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« Je viens d’être nommé dans un nouvel établissement, j’espère que je n’aurai pas le pire emploi du temps… ça va me tomber dessus, c’est sûr !
Après tout c’est normal, quand on arrive sur un nouveau poste, le bizutage quoi ! J’espère au moins que quelqu’un sera là pour m’ouvrir la porte…
Tant pis, je vais faire avec. Je n’ai pas le choix. »

J’agis avec le SE-Unsa : dans une démarche QVCT, on trouve toujours des solutions

L’arrivée d’un nouveau collègue doit être anticipée et structurée pour éviter toute désorganisation et garantir une intégration fluide. Une démarche QVCT efficace prend en compte ses besoins matériels et humains, tout en l’impliquant dès le départ dans la dynamique collective. 
 
Un accueil bien pensé évite les frustrations, renforce l’esprit d’équipe et instaure un climat de travail serein, essentiel au bien-être professionnel. C’est pourquoi le SE-Unsa agit concrètement, en proposant des solutions pour que chaque professionnel évolue dans des conditions respectueuses et motivantes.

La nécessité d’un accueil et d’un climat social propices au travail

Mais la QVCT ne se limite pas à l’arrivée d’un collègue : elle repose aussi sur un climat social équilibré. Face au stress et aux exigences du travail, les relations interpersonnelles peuvent se détériorer. Favoriser des échanges fluides, un respect mutuel et une organisation concertée, c’est prévenir les tensions et garantir un cadre de travail apaisé.

Pour améliorer la dynamique collective, le SE-Unsa revendique des temps de concertation intégrés au temps de service favorisant l’échange et la cohésion, des chartes de communication numérique garantissant des interactions respectueuses et transparentes, et un accompagnement dans la résolution des conflits, avec des conseils ou une médiation en cas de tensions.
 
Parce qu’un environnement de travail sain repose sur l’anticipation, la coopération et le respect, le SE-Unsa s’engage pour une QVCT fondée sur des actes concrets. 

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« Je vais pour prendre ma classe et… encore un nouvel élève ! Là, on va devoir pousser les murs.
Comment je vais pouvoir l’accueillir ? C’est peut-être un élève hautement perturbateur exclu d’un autre établissement… ou peut-être juste un déménagement ?
Tant pis, je verrais bien. Je n’ai pas le choix. »

J’agis avec le SE-Unsa : dans une démarche QVCT, on trouve toujours des solutions

Prévoir un temps de concertation sur les modalités d’accueil d’un nouvel élève, c’est adopter un mode de management participatif. Ça permet de libérer la parole et coconstruire des solutions. 
 
Derrière l’expression management participatif, souvent perçue comme théorique ou floue, se cache une véritable révolution des pratiques de travail. Il ne s’agit pas simplement de donner la parole mais de reconnaître l’expertise des personnels, valoriser leur engagement et créer un climat de confiance propice à la coopération. 
 
Pour le SE-Unsa, cela passe par une meilleure circulation de l’information, des temps de concertation dédiés et inclus dans le temps de service, et une culture du dialogue où chacun peut contribuer aux décisions qui concernent son activité. C’est un facteur essentiel de bien-être au travail et de prévention des conflits.

Le management participatif : un levier puissant pour la QVCT

Dans notre système éducatif, le management participatif peut se traduire par des instances réellement investies, des équipes pédagogiques consultées sur les projets, une organisation du travail construite collectivement. Le rôle des chefs d’établissement et des inspecteurs est central : encourager la participation, ce n’est pas renoncer à décider, c’est décider mieux, avec et pour les équipes.

Le SE-Unsa défend une philosophie qui fasse confiance aux professionnels et leur donne les moyens d’agir. Cela implique aussi de former les encadrants à ces pratiques : animer une équipe, écouter, arbitrer, accompagner les initiatives. Le management participatif n’est pas une option : c’est une nécessité pour construire un collectif serein et durable. 
 
Pour une École plus humaine, pour un métier mieux vécu : agissons avec le SE-Unsa !

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« Je me baisse pour ramasser mon sac… Et crac ! Mon dos, encore une fois…
M’arrêter ? Pas possible ! Les élèves ont besoin de moi et je ne peux pas me permettre de perdre encore un jour de carence.
Tant pis, je vais faire avec. Je n’ai pas le choix. »
 

J’agis avec le SE-Unsa : dans une démarche QVCT, on trouve toujours des solutions

Entrer dans une démarche QVCT (qualité de vie et conditions de travail), c’est pouvoir connaître les diverses solutions qui s’offrent à moi pour prendre en compte ma santé dans le cadre professionnel. Par exemple, sur demande de son médecin traitant, le temps partiel thérapeutique peut permettre de réduire son activité et de se soigner, sans s’arrêter ni perdre son salaire.
 
La santé au travail ne doit pas se limiter à la gestion de la maladie et des arrêts de travail. Dans une véritable démarche QVCT, la santé des agents doit être une priorité pour l’employeur, notamment dans les métiers exposés aux risques psychosociaux. Mettre en place des dispositifs d’autorégulation au sein des collectifs de travail est une approche préventive essentielle pour préserver leur bien-être mental.

Faire de la santé au travail une priorité, pas une option

Mais lorsque la maladie survient – qu’elle soit physique ou mentale – l’arrêt de travail ne doit pas être la seule réponse. L’adaptation du poste de travail, par des aides humaines ou des équipements ergonomiques, doit être une solution privilégiée pour permettre aux personnels de poursuivre leur activité sans mettre en danger leur santé.
 
Et qu’en est-il du retour après une longue absence pour raison médicale ? Il doit être anticipé et accompagné, afin de prévenir les rechutes et garantir une reprise en toute sécurité. Cette responsabilité incombe à l’employeur, qui doit également garantir un accès effectif à la médecine de prévention, élément incontournable d’une démarche QVCT digne de ce nom.

Au SE-Unsa, nous nous mobilisons pour que la santé des agents soit pleinement intégrée dans les politiques de travail.
Une vraie QVCT, ce n’est pas un slogan, ce sont des actes concrets pour améliorer les conditions de travail et garantir un environnement professionnel respectueux de chacun.
 
Ne restons pas seuls face à ces défis : ensemble, exigeons un travail qui respecte la santé de tous !

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« Ça fait dix ans que je fais la même chose, je le fais bien mais je ne m’épanouis plus vraiment. Ça me ferait du bien de changer d’air mais c’est trop compliqué de changer de poste dans l’Éducation nationale…
De toute façon, peut-être que je ne sais faire que ça.
Tant pis, je laisse tomber. Je n’ai pas le choix… »
 

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Comment la démarche QVCT peut-elle être en lien avec notre parcours professionnel ? Au ministère de l’Éducation nationale, ce n’est pas encore un réflexe mais nous ne sommes pas obligés d’exercer le même métier tout au long de notre carrière. 
Aujourd’hui les carrières ne sont plus linéaires ; dans l’Éducation nationale aussi, il existe des dispositifs permettant de faire un point sur son parcours professionnel, se former, changer de poste… 
 
Entrer dans une démarche QVCT, c’est notamment connaître ces dispositifs et pouvoir être accompagné pour choisir et non subir son parcours professionnel.

Ne plus être contraint à un parcours professionnel linéaire

Percevoir son parcours professionnel à travers le prisme de la QVCT, c’est prendre conscience que l’on développe des compétences qui peuvent et doivent être valorisées, que l’on peut envisager de changer de métier ou de missions, que les entretiens pros doivent être des leviers de développement professionnel. 
 
Pour le SE-Unsa, la mobilité professionnelle doit être facilitée et l’employeur doit pouvoir informer et accompagner tous les personnels qui s’engagent dans un changement de métier ou de missions. Il faut développer le rôle des RH de proximité et rendre actifs tous les dispositifs existants, notamment les bilans de compétences. 
 
Osons dépasser nos schémas de pensée habituels et agissons avec le SE-Unsa ! 

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Le ministère de l’Éducation nationale vient de rédiger un cadre d’usage de l’intelligence artificielle (IA) en éducation. Dans un contexte d’explosion des usages d’IA, souvent hors de tout accompagnement, ce texte, attendu et nécessaire, fixe des repères pour l’ensemble des agents du ministère – enseignant·es, CPE, PsyEN, AESH, AED, ainsi que personnels administratifs, personnels de direction, etc.

Le SE-Unsa impliqué dans les concertations

Depuis janvier, le SE-Unsa a pris toute sa place dans le processus de concertation avec le ministère. Ce travail a porté ses fruits : l’essentiel des propositions du SE-Unsa a été intégré dans la version finale.
Parmi les avancées obtenues, nous notons notamment :
 
  • l’affirmation que l’IA ne saurait remplacer la relation humaine, ni l’expertise des professionnels ; 
  • l’encadrement strict de l’utilisation des données personnelles, avec rappel du respect du RGPD et des obligations de transparence ; 
  • l’interdiction d’imposer aux élèves l’usage d’IA nécessitant des comptes personnels ; 
  • la possibilité pour les enseignant·es du premier degré de sensibiliser indirectement leurs élèves à ces usages ; 
  • la mention de tous les métiers concernés, au-delà de la seule salle de classe ; 
  • la mention des enjeux éthiques et environnementaux.
Il demeure cependant des points de vigilance qu’il est nécessaire de travailler avec le ministère :
 
  • Si la formation de tous les personnels est reconnue comme nécessaire pour un usage éclairé – ou non-usage réfléchi – l’engagement de l’employeur en faveur d’une formation professionnelle continue n’est pas assez marqué dans le texte.
     

L'avis du SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, ce texte constitue une base de travail, pas une fin en soi. Il devra désormais se traduire dans les faits : formations accessibles, accompagnement réel des équipes, vigilance sur les dérives potentielles y compris pour les applications dites souveraines. L’IA ne doit pas devenir un levier de surcharge ou de contrôle, mais un outil choisi, maîtrisé, au service des apprentissages pour tous, et utile aux agents. Par ailleurs, ce cadre d’usage est évolutif, il s’agira donc d’y revenir aussi souvent que nécessaire afin de s’adapter aux évolutions, contraintes ou risques qui apparaîtront dans l’avenir.
 
Le SE-Unsa veillera à ce que ce cadre reste un appui professionnel pour la protection des agents et ne devienne pas, dans sa mise en œuvre, un outil d’injonctions ou de normalisation des pratiques, notamment pédagogiques. Les professionnels restent souverains et les équipes pédagogiques doivent pouvoir faire le choix de leurs méthodes, dans le cadre de leur projet d’école ou d’établissement.
 
Le SE-Unsa revendique que l’utilisation des IA ne soit pas exigée et qu’aucune nouvelle charge ne soit imposée aux personnels sans compensation.
 
Pour ce qui est de la notion de fraude, le SE-Unsa est plus circonspect : ce n’est pas l’autorisation explicite d’un enseignant qui va rendre l’usage d’une IA approprié chez les élèves, mais bien la formation à un usage raisonné qui les amènera à citer leurs sources et leurs outils.
 
C’est dans cet esprit que le SE-Unsa a approuvé cette première version du cadre d’usage, tout en restant mobilisé pour garantir une mise en œuvre respectueuse des droits et des métiers de chacun. Parce que l’École ne se transforme pas sans ses personnels, le SE-Unsa continue d’agir, de négocier, de construire.
 

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« Les pluies de la nuit dernière ont inondé ma salle de classe, j’ai les pieds dans l’eau. Les meubles et le matériel de la classe sont en train de prendre l’eau. 
Les premiers élèves ne vont pas tarder à arriver… Je dois vite tout remettre en ordre !
À moi tout seul, c’est mission impossible.
Tant pis, je dois les accueillir. Je n’ai pas le choix… »

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Il est primordial de se protéger avant tout et de ne pas entrer dans un local qui ne remplit pas les conditions de sécurité suffisantes. Prendre sa sécurité au sérieux ce n’est pas au détriment des élèves, c’est au contraire éviter un risque de suraccident. 
 
Entrer dans une démarche QVCT, c’est pouvoir bénéficier de temps et de la formation nécessaire pour anticiper et connaître les procédures, et être prêt en cas de crise :
 
  • Ne pas entrer dans la classe inondée pour éviter tout risque d’électrocution ou de glissade,
  • déclencher le plan particulier de mise en sûreté (PPMS) pour appliquer collectivement les consignes prévues,
  • et enfin avoir la possibilité de programmer une réunion avec les collectivités pour déterminer ensemble toutes les modalités des travaux de remise en état (à quel moment, qui, quel matériel, etc.).

QVCT : un outil pour construire un environnement de travail serein

Dans chaque établissement scolaire, la qualité du travail ne dépend pas seulement de la motivation des personnels, mais aussi et surtout de l’environnement dans lequel ils exercent leur mission. Espaces inadaptés, matériel obsolète, risques ignorés : tout cela pèse sur le bien-être des élèves comme des équipes. 
 
Agir sur le bâti, repenser les espaces, doter les personnels d’outils efficients, respecter la réglementation : voilà les leviers concrets pour améliorer durablement notre quotidien. Le contenu et la réalisation du travail sont au cœur de la démarche QVCT, qui vise à permettre à chacun d’accomplir un travail de qualité dans de bonnes conditions matérielles. Ce n’est pas un concept abstrait, c’est une exigence. Et c’est l’affaire de tous.
 
Mais comment réagir en cas d’urgence ou de crise ? Le plan particulier de mise en sûreté (PPMS) est là pour ça. Obligatoire, il définit les conduites à tenir face à un risque majeur ou une intrusion. Pour signaler un danger ou se protéger, d’autres outils existent : le registre de santé et de sécurité au travail (RSST), le registre de signalement d’un danger grave et imminent (RDGI)… Encore faut-il les connaître et s’en saisir !
 

Le SE-Unsa vous accompagne pour faire entendre votre voix, faire respecter vos droits et bâtir une École plus humaine, plus vivable, plus sereine. 


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Lancées en mars dernier, les concertations des Assises de la santé scolaire se sont conclues le 14 mai. La ministre de l’Éducation nationale a tenu un discours très attendu dans l’objectif de placer les questions de la santé et du bien-être à l’École au cœur des priorités de la politique éducative. Une première étape qui vise à inscrire durablement la santé au cœur de l’École pour permettre à chaque élève de grandir, de s’épanouir, de comprendre le monde qui l’entoure, de se comprendre, d’apprendre, de réussir, de s’émanciper et devenir un citoyen éclairé.

La santé des enfants, un élément de réussite scolaire

Ces Assises s’inscrivent dans la continuité des Assises de la pédiatrie et de la santé de l’enfant qui se sont tenues en 2024 et qui ont montré la nécessité d’aborder la santé scolaire dans son ensemble, afin de garantir des accompagnements et des prises en charge les plus adaptés aux enfants qui en ont besoin, et cela afin d’œuvrer à l’épanouissement et à la réussite scolaire de tous et toutes !
 
La santé est une condition de la réussite des élèves mais face à l’augmentation des troubles psychiques, aux inégalités persistantes d’accès aux soins, d’accès à des accompagnements en matière de protection de l’enfance, la santé scolaire s’est imposée comme un enjeu de société. Elle nécessite donc la mise en place d’une politique de santé à l’École, coordonnée et adaptée aux besoins.
 
Cependant l’École ne peut pas tout et ne pourra continuer à compenser les renoncements d’autres politiques publiques. Penser la santé des élèves, c’est penser et agir pour la prévention, pour des accompagnements de proximité dans la continuité avec des personnels de l’Éducation nationale dont c’est le métier, pour la promotion de la santé de qualité et cohérente, en partenariat avec les services de soins et de protection de l’enfance. 

Les principales annonces

Les Assises de la santé scolaire ont permis de faire un point d’étape, d’identifier les axes prioritaires pour une santé scolaire en adéquation et à la hauteur des besoins des élèves et, in fine, de présenter les premiers engagements du ministère de l’Éducation nationale :
 
Agir pour la santé, le bien-être des élèves et la protection de l’enfance
 
  • Prévention – Détection – Promotion de la santé : recentrer les personnels sur leur cœur de métier en allégeant les charges administratives. 
  • Détecter dès le plus jeune âge  : 100 % des élèves doivent bénéficier d’une analyse personnalisée de leur situation de santé. 
  • Garantir une prise en charge plus efficace : faire alliance avec les partenaires de l’École. 
Agir tous ensemble en faveur de la santé mentale 
 
> Mieux détecter et prendre en charge :
 
  • Systématiser les protocoles dédiés à la santé mentale dans toutes les écoles, les collèges et les lycées d’ici fin 2025. 
  • Former à la santé mentale les inspecteurs du 1er degré et les personnels de direction. 
  • Former deux personnels repères en santé mentale dans chaque circonscription pour le 1er degré et dans tous les collèges et les lycées d’ici la fin de l’année scolaire 2025-2026. 
  • Développer le partenariat avec les maisons des adolescents
  • Organiser un système de coupe-files pour faciliter l’accès des élèves aux centres médico-psychologiques (CMP).
> Renforcer l’appui aux équipes éducatives :
 
  • Nommer 100 psychologues de l’Éducation nationale conseillers techniques (PsyEN CT) en santé mentale – un dans chaque département – identifiés au sein de pôles départementaux Santé, bien-être et protection de l’enfance
  • Renforcer la formation des personnels sociaux et de santé en faveur de la santé mentale.
> Sensibiliser et prévenir :
 
  • Renforcer les compétences psycho-sociales des élèves pour agir sur le climat scolaire et le bien-être des élèves. 
  • Généraliser le déploiement d’un module de sensibilisation auprès des lycéens et expérimenter son déploiement auprès des collégiens.
 
Ces annonces s’accompagnent de la volonté de la ministre de renforcer les effectifs, médecins, infirmiers, assistants de service social et psychologues de l’Éducation nationale. 

La création de PsyEN conseillers techniques, une avancée importante

Pour le SE-Unsa, la création de pôles départementaux Santé, bien-être et protection de l’enfance avec un PsyEN conseiller technique (PsyEN CT) pourrait répondre à sa revendication d’avoir notamment pour les PsyEN EDA, exerçant dans le 1er degré, un interlocuteur privilégié, de proximité et connaissant leurs missions, leurs spécificités, code de déontologie et leurs conditions d’exercice. 
 
Concernant ce conseiller technique, le SE-Unsa rappelle que ses missions et/ou sa fiche de poste doivent répondre aux besoins des élèves, des PsyEN, et des équipes éducatives. Ses misssions doivent s’étendre au-delà du champ de la santé mentale afin de ne pas empêcher cette possibilité de structuration et de coordinations des actions ainsi que la réflexion autour des politiques éducatives. Dénommer ce nouveau poste PsyEN CT nous semble suffisant et indispensable à la visibilité des missions qui doivent lui être attribuées.
 
Le pôle santé-Psycho-social départemental doit se placer en soutien aux équipes, être un espace de mutualisations, d’analyses et de réflexions pour les différents corps exerçant en proximité des élèves. Il doit donc l’être dans le cadre d’un travail collaboratif qui respecte les cadres d’exercice de chacun, les spécificités, expertises et prérogatives, les codes de déontologie et la confidentialité. En aucun cas un espace soumis à des liens de hiérarchie qui irait à contre-sens de ses objectifs.
 
Dans la même logique, le SE-Unsa souhaite la garantie que le travail de ce psychologue CT ait lieu dans le respect de la spécificité, des expériences, connaissances et expertises des psychologues sur le terrain, dans un partenariat constructif entre pairs, et non selon des liens hiérarchiques entre ce PsyEN CT et les psychologues en proximité des équipes éducatives et au plus près des besoins des élèves.
 
Afin d’assurer équité et transparence, le SE-Unsa demande que les nominations par les Dasen de ces PsyEN CT aient lieu avec un appel à candidature, et une description claire et en cohérence avec les attendus du poste.  
La création des pôles santé-psycho-social départementaux ne doit pas se faire au détriment de la présence des PsyEN dans les écoles et les établissements. Ils doivent pouvoir continuer à travailler en lien étroit avec les équipes, les élèves et les familles ainsi qu’avec les réseaux de soins et de services sociaux. 
 
Le SE-Unsa sera particulièrement vigilant à ce que ces recrutements ne se fassent pas à moyens constants afin de ne pas dégrader encore plus les conditions de travail des PsyEN dans les écoles et établissements. 
 
Pour éviter les glissements de toutes sortes, les surcharges de travail, les sorties de cadre aussi, les confusions de places, de fonctions et de missions, si le SE-Unsa soutient le renforcement des effectifs de professionnels santé-psycho-sociaux afin d’être au plus près des enjeux de santé scolaire et de santé mentale, il s’oppose à l’empilement des missions des enseignants pour compenser les manques, pour compenser ce qui ne peut l’être que par des professionnels dont c’est le métier, médecins, infirmiers, assistants de service social et PsyEN.

L’avis du SE-Unsa

Si le SE-Unsa ne peut que saluer la reconnaissance et l’importance de la place, de la fonction et du rôle des PsyEN au cours de ses Assises de la santé scolaire, il ne saurait se contenter d’annonces.
 
Pour une mise en œuvre en adéquation et à la hauteur des enjeux, le SE-Unsa réaffirme et réaffirmera avec force et constance la nécessité de moyens humains, de respect des besoins des élèves, des missions de chacun, et de l’incontournable travail en équipe dans la continuité et en proximité.
 
Renforcer les effectifs de PsyEN et augmenter les postes offerts au concours impliquent une réelle politique d’amélioration de leurs conditions de travail ainsi que l’élaboration et la mise en place d’actions claires et concrètes concernant l’attractivité du métier. 
 
Ce n’est pas seulement le nombre de postes qu’il faut augmenter mais aussi la rémunération des PsyEN. Il s’agit également d’améliorer leurs conditions de travail (secteur d’intervention, frais de déplacement, respect de leur spécificité et expertise, de leur code de déontologie, respect de toutes leurs missions, formation, remplacements…) et de leur permettre un meilleur déroulé de carrière (accès à la hors-classe et à la classe exceptionnelle) et des perspectives de mobilités professionnelles (passage de PsyEN EDA à EDO, postes à profil de PsyEN CT).
 
La volonté annoncée d’une refondation ambitieuse du système de santé scolaire et de renforcer les effectifs – notamment ceux des PsyEN – ne pourra faire l’impasse sur ces actions incontournables et très attendues par la profession. Sans cela, il est fort à craindre que les annonces de la ministre restent des mots et n’accentuent une dégradation déjà en cours de la santé des enfants et des adolescents, avec pour corolaire des actualités tragiques. 
 
Les enfants et les adolescents méritent que nous soyons au rendez-vous de leurs besoins. C’est pourquoi ces annonces doivent être suivies d’actions fortes, cohérentes et coordonnées qui s’inscrivent dans la continuité et en proximité des élèves, des familles, des équipes éducatives et des différents partenaires. 
Des actions qui doivent passer par le recrutement de professionnels en nombre et formés. Car aucune mission supplémentaire, aucune formation à la marge, aucun nouveau dispositif, ne saurait se substituer à l’expertise des PsyEN, des assistants de service sociaux, des infirmiers, et des médecins scolaires en matière de santé scolaire et de santé mentale.

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Visuel pétition - AESH : un vrai métier, un vrai corps de fonctionnaire
Les AESH constituent le deuxième métier de l’Éducation nationale en nombre de personnels mais ils et elles ne sont toujours pas reconnu·es et leurs salaires sont toujours aussi bas. Pourtant, l’accompagnement des élèves en situation de handicap est une mission essentielle et pérenne de l’École. C’est un véritable métier avec des compétences professionnelles spécifiques pour faire réussir les élèves et qui relève ainsi d’un véritable statut.
 
La FSU, le SE-Unsa, la CFDT Éducation, Formation, Recherches Publiques, la CGT éduc’action, le SNALC, SUD éducation mènent une campagne d’ampleur pour gagner la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.
 
Après un courrier resté sans réponse, l’intersyndicale a une nouvelle fois interpellé la ministre de l’Éducation nationale lors du CSA ministériel du 6 mai. L’urgence de la création d’un corps a été aussi relayée auprès des parlementaires mais aussi auprès des médias lors d’une conférence de presse. 
 
Si la ministre reste sourde aux interpellations, l’intersyndicale n’exclut pas de renforcer la mobilisation jusqu’à obtenir satisfaction.
 
AESH, face à l’urgence, un corps de fonctionnaire maintenant !
 
Pour les adhérents du SE-Unsa, retrouvez notre dossier sur le métier d’AESH dans L’Enseignant d’avril 2025 (disponible aussi en ligne sur votre espace adhérent > Ressources > National > Publications).
 

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La dernière assemblée générale de l’Union sportive de l’école primaire s’est tenue les 19 et 20 avril 2025 à Saint-Nazaire. Une manifestation plus engagée que jamais au lendemain des JOP. Le SE-Unsa était présent.

L’héritage des JOP : l’isolement du sport scolaire du 1er degré

Que reste-t-il de l’engouement populaire qui a précédé et accompagné les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ? Pour le président Macron, cet événement très attendu devait contribuer à faire de la France une nation sportive. Si l’on a pu constater un réel sursaut de la pratique physique et sportive d’une partie de la population, on peine encore à constater l’effet JOP à l’École. Ni l’EPS, ni le sport scolaire n’ont véritablement profité de cet intérêt soudain du ministère pour la pratique physique et sportive des plus jeunes, comme le SE-Unsa l’a souligné au cours de la table ronde qui a clôturé le stage des dirigeants, la veille de l’assemblée.

Pourtant, dans le premier degré, l’Usep n’a pas démérité : forte de ses 800 000 licenciés et de la participation de plus de 2 millions d’enfants aux rencontres qu’elle a organisées, ainsi que de ses 50 000 attestations délivrées du Savoir rouler à vélo, l’association du sport scolaire du primaire se pose comme un acteur majeur du développement de l’activité physique et sportive des enfants scolarisés à l’école publique. Et ce dans un contexte de rigueur budgétaire : l’Usep a dû faire face à une baisse de ses subventions et du budget alloué au sport, ce qui ne manque pas d’ironie après toute la communication ministérielle autour du sport-santé.

L’Usep et les JOP : des efforts très mal récompensés

Ainsi, l’Usep aura été actrice de l’héritage des JOP, mais pas bénéficiaire. Et ce, malgré la forte implication et participation de l’association à cet élan sportif (le Carnet de l’enfant, Les enfants font leurs Jeux, Semaine olympique et paralympique…). Or l’héritage aurait dû se concrétiser par la demande de la création d’une association Usep par école et par une augmentation des chargés de mission sur le sport scolaire.

Nous en sommes malheureusement encore loin : la rentrée de septembre 2024 n’a pas bénéficié d’un effet post JOP, et le nombre de licenciés Usep accuse une baisse. L’Usep n’a pourtant pas démérité : négociations pour un contrat d’assurance plus juste afin de diminuer le coût de la licence, effort pour maintenir le fonctionnement de tous les comités, lutte pour ancrer la pratique physique et sportive dès le plus jeune âge, au-delà du simple besoin de bouger, allant ainsi bien plus loin que le discours institutionnel et les dispositifs d’affichage.

Il est donc aussi surprenant qu’injuste de comptabiliser seulement 14% d’enfants scolarisés dans le public possédant une licence à l’Usep (que le pass Sport, par ailleurs, ne permet toujours pas de financer), et 19% d’associations Usep sur l’ensemble du territoire.

L’avis du SE-Unsa

Alors que l’inspection générale promet de nouveaux programmes d’EPS tenant compte des particularités du premier degré à compter de la rentrée 2026, et que les 30 minutes d’APQ vont se poursuivre l’année prochaine, il est nécessaire d’interroger les modalités de la complémentarité entre EPS et Usep. Cette dernière compte bien être partie prenante de la mise en œuvre de ces nouveaux programmes à travers un comité de relecture, et les prendre en compte dans la construction de ses futures actions. 
Le SE-Unsa veillera lui aussi à ce qu’une véritable considération de l’Usep soit actée dans les futurs programmes, qui va de pair avec un renforcement de la formation initiale et continue en EPS des professeurs des écoles, afin de lui donner les chances d’atteindre son objectif que nous partageons : la construction d’un enfant citoyen sportif, bien dans sa tête et dans son corps, bien avec les autres et dans son environnement.


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La ministre de l’Éducation nationale va réunir les Assises de la santé scolaire le 14 mai prochain avec l’objectif de placer les questions de la santé et du bien-être à l’École au cœur des priorités de la politique éducative.

Les principaux enjeux

Le ministère définit trois enjeux pour ces Assises de la santé scolaire :
 
  • Un enjeu de valorisation et d’attractivité des métiers
  • Un enjeu d’organisation et de pilotage
  • Un enjeu de rénovation et d’articulations des missions

Pour quelles suites ?

Un questionnaire individuel a été envoyé à l’ensemble de la communauté éducative. À l’issue de ces consultations, la ministre de l’Éducation nationale présentera les grands axes d’actions. 
 
Elle pourrait annoncer la mise en place d’un pôle départemental médico-psychosocial piloté par le Dasen et composé de 4 conseillers techniques, pour les 4 métiers concernés : médecin scolaire, infirmier scolaire, assistant de service social et psychologue de l’Éducation nationale.
 
À ce stade, il n’a pas été dit que seront intégrés dans ces pôles départementaux les PsyEN travaillant dans les écoles, les établissements, les Rased et les CIO. Parce que c’est en proximité que leur travail prend tout son sens, le SE-Unsa s’opposera à toute volonté d’affecter les PsyEN dans ces pôles.

L’avis du SE-Unsa

Si le SE-Unsa approuve cette démarche à l’égard de la santé et du bien-être à l’École, cette politique éducative nécessite des moyens humains supplémentaires ainsi qu’une réelle prise en considération du dialogue social, suivie d’actions concrètes afin de favoriser l’attractivité des métiers (rémunérations, conditions de travail…).
 
Pour le SE-Unsa, la création d’un pôle médico-psychosocial avec un conseiller technique PsyEN pourrait répondre à sa revendication d’avoir notamment pour les PsyEN EDA, exerçant dans le 1er degré, un interlocuteur privilégié, de proximité et connaissant leurs missions, l’exercice de leur métier. 
 
Concernant ce conseiller technique, le SE-Unsa rappelle que ses missions doivent dépasser le champ de la santé mentale pour être en cohérence avec le champ des missions des PsyEN.
 
Si ce pôle doit se placer en soutien aux équipes, être un espace ressources et de mutualisations pour les différents corps exerçant en proximité des élèves, il doit l’être dans le cadre d’un travail collaboratif qui respecte les cadres d’exercice de chacun, leurs spécificités et expertises, les codes de déontologie et la confidentialité. Pour toutes ces raisons, le SE-Unsa s’opposera à tout lien de hiérarchie au sein de ce pôle ou à destination des collègues exerçant dans les écoles, les établissements.
 
Pour le SE-Unsa, la création de ce pôle ne doit donc pas éloigner les psychologues de l’Éducation nationale des établissements. Il a en effet été dit et démontré combien rester en proximité des équipes enseignantes, des équipes éducatives, des élèves et des familles, ainsi que des réseaux de soins et des services sociaux était indispensable à l’accompagnement des élèves qui en ont besoin, et cela afin de favoriser la santé et le bien-être à l’École pour tous et toutes.
 

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