aucun prélèvement ne sera effectué.


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