Le SE-Unsa 36 a été reçu en audience par le Dasen, son adjointe et le secrétaire général mercredi 17 juin, juste avant l’épisode de canicule. Dans la liste des points que nous souhaitions aborder figurent le mouvement, la carte scolaire, la préparation de la rentrée (affectation AESH, services civiques) et la carrière des agents. 

Expérimentation sur la carte scolaire. La prochaine échéance est l’Observatoire des dynamiques territoriales le lundi 6 juillet. Le Dasen souhaite passer du « diagnostic » au « prospectif », avec une projection vers la rentrée 2027, qui devrait entériner cette nouvelle méthode pour les futures rentrées. Le cadre reste la perte d’un millier d’élèves dans le premier degré dans les cinq années à venir. Le Dasen s’appuie comme points d’entrée sur des « Pôles éducatifs et scolaires » qui prendraient en compte tous les temps de l’enfant.

Carte scolaire. Un groupe de travail se tiendra le 29 juin. Nous avons réitéré nos arguments pour que le Dasen revienne sur sa décision de fermeture à l’école Saint-Exupéry d’Issoudun.

Mouvement. Une cinquantaine de collègues sont toujours sans affectation. Le secrétaire général vise la date du lundi 29 juin pour une nouvelle phase d’affectations. Nous déplorons de nouveau les conséquences des affectations pour les directrices et directeurs en poste qui n’avaient pas procédé à leur réinscription sur liste d’aptitude, alors que cette procédure n’est pas nécessaire (lire notre article). Nous déplorons également le fait que l’ensemble des collègues n’aient pas été prévenus par les services, comme c’était le cas les années précédentes. Le secrétaire général maintient que la circulaire sur la Liste d’aptitude s’applique. Le Dasen indique que les personnels ont toujours la possibilité de faire un recours.

Procédures de recrutement des postes à profil. Certains entretiens se sont tenus alors que les postes n’étaient pas vacants. Le secrétaire général explique qu’il y a une démarche de « viviers » qui consiste à recevoir certains profils, tout en indiquant rapidement que le poste pour lequel l’agent a candidaté précisément n’était pas disponible.

Affectation des AESH. Le Dasen avait plusieurs fois formulé son intention d’affecter autant que faire se peut les AESH avant la mi-juillet. De nouveau interrogé, il a indiqué que cela devrait être fait dès cette année. Le secrétaire général a précisé que ces affectations seraient tout de même assorties d’une réserve de possibles changements à la rentrée selon les situations .

Ce calendrier d’affectation était depuis de longue date une demande de nos collègues AESH que le SE-Unsa 36 relayait sans relâche. Un bilan chiffré des éventuels changements survenus à la rentrée et en cours d’année sera nécessaire.

Orientation SEGPA. Des élèves de CM2 ayant eu un avis favorable de la Commission d’Orientation vers les Enseignements Adaptés du Second Degré pour une orientation en 6e Segpa et l’accord de leur famille, et certains avec une notification de la MDPH, n’auraient pas été affectés en 6e Segpa. Le Dasen explique qu’au-delà des cas de dossiers incomplets, il n’a pas connaissance d’autres décisions de non-affectation. Renseignements seront pris auprès de l’IEN ASH.

Évaluations d’écoles. L’adjointe au Dasen explique que l’on arrive en bout de cycle, sauf quelques écoles à Châteauroux et sur la circonscription de La Châtre.

Services civiques. La DSDEN n’a pas d’informations mais table sur le même scénario que cette année. Pour rappel, l’enveloppe avait été divisée par quatre dans tout le pays. Des critères d’affectation seront définis. Certaines écoles seront priorisées dès septembre/octobre, et d’autres recrutements pourront intervenir en novembre/décembre.

Le SE-Unsa a demandé à ce que « les priorités » soient annoncées aux directeurs.

Avancement et promotion. Les résultats sont attendus vers le 14 juillet.

Temps partiel. Le secrétaire général explique que toutes les demandes ont été acceptées à la quotité demandée, sauf un cas bien spécifique. Nous avons fait remonter une situation particulière où la quotité n’était pas celle demandée. Par ailleurs, la DSDEN devrait faire évoluer la procédure pour que la décision s’applique par tacite reconduction pendant trois ans, comme il est noté dans la décision.

MAT. Nous avons expliqué que la réitération de la procédure de candidature pour les maîtres et maîtresses d’accueil temportaires était superfétatoire. Le secrétaire général va reconsidérer la question.


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L’Indre fait partie des 18 départements choisis pour expérimenter une nouvelle méthode de travail de construction de la carte scolaire. Le Dasen a reçu les organisations syndicales lundi 1er juin pour un premier échange sur le sujet. En préambule, le Dasen a donné quelques éléments sur la méthode, avant de répondre à nos questions

C’est bien le Dasen qui pilote cette expérimentation, comme ses 17 homologues sur leur territoire respectif. Chaque département concerné ayant ses spécificités, le ministère n’a pas donné de vade-mecum.

Le Dasen de l’Indre souhaite construire des « Pôles éducatifs et scolaires de territoires » pour tous les temps de l’enfant, en assurant qu’il n’a pas de modèle prédéfini. À charge pour lui de faire remonter les besoins qu’il estime nécessaires. Il souhaite continuer le travail engagé dans le cadre de l’Observatoire des dynamiques territoriales avec deux enjeux :

  • L’évolution de la démographie, avec en visée le nombre d’emplois à la rentrée 2027 (dans un contexte général de moyens à la baisse).
  • L’évolution du maillage scolaire en lien avec la réalité démographique et d’autres critères qualitatifs

Le prochain observatoire départemental devrait se tenir début juillet. Les instances se tiendront toujours, dans un contexte d’année d’élection présidentielle.

Le Dasen est en dialogue constant avec la préfète, le recteur, et un service dédié au ministère, pour lequel la DSDEN 36 a déjà demandé un appui juridique sur les regroupements (RPI, RPC, mise à disposition des personnels…).

Le SE-Unsa 36 a interrogé le Dasen sur le cadre de cette expérimentation : se cantonne-t-elle au premier degré ou s’étend-elle au second degré ? Le Dasen a expliqué que si le premier degré était « la porte d »entrée », « on ne pourra pas faire l’économie de parler du second degré, notamment des collèges ». En ce qui concerne les lycées, le Dasen a expliqué que la carte se tenait. 

L'avis du SE-Unsa 36

Nous revendiquions depuis tant d’années un travail sur la carte scolaire qui s’appuie davantage sur la concertation que nous ne pouvons qu’accueillir favorablement cette expérimentation. Néanmoins, nous avons exprimé lors de ce groupe de travail un certain nombre d’inquiétudes et de points de vigilance :

  • la première inquiétude est temporelle. Cette méthode est portée par un ministre dont le temps politique est compté. Or, élus, personnels, parents ont besoin de temps pour dialoguer et mettre sur pied un maillage scolaire de qualité capable de répondre aux besoins des élèves et des personnels 
  • la nécessité d’une communication franche entre tous les acteurs, afin d’éviter les rumeurs qui engendrent déception et colère.
  • l’intérêt que le département pourrait avoir à se rapprocher d’autres territoires qui ont plusieurs années d’avance, et donc un certain recul sur le sujet.
  • enfin, cette expérimentation s’opère dans le même cadre budgétaire, toujours aussi contraint. 

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La Formation spécialisée, santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT), ex-CHSCT, s’est réunie ce jeudi 28 mai sous la présidence de l’IA-Dasen, Bruno Benazech.

À l’ordre du jour figuraient le bilan des fiches RSST, la présentation du compte-rendu de la visite du lycée de La Châtre et un premier bilan du groupe de travail sur les EBEP.

Y participaient Pierre-Emmanuel Raffi, secrétaire général, Philippe Lasseur, conseiller de prévention académique, Valérie Petit, cheffe de service hygiène et sécurité, Sébastien Boite, assistant de prévention DSDEN, Sébastien Caillaut, conseiller départemental prévention 1er degré, et Estelle Ville, assistante sociale des personnels.

Pour l’UNSA Éducation siégeaient Estelle Ledoux, Laëtitia Charbonnier, Nathalie Béal et Olivier Bruère.

Réponse aux déclarations liminaires

Suites aux déclarations liminaires (lire celle de l’Unsa Éducation ci-dessous), l’IA-Dasen a apporté des éléments de réponse. 

Concernant le plan canicule, le ministère et le rectorat ont transmis différentes consignes et recommandations afin d’accompagner au mieux les écoles et établissements. Il a toutefois été rappelé que chaque situation reste particulière : l’organisation mise en place dépendra de la configuration des locaux et des réalités de terrain.

À propos de la lettre d’information hebdomadaire académique, l’administration indique qu’elle répond à une volonté de centraliser les informations afin d’éviter une surcharge de travail pour les directeurs et directrices d’école ainsi que pour les secrétariats.

Bilan des fiches : une souffrance au travail omniprésente

Entre le 1er septembre 2025 et le 15 mai 2026, 166 fiches RSST ont été déposées dans le département. Parmi elles, 73 % concernent des risques psycho-sociaux.

Dans le premier degré

97 fiches ont été déposées, dont 80 concernant des risques psycho-sociaux.

Dans le second degré

69 fiches ont été déposées, dont 31 concernant des risques psycho-sociaux.

On ne peut que constater, une nouvelle fois, l’augmentation du nombre de fiches ainsi que la souffrance réelle vécue par les collègues.

Le traitement des fiches depuis la dématérialisation des registres

L’application permet à la DSDEN de suivre avec précision si les fiches ont bien été visées par les IEN ou les chefs d’établissement.

Comme cela avait déjà été évoqué en groupe de travail, il est souligné un manque d’informations concernant les suites données aux signalements ainsi que leur restitution aux membres de la F3SCT départementale.

Le conseiller académique de prévention, rappelle alors le rôle de la formation spécialisée. Celle-ci n’a pas vocation à intervenir directement dans le traitement individuel des situations. Son rôle consiste notamment à identifier les situations problématiques, à analyser les risques professionnels et à vérifier si des réponses ou des mesures ont été apportées.

En revanche, la formation spécialisée est légitime pour interpeller les établissements lorsque les situations signalées ne trouvent pas de résolution.

Enfin, il précise également qu’une information académique sera prochainement adressée aux chefs d’établissement et aux IEN afin de les sensibiliser à la manière de s’emparer des fiches SST et de les traiter.

Visites des écoles et établissements

Le compte rendu de la visite au lycée polyvalent de La Châtre a été approuvé. Réalisée le 11 décembre 2025, elle vient conclure le travail mené par la formation spécialisée sur la thématique du bâti scolaire et de son adaptation aux conditions climatiques actuelles. Dans les années à venir, la formation spécialisée travaillera sur la thématique des risques psycho-sociaux.

À l’issue de ces travaux, l’idée a émergé de créer un document synthétique reprenant l’ensemble des préconisations émises par la formation spécialisée afin d’accompagner les établissements sur ces questions. Ce document aurait vocation à être largement diffusé. Un groupe de travail doit prochainement se réunir à ce sujet.

Bilan du groupe de travail sur les EBEP

Le dernier point à l’ordre du jour portait sur un premier bilan du groupe de travail consacré aux élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP).

Le protocole élaboré par les membres de la formation spécialisée a été validé. Le groupe de travail doit désormais poursuivre ses travaux concernant les documents annexes.

Questions diverses

Déplacements et convocations des personnels

La situation des collègues convoqués par leur IEN ou par la DSDEN, et amenés à quitter leur école ou à se déplacer en dehors de leurs horaires habituels de travail, a été évoquée.

Le secrétaire général rappelle que dès lors qu’un personnel reçoit un mail ou un écrit de convocation, celui-ci constitue un justificatif permettant d’effectuer le déplacement, même si un ordre de mission formel reste préférable.

Toute convocation peut ouvrir droit au remboursement des frais de déplacement, sous réserve des règles administratives en vigueur. Cette mention doit figurer dans les courriers adressés aux personnels. Lorsque ce n’est pas le cas, les collègues sont invités à demander un ordre de mission ou un courrier mentionnant explicitement cette prise en charge.

Gestion des fortes chaleurs dans les écoles et établissements

La question de la gestion des fortes chaleurs de ces derniers jours, ainsi que celle de la récurrence de ces épisodes, a également été abordée.

Le DASEN indique qu’une information a bien été transmise concernant la gestion de ces situations.

Monsieur Lasseur apporte des précisions complémentaires. Il rappelle que le ministère a élaboré un document consacré au bâti scolaire, dans lequel cette problématique est abordée. Celui-ci est également disponible sur le PIA.

Plusieurs axes de travail doivent être définis. Il ne peut cependant pas exister un protocole unique, applicable à tous les établissements. Chaque structure présente des caractéristiques et des contraintes différentes.

À court terme, il est nécessaire d’anticiper les prochains épisodes de fortes chaleurs, appelés à devenir récurrents.

Les équipes pédagogiques sont invitées à solliciter les mairies et les collectivités afin d’engager des temps de concertation et de les inciter à s’emparer de la question du bâti scolaire.

L’objectif est d’établir, pour chaque structure, un diagnostic précis et de définir un protocole adapté précisant les mesures à mettre en place en cas de fortes chaleurs. Il est d’ailleurs rappelé que de tels protocoles existent déjà dans certains établissements.

Une enquête générale va également être diffusée dans l’ensemble des écoles et des établissements afin d’identifier les structures les plus vulnérables face aux fortes chaleurs, ainsi que celles pour lesquelles des actions peuvent être mises en œuvre rapidement.

Nous avons sollicité l’IA-DASEN afin qu’une communication institutionnelle soit faite en direction des élus des territoires afin de les encourager à s’emparer de cette problématique en partenariat avec les personnels de l’Education nationale.

Notre déclaration liminaire

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les membres de la F3SCTD,

L’UNSA Éducation souhaite, à l’occasion de cette instance, alerter une nouvelle fois sur l’état d’épuisement professionnel qui touche désormais l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, à tous les niveaux de notre département.

Les enseignants, les directrices et directeurs d’école, les personnels administratifs et d’intendance dans les circonscriptions, les établissements et la DSDEN, les personnels de direction, les infirmières scolaires, les assistantes sociales, mais également les corps d’inspection, expriment tous, de manière de plus en plus forte, une surcharge de travail, une perte de sens et une fatigue professionnelle devenue préoccupante.

Les remontées du terrain sont nombreuses et convergentes : accumulation des tâches, injonctions multiples et parfois contradictoires, manque de moyens humains, difficultés de remplacement, urgence permanente, pression administrative croissante et isolement professionnel participent à une dégradation continue des conditions de travail.

Cette dégradation des conditions de travail touche particulièrement les personnels administratifs, confrontés à une inflation constante des tâches et des procédures.
Les collègues signalent notamment la multiplication d’enquêtes chronophages, en particulier celles liées aux crédits d’État, dont le sens, l’utilité concrète et les suites données demeurent souvent peu lisibles pour les agents chargés de les renseigner. Cette accumulation génère un sentiment de travail empêché et une perte de sens croissante.

L’UNSA Éducation souhaite également alerter sur certaines évolutions organisationnelles mises en œuvre sans concertation préalable avec les personnels concernés. Nous pensons notamment à la diffusion des informations institutionnelles via la lettre hebdomadaire dans les collèges et lycées. Ce dispositif, mis en place sans information ni accompagnement suffisants des secrétaires d’établissement, entraîne une surcharge de travail supplémentaire ainsi qu’un stress important lié à la crainte de manquer une information essentielle — notamment en matière d’orientation, de mutations ou de gestion des personnels — noyée parmi des communications plus secondaires.

Enfin, les personnels engagés dans la préparation des concours constatent également une dégradation des conditions de formation depuis les modifications imposées par l’EAFC : diminution des temps de formation en présentiel, augmentation des formations en visioconférence et disparition des devoirs sur table. Pourtant, les formateurs ont largement fait remonter que ces temps d’entraînement et d’accompagnement constituaient un levier essentiel de réussite et de préparation efficace aux concours. Ces évolutions contribuent à fragiliser davantage des personnels déjà fortement sollicités.



À cette surcharge déjà largement identifiée s’ajoute désormais la multiplication des webinaires, réunions et temps institutionnels qui viennent s’empiler les uns après les autres dans des agendas déjà saturés. Présentés comme des temps de formation, d’information ou d’accompagnement, ils constituent bien souvent des heures de travail supplémentaires qui empiètent toujours davantage sur le temps personnel des agents.

L’UNSA Éducation souhaite également interpeller l’institution sur la manière dont certaines convocations sont aujourd’hui organisées, sans prise en compte des réalités de terrain vécues par les personnels.

Nous pensons notamment au séminaire des directrices et directeurs d’école convoqué par Monsieur le Recteur, initialement prévu le 3 juin puis reporté au 17 juin « pour des raisons d’agenda de Monsieur le Recteur ».

Nous entendons évidemment les contraintes institutionnelles. Mais les personnels, eux aussi, ont des contraintes d’agenda. Dans un département rural comme l’Indre, marqué par un désert médical important, de nombreux agents prennent leurs rendez-vous médicaux plusieurs mois, parfois plus d’un an à l’avance, souvent le mercredi lorsque cela est possible. Ils organisent également leur vie familiale et personnelle autour de calendriers professionnels déjà extrêmement contraints.

Le respect des personnels passe aussi par la prise en considération de cette réalité humaine et territoriale. Les conditions de travail ne se résument pas uniquement aux locaux ou aux outils ; elles concernent également l’organisation du travail, le respect du temps des agents et la considération portée à leur équilibre de vie.

L’analyse des fiches RSST départementales confirme malheureusement cette réalité. Les risques psychosociaux y occupent une place de plus en plus importante : stress chronique, épuisement, tensions relationnelles, souffrance au travail, sentiment d’impuissance ou encore perte de reconnaissance professionnelle.

Pour l’UNSA Éducation, la qualité du service public d’éducation est indissociable de la qualité de vie et des conditions de travail des personnels. Nous rappelons notre attachement à une politique ambitieuse de prévention, fondée sur l’écoute, l’anticipation, le dialogue et l’amélioration concrète des organisations de travail.

À ce titre, nous souhaitons rappeler les mots figurant dans la prochaine circulaire de rentrée du ministre :
« Notre institution ne peut prétendre prendre soin des élèves si elle ne prend pas soin de ses personnels. »

Cette affirmation doit désormais se traduire concrètement dans les actes, dans les organisations de travail et dans le fonctionnement de nos instances.

La F3SCTD ne peut être une simple chambre d’enregistrement. Elle doit pleinement s’emparer de ses missions essentielles en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail. Cela suppose une analyse approfondie des situations de travail, un véritable suivi des signalements et des actions de prévention effectives.

Cela suppose également que les représentants de l’institution soient pleinement présents et investis dans les groupes de travail comme dans les instances. La prévention des risques professionnels et psychosociaux nécessite un dialogue social de qualité, continu et respectueux des engagements pris collectivement.

L’UNSA Éducation continuera, pour sa part, à porter la parole des personnels et à défendre des conditions de travail dignes, respectueuses de la santé des agents et compatibles avec les exigences du service public d’éducation.

Nous vous remercions de votre attention.


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Un CSA-SD 2nd degré s’est tenu mardi matin sous la présidence de l’IA-Dasen. Onze postes sont supprimés dans les collèges du département.

Les débats ont porté, une fois encore, sur la spécificité de notre département rural avec des collèges de tailles diverses qui nécessitent que les enseignants se partagent entre plusieurs établissements.

L’IA-Dasen admet que ce système atteint ses limites et qu’une réflexion globale sur la mise en œuvre d’un maillage scolaire plus pertinent doit être engagée. L’une des difficultés tient au nombre d’interlocuteurs de ce dossier (collectivités) dans un contexte politique compliqué. Se pose également selon lui la continuité du parcours des élèves avec les possibles conséquences sur les affectations en collège de la refonte du maillage du premier degré.

Onze postes sont supprimés :

  • Un poste en lettres classiques à Valençay
  • Trois postes en lettres modernes à Rosa-Parks à Châteauroux, Saint-Gaultier et Neuvy-Saint-Sépulchre
  • Un poste en anglais à Déols
  • Un poste en espagnol à Lafayette à Châteauroux
  • Trois postes en mathématiques à Beaulieu à Châteauroux, à Levroux et à Tournon-Saint-Martin
  • Un poste en technologie à Lafayette à Châteauroux
  • Un poste en SVT à Lafayette à Châteauroux

Le SE-Unsa déplore toute diminution de postes, alors que la déprise scolaire devrait être l’occasion d’améliorer les conditions d’enseignement. Par ailleurs, ces suppressions interviennent dans des disciplines où les BMP seront bien supérieurs à un équivalent temps plein (anglais, mathématiques, technologie), sans même avoir la certitude que ces BMP seront pourvus à la rentrée. Les compléments de service vont engendrer de nouveau de la fatigue, un risque accru pendant les déplacements, ainsi que des conditions de travail déplorables pour les collègues, et ce, malgré le travail des services dans le couplage de ces heures.

La suppression des postes en français et en mathématiques envoie un signal contradictoire avec la volonté affichée du ministère de consolider les compétences dans les disciplines.


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Le groupe de travail sur la carte scolaire 1D s’est tenu ce jeudi. L’IA-Dasen a d’abord expliqué les axes de travail de la DSDEN, puis l’A-Dasen a présenté le projet de carte. Il compte actuellement quinze fermetures (dont les trois du RPI Feusines-Urciers-Pérassay FLUP) et deux ouvertures de classes, dont une à Sainte-Sévère, qui accueillera les élèves du FLUP.

Méthode et calendrier

  • Le Dasen et son adjointe ont présenté leur projet de carte scolaire aux représentants des personnels ce matin. Nous avons pu faire valoir nos arguments sur les situations présentées. Quinze fermetures sont proposées (dont les trois écoles du FLUP), deux situations sont encore à l’étude, et deux regroupements génèrent une inquiétude pour les années à venir. Deux classes devraient ouvrir, dont une à Sainte-Sévère pour accueillir les élèves de l’ancien FLUP. 
  • La même liste sera présentée en CSA-SD lundi matin. Là encore, les organisations syndicales pourront faire valoir leurs arguments et de nouveaux éléments après consultation des écoles concernées. Une suspension de séance est prévue pour rééxaminer les situations. Puis ce projet sera soumis au vote.
  • En cas d’une majorité de votes contre, un CSA-SD de repli est prévu le mardi 7 avril au matin. Il sera suivi d’un Conseil départemental de l’Éducation nationale à la préfecture dès le mardi 7 avril dans l’après-midi. 

Axes de travail

Le Dasen a présenté les différents axes de cette carte scolaire :

  • Baisse de la dotation départementale : – 5 postes
  • Déploiement des Pôles d’appui à la scolarité : création de cinq postes. Deux sont financés sur les moyens 2D, trois sur les moyens 1D. Le privé devrait contribuer à hauteur d’un poste supplémentaire, mais il ne sera en mesure de le faire qu’à la rentrée 2027. 
  • Passage de la décharge des PEMF* de 0,25 à 0,33 % et des DEA* de 0,5 à 0,75 % : – 1,5 poste.

*Professeur des écoles maître formateur
** Directeur d’école d’application

Parmi les autres annonces de ce groupe de travail :

  • Fusion des écoles élementaire et maternelle de Neuvy-Saint-Sépulchre. Administrativement, c’est l’école maternelle qui ferme, les collègues de la maternelle ont la priorité pour garder leur poste.
  • Le Dasen souhaite garder 1 emploi en réserve.
  • Aucune fermeture conditionnelle ne devrait être proposée, le Dasen ayant vu les limites de ces annonces l’année dernière.
  • Un appel à candidature va être lancé pour la mission de coordinateur REP+. Il s’agit d’une mission à 50 %. 

Bien que le calendrier soit particulièrement serré en cette année d’élections, nous accueillons positivement le fait que ce groupe de travail ait retrouvé son sens. Un délai nous est laissé pour travailler avec les écoles. 

Le SE-Unsa 36 assume le choix de ne pas communiquer publiquement la liste des écoles concernées tant que ces mesures n’ont pas été soumises au vote lundi. Nous avons seulement contacté les écoles concernées par une mesure ou craignant de l’être. La situation du FLUP et de Sainte-Sévère est connue depuis plusieurs mois.

Enfin, sur la communication depuis ces dernières semaines, si nous reconnaissons une volonté de la part de la DSDEN d’informer tous les acteurs, restent de fortes disparités entre les circonscriptions, malgré les alertes du SE-Unsa 36.


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Lors du comité social d’administration qui s’est tenu le vendredi 6 février au matin, le rectorat a présenté la répartition des moyens d’enseignement pour le second degré. Nous avons pu également obtenir des réponses sur un certain nombre de dossiers, notamment les AESH, les remboursements de frais, la médecine du travail ou la mise en œuvre des programmes EVARS. 

Moyens second degré

Une perte de 1 991 élèves est prévue pour la rentrée prochaine au niveau académique dans le second degré. Une baisse de 100 postes est actée pour la rentrée prochaine qui se répartit comme suit :

Le bilan fait état d’une baisse généralisée des Heures Postes et d’une augmentation des HSA.

Il est à noter que les moyens fléchés en 2024-2025 pour la mise en place des groupes de besoins ont été reconduits dans les enveloppes des départements. Chaque DSDEN pourra organiser la façon dont elle répartit ces moyens.

L'avis du SE-Unsa

Des classes surchargées, aucun moyen supplémentaire en vie scolaire, une réorganisation en collèges avec l’abandon pour certains établissements des groupes de moyens, une augmentation des HSA au détriment des heures postes, les conditions de travail dans les établissements du second degré n’ont pas fini de se dégrader. Il est grand temps de se pencher sur une répartition des moyens qui ne tient plus seulement compte des effectifs globaux qui, nous le savons déjà, ne vont pas cesser de baisser.

Cette année à nouveau, le ministère manque d’ambition et n’a que faire des réalités du terrain. Et pourtant il y a tant à faire : diminution du nombre d’élèves par classes, meilleure prise en charge de l’inclusion, ne sont que des exemples de besoins qui ne seront encore pas entendus.

Questions diverses

  • Épisode climatique du mois de janvier. Les consignes passées par le recteur étaient claires, avec une demande de ne pas se déplacer suivant l’alerte émise en préfecture de région. Il n’est donc pas question de demander aux agents de rattraper les cours ou de se voir saisir 1/30e sur le salaire
  • Médecine du travail. Le rectorat a montré un certain optimisme pour le recrutement proche d’un médecin à temps plein. Il ne reste plus que quelques freins administratifs à franchir, ce personnel venant d’une autre administration. Les demandes liées aux bonifications pour le mouvement intra seront traitées dans les temps.
  • Remboursements de frais. 2412 états de frais ont été mis en paiement par les services au mois de janvier. À la fin de ce même mois, il restait 1180 ordres de mission de 2025 à traiter dont 234 pour services partagés
  • Dotations AESH. La consommation des moyens en AESH étant en forte amélioration, le ministère a consenti une possibilité d’emplois supplémentaires de 10 ETP. Début janvier, il restait 20 emplois d’AESH à pourvoir. Chaque département dispose d’une enveloppe définie mais il y a possibilité pour les services du rectorat s’il est informé de basculer des emplois entre départements suivant les besoins
  • Vademecum AESH (ou guide). Il est dans sa phase de relecture, à laquelle notre organisation participe activement. Il est prévu de le diffuser après les vacances de février
  • PSC. 7 000 agents n’ont pas reçu le premier lien (cela a été largement corrigé après contacts réguliers avec la MGEN) et environ 10 000 agents ont été affiliés d’office (sans réponse ou procédure non terminée)
  • Contrat prévoyance employeur. Les appels seront lancés au mois de mars
  • Académie Saint-Louis (41). Un contrôle sur pièces a été mené dès les vacances de novembre. Il a été suivi d’une visite sur place. Le rapport est en cours de finalisation
  • Formation des PsyEn EDA. L’EAFC n’a prévu aucune formation spécifique pour ce public qui a toutefois accès à tout le catalogue du PAF
  • Passage à la classe exceptionnelle dans le 1D. Le texte prévoit une attention particulière pour les ex-viviers 1
  • Régime indemnitaire des ATRF. Un groupe de travail est en prévision.
  • Bilan des formations EVARS au mois de juin 2025 :
    • 723 personnels ressources formés
    • 5 481 inscriptions individuelles sur M@gistère
    • 5 FIE (formations à initiative établissement) sur l’éducation à la sexualité
    • 2 FIE (formations à initiative établissement) sur éducation à la sexualité

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Après l’annonce ministérielle d’une dotation en baisse de 87 moyens enseignants dans le premier degré pour l’académie Orléans-Tours, le rectorat a présenté vendredi 6 février en comité social d’administration sa répartition dans les six départements de notre territoire. 

Pour justifier cette diminution de dotations, le rectorat s’appuie sur la baisse du nombre d’élèves sur notre territoire, chiffres à l’appui. 

Proposition de répartition

Selon les documents préparatoires de cette instance, du point de vue de l’administration, « la proposition de répartition de la mesure de rentrée a pour objectifs :

  • de favoriser l’encadrement des élèves dans tous les départements,
  • de s’inscrire dans une trajectoire de rééquilibrage entre les départements,
  • de mieux accompagner la scolarisation des élèves en situation de handicap avec l’élargissement du nombre de pôles d’appui à la scolarité,
  • d’accompagner la réforme de la formation initiale des enseignants. »

L'argument démographique à géométrie variable

Le rectorat prévoit pour la rentrée prochaine une baisse de 3 989 élèves (-1,97 %) dans le premier degré. Pour rappel, le rectorat avait prévu pour la rentrée 2025 une diminution de 3 468 élèves (-1,7%) et nous avait alors épargnés en nous retirant « seulement » 23 postes.

Personne ne conteste la déprise démographique qui touche notre académie, comme d’ailleurs un grand nombre de territoires dans le pays. Pourtant, si la baisse du nombre d’élèves continue sur la même trajectoire, le retrait des moyens, lui, s’accélère.  

L'avis du SE-Unsa

Préparer une rentrée scolaire revient encore et toujours à compter les élèves pour savoir combien il faut de profs… Dans un contexte de restriction budgétaire imposée aux services publics, on s’en tient à parler de la taille des classes qui resterait raisonnable vu la baisse démographique ou encore des fermetures limitées. Le fameux P/E brandi par notre hiérarchie comme un totem d’immunité ne renvoie à aucune réalité de terrain, nous le savons. 

D’autant que ces chiffres sont une base de travail pour les comités sociaux d’administration qui vont se tenir fin mars dans chacun des départements. Le nombre de fermetures de classes y sera bien supérieur, puisque les pôles d’appui à la scolarité (PAS) vont continuer de se déployer sans moyens humains supplémentaires pour ce faire

À titre d’exemple, dans le Loiret, il faut rendre 20 postes et on assistera à l’ouverture de 10 PAS supplémentaires. Ce seront donc a minima 30 fermetures de classes qui seront prononcées pour la rentrée 2026. Dans l’Indre, de 5 voire 6 PAS pourraient être créés à la rentrée, entraînant autant de fermetures.

Nous resterons mobilisés, dans les départements de l’académie, pour défendre chaque situation. N’hésitez pas pour cela à vous rapprocher de nos sections locales


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Le comité social d’administration qui s’est tenu vendredi 6 février a acté la hausse de la quotité de décharge des PE maîtres formateurs à la rentrée. Conformément à la demande du SE-Unsa Orléans-Tours, nos collègues bénéficieront dès l’année prochaine de 33 % de décharge pour mener à bien leurs missions.

C’était une action syndicale coordonnée sur l’ensemble du territoire académique. En décembre, toutes les sections du SE-Unsa avaient officiellement demandé aux Dasen et au recteur de porter la décharge des PEMF de 25 à 33 % (lire notre article sur le sujet).

Nos collègues formateurs étaient en effet parmi les derniers lésés du pays. La majorité de leurs homologues des autres académies bénéficient de 33 % de décharge pour assurer des missions d’enseignement, de suivi et de formation. 

La mobilisation du SE-Unsa a payé : la hausse du temps de décharge des PEMF a été actée lors du CSA académique du vendredi 6 février.

 

Une demande légitime satisfaite... mais qui en appelle d'autres

Pour le SE-Unsa, la qualité de vie et les conditions de travail de nos collègues ne sont pas de vains mots et cette amélioration de la quotité de décharge était indispensable au regard de leur charge de travail. Nous resterons vigilants afin que cette charge de travail ne soit de nouveau accentuée au prétexte d’une augmentation de décharge.

Cette avancée concrète doit permettre, pour les PE maîtres formateurs, une meilleure articulation de leurs missions dans un contexte de réforme de la formation initiale qui va entraîner une évolution tant du point de vue du suivi que de la formation. 

Mais nous ne comptons pas nous arrêter là ! Nous continuons notamment de revendiquer pour ces collègues :

  • des temps de formation assurés par les formateurs qui se déroulent sur leur temps de service ;
  • une réduction des missions administratives
  • une nomination sur les fonctions sur des critères transparents
  • une meilleure gestion des frais de déplacement qui permette des remboursements plus rapides et une enveloppe à hauteur des besoins

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Le SE-Unsa 36 a été reçu en audience jeudi 22 janvier à 17h30 par l’IA-Dasen, M. Bénazech, son adjointe, Mme El Bourji-Firmin, et le secrétaire général de la DSDEN, M. Raffi. Notre délégation était composée de Jessica Georget, Coline Thomas et Mickaël Antoine.

Nous avons abordé plusieurs dossiers : la direction d’école, la gestion des 108h, le versement des primes et indemnités, le remplacement, les PAS, les résidences pédagogiques entre autres.

Direction d'école

Nous avons présenté les enseignements de notre enquête auprès des directrices et directeurs d’école du département (lire notre article). Si nos collègues restent engagés dans leur mission, ils s’épuisent dans les différentes tâches qui leur sont confiées, voire dans les nouvelles injonctions.

Réponse du Dasen : il estime qu’on est au bout du système de directeur enseignant. Les directeurs doivent avoir un temps de décharge suffisant pour exercer leurs missions. Cette réflexion a sa place dans les ODR et la configuration globale. Il faut trouver une autre organisation. Des réflexions sont en cours.

Pour le SE-Unsa 36, les demandes sur les archives de l’école ne sont pas entendables. De même, dans la circonscription de Châteauroux, pour une invitation à Equinoxe un mercredi matin. « Invitation » sans ordre de mission : il ne s’agit absolument pas selon nous d’une réunion obligatoire.

Le Dasen n’était pas au courant de cette réunion.

Des directeurs ont reçu un mail dans le courant de l’année leur annonçant quelques semaines plus tard leur évaluation ou leur rendez-vous de carrière. Nous demandons un respect du délai de prévenance, en fin d’année scolaire précédente.

Le secrétaire général reconnait que ce n’est pas satisfaisant. Cela fait partie des choses à revoir pour l’an prochain.

Il n’existe aucun texte à notre connaissance qui impose une formation avec nuitée obligatoire. Un directeur qui refuse de la faire ne peut pas se le voir reproché, de manière plus ou moins agréable.

Réponse de l’A-Dasen : des collègues ont expliqué qu’ils ne pouvaient pas s’y rendre. D’autres ont changé d’avis et ont donc été retirés de la liste.

Nous avons insisté sur le fait que la communication entre les IEN et les collègues pouvaient paraître de l’ordre de l’injonction.

En ce qui concerne la liste d’aptitude, 22 collègues ont demandé l’inscription et 11 relevaient de la commission.

Versement des primes et indemnités

Beaucoup de collègues nous ont contactés suite à des retards et/ou des erreurs de paiement de primes et indemnités au début de l’année et jusqu’à janvier. Il nous semble anormal que des collègues qui effectuent la même mission depuis des années connaissent une interruption dans le versement.

Réponse du secrétaire général : les primes sont annuelles, il faut redonner tous les ans la liste des ayants droit. Il reconnaît plusieurs dysfonctionnement cette année. Des process sont mis en place pour que les changements de personnels n’affectent pas le traitement. Il est d’accord sur le fait que la plupart des collègues effectuent la même mission d’une année sur l’autre. Cela devrait être arrangé à la rentrée prochaine.

Gestion des 108 h dans le premier degré

Il a été demandé aux enseignants d’effectuer six heures de plan Phare au cours de l’année à déduire des 108 h, avec un délai de prévenance pour le moins réduit. Pour le SE-Unsa 36, ces 108 h ne sont pas une variable d’ajustement. De nombreux collègues les effectuent largement.

Pour le Dasen, cette formation peut s’effectuer sur le temps de conseil des maîtres.

Pour nous, ces temps de concertation en équipe ne doivent pas être rognés, d’autant que dans de nombreuses écoles, ils sont placés sur un calendrier commun dès le début de l’année. De telles demandes perturbent l’organisation et démobilisent d’emblée les équipes.

Gestion des demandes de retraite progressive

Les collègues s’approprient de plus en plus cette possibilité, soumise à une demande de temps partiel sur autorisation. Quelle est la politique en ce sens ?

Réponse du Dasen : plus tôt on le sait, mieux on structure. Tant que le nombre de demandes reste soutenable, la DSDEN accompagne favorablement les collègues.

Point d'étape sur les Pôles d’appui à la scolarité (PAS)

Le matin même, lors d’une instance F3SCT (lire notre compte rendu), le DASEN a expliqué qu’un point précis serait fait avec l’IEN ASH lors d’un groupe de travail le 12 février.

En audience, il a avancé que le but était d’arriver à 9 ou 10 PAS dans le département dès la rentrée prochaine. Tout dépendra des possibles crédits fléchés en ce sens.

Nous serons vigilants sur cette question lors des opérations de carte scolaire. Une telle montée en puissance sans moyens fléchés aurait de lourdes conséquences. Nous nous sommes également fait le relai des inquiétudes sur l’avenir des RASED avec le déploiement des PAS.

Le Dasen a expliqué qu’il n’y avait pas de disparition programmée des RASED. La mise en place des PAS va forcément redéfinir une partie de leurs tâches et missions.

Point d’étape sur les résidences pédagogiques

D’après les premières remontées de terrain, il nous semble important que la DSDEN soit vigilante sur le calendrier, l’anticipation et l’intégration de ce dispositif dans la progression des classes. Un temps de concertation et de bilan sur ces résidences est nécessaire avant leur déploiement.

Réponse de l’A-Dasen : il y a plusieurs approches de ces résidences, en temps massé, filé, ou hybride selon la thématique. Les retours sont globalement bons de la part des collègues comme des formateurs, ainsi que des membres de la DGESCO. Sur l’anticipation, elle estime que cela a été fait dans les temps, et que les directeurs étaient prévenus. Un temps de bilan est prévu avec les formateurs. Il y aura encore deux résidences par circonscription d’ici à la fin de l’année, avec le but de sortir des modalités de formation classiques et d’être davantage dans l’accompagnement, et la démarche de développement professionnel.

Bilan du remplacement

Selon l’A-Dasen, « on est sur le fil mais on remplace. Cela reste satisfaisant. »

Il nous semble important qu’un travail qualitatif sur le remplacement de longue durée soit effectuée. Des remplacements longs occasionnent souvent une « valse » des remplaçants au détriment des élèves.

Réponse du secrétaire général : il y a une réunion mensuelle dans les services pour anticiper les remplacements longs (plus de 15 jours). Aujourd’hui, la DSDEN dispose d’une dizaine de remplaçants disponibles pour l’urgence par circonscription.

Réponse du Dasen : l’idée c’est d’être en capacité de mieux anticiper. « On a perdu une partie des modalités de formation car les remplacements n’étaient pas assez bien anticipés. »

Le Dasen exclut la création de postes de remplaçants à la rentrée, le département n’ayant jamais connu de tensions énormes.

Nous avons fait part des difficultés que rencontrent les collègues placé.e.s en demi-aide pédagogique dans certaines écoles qui doivent parfois effectuer deux autres remplacements dans la journée. Un travail de cadrage dès la mise en place nous paraît nécessaire, ainsi qu’une limitation du nombre de remplacements dans la même journée.

Temps de décharge des PEMF

Le SE-Unsa a écrit à tous les Dasen de l’académie et au recteur pour demander que le temps de décharge des PEMF de l’académie, actuellement de 25 %, soit porté à 33 % (lire notre article)

Réponse du Dasen : le schéma de convergence va vers 33% dès la rentrée de septembre. Cela reste soumis à la mise en place du nouveau concours et au travail avec l’INSPE.

Réforme du concours dans l’académie

Le travail a été effectué pour que les deux concours se tiennent. Ils devraient s’enchaîner. Le concours écrit pour les L3 se tiendra à Orléans, Tours et Bourges.

Stage ASH

Il y avait 40 candidats pour 20 places. La DSDEN travaille à mettre en place une seconde session en juin et septembre pour les collègues n’ayant pu participer à la première.


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En prévision d’une audience avec le Dasen (lire notre compte rendu), le SE-Unsa 36 a diffusé une enquête auprès des directrices et directeurs d’école du département ces dernières semaines pour rendre compte de leur quotidien et de leurs difficultés.

Enquête sur la direction d’école (2)

Voici les principaux enseignements de cette enquête à laquelle ont participé une quarantaine de collègues.

Des directrices et directeurs engagés dans leur mission…

À la proposition « Je me sens parfois détaché ou désengagé », seuls 17 % nous ont répondu souvent, la moitié parfois, et un tiers jamais ou rarement.

88 % nous disent travailler dans une ambiance de travail plutôt bonne ou bonne. 40 % répondent plutôt oui à la question de savoir s’ils se sentent soutenus par leur hiérarchie (48 % plutôt non ; 11 % non)

… mais qui s’épuisent au quotidien

Tous estiment qu’ils ont une charge de travail élevée voire très élevée, avec pour 40 % d’entre eux des horaires de travail estimés à plus de 50 heures par semaine (pour rappel, le temps moyen de travail d’un enseignant selon une enquête du ministère est de 41 h 24 minutes).

6 directrices et directeurs sur 10 se disent souvent ou constamment submergés par leurs responsabilités.

Le manque de temps et la multiplication des tâches particulièrement visés

97 % pointent la difficulté de répartition entre les tâches pédagogiques et administratives et leur manque de temps pour accomplir leurs missions. Ce sont notamment la charge administrative et la gestion des élèves et des situations complexes qui les mettent en difficulté, ainsi que le manque de temps.

Dans la partie libre des commentaires, de nombreux collègues réclament plus de temps de décharge pour mener à bien leurs missions.

Un avenir incertain

45 % pensent souvent ou avec certitude à quitter cette mission pour redevenir adjoint.


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