À la suite du transfert du Gréta du Var dans le Groupement d’intérêt public (GIP), le SE-Unsa a rencontré M. Laurent Blanes, sous-directeur des lycées et de la formation professionnelle, pour discuter de l’avenir des Gréta. Même si lors de cette réunion il a été confirmé que le décret encadrant cette transformation ne serait pas présenté au Comité social d’administration ministériel (CSAMEN), cela soulève néanmoins un certain nombre de questions et suscite des inquiétudes.

Un projet évolutif et controversé

Nous avons exprimé nos craintes sur le fait que ce projet, initialement présenté comme une exception pour sauver un Gréta en perdition, pourrait finalement s’appliquer à l’ensemble du territoire. 
 
Cette transformation pourrait placer les logiques de gestion avant les considérations pédagogiques, au risque de fragiliser un service public essentiel. Par ailleurs, le transfert des Gréta vers les GIP impose la révision des conventions constitutives, notamment en matière de gouvernance. En outre, il faudra veiller à garantir une continuité et une cohérence dans l’organisation des formations.

Les Gréta en danger face aux autres structures de formation

Un autre point d’alerte concerne la disparition progressive du nom Gréta au profit de nouvelles appellations. Les Gréta sont réputés pour leur ancrage local et leur relation étroite avec les établissements scolaires, ce qui leur confère un avantage face aux organismes privés de formation. Le risque serait donc de perdre cette reconnaissance en diluant leur identité dans un dispositif plus vaste.

Des inégalités de traitement entre personnels

Le passage des personnels Gréta aux GIP soulève des questions d’ordre statutaire. Certains agents pourraient perdre leur CDI et être contraints d’accepter un CDD. 
De plus, des différences de traitement persistent entre les formateurs :
 
  • d’un côté entre formateurs au sein du Gréta pour lesquels une harmonisation des statuts nous paraît nécessaire ;
  • mais aussi entre ceux des CFA et ceux des Gréta, ces derniers bénéficiant de conditions de travail et de rémunération moins avantageuses.
 

l'avis du SE-Unsa

L’absorption des Gréta dans les GIP représente un enjeu majeur qui interroge l’avenir de la formation continue dans le Service public.
Face aux risques de privatisation, de précarisation des personnels et d’inégalités accrues, le SE-Unsa réaffirme son engagement en faveur d’un service public de formation de qualité, garant des droits des travailleurs et de l’égalité de traitement.

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Le ministère met en place un Plan tranquillité dans lequel s’inscrivent la création de 170 ETP de CPE et de 600 ETP d’AED. Il s’articule autour de trois priorités : protéger, apaiser et responsabiliser. Pour le SE-Unsa cela ne répond pas au besoin de postes pérennes qui permettraient un réel travail éducatif et non sécuritaire.

Une mesure du "Choc des savoirs"

Ce plan s’inscrit dans le cadre de l’acte 2 du Choc des savoirs. Il est sûrement censé élever le niveau de notre École puisque, « dans certains établissements, cela commence par rétablir l’ordre ».
 
Et que propose-t-on pour cela ? Des postes d’AED et de CPE sur la durée de vie du plan ? Cela ne revient-il pas à ramener la partie « sécuritaire » dans la vie scolaire ? Des études anciennes, mais toujours d’actualité, ont montré que si « Le sale boulot » (Jean-Paul Payet, 1996) n’est du ressort que des seules vies scolaires, alors le risque d’échec est grand. Depuis que le surveillant général (Surgé) est devenu conseiller d’éducation (puis conseiller principal d’éducation), plus de 50 ans ont passé, mais on a l’impression que le retour aux vieilles recettes qui n’ont pas vraiment fait leurs preuves dans la société d’alors pourrait réussir dans la société d’aujourd’hui. Qui peut y croire ? 
Encore une fois, ce type de mesure montre une méconnaissance profonde de ce qu’est la réalité du travail de vie scolaire. 
 

Quels types de poste ?

Pour ce qui est des déclinaisons locales, le projet reste flou. 
 
Le SE-Unsa revendique que ces postes soient installés dans les établissements qui ont besoin d’un renfort en vie scolaire, pas de brigades de pompiers volant au secours des établissements « en feu ». 
 
Comment est-on candidat sur ces postes de CPE ? De quel type de poste s’agit-il ? Au SE-Unsa, nous pensons que si le ministère souhaite « le retour du surgé », le poste devrait être spécifique puisque les attributions ne correspondent pas au cadre d’emploi en vigueur du CPE (selon la circulaire de 2015 qui définit nos missions). Par contre, s’il projette d’amener davantage d’adultes présents dans les établissements pour contribuer à améliorer le climat scolaire, alors des postes avec une fiche « classique » conviennent. Dès lors, pourquoi est-il besoin de les inscrire dans un Plan tranquillité ? 
 
Concernant les AED, on ne sait comment les postes seront fléchés. 
 

L'avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa réaffirme sa demande de postes pérennes dans les établissements, qui ne seront pas soumis aux différents aléas (notamment budgétaires).
Le travail de vie scolaire que nous voulons dans les établissements – un travail éducatif et non un travail sécuritaire – s’opère sur du temps long, et on ne peut pas croire résoudre les problèmes – bien réels – avec une attribution de postes d’AED et CPE sans aucune visibilité quant à leur durée réelle de présence en établissement. C’est une chose d’avoir des CPE et des AED « pompiers ou urgentistes », c’en est une autre d’avoir des équipes vie scolaire qui peuvent s’inscrire dans la durée d’un projet (co-)construit collectivement.
 
Le SE-Unsa continue de revendiquer un CPE supplémentaire dès 400 élèves, et à partir de 250 élèves en éducation prioritaire.

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Le SE-Unsa vous propose une sélection d’ouvrages pédagogiques sur l’École inclusive.


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Le parcours renforcé en 2de GT et 2de pro est destiné à consolider les compétences de cycle 4 des élèves qui auront échoué au DNB. Il remplace la classe de prépa-seconde qui devait accueillir les élèves ayant échoué au brevet.

Un parcours à la main des établissements

 À compter de la rentrée 2026, les élèves qui auront échoué au diplôme national du brevet (DNB) « bénéficieront » de 2 h de renforcement par semaine. L’inscription dans ce dispositif n’est pas obligatoire. Il pourra être mis en place sur toute ou partie de l’année et son organisation sera laissée à la main des lycées, préservant ainsi l’autonomie des établissements. Les lycées généraux et technologiques ne recevront pas de dotations supplémentaires. Le dispositif sera donc mis en place sur fonds propres.
Finalement, il serait plus juste de dire que les élèves pourront bénéficier et non qu’ils bénéficieront de ce dispositif !

Un parcours pour quoi faire ?

Dire que ce dispositif ressemble à une coquille vide n’est pas exagéré. Non seulement, il n’y a aucune obligation à le mettre en place mais le contenu est très évasif. Il est destiné à consolider les compétences du cycle 4 et renforcer le projet d’orientation. Selon la future note de service, ce parcours renforcé pourra s’appuyer sur d’autres dispositifs tels que l’accompagnement personnalisé, les stages de remise à niveau et le tutorat.
 

Et pour les lycées pro qui accueillent la majorité des élèves concernés ?

Les lycées professionnels accueillent la quasi-totalité des élèves qui actuellement n’ont pas le DNB, ce qui représente 25 % de leurs élèves de seconde.
Pour ces lycéens, un accompagnement pourra leur être proposé sous différentes formes telles que le tutorat, le mentorat ou tout autre dispositif mis en place au sein de l’établissement. Les matières abordées ne se limiteront pas uniquement au français ou aux mathématiques. L’heure de projet sera aussi utilisée pour ce dispositif, ainsi que les moyens actuellement alloués à la classe de prépa-seconde. On peut interroger la cohérence d’un tel choix puisqu’à l’heure actuelle l’heure de préparation au projet concerne tous les élèves. Les quelques moyens venus des prépa-seconde ne suffiront pas.
 

L'avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa se félicite de l’abandon de deux mesures du Choc des savoirs : le DNB obligatoire pour poursuivre sa scolarité en 2de et les classes de prépa-seconde. Cependant, le parcours renforcé ne permettra pas de rattraper les difficultés des élèves qui entrent en 2de
 
Pour le SE-Unsa, des moyens importants doivent être donnés à l’école et au collège pour que les élèves entrent en classe de 2de sans ces difficultés de maîtrise du socle. Dès lors, un tel dispositif n’aurait pas lieu d’être.
 
Enfin, le SE-Unsa s’interroge sur la non prise en compte des élèves de CAP dans ce dispositif. Les difficultés qu’ils peuvent rencontrer seraient-elles sans importance ?

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De nouveaux programmes de français et de mathématiques pour le cycle 3, et de langues vivantes pour le collège et le lycée GT ont été présentés au Conseil supérieur de l’éducation du 27 mars, pour une mise en œuvre à la rentrée 2025. Dans un contexte de fort bouleversement des enseignements, notamment au collège, le ministère provoque incompréhension et exaspération.

Des nouveautés à marche forcée

Les conséquences de la dissolution de l’Assemblée nationale de l’année dernière continuent de bouleverser le paysage politique français, mais aussi l’Éducation nationale : c’est le ministère qui aura connu le plus de changements de gouvernance ces dernières années. Une grande instabilité qui aura inspiré de nombreuses mesures, mais aussi le recul de beaucoup d’entre elles, comme en témoigne le parcours chaotique du Choc des savoirs.
 
Alors que la profession se remet à peine de l’annonce de la reconduction des groupes de besoins au collège en 6e et en 5e l’année prochaine, et que la mise en place du programme Évars, obtenue de longue lutte, suscite de nombreuses interrogations au sein des écoles et des établissements, le ministère charge encore davantage la barque des collègues au risque de la faire sombrer.
 

Du neuf avec du vieux

Il faudra donc envisager de nouveaux contenus en français et en mathématiques à la rentrée 2025 en cours moyen et en sixième, ainsi qu’en langues vivantes étrangères au collège et au lycée, selon une mise en œuvre progressive pour les langues.
 
Si les attendus ne changent pas fondamentalement, on sent bien que les résultats Pisa sont passés par là : les exigences des nouveaux textes, souvent présentées de manière injonctive dans les versions initiales, témoignent de la volonté du ministère de guider – pour ne pas dire contrôler – les contenus d’enseignement.
 
En mathématiques, la partie géométrie se réduit. En français, les objectifs de lecture se mesurent désormais en nombre de mots par minute, et la grammaire s’appuie sur un texte de référence qui n’a jamais été soumis à l’avis des enseignants et de leurs représentants. De quoi semer la confusion chez les élèves, et pas seulement. En langues, enfin, le pire est évité avec le recul des objets d’étude imposés, qui auraient drastiquement réduit la liberté pédagogique des enseignants.
 

L'avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa ne souhaitait pas ces nouveaux programmes et s’est opposé à leur mise en œuvre dès la rentrée 2025, qui n’est absolument pas indispensable. Il y a malheureusement fort à parier que le ministère s’entête à les imposer en septembre prochain.
 
Si le SE-Unsa se réjouit d’avoir obtenu que ces textes soient moins injonctifs qu’ils ne l’étaient au départ (les exemples de réussite sont déplacés dans les documents d’accompagnement), il déplore que certains éléments continuent d’y figurer (les points de vigilance, au mieux inutiles, au pire insultants pour les professionnels que sont les enseignants).
 
Surtout, le SE-Unsa dénonce une politique qui consiste à imposer des programmes sans concertation avec celles et ceux chargés de les appliquer : parodie de consultation lancée sans aucune publicité et sans le concours des inspecteurs (moins de 500 retours de collègues en français et en mathématiques), aucun temps de concertation accordé aux équipes disciplinaires pour s’approprier les programmes et les adapter au mieux, textes publiés en avril pour une mise en œuvre en septembre… Obligeant les enseignants de français et de mathématiques en 6e à remettre à nouveau en question leur progression commune, dans le cadre des groupes de besoins.
 
En augmentant encore un peu plus la charge de travail des enseignants et en imposant encore une fois des nouveautés sans leur demander leur avis, le ministère exaspère la profession. C’est lui qui devrait changer de programme !

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Dans le cadre de l’acte II du Choc des savoirs, la ministre de l’Éducation nationale annonce la création d’une épreuve de culture mathématique en fin de première pour tous les élèves en juin 2026.

Une nouvelle épreuve anticipée

Énième épisode dans le long feuilleton des mathématiques au lycée général et technologique, voici venir l’épreuve anticipée de mathématiques en fin de première pour tous les élèves. L’inégalité de traitement entre les candidats sera de mise avec plusieurs types de sujets proposés : un pour les élèves n’ayant pas choisi la spécialité Mathématiques de filière générale, un autre pour les élèves de filière technologique et enfin un dernier pour les élèves spécialistes qui devront donc subir une double évaluation, en première puis en terminale. Une partie commune à tous sur les automatismes en mathématiques sera évaluée par un test type QCM. La totalité de l’épreuve serait réalisée sans calculatrice.
 
Cette épreuve bénéficierait d’un coefficient 2 qui serait pris sur l’oral de terminale qui, avec le temps, prend donc de fait une part moins importante de l’attribution de l’examen et deviendrait de moins en moins grand. 

Une épreuve qui ne répond pas aux enjeux

La création d’une épreuve terminale ne règlera rien aux alertes de la communauté scientifique et des universitaires qui se sont succédé ces derniers temps concernant le potentiel appauvrissement du futur vivier d’étudiants scientifiques. La mesure ne règlera pas non plus la proportion très marquée de filles ou d’élèves de catégories sociales moins favorisées qui se détournent de la spécialité Mathématiques. En revanche, elle va mettre une pression supplémentaire sur les épaules d’élèves parfois « fâchés » avec les mathématiques. Ce n’est pas le meilleur chemin pour leur laisser une image positive de la discipline.

Qui pour corriger cette épreuve ?

Alors que le SE-Unsa avait alerté sur la multi-convocation des collègues de lettres pour les corrections du baccalauréat, le combat devra donc être réitéré pour nos collègues de mathématiques afin que le nombre de copies qui leur sera dévolu en juin n’explose pas. Et ce n’est pas une première partie d’épreuve sous forme de QCM, éventuellement corrigée automatiquement, qui allègera significativement la charge de travail des correcteurs.
 

Quid de la reconquête du mois de juin ?

La création de cette nouvelle épreuve va également alourdir un mois de juin qui ne sera donc jamais reconquis en matière d’heures d’enseignement perdues. Le président Macron avait pourtant vanté pour sa réforme du baccalauréat un examen permettant de récupérer du temps de formation et de libérer les enseignants de la pression de l’examen final. Quelques années après, plus le temps passe et moins le compte y est. 
 

L'avis du SE-Unsa

Des heures d’accompagnement personnalisé (AP) financées en seconde permettant de travailler à la remédiation en mathématiques mais aussi à sa représentation chez tous les élèves ainsi que des programmes mieux articulés entre filières générale et technologique… voilà quelques exemples de mesures concrètes qui permettraient une amélioration substantielle des compétences des lycéens dans la discipline.
 
Il est temps d’agir et d’en finir avec des annonces inefficaces qui ne font que nourrir une stratégie de communication qui dessert l’École. 

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Les résultats du mouvement inter sont tombés le 14 mars dernier. Alors que le ministère se vante que les taux de mutation dans le 1er et le 2d degrés augmentent, dans le détail, la mobilité géographique pour nos professions reste un problème ! Pourtant, le SE-Unsa ne cesse de le dire, elle est un facteur déterminant dans l’attractivité des métiers, que l’on exerce déjà ou que l’on se destine à exercer. Il est urgent de réécrire en profondeur les LDG Mobilité de façon à sortir de la sclérose et donner une nécessaire bouffée d’oxygène aux perspectives de parcours de chaque personnel. 

Des résultats contrastés

  • Dans le 1er degré
En 2025, le taux de mutation dans le 1er degré augmente de 3 points, soit 23,84 % contre 20,73 % en 2024. De quoi se réjouir ? Pas vraiment… En effet, cette statistique est à mettre en perspective avec le nombre de participants en baisse de plus de 10 %.
 
Le découragement est de mise chez les professeurs des écoles qui ne voient pas leur perspective de mobilité géographique s’améliorer dans le temps et qui s’autocensurent faute d’espoir de mutation. À cela, il faut ajouter que le taux de satisfaction sur le vœu 1, même s’il reste élevé, baisse entre 2024 et 2025.
 
On constate peu de changements sur l’attractivité des territoires : les départements de la côte atlantique sont toujours les plus demandés à l’entrée et, à l’inverse, à la sortie ce sont les départements d’île-de-France et de Guyane qui sont concernés. 
 
  • Dans le 2d degré

Dans le 2d degré, les chiffres sont légèrement plus encourageants que les années précédentes. Le nombre de participants reste stable : 13 661 demandes ont été effectuées par des enseignants titulaires, participants non obligatoires au mouvement. Ils étaient 13 642 en 2024. Chez les stagiaires, participants obligatoires, on recense 9 379 demandes contre 9 269 en 2024.

Le taux de mutation des titulaires augmente de 2 points, soit 44,27 % contre 42,20 % en 2024. Il en est de même pour les stagiaires qui voient leur taux de mutation sur vœu 1 passé de 53,4 % à 55,2 %. Comme dans le 1er degré, il n’y a pas de quoi pavoiser quand on sait que ce taux de mutation reste en deçà de la moyenne des 10 dernières années.

Mobilité géographique : il est urgent d’agir !

Le SE-Unsa reste lucide. Même si ces chiffres apparaissent globalement évoluer dans le bon sens, certaines disciplines, certains corps et certains territoires sont des sinistrés de la mobilité géographique avec des conséquences dramatiques pour de nombreux collègues. Nous continuons d’exiger des mesures concrètes et effectives urgemment :

  • faire évoluer les barèmes pour les mettre plus en phase avec la réalité des vies des personnels d’aujourd’hui, en se basant sur des simulations pluriannuelles pour ne pas créer de déséquilibre ; 
  • permettre à chaque collègue qui entre dans le métier une meilleure projection sur ses premières années en valorisant mieux l’affectation sur certains territoires de plus en plus « fuis » ; 
  • améliorer la mobilité vers les territoires d’outre-mer pour les personnels et leur famille qui y sont nés et/ou y ont construit leur vie.
 

Vous n’avez pas obtenu satisfaction au mouvement inter 2025 ?

Si vous n’avez pas obtenu de mutation au mouvement inter 2025, n’hésitez pas à contacter les équipes locales du SE-Unsa pour être accompagné dans les démarches à effectuer, que ce soit pour demander une révision d’affectation (selon votre situation familiale, médicale et/ou sociale) ou pour envisager des alternatives.
 
Et si vous êtes concerné par une participation au mouvement intra, pensez à demander l’accompagnement du SE-Unsa Mon mouvement intra 2025.

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Mercredi 12 mars, le SE-Unsa a été reçu, aux cotés de nos collègues de l’UNSA Éducation, par Maryse Montfort, conseillère Enseignement professionnel du cabinet de la ministre de l’Éducation nationale, accompagnée de représentantes de la Dgesco et de la DGRH.
Si la conseillère ne semblait pas avoir prévu d’écouter nos doléances d’une oreille attentive, cette rencontre a tout de même été, pour le SE-Unsa, l’occasion de faire remonter les problèmes rencontrés sur le terrain et de rappeler nos revendications.

L’organisation du Y en fin d’année de terminale : une mise en place très chaotique

Le SE-Unsa a réfuté les affirmations de Mme Montfort qui semble penser que tout se passait bien et que tout le monde dans les établissements avait été accompagné comme il se doit. 
Pour le SE-Unsa, de nombreux dysfonctionnements persistent :
 
  • À ce jour, les DEC (direction des examens et concours) n’ont toujours pas fait remonter, comme elles le devaient, les convocations des enseignants qui seront réquisitionnés pour faire passer les examens et nous ne savons toujours pas qui pourra encadrer les élèves dans le parcours Poursuite d’études, empêchant donc les chefs d’établissement de faire les EDT.
     
  • Les textes sur le parcours Poursuite d’études demandent aux enseignants de travailler les compétences psychosociales, cependant aucun enseignant n’a été formé pour accompagner les élèves dans l’acquisition de ces compétences.
     
  • Tous les établissements n’ont pas reçu l’accompagnement nécessaire à la mise en place de ce Y et certains restent encore dans le flou sur ce qu’ils doivent faire et surtout dans le stress de la quantité de travail que cela implique ; il n’est pas possible d’être au four et au moulin.
 

Le SE-Unsa continue d’alerter

Cette nouvelle organisation est loin d’être aboutie et de nombreux impensés demeurent, alors que depuis le départ le SE-Unsa émet des alertes.
 
  • Les collègues sont désabusés et angoissés face à la somme de travail supplémentaire que leur demande cette organisation et aussi face au flou et à l’incertitude anxiogènes.
     
  • Les PLP ne voient pas ou plus du tout la plus-value de ce parcours individualisé de fin d’année dont l’objectif initial, qui était de permettre aux élèves d’arriver plus préparés en BTS ou en entreprise après l’obtention du bac pro, pouvait avoir son intérêt.
     
  • Les enseignants de PSE (Prévention-santé-environnement) se demandent, alors que les élèves passaient la PSE le 26 juin, comment ils pourront corriger et saisir les notes pour un affichage des résultats prévus le 4 juillet.
     
  • Les établissements ont été contraints d’avancer les CCF, faisant perdre aux élèves et aux collègues encore un mois supplémentaire de cours. 
     
  • Un aménagement des épreuves aurait dû être prévu pour cette année ; le calendrier devrait être revu, regroupant toutes les épreuves et les positionnant plus tard dans l’année.
     
  • Les élèves choisissant le parcours Insertion professionnelle ne doivent pas se voir limiter dans le choix de leur PFMP à un stage dans leur famille des métiers mais bien dans le domaine où ils envisagent de travailler et donc de s’insérer professionnellement.
 

L'avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa a toujours porté l’idée que 6 semaines ne suffiraient pas à consolider les acquis des élèves les plus fragiles pour réussir une poursuite d’études. Le Y tend à y répondre mais de façon insuffisante, d’autant plus que cette organisation de fin d’année perturbe la vie des établissements et des enseignants.
 
Bien que le ministère ne semble pas être sur cette ligne, le SE-Unsa revendique la nécessité de repenser cette organisation au bénéfice des apprentissages des élèves et de meilleures conditions de travail des personnels. A minima, un comité de suivi national permettrait de faire un bilan de cette réforme.
 
Le SE-Unsa continuera à défendre les lycées pro et l’enseignement professionnel par voie scolaire parce qu’ils sont la réponse la plus adaptée pour la plupart des élèves sortant de 3e, notamment pour ceux dont la maîtrise du socle commun reste fragile et parce qu’ils ne sont pas suffisamment matures pour être jetés en pâture dans le monde du travail.
 

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Le mouvement interacadémique des enseignants du 2degré, des CPE et des PsyEN, c’est-à-dire la possibilité pour chaque participant d’être affecté sur une nouvelle académie à la rentrée suivante, s’opère sur la base d’un classement entre candidats. Ce classement dépend d’un barème encadré ministériellement.

Aussi, connaître le barème du dernier entrant dans une académie pour un corps et/ou une discipline est une indication importante pour mieux se projeter dans sa participation sur un mouvement à venir.
 
Attention, les barèmes (appelés communément « barres ») sont susceptibles de fluctuer à chaque mouvement en fonction des capacités d’accueil, des départs en retraite, du nombre de participations au mouvement, du barème appliqué…
 
N. B. : depuis 2020, s’il y a moins de 2 entrants dans une académie, les barres ne sont pas communiquées, cela se traduit par « X » dans la case.

Barres mouvements interacadémiques

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La ministre a donné consigne aux recteurs d’ouvrir des pôles d’appui à la scolarité (PAS) sans leur octroyer les moyens ministériels fléchés nécessaires.

Les PAS nécessitent des moyens conséquents

Les PAS fonctionnent avec un enseignant spécialisé (issu de l’Éducation nationale) et des professionnels médico-sociaux, souvent des éducateurs spécialisés (issus du ministère de la Santé).
 
En dehors des huit départements expérimentateurs qui ont reçu des ETP du ministère pour recruter des enseignants spécialisés, la ministre a donné consigne aux recteurs d’en ouvrir d’autres sur fonds propres. Ces ouvertures se feront donc soit avec des moyens pris sur les cartes scolaires 1er et 2d degrés, soit sans moyens.
 
Dans tous les cas, pour le SE-Unsa, cette demande est inacceptable.
 

Le SE-Unsa écrit à la ministre

Le SE-Unsa a écrit à la ministre pour dénoncer d’une part cette décision qui, dans les départements concernés, mettra à mal une carte scolaire déjà difficile pour la rentrée 2025, et d’autre part le risque pris d’expérimenter un dispositif dont le manque de moyens alloués ne permettra pas de réellement évaluer la plus-value.

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