Blanquer avait promis la remontée : lycéens et personnels répondent dans la rue

Ce matin, devant le lycée, Isabelle, prof de maths, comptait les élèves qui s’entassaient dans sa salle : trente-quatre, pour trente tables. « Je fais cours avec des gamins assis par terre ou debout au fond, et on me demande de leur parler de réussite », souffle-t-elle avant de rejoindre le cortège. Elle n’est pas seule. Aujourd’hui, nouvelle journée de grève et de manifestations partout en France : lycéens, étudiants et personnels défilent ensemble contre les classes surchargées, les absences jamais remplacées et le manque criant de moyens.

Cette colère n’est pas tombée du ciel. Elle est aussi l’héritage de cinq ans de politique Blanquer!

En 2017, le ministre arrive rue de Grenelle avec une promesse : « l’école de la confiance » allait faire remonter le niveau des élèves français. Réforme du lycée et du bac, Parcoursup, évaluations nationales, dédoublement des classes : tout était présenté comme la recette miracle, imposée sans véritable concertation. Ceux qui doutaient étaient renvoyés à leur « conservatisme ». Puis les enquêtes PISA, que le ministre aimait citer quand elles l’arrangeaient, ont rendu leur verdict : résultats en mathématiques au plus bas historique, lecture en décrochage, inégalités sociales plus lourdes que jamais.

Soyons honnêtes : la chute vient aussi de tendances plus anciennes, et la crise sanitaire a laissé des traces. Mais celui qui avait promis la remontée ne peut pas se réfugier derrière les autres. Il avait fixé lui-même le critère de jugement.

Sur le terrain, les personnels ont vu autre chose que les annonces. Ils ont vu une réforme du lycée complexe, des spécialités inégalement accessibles selon les territoires, un contrôle continu qui a creusé l’écart entre établissements.

Ils ont vu Parcoursup transformer la fin de la terminale en parcours d’angoisse, pour les élèves comme pour les équipes qui les accompagnent. Ils ont vu des évaluations nationales qui servent plus à piloter et à contrôler qu’à aider à enseigner, un dédoublement des classes utile en soi mais financé par des suppressions de postes ailleurs, et un point d’indice gelé jusqu’à ce que le métier n’attire plus : à chaque concours, des postes restent vacants. Aujourd’hui, nombre de ces choix sont discutés, voire corrigés, y compris chez ceux qui les avaient soutenus. Autant d’aveux implicites que la méthode d’hier, verticale et autoritaire, a échoué.

Alors on revient à Isabelle, et à tous ceux qui défilent derrière elle. Ils ne demandent ni choc ni slogan. Ils demandent des postes à la hauteur des besoins, le remplacement systématique des absences, des classes moins chargées, une vraie revalorisation salariale qui redonne envie d’enseigner, des réformes construites avec les personnels plutôt que contre eux, et des moyens pour l’éducation prioritaire et les territoires les plus fragiles.

Blanquer avait promis la remontée. Les élèves et les personnels attendent toujours, et ils le disent aujourd’hui dans la rue. Ils continueront tant que l’école publique n’aura pas les moyens de ses ambitions.


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Le bilan 2025-2026 du registre santé et sécurité au travail (RSST) confirme une forte hausse des signalements dans les écoles publiques d’Ille-et-Vilaine. Pour le SE-UNSA 35, ces fiches sont des alertes à prendre au sérieux : leur traitement doit être à la hauteur des difficultés exprimées par les personnels.

Au total, 2 819 fiches ont été déposées au cours de l’année scolaire 2025-2026, soit 30,5 % de plus que l’année précédente. Dans le premier degré, la hausse atteint 40,6 %, avec 2 470 fiches. Le Registre Santé Sécurité au Travail est désormais un outil largement utilisé par les personnels pour signaler les risques et les difficultés rencontrées au travail.

Le bilan départemental souligne que cette progression reflète aussi une meilleure connaissance du registre. 

Une fiche RSST décrit une situation vécue par des personnels : elle appelle une réponse, une analyse et, lorsque c’est nécessaire, des mesures de prévention.

Des risques psychosociaux toujours au premier plan

Les risques psychosociaux représentent 73,7 % des fiches. Dans le premier degré, les signalements liés à la relation avec les élèves atteignent 1 181 fiches, en hausse de 28,4 %. Quatre fiches sur dix dans cette catégorie évoquent l’accompagnement par un ou une AESH.(toujours très très peu de retour)

Ce constat met en lumière les difficultés rencontrées dans l’accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers et les conséquences de ces situations sur les conditions de travail des équipes. Les personnels ne peuvent être laissés seuls face à des situations complexes. Il faut des moyens adaptés, un accompagnement effectif et une réponse collective, notamment en lien avec les services compétents.

Les risques psychosociaux liés au travail progressent également dans le premier degré : 293 fiches, soit 32 % de plus qu’en 2024-2025. La charge de travail, la fatigue et l’épuisement professionnel sont régulièrement évoqués. Ces alertes doivent être entendues comme des signaux de prévention, et non comme des difficultés individuelles à gérer isolément.

Chaleur dans les locaux : une alerte massive

Les ambiances thermiques représentent 549 fiches à l’échelle du département. Dans le premier degré, 419 signalements ont été déposés en juin 2026, pendant la vague de chaleur. Le bilan rappelle que les bâtiments relèvent, pour l’essentiel, des collectivités qui sont propriétaires.

Les personnels et les élèves doivent pouvoir travailler et apprendre dans des locaux adaptés. Le SE-UNSA 35 demande que les situations signalées donnent lieu à un suivi concret, en lien avec les collectivités, et que la prévention des fortes chaleurs soit anticipée.

Davantage de fiches traitées, mais des progrès encore nécessaires

Le taux de traitement dans le premier degré est passé de 3,2 % à 36,2 %. Cette progression est notable, mais signifie aussi qu’au 31 août 2026, près de deux fiches sur trois n’étaient pas au statut « Traité ». Le taux de fiches visées (=lues) des IEN atteint 86,6 %, avec un délai médian d’un jour.

Dans le second degré, le taux de traitement reste presque stable, à 20,4 %. Le taux de fiches visées recule à 72,3 %, et 64 fiches demeurent au statut « Nouveau ». Le renforcement du suivi et des rappels aux établissements est donc indispensable.

Une fiche visée n’est pas nécessairement une situation résolue. Le suivi doit permettre de connaître les suites données, les mesures prises et les délais envisagés, tout en protégeant les personnels qui signalent les risques.

Pour 2026-2027 : transformer les signalements en prévention

Le bilan propose d’harmoniser les pratiques entre circonscriptions notamment au niveau des IEN  et de poursuivre les actions sur les risques psychosociaux et les ambiances thermiques. Le SE-UNSA 35 partage la nécessité de ces chantiers et rappelle une exigence centrale : les alertes du RSST doivent déboucher sur des actions de prévention et des réponses lisibles pour les personnels.

Le RSST est un outil essentiel pour rendre visibles les risques professionnels. Pour qu’il joue pleinement son rôle, il faut que chaque signalement soit examiné, que les suites soient communiquées et que les problèmes récurrents conduisent à des mesures de prévention durables. La santé et la sécurité au travail ne peuvent pas reposer sur la seule vigilance des personnels : elles nécessitent un engagement concret de l’employeur et des moyens à la hauteur des situations.

Retour sur des questionnements de l’instance

Conditions de travail

Les organisations syndicales ont exprimé leurs inquiétudes concernant le dialogue avec l’administration, le manque de reconnaissance et la dégradation des conditions de travail.

L’administration a indiqué que 46 classes n’avaient pas été remplacées le vendredi précédent dans le premier degré, soit 1,5 % des classes. Elle a présenté ce chiffre comme le meilleur résultat jamais atteint.

Face aux menaces ou à l’agressivité de certains parents, l’administration recommande de porter plainte et de demander la protection fonctionnelle si nécessaire.

Chaleur dans les écoles et établissements

Le questionnaire sur le confort thermique a reçu les réponses de 93 % des écoles, 77 % des collèges et 55 % des lycées.

Parmi les réponses reçues, 48 écoles ont signalé un confort thermique très mauvais. Un groupe de travail sera constitué sur la continuité du service et des enseignements lors de conditions difficiles.

Un dispositif d’aide financière, plafonné à 4 000 € par école, a été évoqué pour l’achat de certains équipements, sous conditions.

Accompagnement des élèves

Entre 2021 et 2025, les notifications de la MDPH ont augmenté de 73 % en Ille-et-Vilaine, contre 29 % au niveau national. Le manque de places dans les établissements médico-sociaux et les difficultés d’accompagnement des situations complexes ont été signalés.

Environ 60 AESH devaient être recrutés en octobre, avec une autre session prévue début décembre.

Autres sujets

La charge de travail des directeurs d’école a été jugée importante. Ce sujet doit être remonté dans le cadre d’un groupe de travail.

La réunion a également abordé la formation des AESH placée avant et après les vacances, les fusions d’écoles et les dispositifs d’autorégulation (DAR)

Nous contacter pour plus d’informations ; 35@se-unsa.org

 

 

 

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À partir du 1ᵉʳ janvier 2027, un nouveau cadre national s’appliquera aux autorisations spéciales d’absence (ASA) liées à la parentalité et à certains événements familiaux. Il concernera les fonctionnaires et les agents contractuels des trois versants de la fonction publique. Jusqu’à présent, les règles variaient selon les situations et les administrations. 

Enfant malade : ce qui change concrètement

Pour soigner ou garder un enfant de moins de 16 ans, le nouveau texte prévoit jusqu’à 6 jours d’ASA par an pour un agent travaillant à temps plein. Ce nombre est calculé au prorata pour les agents à temps partiel. Il n’y a pas de limite d’âge si l’enfant est en situation de handicap. La durée est doublée lorsque l’agent assume seul la charge de son ou de ses enfants. 

Par rapport à avant, les règles étaient moins uniformes : le nombre de jours dépendait notamment de la situation familiale et des règles appliquées par l’employeur. Le nouveau décret inscrit désormais dans un texte national un plafond de 6 jours pour un agent à temps plein — avec un doublement pour un parent qui assume seul la charge de ses enfants. Il faut donc vérifier les règles locales actuellement appliquées, en particulier lorsqu’elles sont plus avantageuses.

À retenir : ces jours ne sont pas automatiquement accordés. L’autorisation reste soumise aux nécessités de service ; l’employeur peut donc la refuser si le fonctionnement du service le justifie. (legifrance.gouv.fr)

Autres changements prévus

Le décret fixe également des durées communes pour plusieurs événements familiaux :

  • Mariage ou PACS de l’agent : 5 jours d’ASA, accordés de droit.
  • Annonce d’un handicap, d’un cancer ou d’une maladie chronique nécessitant un apprentissage thérapeutique chez son enfant : 5 jours, accordés de droit.
  • Décès du conjoint, du partenaire de PACS ou de la personne vivant maritalement avec l’agent : 5 jours.
  • Décès d’un parent, d’un beau-parent, d’un frère ou d’une sœur : 3 jours.
  • Entretiens obligatoires liés à une procédure d’adoption : jusqu’à 5 jours par procédure d’agrément. (service-public.gouv.fr)

Certaines absences sont donc accordées de droit si les conditions sont réunies, tandis que d’autres — comme la garde d’un enfant malade — restent soumises aux nécessités de service.

Ce qu’il faut retenir

Le nouveau texte rend plusieurs droits plus lisibles et harmonise les règles à l’échelle nationale. Mais pour les enfants malades, il ne garantit pas que l’absence sera acceptée : les 6 jours constituent un plafond, pas un droit automatique à s’absenter. Et là où des règles locales plus favorables existent, il faudra vérifier ce qu’elles deviennent avec l’entrée en vigueur du nouveau cadre, le 1ᵉʳ janvier 2027.  Pour toute demande ou doute contactez le SE-UNSA 35 à 35@se-unsa.org

 


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“J’ai exercé des fonctions de direction dans une école, en parallèle de mon travail d’enseignante. Avec le temps, la charge de travail a pris une place toujours plus grande dans ma vie. Les journées débordaient régulièrement des horaires prévus, et il était difficile d’anticiper l’heure à laquelle je pourrais réellement rentrer chez moi.

Aux missions d’enseignement s’ajoutaient de nombreuses tâches de direction : organiser, répondre aux sollicitations, traiter les urgences, assurer le suivi des dossiers et veiller au fonctionnement quotidien de l’école. Une partie de ce travail se poursuivait le soir, à la maison, ainsi que pendant les périodes de congé. Même en dehors de l’école, il était difficile de couper complètement.

Cette disponibilité presque permanente a progressivement affecté ma vie personnelle et familiale. Être chez moi ne signifiait pas toujours être réellement présente : mon attention restait souvent accaparée par le travail et par ce qu’il restait à faire. L’organisation familiale devait s’adapter à des horaires chargés et parfois imprévisibles.

Au fil des années, la fatigue s’est accumulée. Elle a fini par peser sur ma santé, mon équilibre et ma capacité à faire face au quotidien. J’ai dû prendre du recul pour me préserver. Même lorsque j’ai continué à assurer mes fonctions, cela ne signifiait pas que la situation était devenue soutenable.

Cette expérience m’a fait mesurer l’écart entre les horaires officiels et le temps réellement nécessaire pour exercer des fonctions de direction. La charge ne se limite pas aux heures passées dans l’école : elle comprend aussi le travail effectué après la classe, les tâches reportées à la maison et le poids mental des responsabilités.

Je souhaite témoigner de cette réalité, souvent peu visible : quand le travail déborde constamment sur le temps personnel et qu’il devient difficile de s’arrêter, l’usure peut s’installer profondément. Il me semble important que les conditions d’exercice des directrices et directeurs d’école soient entendues et prises au sérieux.”

Pour préserver l’anonymat, les détails personnels, familiaux, géographiques et chronologiques ont été retirés ou généralisés. 

 


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Suite au message adressé ce jour par la DAE, tous les AESH et les AED en CDI sont invités à compléter obligatoirement une démarche en ligne concernant le cumul d’activités pour l’année scolaire 2026-2027.

Cette démarche concerne les agents exerçant une activité professionnelle en parallèle de leurs fonctions, mais également ceux qui n’exercent aucune activité secondaire. Dans ce dernier cas, ils doivent simplement attester sur l’honneur de l’absence de cumul.

Le SE-Unsa rappelle que la déclaration d’une activité professionnelle secondaire et, lorsque cela est nécessaire, la demande d’autorisation de cumul sont normales. En revanche, le caractère obligatoire de la démarche pour les agents n’exerçant aucune autre activité soulève des interrogations.

Nous avons donc écrit au rectorat afin d’obtenir des précisions sur :

  • le fondement juridique de cette obligation ;
  • les conséquences éventuelles en cas de non-réponse ;
  • la nécessité de créer un compte personnel sur la plateforme ;
  • les autres modalités d’accès possibles à cette démarche professionnelle.

La date limite indiquée par la DAE est fixée au 16 novembre 2026.

Le SE-Unsa informera les personnels dès réception de la réponse du rectorat.

Lien vers la démarche :
https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/rennes-cumul-activites-aesh-aed-cdi-2026


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Réuni le 7 septembre 2026 à la DSDEN, l’administration et notamment le conseiller de prévention Olivier Royer a présenté aux organisations syndicales un questionnaire destiné aux écoles et aux établissements scolaires.

Cet outil doit permettre d’établir le profil de vulnérabilité des établissements face aux fortes chaleurs et de définir un plan d’action adapté. Il repose sur cinq fiches thématiques :

  • le diagnostic du bâti ;
  • la protection des personnels ;
  • l’adaptation du fonctionnement ;
  • la continuité pédagogique ;
  • l’organisation des examens.

Le dispositif s’articule autour de trois axes départementaux :

  • anticiper et prévenir ;
  • renforcer la coordination institutionnelle ;
  • améliorer la gestion des situations de crise.

En renseignant le questionnaire, les écoles et les établissements compléteront automatiquement la partie du DUERP consacrée au risque lié à l’ambiance climatique. L’outil permettra également de générer un plan d’action et un récapitulatif de la situation de chaque établissement.

Les données recueillies serviront à établir une cartographie départementale des établissements exposés. Elles permettront notamment d’identifier les bâtiments et les équipements présentant un risque de surchauffe, ainsi que les aménagements déjà réalisés ou restant à prévoir.

Une expérimentation de l’outil a été menée dans quatre écoles de Vitré avant son déploiement plus large. Les réponses devront être transmises au plus tard à la mi-octobre 2026. L’idée est de pouvoir également accueillir les enfants des professions jugées indispensables en cas de nouvel épisode caniculaire…

Des moyens indispensables

Pour le SE-UNSA 35, l’identification des risques doit impérativement être suivie d’effets. Les collectivités et les établissements doivent disposer de moyens financiers dédiés pour réaliser les travaux nécessaires : protections solaires, végétalisation, amélioration de la ventilation, adaptation des locaux ou encore installation d’équipements permettant de limiter la surchauffe.

Sans enveloppe spécifique, il sera difficile de faire face efficacement aux prochaines vagues de chaleur.

Nous avons également demandé que soit clairement distinguée la continuité pédagogique de la continuité du service public. Ces deux notions ne recouvrent ni les mêmes réalités ni les mêmes obligations.

Un protocole en cas d’épisode climatique dégradé

Le groupe de travail a également examiné un projet de protocole départemental consacré aux situations climatiques dégradées : neige, verglas, vents violents, inondations, tempêtes ou canicule.

Ce protocole rappelle que la sécurité des personnels et des élèves est prioritaire. Chaque agent doit pouvoir évaluer les risques liés à ses déplacements et aucune exigence de service ne doit conduire à l’exposer à un danger manifeste.

La conduite à tenir varie selon le niveau de vigilance Météo-France :

  • Vigilance verte : fonctionnement normal ;
  • Vigilance jaune : vigilance accrue et adaptation des activités si nécessaire ;
  • Vigilance orange : évaluation du trajet domicile-travail et information de la hiérarchie en cas de difficulté prévisible ;
  • Vigilance rouge : respect des consignes de confinement ou d’interdiction de circuler et signalement immédiat de l’absence ou de l’impossibilité de rejoindre son poste.

En cas de retard ou d’impossibilité de se rendre sur son lieu de travail, l’agent devra prévenir rapidement :

  • le directeur ou la directrice d’école dans le premier degré ;
  • le chef d’établissement ou son adjoint dans le second degré.

La situation devra être examinée en tenant compte des circonstances locales, de la réalité des difficultés rencontrées et de la bonne foi de l’agent. Plusieurs solutions pourront être envisagées : aménagement de l’emploi du temps, récupération d’heures, télétravail ponctuel lorsque les missions le permettent ou autorisation exceptionnelle d’absence sans retrait de salaire lorsque l’empêchement est réel, signalé et indépendant de la volonté de l’agent.

En cas de fermeture d’une école ou d’un établissement décidée par le maire ou le préfet, les personnels seront dispensés de présence physique. Une continuité pédagogique ou administrative à distance pourra toutefois être demandée si les conditions le permettent et selon les instructions de l’autorité académique.

La sécurité doit primer

Ce protocole doit permettre d’harmoniser les pratiques dans le département et de donner un cadre clair aux personnels et aux équipes de direction.

Pour le SE-UNSA 35, la priorité est claire : la sécurité des personnels et des élèves doit primer sur toute injonction de continuité du service. L’identification des risques doit maintenant s’accompagner de décisions concrètes et de moyens à la hauteur des enjeux.


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L’École publique au bord de l’implosion

À l’occasion de ce CSA-SD d’ajustement, l’UNSA Éducation a rappelé l’engagement des personnels au service des élèves et de l’École publique, tout en alertant sur le profond malaise qui traverse la profession.

Le baromètre 2026 de l’UNSA Éducation, réalisé auprès de 42 849 personnels, révèle que seuls 0,3 % des enseignants déclarent avoir confiance en l’avenir du système éducatif. Par ailleurs, 60,8 % des enseignants, CPE, PsyEN et directeurs d’école placent les moyens supplémentaires en tête de leurs priorités.

Dans notre département, la situation est particulièrement préoccupante. La carte scolaire prévoit la suppression de 29 ETP, auxquels s’ajoutent 7 postes retirés pour les PAS soit 36 . Ces suppressions interviennent alors que les besoins des élèves et des personnels ne cessent d’augmenter.

L’UNSA Éducation a rappelé que la baisse démographique devrait être mise à profit pour réduire les effectifs par classe, renforcer les équipes, améliorer les conditions de travail et développer les moyens de remplacement.

Face aux choix présentés, l’UNSA Éducation a voté contre la carte scolaire d’ajustement.

Réponses du DASEN aux déclarations liminaires

Le DASEN indique qu’aucune classe du premier degré ne se trouve sans enseignant à cette rentrée. L’UNSA Éducation a toutefois insisté sur le manque de remplaçants, qui fragilise le fonctionnement quotidien des écoles.

La baisse des moyens est présentée comme une conséquence de l’évolution démographique. Le DASEN estime qu’elle est aurait pu être pire en enlevant le double de postes au regard de l’évolution démographique.  L’UNSA Éducation ne partage pas cette analyse tant la situation sur le terrain est devenue très compliquée…

Concernant les PAS, une consolidation sur deux ans est envisagée, avec un point d’étape avant toute généralisation. Les effectifs passent de 7 postes en 2025 à 10 en 2026, puis 17 en 2027. Un nouveau développement est envisagé en 2028.

Inclusion scolaire et accompagnement du handicap

La situation des élèves en situation de handicap reste très préoccupante : environ 1 500 élèves seraient encore sans accompagnement AESH et 1 200 attendraient une place en structure spécialisée.

En 2025-2026, 2 000 nouveaux élèves ont été déclarés en situation de handicap, dont 1 200 à 1 300 avec une notification. Le recrutement reste insuffisant : 90 AESH ont été recrutés durant l’été, mais 36 ont démissionné en août. Une nouvelle campagne pourrait permettre de pourvoir 29 ETP d’AESH supplémentaires en octobre.

Le manque de places en établissements médico-sociaux mobilise certains AESH à temps plein. Des difficultés de coordination persistent également entre les AESH et les PIAL.

L’inclusion scolaire ne peut pas reposer uniquement sur l’engagement des personnels. Elle nécessite des moyens suffisants, des structures adaptées et des personnels formés, reconnus et correctement rémunérés.

La Bretagne connaît par ailleurs un nombre élevé d’élèves présentant des troubles du spectre de l’autisme. Avec un maître G pour neuf maîtres E, contre un pour trois au niveau national, la prise en charge demeure insuffisante.

L’UNSA Éducation a demandé à Madame la Rectrice l’apurement de la liste complémentaire afin de recruter rapidement des personnels qualifiés. Une réponse est toujours attendue à la demande d’audience intersyndicale.

Rémunération et conditions de travail

La question salariale concerne l’ensemble des personnels. Les moyennes souvent mises en avant ne reflètent pas la réalité vécue par de nombreux agents, notamment les AESH et les AED, confrontés à une forte précarité.

Les personnels demandent également davantage de remplaçants, des équipes renforcées et une formation adaptée. Faute de moyens, ils compensent les carences du système, au risque de l’épuisement professionnel et de la perte de sens.

Application ONDE et sécurité informatique

Le piratage des systèmes a été favorisé par l’utilisation de comptes personnels insuffisamment sécurisés. Les procédures d’identification sont désormais renforcées.

Des difficultés persistent toutefois avec l’application ONDE. L’UNSA Éducation demande des outils fiables et un accompagnement administratif renforcé pour les directeurs d’école.

Mesures face aux fortes chaleurs

Le Plan Été 2026 prévoit des aides pouvant atteindre :

  • 4 000 euros pour l’achat de ventilateurs, stores ou brumisateurs ;
  • 10 000 euros pour des travaux d’isolation ou de ventilation.

Les demandes, pour les mairies, doivent être déposées avant le 30 septembre 2026 pour les équipements et avant la fin du mois d’octobre pour les travaux.

Le plan prévoit également l’identification de zones fraîches, l’adaptation des horaires et, si nécessaire, l’organisation des cours en demi-groupes. Tous les établissements doivent faire l’objet d’un audit thermique d’ici la fin de l’année 2026.

L’UNSA Éducation souligne néanmoins que les aides restent insuffisantes et que les écoles rurales ou situées dans les quartiers prioritaires sont particulièrement vulnérables.

Carte scolaire : les mesures d’ajustement

Les décisions prises lors de cette instance confirment une forte contrainte sur les moyens.

Fermeture définitive

  • École Jacques-Prévert à Maen Roch, dans le secteur de Fougères.

Ouvertures définitives

  • École élémentaire de La Chesnaye à Mordelles ;
  • école André-Chedid à Rennes-Ouest ;
  • école Éric-Tabarly à Vezin-le-Coquet ;
  • école Le Gatellois à Saint-Malo ;
  • école Jules-Ferry à Liffré.

Autres mesures

  • transfert de la coordination du PIAL de Bourchevreuil vers l’école de Saint-Sulpice-la-Forêt ;
  • suppression d’une décharge de 0,25 poste de PEMF.

Conclusion

Ce CSA-SD d’ajustement confirme une situation très préoccupante : suppressions de postes, manque de remplaçants, pénurie d’AESH, classes sous tension et conditions de travail dégradées.

Les dysfonctionnements d’ONDE, les difficultés liées à la sécurité informatique et l’insuffisante anticipation des fortes chaleurs ajoutent encore aux difficultés rencontrées sur le terrain.

L’UNSA Éducation continuera de demander des moyens à la hauteur des besoins et des réponses concrètes pour les élèves comme pour les personnels.


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CSA-SD du 3 septembre 2026

Le Comité Social d’Administration Spécial Départemental (CSA-SD 35) se tiendra : le jeudi 3 septembre 2026 à 9h00 pour affiner la préparation de la rentrée 2026 dans le 1ᵉʳ degré : derniers ajustements de carte scolaire.

Changements d’effectifs : faites remonter vos signalements avant le 2 septembre

Si votre école a connu des changements d’effectifs importants durant l’été, vous pouvez :

  • Demander l’ouverture d’une nouvelle classe en cas de forte augmentation.
  • Signaler un risque de fermeture si les effectifs baissent significativement.

Comment faire ? Transmettez votre fiche enquête carte scolaire  avant le 2 septembre 2026  au : 35@se-unsa.org

 


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STAGE DE FORMATION : COMPRENDRE ET ACCOMPAGNER UN ELEVE   TDAH EN MILIEU SCOLAIRE Animé par Florian THEBAUD, psychologue spécialisé en neuropsychologie

 Vendredi 9 octobre 2026 au 189 rue de Chatillon à Rennes de  9h00 – 16h30, ouvert à toutes et tous

 Objectifs de la formation

Le Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) touche environ 5 % des élèves et impacte leur scolarité, leur comportement et leur estime de soi. Cette formation s’adresse aux enseignants, AESH, psychologues, orthophonistes, parents et professionnels de l’éducation souhaitant :

  • Comprendre les mécanismes du TDAH (hyperactivité, impulsivité, inattention)
  • Adapter leur pédagogie et les aménagements scolaires
  • Gérer les comportements difficiles et renforcer positivement les progrès
  • Outiller les élèves pour une meilleure organisation et autonomie 

Format interactif avec temps d’échange et ateliers.

Pour s’inscrire, c’est simple, il suffit d’envoyer un mail à 35@se-unsa.org
 
Les personnels disposent d’un droit à 12 journées de formation syndicale par an, conformément à la réglementation en vigueur. Ces stages constituent un droit : ils ne sont ni une faveur ni une autorisation discrétionnaire de l’administration.

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La CAPD consacrée aux recours concernant les temps partiels s’est tenue le mercredi 26 août 2026, de 16 h à 19 h. 

Le Se-UNSA 35 a lu une déclaration liminaire de rentrée que vous pouvez retrouver sous le compte rendu.

Temps partiels et recours

La DSDEN indique avoir reçu 612 demandes de temps partiel, dont 351 demandes sur autorisation. 26 demandes ont été refusées et 11 dossiers ont été examinés en CAPD. Sur ces 11 dossiers, 5 ont obtenu gain de cause.

Le DASEN indique que la situation relève moins d’un problème de moyens que de la disponibilité de personnels et de supports pour assurer les classes. Il évoque notamment les démissions, les détachements, les exeat, les mi-temps thérapeutiques et les départs en retraite en cours d’année. Ces situations créent une incertitude quant à la capacité à assurer la présence d’un enseignant dans chaque classe du département. Il précise que, par rapport à d’autres départements, l’Ille-et-Vilaine se situe largement au-dessus.

Nous avons fait part de notre déception concernant ces décisions, les autres dossiers nous semblant également suffisamment étayés pour obtenir légitimement un temps partiel. Ces refus fragilisent les collègues, qui risquent de ne pas tenir physiquement et psychologiquement. Nous estimons ces décisions injustes.

Canicule

Le DASEN indique que tout sera mis en œuvre pour être mieux préparé en mai 2027. Il précise que le département découvre des températures comparables à celles de l’Europe du Sud, avec des évolutions également constatées en Bretagne, auparavant considérée comme un refuge climatique.

Vol de données et difficultés liées à ONDE

Le sujet du vol de données a été longuement évoqué au ministère, notamment concernant Toulouse et Nantes. Ces académies voient leurs messageries impactées ….. 

Les difficultés rencontrées sur ONDE doivent être signalées à l’IEN de circonscription ainsi qu’au directeur référent. Les organisations syndicales demandent que ces situations soient également remontées au ministère, notamment par l’intermédiaire des directeurs référents.

Questions diverses

Ruptures conventionnelles : les textes ont été publiés le 8 août 2026. Le rectorat a toutefois donné son accord pour les entretiens réalisés avant cette date. Le nouveau dispositif a un impact important sur le montant de l’indemnité de départ, qui peut être inférieur de 50 % à celui prévu par l’ancien dispositif. Certains agents ont demandé une disponibilité, sont restés en poste ou ont choisi de démissionner. Des courriers seront adressés aux collègues afin de recueillir leur situation. En septembre 2026, 10 agents ont demandé une rupture conventionnelle. Une majorité devrait donner suite.

Les évolutions du dispositif sont donc, une fois de plus, largement défavorables aux personnes qui souhaitent partir. Rappelons qu’il s’agit d’une baisse de 45 % de l’indemnité, qui était déjà au plancher. Quelle honte !

Liste complémentaire : à la suite de renoncements au concours, une liste complémentaire a été recrutée. À ce jour, le ministère n’a pas donné son accord pour poursuivre les recrutements. Dans ce cas, des contractuels pourraient être recrutés. Les organisations syndicales ont demandé à rencontrer la rectrice.

Démissions : 12 démissions sont recensées parmi des personnels en disponibilité ou en détachement, avec des carrières allant de 1 à 14 ans.

Départs à la retraite en cours d’année : 19 départs sont prévus. La possibilité de réintégrer des titulaires sera examinée. À défaut, des contractuels pourront être recrutés. Mme Beulze, secrétaire générale, indique : « On doit être à l’équilibre au 30 septembre. On regarde jour après jour l’état des postes vacants. »

Stages d’observation des élèves fonctionnaires : 11 stages sont prévus au niveau académique, dont 6 en Ille-et-Vilaine. Pour les élèves fonctionnaires monolingues, les stages filés ne sont pas encore déterminés.

Contractuels : 12 contractuels sont affectés sur des postes bilingues ou de remplacement. La liste des IEN sera communiquée aux organisations syndicales.

Ineat/exeat : 7 nouveaux ineat ont été accordés, soit 15 au total, ainsi que 2 exeat.

Congés de formation : 8 congés de formation ont été accordés, principalement pour des formations en master.

CAPPEI : 15 départs en formation sont prévus, notamment pour des postes en ULIS école. Le taux de réussite au CAPPEI est inférieur à celui des autres académies. Les réponses données par M. Monéger, qui part à la retraite, n’étaient pas vraiment compréhensibles : « Le taux de réussite au CAPPEI privé est plus faible que dans le public. Cela dépend des départements. Il faut regarder aussi les taux de réussite à deux ans. De même, un collègue qui a échoué peut rester un an de plus sur son poste. On passe le CAPPEI à l’automne, donc en n + 1, alors qu’ailleurs c’est en juin, donc en année n. »

Mouvement intra-départemental : 1 108 participants, dont 496 en mobilité obligatoire ; 223 personnels étaient sans affectation à l’issue de la première phase. Le taux de satisfaction sur le vœu 1 est de 47 %.


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