Depuis 2014, le 28 mai est la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle. Son but est de rompre le silence et de diffuser l’information pour permettre à la communauté en générale et à la communauté scolaire en particulier de communiquer et d’échanger sur l’hygiène menstruelle. 

Une précarité cachée

En France, près de 2 millions de femmes auraient des difficultés pour se procurer des protections hygiéniques. Selon un sondage réalisé par OpinionWay pour l’association Règles Élémentaires en 2021, 57 % des Français interrogés estiment que les règles sont un sujet tabou, et 20 % des femmes déclarent avoir été confrontées une fois dans leur vie à la précarité menstruelle, faute de moyens.
 
Cette journée a donc pour but d’interpeller les décideurs afin d’améliorer les infrastructures sanitaires en milieu scolaire pour augmenter la fréquentation scolaire des filles, leur participation et leur maintien à l’école, même pendant leurs règles.

Une problématique mondiale

Dans le monde, près de 500 millions de femmes n’auraient pas les moyens de se procurer régulièrement des protections hygiéniques. L’Unicef estime qu’en Afrique 66 % des filles ne disposent pas d’une bonne information sur la menstruation avant d’être confrontées à leurs premières règles, ce qui rend l’expérience négative, et parfois traumatisante. La même source indique que sur le continent africain, une fille sur dix en âge de scolarisation s’absente régulièrement de l’école pendant ses règles. Cette absence peut amener à un décrochage complet dans certains cas.
 
Cette journée mondiale est aussi là pour rappeler que les menstruations font partie d’un cycle biologique naturel et qu’il n’y a ni honte ni peur à en avoir. Il faut donc que les jeunes filles y soient sensibilisées suffisamment tôt, d’où l’importance d’un volet éducatif à ce sujet.

L'avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa soutient la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle et toutes les mesures mises en place qui permettent aux jeunes filles de pouvoir continuer leur scolarité dans les meilleures conditions possibles, sans rupture d’égalité avec leurs camarades masculins.
 
>> Guide sur la précarité menstruelle et les règles (guide téléchargeable pour les adolescent·es, les étudiant·es, ainsi que les professionnels de santé et d’éducation)

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Le délai actuel dans la nomination d’un nouveau gouvernement a mis en pause un certain nombre de dossiers dont celui de la CDIsation des AED. 

La loi votée le 2 mars 2022 autorise les AED à obtenir un CDI au bout de 6 ans d’ancienneté, mais le décret d’application se fait toujours attendre. 
Le SE-Unsa est intervenu plusieurs fois pour rappeler au ministère que cette latence mettait en difficulté bon nombre d’assistants d’éducation qui totalisent les 6 ans d’activité. En effet, sans ce décret, les rectorats et les établissements ne sont pas autorisés à prolonger leurs contrats.
 
Un CTMEN prévu le 4 mai 2022 devait permettre de prioriser ce dossier mais, dans cette période de transition gouvernementale qui dure, ce CTMEN a été repoussé au 24 mai.
 
Bon nombre d’AED sont dans l’expectative et cette attente se rajoute au stress ambiant et aux conditions de travail dégradées.

Le SE-Unsa continue de porter ce dossier en haut de la pile des priorités pour que ce décret paraisse le plus rapidement possible. Pour le SE-Unsa, il est indispensable que ce décret soit promulgué rapidement afin que la rentrée 2022 soit plus sereine en vie scolaire. Les AED aussi méritent une gestion plus humaine.


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Depuis 2006, la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions est l’occasion de célébrer l’abrogation de ces trafics humains perpétrés du XVe au XIXe siècle. De plus, elle permet de mettre en exergue la nécessité de lutter contre la traite et l’esclavage des êtres humains qui sont toujours d’actualité.

Comprendre notre passé

En application de la loi dite Taubira, le 10 mai est la date retenue au niveau national pour commémorer l’abolition de l’esclavage institué par décret le 27 avril 1848. Celui-ci n’a pu être appliqué qu’à sa réception officielle dans les colonies d’où des dates de célébrations locales qui complètent l’hommage national*.
 
Que cela soit en classe ou lors d’événements organisés par les collectivités, cette journée permet d’honorer ensemble la mémoire des esclaves. En effet, plus de 11 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été capturés, transportés sur un autre continent et réduits en esclavage pendant des siècles. Ces faits sont qualifiés, par la France, de crimes contre l’humanité depuis 2001.
 

Des pratiques encore présentes

Cette commémoration est aussi l’occasion de réfléchir au respect de la dignité humaine qui n’est pas toujours effectif car la traite et l’esclavage existent encore. Selon l’Organisation internationale du travail, plus de 40 millions de personnes ont été victimes de l’esclavage en 2016 ; une victime sur quatre serait un enfant et les femmes seraient représentées entre 58 et 99 % dans les cas d’exploitation sexuelle.
 
Les situations de guerres et de migrations renforcent le risque de traite et d’esclavage en aggravant la vulnérabilité des personnes. Les institutions européennes et les ONG ont récemment appelé à une vigilance accrue sur les possibles trafics d’êtres humains avec la guerre en Ukraine.

Le SE-Unsa soutient cette journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Se souvenir et commémorer permet de mieux comprendre notre passé mais aussi de continuer à combattre la traite et l’esclavage que des millions de personnes subissent encore en 2022.

* 27 avril à Mayotte, 22 mai en Martinique, 27 mai en Guadeloupe, 8 mai à Saint-Martin, 10 juin en Guyane, 9 octobre à Saint-Barthélémy et 20 décembre à La Réunion.

Ressources en ligne :


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Après une période électorale qui aura vu une représentante politique, dont le programme repose en partie sur le rejet de l’autre, aux portes du pouvoir, le SE-Unsa considère que les luttes contre toutes les formes de discriminations sont indispensables à la démocratie. Même si ces luttes s’inscrivent dans notre quotidien, une journée mondiale peut être l’occasion de mettre en valeur des projets en lien avec les LGBTphobies.

L’article premier du Code de l’éducation précise que l’apprentissage de l’égale dignité entre les êtres humains est une mission première du Service public d’éducation. Pour cela nous devons habituer nos élèves à se poser des questions, à se remettre en cause et à débattre. Même si la vie des personnes LGBT* est plus facile à présent qu’à la fin du siècle précédent, faire son coming-out reste un cap difficile à passer pour nombre d’entre elles. Les agressions homophobes sont une réalité et les stéréotypes ont la vie dure. Ainsi, les jeunes LGBT ont une image dévalorisée d’eux-mêmes et ont plus de risques de commettre une tentative de suicide que leurs camarades hétérosexuels. 
 
Les LGBTphobies touchent différentes catégories de personnes : les personnes LGBT, leurs enfants, les personnes suspectées d’être LGBT qu’elles le soient ou non. Cette haine souvent fondée sur l’ignorance, la peur ou encore la honte peut être déconstruite. C’est un travail de longue haleine que des associations comme le MAG-jeunes LGBT+ qui fait des interventions en classes auprès de collégiens et lycéens en région parisienne, font tout au long de l’année. 
 
La formation institutionnelle des personnels est insuffisante, et la plupart du temps inexistante. C’est pourquoi le SE-Unsa a mis en place, depuis deux ans, un stage de lutte contre les LGBTphobies qui aborde aussi bien des notions théoriques que des études de cas concrets. Les échanges d’expériences et les débats qui en découlent sont primordiaux pour lever les incompréhensions et donner la possibilité à tous d’être mieux outiller lorsque la situation se présente dans son établissement.

La lutte contre les LGBTphobies ne s’arrêtera que lorsque le fait d’être LGBT ne sera plus un facteur d’inégalité de droits, ni de dévalorisation. Le SE-Unsa considère qu’aucun jeune ne doit être laissé en dehors du chemin. La réussite de tous passe par le bien-être de chacun. Une société apaisée doit donner l’occasion à ses membres de s’enrichir de l’autre plutôt que d’en avoir peur.

* Lesbienne Gay Bisexuel Transgenre

 
> Des associations utiles :
 
L’association Contact France contribue à prévenir le suicide et les conduites à risques liés à l’orientation sexuelle et/ou l’identité de genre ; à aider les familles à comprendre et à accepter l’orientation sexuelle et/ou l’identité de genre de leurs proches ; à aider les personnes LGBT à s’accepter et à communiquer avec leurs parents et leur entourage en leur apportant la compréhension nécessaire pour s’accepter ; à lutter contre les discriminations et notamment celles dont peuvent être victimes les personnes LGBT ou considérées comme telles. 
 
estim-asso intervient auprès des jeunes pour les aider à mieux vivre et assumer leur sexualité, leurs différences et accepter celles des autres. L’association dispense des formations auprès des adultes : parents, professionnels de l’enseignement et du secteur sanitaire et social. 
 
Le Refuge Formation a pour mission la lutte contre l’homophobie, et plus généralement les LGBTphobies, ainsi que la formation au travail social auprès des victimes de LGBTphobies. Les objectifs de l’association sont, entre autres, d’intervenir dans les écoles et les établissements scolaires auprès des équipes pédagogiques et administratives afin d’échanger sur l’homosexualité avec les élèves, déconstruire avec eux les préjugés, et les sensibiliser à l’impact positif ou négatif que peuvent avoir leurs mots et leurs comportements. 
 
sesame-educ L’association Sésame propose une éducation affective et sexuelle en milieu scolaire. 
 
sida-info-service met à disposition des élèves des collèges et des lycées et des personnel d’éducation un service d’écoute et d’aide à distance accessible par web et téléphone (Ligne Azur) destiné à répondre à leurs questions, à leurs craintes d’évoquer leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, ou à leurs difficultés face à des agissements homophobes ou transphobes. 
 
sos-homophobie est une association de lutte contre les discriminations et les agressions à caractère homophobe et transphobe. 

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La synthèse nationale des Assises de l’EPS s’est tenue à Rennes les 26 et 27 mars 2022. Le SE-Unsa y était présent et a été invité à participer à une table ronde qui nous a offert l’occasion de partager nos valeurs tout en envisageant l’avenir de la profession.

L’EPS au cœur des débats

C’est autour d’une réflexion globale sur l’avenir de l’EPS qu’ont été initiées les Assises de l’EPS par l’École normale supérieure de Rennes. Durant plusieurs mois, de nombreux territoires ont accueilli des intervenants issus du milieu du sport et de l’éducation (enseignants, représentants des fédérations du sport scolaire, chefs d’établissements, IA-IPR, représentants des personnels…), dans le cadre d’échanges et de débats centrés sur le thème général Penser l’EPS de demain et visant à dresser un état des lieux de la discipline.
Cette réflexion collective devait aboutir à la constitution d’une liste de propositions réparties selon deux catégories : celles qui font consensus et celles qui font débat.
C’est cette liste qui a été portée à Rennes les 26 et 27 mars pour une synthèse nationale organisée en 4 tables rondes :
 
  • Les finalités de l’EPS pendant le parcours scolaire
  • L’opérationnalisation de ces finalités en EPS
  • L’opérationnalisation de ces finalités à l’échelle d’un établissement
  • Les conditions d’articulation entre formation initiale et formation continue
Cette synthèse donnera lieu à la publication d’un Livre blanc, recensant l’ensemble des propositions formulées par les territoires et destiné au grand public et aux sphères politique et éducative.
 

Le SE-Unsa et l’avenir de l’EPS

Nous avons été conviés à participer à la troisième table ronde, où était également présente Véronique Moreira, présidente de l’Usep. L’occasion pour la fédération du sport scolaire du premier degré de s’interroger sur le corps à l’École, véritable enjeu de santé publique, et de s’inquiéter de la sédentarité des enfants.
La multiplication des dispositifs, selon V. Moreira, ne crée pas forcément de l’activité. La présidente de l’Usep a également rappelé que l’absence de compétition n’est pas synonyme d’absence d’enjeu. L’Usep remet de la cohérence éducative dans le projet d’école, et la menace que représente la loi sport remet ce modèle en question.
 
Pour le SE-Unsa, il était nécessaire d’évoquer l’enseignant d’EPS de demain, que nous espérons certifié et mieux rémunéré. La méconnaissance encore trop répandue dans la profession de la différence de rémunération des heures supplémentaires entre un professeur certifié et un professeur d’EPS a rendu nécessaire et bienvenue notre intervention, qui s’est également attardée sur nos principaux mandats.

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La loi qui autorise la CDIsation des AED au bout de 6 ans a été votée le 2 mars dernier. Le ministère avait promis une promulgation rapide des décrets d’application. Or, nous sommes toujours dans l’attente. 

Les décrets d’application n’étant toujours pas disponibles, cela met en difficulté les AED qui totalisent 6 ans de contrat à ce jour et qui ne peuvent de fait prétendre à cette CDIsation.
 
Le SE-Unsa est intervenu auprès du ministère pour obtenir une promulgation rapide de ce décret. Une avancée a été annoncée pour le 4 mai.

Pour le SE-Unsa, il est impératif de pouvoir CDIser rapidement ces AED dont le contrat arrive à échéance afin de pouvoir pérenniser rapidement dans leurs fonctions ceux qui le souhaitent. Cela permettrait aussi de stabiliser les vies scolaires et d’envisager une rentrée plus sereine. 


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Le SE-Unsa a déposé un recours devant le Conseil d’État pour que les AED perçoivent la prime REP/REP+.

Malgré nos demandes réitérées, notre ministre refuse que les AED bénéficient de cette prime pourtant légitime, au motif qu’ils peuvent bénéficier d’heures supplémentaires depuis le mois de décembre 2021. Le SE-Unsa a donc déposé un recours devant le Conseil d’État.

Nous refusons l’injustice de les en exclure et nous espérons une décision favorable du Conseil d’État au printemps.


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Le texte relatif au Pial et à son fonctionnement semble simple. Au SE-Unsa, nous demandons l’application entière de ce texte et les moyens de le faire fonctionner.

Un cadre et des missions clairs

Les élèves en situation de handicap ont des droits à l’accompagnement qui sont ouverts et notifiés par la MDPH. Ces notifications sont transmises au responsable du Pial qui prend note, recense les besoins et obtient le recrutement du nombre d’AESH nécessaire et suffisant pour couvrir l’ensemble des besoins des élèves du Pial. Le coordonnateur se charge ensuite d’accorder les emplois du temps, entre besoins notifiés et AESH recrutés. La structure est cohérente et construite autour de cadres et de missions clairs. 
 

Dégradation de l’acompagnement et des conditions de travail des AESH

Si le Pial n’est pas le problème, comment expliquer la dégradation généralisée des conditions de travail des personnels mais aussi celle de l’accompagnement reçu par les élèves ?
C’est le manque de personnels AESH qui est à l’origine des dysfonctionnements que nous observons et que vivent nos collègues. Le coordonnateur est contraint de modifier, rationaliser, redistribuer les personnels pour tenter de répondre aux besoins des élèves. En vain.
Pourquoi un tel manque d’AESH ? Deux explications sont possibles : soit il n’y a pas de candidats et les emplois restent vacants, soit il y a des candidats mais plus d’argent pour les rémunérer.
 

Quelles solutions ?

Dire Non au Pial est un slogan facile qui ne permettra pas de résoudre les problèmes des personnels et des élèves.

Pour le SE-Unsa, il est urgent d’augmenter l’attractivité du métier d’AESH en améliorant la rémunération mais aussi les conditions d’exercice, et il est également urgent que l’État respecte les droits des élèves en situation de handicap en assumant l’augmentation des enveloppes budgétaires.


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Pour qui ?

Ils vous concernent si vous êtes fonctionnaire titulaire, stagiaire, contractuel et que vous êtes :

  • en mission ponctuelle ;
  • affecté en services partagé ;
  • personnel remplaçant assurant un remplacement continu pour la durée de l’année scolaire ;
  • en stage ou action de formation initiale ou continue (y compris les conférences ou animations pédagogiques) ;
  • convoqué à des réunions tenues à la demande de l’administration pour l’exécution du service ;
  • appelé à vous présenter aux épreuves d’admissibilité ou d’admission d’un concours, d’une sélection ou d’un examen professionnel organisés par l’administration.
 

Comment ?

Ce remboursement est dû dès lors que vous vous déplacez hors de votre résidence administrative ET familiale. La notion de résidence administrative est étendue à la commune et aux communes qui lui sont limitrophes quand elles sont desservies par des moyens de transports publics de voyageurs.

Vous serez indemnisé sur la base du tarif de transport public de voyageurs le moins onéreux ou sous forme d’indemnités kilométriques. L’indemnisation ne doit s’effectuer sur la base de transport public que si une ligne existe réellement.

Pour en savoir plus, contactez votre équipe locale du SE-Unsa

Taux de remboursement (à l’exception de la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, la Polynésie française)

Lieu où s'effectue
le déplacement

Nombre de kilomètres
effectués sur l'année civile

Jusqu'à
2 000 km

De 2 001
à 10 000 km

Au-delà
de 10 000 km

Véhicules de 5 CV
et moins

0,32 €/km

0,40 €/km

0,23 €/km

Véhicules de 6 CV
et 7 CV

0,41 €/km

0,51 €/km

0,30 €/km

Véhicules de 8 CV
et plus

0,45 €/km

0,55 €/km

0,32 €/km

Taux de remboursement pour les agents utilisant une moto ou un vélomoteur (à l’exception de la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, la Polynésie française)

Type de véhiculeMontants

Motocyclette
(cylindrée supérieure à 125 cm3)

0,15 €/km

Vélomoteur
et autres véhicules à moteur

0,12 €/km

Pour les vélomoteurs et les autres véhicules à moteur, le montant mensuel des indemnités kilométriques ne peut être inférieur à une somme forfaitaire de 10 € pour la métropole, la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, La Réunion, Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon et à 646 F CFP pour la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et les îles Wallis et Futuna.


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Une récente étude (mars 2022) du Centre d’études et de recherche sur les qualifications (Céreq) démontre que 30 % des ayants droit au congé paternité n’y ont pas recours depuis une vingtaine d’années. Néanmoins, celui-ci commence à être mieux reconnu et contribue à l’égalité entre les femmes et les hommes. 

Des freins professionnels, financiers et culturels

Tout d’abord, la situation d’emploi précaire limite le recours au congé : 9 pères en CDI sur 10 optent pour ce droit alors qu’ils ne sont que 2/3 pour ceux en CDD. De plus, certains appréhendent d’éventuelles conséquences sur leur carrière. Les parents ayant moins d’un an d’ancienneté en entreprise y recourent 3 fois moins que ceux occupant leur poste depuis au moins 2 ans, et certains craignent une interruption préjudiciable au développement de leur carrière. En outre, le niveau de revenu influe sur la décision : les moins riches hésitent à le prendre par peur d’une perte de revenu. Enfin, les représentations patriarcales qui laissent à penser que c’est à la mère de s’occuper des enfants autocensurent certains pères et surtout les moins diplômés qui, de manière générale, adhérent moins aux normes égalitaires.
 

Une meilleure prise en compte au niveau européen

En France, au 1er juillet 2021, la durée de ce congé est passée de 11 jours à 4 semaines dont 7 jours obligatoires, mais nous sommes encore loin de l’Espagne par exemple où il est de 16 semaines. De plus, avec la reconnaissance du mariage pour tous, de la procréation médicalement assistée ouverte à toutes les femmes et les possibilités d’adoption, ce droit est aussi octroyé au second parent.
Enfin, une directive européenne de 2019 oblige les pays membres de l’Europe à reconnaître le congé paternité avec une durée minimale de 10 jours au 1er août 2022. Ainsi en Suède, en Croatie, en Allemagne et en Slovaquie, les pères bénéficieront enfin de ce droit.
 

Un droit pour l’égalité des femmes et des hommes

Le congé paternité participe à l’égalité des femmes et des hommes. En effet, il favorise le lien entre les deux parents et l’enfant, et incite à assumer une part égale des responsabilités familiales. L’étude du Cereq démontre que les pères en congé paternité s’impliquent davantage dans les besoins à l’extérieur du foyer (faire les courses, aller chercher les enfants à l’école…). Selon d’autres travaux, il facilite une meilleure répartition des tâches domestiques dans le couple. Il permet également de laisser davantage de temps aux femmes pour un emploi rémunéré suite à la maternité. 
 

L'avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa soutient toutes les mesures contribuant à l’égalité entre les femmes et les hommes dont le congé paternité-second parent. La stabilité de non-recours à ce droit depuis les vingt dernières années démontre notamment la ténacité des représentations patriarcales toujours en cours alors que le dispositif est de mieux en mieux pris en compte au niveau législatif.


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