La Formation spécialisée, sécurité et conditions de travail (F3SCT), ex-CHSCT, s’est réunie ce jeudi 22 janvier 2026 au matin sous la présidence de l’IA-Dasen, Bruno Benazech. À l’ordre du jour figuraient la présentation du calendrier de travail et du programme de prévention ,un  premier retour sur la visite du lycée de la Châtre le 11 décembre 2025 et un bilan des fiches RSST.

Y participaient également Pierre-Emmanuel Raffi, secrétaire général, Valérie Petit, cheffe de service hygiène et sécurité, Sébastien Boite, assistant de prévention DSDEN, Sébastien Caillaut, conseiller départemental prévention 1er degré, et Estelle Ville, assistante sociale des personnels.

Pour l’UNSA Éducation siégeaient Mickaël Antoine, Estelle Ledoux, Laëtitia Charbonnier et Corinne Lodieu.

Les trois organisations syndicales ont fait des déclarations liminaires mais chacune est restée sans réponse (lire notre déclaration ci-dessous).

Présentation du calendrier de travail et du programme de prévention

Le 12 février se tiendra un groupe de travail sur les EBEP (Élèves à besoins éducatifs particuliers). Le 12 mars sera organisé un groupe de travail afin de préparer la visite de l’école élémentaire Paul Langevin à Déols le 31 mars.

Premier retour de la visite du lycée de la Châtre

Le 11 décembre 2025 a eu lieu la visite du lycée de la Châtre. Sébastien Caillaut, conseiller départemental prévention 1er degré, est en train de rédiger le compte rendu de visite.

À cette occasion a été soulevé le problème de la non-restitution du compte rendu des visites aux écoles et établissements concernés, ainsi qu’aux élus des collectivités concernées.

Selon le DASEN, il est nécessaire de faire un retour. Il n’y a pas de cadre règlementaire pour la diffusion, mais dans un contexte d’harmonisation des pratiques, une réflexion sera engagée sur la manière de le faire.

Nous avons insisté sur l’urgence du règlement de cette question, puisque certaines écoles attendent depuis près d’un an un retour sur une visite d’une délégation de la F3SCT. 

Projet de lettre info sur la sécurité et santé au travail

Le conseiller départemental prévention 1er degré nous a informés qu’une lettre d’information sur la santé et la sécurité au travail devrait être prochainement envoyée de manière régulière au niveau académique.

Bilan des fiches RSST

Sur 82 fiches transmises, 62 concernent des risques psycho-sociaux (40 pour le 1er degré et 22 pour le 2nd degré).

On ne peut que constater une nouvelle fois l’augmentation de ces fiches et la souffrance réelle des collègues.

Depuis la dématérialisation, les fiches sont traitées en trois niveaux :

– 1er niveau :  « Enregistrée en attente de classement ». La fiche est reçue par l’assistant de prévention.

– 2e niveau : fiches « classées en attente d’être visées ». L’assistant de prévention a pris connaissance de la fiche et l’a classée selon deux niveaux : urgent ou normal. Elle doit encore être visée par le chef de service

– 3e niveau : fiches « visées » 

Selon Sébastien Caillaut, si la fiche est classée comme urgente, elle ne relève pas du SST mais du DGI (Danger Grave et Imminent). Il y a selon lui un travail à mener auprès des assistants de prévention pour que les fiches soient traitées le mieux possible. 

Pendant l’étude de ces fiches a été abordé le problème de la classification. Ces données statistiques sont à prendre avec distance par rapport aux différentes catégories. Par exemple pour le RPS 6 (Insécurité de la situation de travail) apparaissent des critères comme la perte d’emploi. Cela ne concerne pas les enseignants.

Répondre à la souffrance au travail

Pour finir, nous avons abordé le cas des situations enkystées où les fiches s’accumulent sur la même problématique. Le DASEN estime que cette accumulation n’est pas nécessaire. Pour l’UNSA éducation, cette accumulation de fiches, au contraire, révèle la souffrance des collègues et la nécessité de la prendre en charge. Face cette rupture de dialogue, nous avons proposé de faire appel à la cellule académique de facilitation, afin d’assurer une médiation.

Notre déclaration liminaire

Monsieur le Directeur académique,

Mesdames et Messieurs les membres de la F3SCT départementale,

 

Ces réunions plénières de la F3SCT doivent être primordiales dans la prise en compte des difficultés quotidiennes que rencontrent nos collègues au sein de leur école, collège ou lycée.

Il reste une marge de progression sensible sur l’efficacité de cette instance dans le travail de prévention des risques encourus par nos collègues, et notamment des risques psycho-sociaux.

L’année dernière, nous avons pu travailler collectivement sur un support de communication à destination de tous les collègues, première initiative qui doit en appeler d’autres. Monsieur le Directeur académique, vous vous êtes montré favorable lors de notre dernière instance à notre proposition de mettre en place un protocole pour la gestion des élèves hautement perturbateurs, à l’image de ce qui a pu être produit dans d’autres territoires. Cette difficulté n’a pas disparu, loin de là, et la mise en place des Pôles d’appui à la scolarité, et leur articulation avec les autres personnels ressources, justifient d’autant plus, selon nous, la production d’un tel support.

D’autres pistes de travail autour de la prévention mériteraient que l’on s’y attarde, notamment en matière de formation. Nous continuons de revendiquer une formation régulière sur les gestes de premiers secours pour tous les personnels. La gestion des conflits, la communication, sont aussi des thèmes dont s’est emparé depuis longtemps le secteur privé et qui font cruellement défaut dans nos plans de formation.

Il nous semble également que le travail de qualité effectué par les membres de la F3SCT lors de ses visites dans les écoles et établissements pourrait être valorisé dans le cadre des discussions actuelles avec les élus sur l’avenir du maillage scolaire dans le département. La question bâtimentaire est trop souvent éludée dans les débats sur la carte scolaire alors même qu’il existe une grande disparité dans la qualité des écoles du département, c’est peu de le dire.

Nous continuons à encourager nos collègues à se saisir des fiches RSST. Dans un département comme le nôtre, où l’isolement est la règle pour beaucoup, ces fiches permettent d’attirer l’attention sur des situations complexes, d’autant plus quand l’agent se sent seul, et bien souvent est seul, pour les affronter.

Toutes ces remontées nous obligent à travailler collectivement sur une amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail des personnels. Notre cadre est contraint, nos moyens sont contraints, nous vivons et nous exerçons dans un département touché par une crise démographique, la paupérisation, et la raréfaction des professionnels de santé. Les alertes sur la santé, le bien-être de nos collègues sont quotidiennes. Le tableau est sombre, mais réel. Néanmoins, nous ne pouvons pas nous résigner. C’est tout le sens de notre engagement, tant professionnel que syndical. De cette instance doivent émerger des améliorations concrètes des conditions de travail de nos collègues qui bénéficieront in fine à nos élèves.


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Un premier groupe de travail sur la carte scolaire s’est tenu ce jeudi 18 décembre qui a notamment porté sur le calendrier, en prévision des élections municipales.

Il a principalement été question du calendrier lors de ce groupe de travail. La DSDEN avait reçu le matin même des instructions conjointes des ministères de l’Éducation nationale et de l’Intérieur, indiquant qu’aucune instance sur la carte scolaire ne devait se tenir avant le 23 mars. Aucune communication officielle aux membres de ces instances ne doit se faire avant cette date. 

Une proposition de calendrier a été mise sur la table, qui concentre les instances entre le 23 mars et le début des vacances scolaires. Afin de permettre aux services de travailler de la manière la plus sereine possible sur le mouvement à la suite, nous avons donné notre accord pour ce calendrier resserré. 

Autres points abordés lors de cette instance

  •  

     L’adjointe au Dasen a passé en revue, circonscription par circonscription, les écoles dont a situation mérite une observation, notamment du point de vue des effectifs, dans un contexte de baisse générale. Elle a précisé que le travail de remontée n’était pas terminé. Ce groupe de travail s’est tenu alors que nous ne connaissons toujours pas la dotation pour l’académie et le département pour la prochaine rentrée. 

  • Les PAS devraient continuer de se déployer à la rentrée prochaine et les années à venir, le Dasen évoquant la possibilité de les doubler ou de les tripler. Cela aura forcément un impact en termes de moyens. 
  • Le Dasen va informer à la rentrée de janvier par écrit les maires et les présidents d’EPCI des effectifs prévus pour la rentrée prochaine.
  • Sur l’articulation entre les mesures de carte scolaire annuelles et les projets de restructuration qui doivent découler du travail des Observatoires des dynamiques rurales, le Dasen a expliqué qu’il n’y avait pas une méthode générale mais au cas par cas. Les élections rendent ce processus compliqué. Les directrices et directeurs d’écoles, ainsi que les équipes d’enseignants, doivent être intégrés aux discussions. 
 
Nous avons souligné les impacts que peut avoir le maillage territorial actuel. Beaucoup de RPI sont déjà à l’os ou presque. L’isolement des collègues doit être évité. Certaines structures seraient particulièrement mises à mal avec une fermeture qui obligerait les collègues à devoir prendre en charge des classes avec de multiples niveaux. 

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En introduction d’un groupe de travail sur la carte scolaire qui s’est tenu jeudi 18 décembre, les trois organisations représentatives du département (le SE-Unsa, la FSU-Snuipp, la CGT Educ’action), ont lu une déclaration commune sur le mal-être généralisé qui touche particulièrement le premier degré cette année.

Notre déclaration liminaire

Avant de débuter ce groupe de travail, nous souhaitons lire une déclaration liminaire collective au titre de la FSU-Snuipp 36, du SE-Unsa 36 et de la CGT Educ’action 36.

A quelques heures de la fin de l’année civile, nos trois organisations syndicales, représentant les personnels enseignants, AESH, psy-EN du département de l’Indre, souhaitent vous alerter sur le mal-être général qui touche tous nos collègues du premier degré, quel que soit leur poste, quelle que soit leur mission.

Depuis le début de l’année, nous vous avons fait part de notre inquiétude à de multiples reprises, sans avoir jamais le sentiment d’être pris au sérieux, ni constater un infléchissement du pilotage départemental. Cette déclaration commune est inédite, et doit vous interpeller sur la gravité de la situation.

Les injonctions croissantes, sans concertation, sans temps dédié, sans anticipation, sans explicitation, finissent par ne plus avoir de sens pour les collègues : résidences pédagogiques, formation EVAR, harcèlement, égalité filles-garçons, constellations, nouveaux programmes, observation des classes dédoublées, travail d’archivage, évaluations nationales… ne sont que la face émergée de l’iceberg.

Nombreuses et nombreux sont les directrices et directeurs qui nous confient être littéralement sous l’eau, et envisagent de quitter leur poste, même parmi les plus chevronnés et expérimentés.

Nombreuses et nombreux sont les collègues en détresse qui envisagent sérieusement de quitter l’Éducation nationale. Il serait intéressant d’avoir cette année en particulier des retours sur l’activité de la conseillère RH de proximité.

Cette situation s’inscrit dans un contexte déjà dégradé de manque humain, qu’il s’agisse des AESH ou des services civiques, et de manque de moyens pour offrir une inclusion de qualité.

Nous avons des craintes communes sur le niveau de souffrance de la communauté éducative dans notre département et ses éventuelles conséquences.

Il est fondamental que de réels signaux soient envoyés dès la rentrée de janvier auprès de tous nos collègues. La confiance a besoin d’être restaurée, la communication doit être primordiale, et du temps doit être laissé à tous les personnels pour accomplir leurs missions premières. 

Des échanges ont suivi entre le Dasen et les représentants des personnels. Le Dasen a expliqué que sa priorité était d’améliorer le niveau des élèves en renforçant l’accompagnement. Les représentants des personnels ont indiqué que cet objectif était partagé par l’ensemble des équipes sur le terrain, mais que nous questionnions la manière de le faire, l’empilement des injonctions, et la temporalité. Aucun des collègues avec qui nous avons échangé n’est rétif aux changements, bien au contraire. Il y a cependant une manière d’enrôler les équipes dans ce changement. Le SE-Unsa 36 restera extrêmement vigilant et mobilisé sur ce sujet. 


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Une délégation de représentants du personnel, dont le SE-Unsa 36, a été reçue ce mardi matin à la DSDEN pour revendiquer la création d’un corps pour les AESH et exposer leurs conditions de travail.

Au niveau national, l’intersyndicale a appelé l’ensemble des AESH et des personnels de l’éducation à se mobiliser dans les départements pendant la semaine du 15 au 19 décembre, et plus particulièrement ce 16 décembre, jour du Comité Social d’Administration ministériel consacré au budget. La pétition de l’intersyndicale a recueilli à ce jour plus de 83 000 signataires, ce qui démontre le soutien total de toute la communauté éducative et au-delà pour les AESH. 

Ce mardi, des représentants des personnels ainsi que des AESH se sont mobilisés devant la DSDEN pour revendiquer la création d’un corps de la Fonction publique pour les AESH. 

En l’absence du Dasen, nous avons été reçus par Mme Couillens, IEN ASH, et Mme Fourneau, responsable du SAGAH. Au-delà de notre principale revendication, nous avons profité de cette audience pour dresser un état des lieux de la situation des AESH dans le département, et notamment de leurs conditions de travail : affectation tardive, informations lacunaires, cadre des missions à revoir, formation parfois inadaptée, notamment pour le second degré, manque de considération, mutualisation à l’excès. 

L’IEN ASH a apporté quelques éléments de réponses locaux :

  • Un plan de formation continue triennal devrait voir le jour à la rentrée de janvier à l’échelle des PAS, autour des fonctions cognitives et des pratiques d’autorégulation. Tous les PAS ne seront pas concernés en même temps. 
  • Des recrutements ont eu lieu depuis novembre, d’autres sont attendus en janvier. 
  • En ce qui concerne le cadre des missions, l’IEN comme le SAGAH attendent beaucoup de la publication du vadémécum académique (Lire note article sur le sujet).
  • L’arrivée des PAS pose la question de la communication avec les AESH. Pour l’instant, les PIAL subsistent, le périmètre des PAS actuels ou à venir doit prendre en compte celui des PAS. Ce qui indique que de nouveaux PAS devraient prochainement voir le jour.

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Un conseil départemental de l’Éducation nationale s’est réuni jeudi 20 novembre. Les débats se sont articulés autour de plusieurs points, notamment les réflexions sur le maillage territorial en lien avec la baisse démographique, le Territoire éducatif rural de la Brenne, l’école inclusive.

Composée de représentant des maires, des conseillers départementaux, des personnels, des associations des parents d’élèves, de membres de la DSDEN, cette instance était présidée jeudi par le secrétaire générale de la préfecture, le préfet étant à Paris. Elle avait pour objectif de faire le point sur la rentrée.

Coline Thomas, Marie Bouroullec, Benoit Peihardy et Mickaël Antoine y siégeaient au titre de notre fédération, l’Unsa Education.

Direction d'école

Pour prolonger notre déclaration liminaire (lire ci-dessous), nous avons insisté sur la charge qui pesait sur les directeurs d’école cette année, qui pleuvent sous les injonctions et les demandes, en plus de leurs missions habituelles, notamment d’enseignement. Nous sommes notamment revenus sur le travail d’archives qui est demandé cette année sur la circonscription de Châteauroux, après celle de La Châtre et avant celles du Blanc et d’Issoudun, et cela sans décharge supplémentaire. 

Le Dasen et son secrétaire général vont retravailler sur ce sujet avec l’IEN.

Maillage scolaire et démographie

L’adjointe au Dasen a dressé un portrait du tissu scolaire dans le premier degré. 

Plus de la moitié des écoles ont moins de trois classes. Seul un tiers des classes est en simple niveau (35,63 %). Cette forte représentation des classes multiniveaux est une particularité du département. 

Entre 2021/2022 et cette année, le département a perdu 1 005 élèves. Le territoire le plus touché par la déprise est celui du Blanc. Néanmoins, le constat de rentrée est de 140 élèves supérieur aux prévisions.

Le taux d’encadrement par classe est de 19,4 pour cette rentrée (E/C). 

Dans le second degré, le département compte

  • Dix collèges entre 4 et 8 divisions (classes)
  • Quatorze entre 9 et 16 divisions
  • Trois collèges à plus de 4 divisions par niveau

C’est la rentrée où la baisse est la plus faible sur ces quatre dernières années (-26 élèves). 

Les lycées généraux ont perdu 86 élèves.

Sur le maillage des collèges, le Dasen et la conseillère départementale en charge du dossier ont indiqué qu’il n’y avait aucune discussion actuellement sur d’éventuelles fermetures ou restructurations. Néanmoins, le Dasen a estimé qu’il y aura forcément à un moment donné une réflexion à avoir.

Observatoires des dynamiques rurales

Des Observatoires départementaux des dynamiques rurales ont été mis en place, avec une réunion départementale en juillet, et des réunions par arrondissement qui se tiennent actuellement pour réaliser un travail plus fin. La situation démographique préoccupante a d’abord des conséquences dans le premier degré. Au-delà de l’école, le Dasen estime qu’il y a une réflexion large à mener sur l’ensemble des services proposés aux enfants et aux jeunes.

Cette démarche inclut les maires, les présidents d’EPCI, les sous-préfètes, les représentants des conseils régional et départemental. En parallèle, les IEN continuent les échanges avec les maires et les présidents d’intercommunalité. Le Dasen a décidé que les entretiens avec les élus seront désormais suivis d’écrits. 

Territoire éducatif rural de la Brenne

Il résulte d’une convention signée entre l’État, l’Éducation nationale et les acteurs locaux à l’automne 2024. Il a trois objectifs :

  • Renforcer la coopération entre l’écoles et les acteurs locaux (santé, éducation physique, social) 
  • garantir aux élèves un véritable pouvoir d’agir sur leur avenir ;
  • renforcer l’attractivité du territoire et le suivi des élèves à besoins éducatifs particuliers.

Il recouvre deux secteurs de collèges (Les Ménigouttes au Blanc et Tournon-Saint-Martin) et d’autres écoles.

Depuis, l’EPCI Val de Creuse et Bélâbre se sont retirés de ce TER. Le Dasen et l’IEN du Blanc ont reconnu la difficulté venant du fait que ce TER ne recouvre pas la totalité de l’EPCI Brenne Val de Creuse. Autre obstacle : un diagnostic insuffisamment partagé dès la création. Le Dasen a reconnu que ce dispositif était sans doute « scolaro-centré », alors qu’il s’adresse à tous les acteurs de la jeunesse, et que nombre d’entre eux ont du mal à s’en emparer. De même, un travail sur la communication externe doit être mené.

Un comité de pilotage se réunit deux fois par an, un comité technique toutes les trois semaines. Des groupes de travail se réunissent également, sur l’école inclusive, la pratique sportive, la persévérance scolaire.

Parmi les actions engagées : des classes bleues pour développer l’aisance aquatique dans le premier degré, un travail de découverte des métiers à destination des élèves du secondaire.

École inclusive

L’IEN ASH est revenue sur la mis en place des Pôles d’appui à la scolarité (PAS). Ces PAS font partie intégrante des pôles ressources, il s’agit selon elle d’un renfort pour certaines situations avec des réponses plus rapides et plus concertées.

En ce qui concerne les AESH, une nouvelle dotation devrait permettre de couvrir totalement les besoins. Plusieurs embauches sont prévues au 1er décembre. Actuellement 93 % des besoins sont couverts.

Le département compte 674 notifications AESH mutualisés (63,4 %) et 391 notifications AESH individualisées.

L’IEN a reconnu des difficultés de recrutement dans certains territoires.

Carte des formations

C’est un travail conjoint avec la Région. Il n’y aura pas d’évolution notable à la prochaine rentrée, mais certaines sont envisagées en 2027 et 2028.

Notre déclaration liminaire

Monsieur le préfet, Monsieur le Dasen,

Mesdames et Messieurs les membres du CDEN,

 

L’année scolaire vient à peine de commencer et nombre de nos collègues regardent déjà avec inquiétude le fléchissement de la courbe de leurs effectifs pour la prochaine rentrée. Chaque école, chaque établissement, chaque collectif de travail assiste année après année au délitement de notre tissu scolaire qui se conjugue à d’autres phénomènes que nous connaissons tous ici : la défiance face à tout ce qui renvoie de près ou de loin à l’État, une perte de mixité sociale, une difficulté accrue d’accompagner au mieux des élèves qui ne peuvent bénéficier d’un parcours de soins adapté.

Pourtant, sans excès d’optimisme, nous sommes persuadés qu’il y a un chemin pour imaginer et bâtir un système éducatif de qualité dans ce contexte sur un territoire comme l’Indre. Notre fédération, très attachée au dialogue social, voit dans la mise en place de l’Observatoire des dynamiques rurales, et son déploiement dans les bassins de vie, l’occasion pour tous les acteurs de prendre à bras le corps ce sujet fondamental. Le système éducatif doit y être envisagé dans sa globalité, tout au long du parcours de l’élève. Le maillage territorial et l’offre scolaire du second degré doivent faire partie des réflexions.

Paradoxalement, cette déprise démographique peut être une chance. « Au lieu de servir à couper dans les effectifs enseignants, la baisse prévue du nombre d’élèves pourrait être l’occasion d’investir à long terme pour améliorer les conditions d’enseignement », écrivait récemment Alternatives Economiques. Pour cela, il y a deux préalables, et de taille : d’une part considérer le service public d’éducation comme un investissement, et non comme une dépense, et prendre en compte, respecter, soutenir les agents qui le font vivre d’autre part.

Cessons par exemple de faire pleuvoir les injonctions sur les directeurs et directrices d’écoles. Même les plus chevronnés sont à bout. Le travail sur les archives qui est demandé cette année dans la circonscription de Châteauroux, après celle de La Châtre, ne passe pas, disons-le tout net. Sur quel temps sont-ils censés, je cite « Compléter le bordereau de prise en charge en fonction des documents retrouvés » ?

Alors que les services civiques étaient devenus un réel appui dans les écoles et les établissements, le rectorat, comme les personnels, ont appris du jour au lendemain que l’académie disposait d’une enveloppe de 295 embauches cette année contre environ 1 200 l’année dernière. Cette baisse est nationale. Derrière ce coup de rabot, ce sont des tâches qu’il a fallu répartir, ajoutant un peu plus à la charge quotidienne. C’est également un manque pour les jeunes de notre département, pour qui cette mission pouvait représenter une entrée dans le monde professionnel, une confiance retrouvée, une motivation pour s’engager dans le service au public.

Nous n’arrivons plus à faire face au défi de l’école inclusive telle qu’elle est mise en œuvre actuellement. Il a fallu une commission d’enquête parlementaire pour que nous puissions connaître les chiffres de l’accompagnement dans notre département : à la rentrée, 27 % des élèves étaient en attente d’une notification, soit 293 élèves pour 1103 notifications. Nombre de nos collègues AESH souffrent des conditions de travail qu’on leur impose, avec des affectations tardives, des accompagnements mutualisés qui confinent au saupoudrage, et un management à revoir. Comment ne pas être pris pour un pion quand on leur assène, lors d’une formation : « Tout refus de changement d’affectation sera considéré comme un abandon de poste et pourra faire l’objet d’un licenciement » ? N’y a-t-il pas de place pour le dialogue, la prise en compte de certaines situations personnelles, comme c’est d’ailleurs le cas pour d’autres personnels des métiers de l’éducation ? Nombre de ces collègues ont pourtant acquis une solide expertise dont l’école a besoin. Les voir quitter le navire serait une perte, une erreur, un échec.  

Quant aux chefs d’établissement, ils souhaitent aujourd’hui exprimer collectivement leurs inquiétudes, qui deviennent difficiles à ignorer tant elles s’intensifient au fil des mois. Dans leur établissement, ils font face à une multiplication d’injonctions et de demandes d’enquêtes, souvent dans des délais très courts, qui grignotent le temps nécessaire au pilotage pédagogique et à l’accompagnement des équipes.

Parallèlement, les moyens qui leur permettraient d’agir efficacement diminuent. La baisse des volumes liés aux pactes, la raréfaction des IMP, la disparition de dispositifs essentiels comme Je Réussis au Lycée, fragilisent leur capacité à soutenir les élèves qui en ont le plus besoin. Certains EPLE se retrouvent même en grande difficulté pour financer leurs projets pédagogiques, les écrêtements successifs ayant appauvri leurs marges de manœuvre année après année.

À cela s’ajoutent des discussions sur les prévisions d’effectifs qui s’annoncent particulièrement tendues. Elles génèrent incertitude et inquiétude, alors même que nous avons collectivement besoin de visibilité pour anticiper, construire, et garantir un cadre d’apprentissage stable.

Le tableau global est sombre : les personnels s’épuisent, faute de lisibilité et de perspectives claires. Pourtant, malgré la fatigue et les contraintes, nos équipes restent profondément engagées. Leur sens du service public ne faiblit pas, mais il ne pourra pas tout compenser indéfiniment

Pour conclure, nous sommes convaincus que des conditions de travail optimales des personnels de l’éducation et la réussite des élèves sont étroitement liées. Là encore, il conviendrait de s’interroger sur cette notion de réussite et sur les choix d’orientation de nos élèves. Manque d’audace, choix raisonnables, peur de l’éloignement, attachement au territoire, adaptation aux offres de formation locales, problèmes de mobilité sont autant de facteurs documentés par la recherche et qui nous concernent, nous questionnent collectivement, chacun à notre niveau.

Nous vous remercions.


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Le SE-Unsa 36 a été reçu en audience lundi 6 octobre à la DSDEN. Etaient présents : M. Bénazech (DASEN), Mme El Bourji-Firmin (adjointe au Dasen), M. Raffi (secrétaire général) et Mme Couillens (IEN ASH).

Parmi les points à l’ordre du jour figuraient notamment l’accompagnement des personnels et la mise en place des Pôles d’appui à la scolarité.

Accompagnement des personnels

Nous avons fait part de notre inquiétude sur les difficultés rencontrées par certains collègues entrant dans le métier (chargés d’école, directeur en charge d’une classe à plusieurs niveaux notamment)

Mme El Bourji-Firmin a expliqué qu’un plan de suivi a été construit par le collège des IEN  avec un nombre de visites précis, une répartition des CPC et un appui des équipes de formateurs. Les NT2 et NT3 peuvent être suivis par des formateurs de l’INSPE.

Les néotitulaires directeurs d’école ou chargés d’école bénéficient d’un suivi régulier : un appel téléphonique mensuel ainsi qu’un appui pour la réunion de leur choix avec la présence de Sébastien Mardhel, référent départemental des directeurs. Le Dasen indique qu’il ne faut pas hésiter à le contacter pour tout besoin.

Concernant les PES : des comités académiques et départementaux se réunissent plusieurs fois dans l’année afin d’évoquer le suivi des stagiaires et de mettre éventuellement en place des protocoles particuliers. 

Les NT1 reçoivent un plan de formation continue imposé par la DSDEN avec des thématiques liées aux problématiques des débuts de carrière.

Nous avons clairement exprimé le fait que les collègues les plus en difficultés peuvent avoir des réticences à l’exprimer. Un accompagnement plus individualisé pourrait créer un climat de confiance. 

Demandes de rupture conventionnelle/démission/détachement

Nous avons alerté sur le nombre de demandes en section qui ne cesse de croitre émanant de collègues qui s’interrogent sur la poursuite de leur carrière. Le Dasen indique ne pas constater une hausse particulière. Il conseille aux collègues de demander un entretien avec leur IEN avant toute prise de décision ainsi qu’au RH de proximité. 

Le secrétaire général a précisé que l’année précédente, l’enveloppe budgétaire prévue pour les ruptures conventionnelles de contrat n’a pas été entièrement consommée. 

Résidence pédagogique

Ce dispositif a été évoqué par Mme El Bourji-Firmin lors de la visio de rentrée. Lors d’une instance de rentrée, nous avions déjà alerté sur le fait que ce dispositif pourrait apparaître comme stigmatisant pour les collègues concernés. 

Lors de l’audience, l’adjointe au Dasen a expliqué que les IEN ont identifié deux écoles dans chaque circonscription. Les critères de sélection peuvent être le climat scolaire, le climat dans les équipes, la prise en charge des élèves, les résultats aux évaluations, la stabilité des équipes dans les écoles. Le Dasen a expliqué que ce dispositif doit aussi prendre en compte la mobilité des enseignants. L’objectif reste le 100% de réussite.

Les demandes peuvent également émaner des écoles.

Couches à l’école maternelle

Dans certaines écoles, de nombreux élèves ne sont pas propres à leur entrée à l’école. Les ATSEM sont obligées de passer une grande partie de leur temps à changer les élèves et elles ne sont donc pas présentes dans les classes.

Le DASEN conseille aux écoles concernées de se faire connaitre afin d’envisager des solutions.

Il a par ailleurs indiqué qu’un travail allait être entamé dans le département sur le sujet de la sieste, des temps de repos, en moyenne section. 

ASH/École inclusive/Mise en place des Pôles d’appui à la scolarité 

Les postes de personnels itinérants en soutien pour la gestion des EBEP ont été transformés en coordonnateur PAS (Pôle d’appui à la scolarité). Les missions ont été définies et les quatre PAS (un pour chaque circonscription) seront déployés après les vacances d’automne. Les collègues pourront être sollicités par les directeurs et chefs d’établissement, les familles, le médico-social. Le Dasen et son adjointe tiennent à ce qu’ils puissent également intervenir dans les classes..

Le pilotage sera assuré par trois personnes : un IEN, un personnel de direction et un personnel du médico-social.

Une présentation sera proposée aux directeurs sous la forme d’une visio.

Le Dasen a expliqué que cette année permettra de prendre la mesure des besoins en fonction des saisines notamment, de mesurer d’ici la prochaine carte scolaire comment s’organiser, comment déployer des moyens.

Pour le SE-Unsa 36, des interrogations demeurent : le territoire d’intervention de ces collègues est extrêmement vaste. Comment vont-ils pouvoir gérer leurs déplacements, les réunions, les périodes d’observation dans les écoles ? A titre de comparaison, l’Indre-et-Loire a fait le choix d’un bassin de collège pour les deux PAS mis en place. Le Dasen a expliqué que cette année permettra de tirer des enseignements : peut-être faudra-t-il doubler, tripler ces PAS. Cela ne sera pas sans conséquence sur la carte scolaire. De même, il reste des interrogations sur le lieu d’exercice de ces collègues. 

AESH

Le jour de l’audience, trois derniers recrutements étaient en cours (il restait 3,4 ETP dans l’enveloppe de la DSDEN). La DSDEN reconnaît des difficultés à recruter sur le secteur de Châteauroux.

Le DASEN estime qu’il y a trop de notifications MDPH. Selon lui et l’IEN ASH, les équipes doivent réfléchir à la manière d’organiser le temps des AESH afin d’optimiser l’autonomie des élèves. Il est indispensable d’évaluer les besoins et de réaliser un travail qualitatif à tous les niveaux.

Nous avons expliqué que la problématique était le peu de moyens attribués aux écoles qui devaient trouver des solutions pour les élèves notifiés en mutualisés et qui n’avaient parfois que 3 ou 4 heures d’accompagnement par un ou une AESH dans la semaine.

RASED

Des modifications dans l’organisation vont avoir lieu. Les RASED ne fonctionneront plus par antenne (et donc par groupe d’écoles) mais par circonscription, comme demandé dans une circulaire de 2014 dans laquelle il est indiqué que l’organisation doit s’opérer en fonction de priorités.

Services civiques

Les recrutements de novembre se poursuivent. A ce jour, l’enveloppe n’a pas été augmentée par le ministère.

Nous avons répété les difficultés que rencontrent les directeurs et les collègues suite à cette baisse drastique de recrutement, ce que nous avions déjà porté lors d’une audience fédérale au rectorat

Rendez-vous de carrière

Les collègues ayant eu un rendez-vous de carrière l’année dernière viennent de recevoir leur compte rendu de la part de leur IEN.

Vous disposez de 15 jours pour saisir vos éventuelles observations.

Passé ce délai, vous recevrez peu après l’avis définitif du Dasen.

Remplacement

A ce jour, selon la DSDEN, le département ne rencontre pas de difficulté de remplacement.

Tous les remplaçants sont désormais administrativement des « Titulaires remplaçants » (TR). Dans les faits, une partie des TR est gérée en DSDEN, une autre en circonscription, ce qui prolonge la distinction ZIL/brigades. Cependant, une logique globale départementale va se mettre en place avec une idée de proximité.

La DSDEN travaille sur la communication avec les TR, ce qui peut expliquer les envois ponctuels de SMS. Pour le SE-Unsa 36, cette solution est questionnable (droit à la déconnexion).

Bilan mouvement départemental 1D

Suite à notre demande, un bilan concernant le mouvement intra de l’année 2024-2025 va avoir lieu avant les vacances d’hiver.

Retraite progressive à 60 ans

Depuis cette rentrée, il est possible de demander une retraite progressive à partir de 60 ans (non plus deux ans seulement avant l’âge légal de départ à la retraite).

Ces demandes n’étant pas de droit, nous avons rappelé au Dasen que nous souhaitions que toutes les demandes soient satisfaites. Le Dasen y est favorable tant qu’il n’y a pas de tension RH.

Travail sur la carte scolaire

Le travail de fond sur la carte scolaire continue. Le Dasen ne cache pas que la situation politique nationale et la perspective des élections municipales rendent ce travail particulier cette année. Des collectivités ont fait savoir leur intérêt pour revoir le maillage scolaire. Des réunions de bassins dans le cadre de l’Observatoire des dynamiques ruales doivent être organisées, le Dasen a redit sa volonté d’y associer les organisations syndicales représentatives.

 


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Un comité social d’administration spécial départemental s’est tenu ce mercredi 3 septembre après-midi afin de faire le point sur la rentrée, en présence de Bruno Benazech, Dasen, Louisa El Bourji-Firmin, adjointe au Dasen, des IEN de circonscription et des représentants des personnels.

Pour l’Unsa Education siégeaient Jessica Georget, Marie Bouroullec, Benoit Peihardy et Mickaël Antoine.

En ce qui concerne les ajustements de carte scolaire, le Dasen disposait d’un équivalent temps plein pour le premier degré.

Trois écoles étaient en attente des décisions prises lors de cette instance quant à la fermeture conditionnelle d’une de leurs classes. Des repères avaient été fixés :

  • Ambrault : 99 élèves ont fait leur rentrée pour un repère à 114 élèves. La fermeture est donc définitive.
  • RPI Bouesse Mosnay Tendu (un retrait d’emploi à Mosnay) : 102 élèves ont fait leur rentrée pour un repère à 108. La fermeture est donc définitive.
  • Le Pont-Chrétien-Chabenet : 111 élèves ont fait leur rentrée pour un repère à 112. Sur ces 111 élèves, 7 sont en TPS. Le Dasen a souligné le travail des élus pour promouvoir l’accueil des tout-petits. La DSDEN envisage un appui à l’école pour la mise en place d’un projet Passerelle à la rentrée 2026, en espérant que le ministère suivra cette trajectoire. Pour appuyer cette démarche, il a proposé la mise en place d’une demi-aide pédagogique pour cette année scolaire.
En ce qui concerne les autres situations, nous avons notamment abordé, dès notre déclaration liminaire (lire ci-dessous), et lors des échanges, les effectifs très chargés dans certaines maternelles de Châteauroux, et ce depuis plusieurs années parfois.

Le Dasen a pris en compte un certain nombre de nos arguments et a proposé :

  • une demi-aide pédagogique à la maternelle Michelet – Châteauroux
  • une demi-aide pédagogique à la maternelle Le Colombier – Châteauroux.

Si nous avons accueilli favorablement cette décision, nous avons alerté le Dasen et son adjointe sur la particularité des écoles maternelles, et sur le fait que un renfort les matins doit être privilégié. Le Dasen a partagé notre point de vue et a expliqué qu’il suivrait ces préconisations dans la mesure du possible.

Vote : toutes les organisations syndicales se sont abstenues, sauf l’élu CGT qui a voté contre.

Déclaration liminaire Unsa Education

Monsieur le Directeur académique des services de l’Éducation nationale,

Mesdames et Messieurs les membres du Comité social d’administration spécial départemental,

 

Une fois n’est pas coutume, en tout cas nous l’espérons, cette instance se réunit un mercredi après-midi. C’est bien parce que nous sommes représentants du personnel que nous sommes attachés à l’articulation entre vie privée et vie professionnelle. Ce choix de créneau horaire, si nous ne doutons pas qu’il a été guidé par des contraintes organisationnelles, doit rester une exception.

Dans quelques jours, le 16 septembre, seront communiqués les résultats de la treizième édition du baromètre de l’Unsa Éducation. Plus de 53 000 personnels, représentant tous nos métiers, y ont répondu. Certaines données sont déjà connues : 91 % aiment leur métier et 73 % aiment l’exercer, mais, paradoxalement, 77 % ne le conseilleraient pas. Plus de 9 personnels sur 10 expriment leur profond désaccord avec la politique éducative de ces dernières années.

Comment pourrait-il en être autrement, avec autant de fugaces locataires rue de Grenelle qui ont souvent préféré les effets d’annonce au travail de fond pour marquer leur passage ? Nos collègues ont besoin de retrouver de la confiance, de la perspective, tant nationalement que localement.

Nous avons besoin de stabilité et de sérénité. Nous en profitons pour souhaiter la bienvenue aux deux nouvelles Inspectrices de l’Education nationale et souhaitons que leur mission s’inscrive dans la durée.

Fermement attachée au dialogue social, notre fédération appelle également à la poursuite et à l’approfondissement des travaux engagés.

Nous demandons de réels groupes de travail sur la carte scolaire, qui permettent d’aborder les spécificités des écoles et établissements de notre territoire, et ne se résument pas à une simple confrontation comptable. Nous demandons également que soit réuni un conseil de formation cette année, à la différence de l’année dernière, ainsi qu’un groupe de travail sur le bilan du mouvement. Le travail entamé avec l’Observatoire des dynamiques rurales doit être poursuivi, approfondi, amplifié. Nous en avons bien conscience : ce sujet de l’éducation en milieu rural est un sujet sensible, dans tous les sens du terme, d’autant plus lors d’une année électorale. La recherche le montre, il est l’objet de nombreuses représentations sociales qu’il convient parfois de dépasser, voire de démentir. Seul le dialogue, l’échange, entre toutes les parties concernées, peut nous permettre d’avancer, au bénéfice de nos élèves sans négliger les personnels, face aux enjeux sociétaux et climatiques actuels.

En cette rentrée 2025, les sujets d’inquiétude pour ne pas dire de crispation sont nombreux :

Malgré nos alertes, certaines écoles maternelles de Châteauroux font face à des classes surchargées. Nos collègues concernées sont en souffrance. Comment enseigner sereinement, développer l’acquisition du langage, dans des classes à 25 élèves ou plus, avec tout type de profils ? Nous posons la question chaque année, sans avoir de réponse. Le seul élément de réponse qui nous est apporté, à savoir un redéploiement des élèves sur d’autres écoles, ne fonctionne pas : il faut se rendre à l’évidence.
Les services civiques deviennent une denrée rare. Pour beaucoup de collègues, et notamment de directeurs et directrices, cela signifie une charge de travail supplémentaire, des journées en classe parasitées par les sollicitations.
Les affectations tardives de nos collègues AESH sont toujours vécues difficilement, tant par ces collègues que par les enseignants et directeurs. La mutualisation devient la norme avec des AESH qui doivent se partager entre de nombreux élèves, parfois sur plusieurs sites.
Nous vous avions alerté plusieurs fois l’année dernière lors des formations spécialisées sur l’augmentation de la violence dans les classes dans le premier degré. Trop de situations se sont enkystées l’année dernière. Qu’est-ce qui est mis en place cette année pour répondre efficacement et sans délai à ces situations inacceptables ?
Nous savons que la rentrée sera compliquée, et cela concernera toute la société, bien au-delà du monde de l’éducation. Les difficultés, qu’elles soient politiques, économiques ou sociales, ne s’arrêtent pas à la porte des écoles, des établissements, et des bureaux de l’administration.

C’est pourquoi chaque amélioration, chaque prise en compte de la difficulté, sera d’autant plus accueillie favorablement. Nous espérons, entre autres, que les difficultés que nous avons soulevées sur la circonscription de Châteauroux puissent trouver aujourd’hui une issue favorable.

Avant de laisser la parole, nous aimerions avoir une pensée empreinte de tristesse et de colère pour notre collègue Caroline Grandjean, qui s’est donné la mort lundi dans le Cantal après des mois d’attaques homophobes.

Merci de votre attention.


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Cette réunion de l’Observatoire des dynamiques rurales (ODR) à laquelle le SE-Unsa 36 a participé s’est tenue le 30 juin à la préfecture. Notre organisation avait régulièrement demandé au DASEN que les représentants des personnels soient conviés à cette instance qui concernent nos collègues au premier chef.

Ont participé à cette réunion le préfet, le Dasen, les sous-préfètes du Blanc et de La Châtre, l’adjointe au Dasen, le secrétaire général de la DSDEN, la vice-présidente du conseil départemental en charge de l’éducation, des conseillers régionaux, un représentant des parents d’élèves et un représentant des maires et des maires ruraux de l’Indre, ainsi que deux représentants des personnels, dont un représentant du SE-Unsa. 

En préambule, le Dasen a rappelé que l’ODR n’est pas une instance décisionnaire. Ses objectifs sont : de renforcer la cohérence des politiques publiques d’éducation, construire conjointement les organisations les plus adaptées au territoire et de préparer et mettre en œuvre l’école rurale de demain, tout en assurant les réussites de tous les élèves par l’amélioration de leurs acquis.

La DSDEN a proposé aux participants une présentation qui dresse à la fois le constat du tissu scolaire du département dans un contexte de déprise démographique, et tend à proposer une nouvelle méthode fondée sur la concertation et la co-construction. Le Dasen a insisté sur le fait qu’il n’existe aucun modèle pré-établi qui serait appliqué sur le territoire.

Sur la méthode, un calendrier a été présenté qui articule des réunions de l’ODR en bassin, des rencontres entre les IEN et les élus, et les instances habituelles de carte scolaire. Les discussions s’appuieront sur les prévisions d’effectifs à trois ans. À noter que les élections municipales en 2026 vont modifier le calendrier de la carte scolaire « pour assurer la sérénité des débats », comme l’a rappelé le préfet.

Les élus doivent également répondre à un sondage demandé à la DSDEN sur l’école et son avenir.

Enfin, la sous-préfète de La Châtre est intervenue pour faire le bilan du travail mené sur le FLUP, le plus vieux RPI du département. Les élèves de Feusines, Lignerolles, Urciers, Pérassay, Champillet et la Motte-Feuilly doivent être accueillis à la rentrée 2026 à Sainte-Sévère. Elle a insisté sur l’importance d’un diagnostic partagé pour élaborer une restructuration, de la temporalité pour la mener à bien (trois ans dans ce cas), et du nécessaire soutien de l’État pour accompagner les élus en matière d’ingénierie.

L'Indre en chiffres

  • L’Indre compte 218 707 habitants, avec une prévision à 209 000 en 2030 ; 193 000 en 2050 ; 182 000 en 2070.
  • L’Indre compte 11 lycées, 27 collèges, 202 écoles. Sur ces 202 écoles : 119 hors RPI, 77 en RPI déconcentrés, 6 en RP concentrés. Sur les 77 en RPI déconcentrés, 76 comptent 1 à 3 classes.

L'avis du SE-Unsa

Le cœur de notre engagement s’appuie sur le dialogue, la concertation, le temps long, le diagnostic fondé sur des éléments factuels et non sur des postures. Cet Observatoire des dynamiques rurales est donc important pour l’avenir de notre territoire. À chacune des parties prenantes de s’en saisir au mieux.

Même si cette instance est dédiée au premier degré, nous avons déjà fait remarquer qu’il nous semble important d’articuler la réflexion avec le maillage scolaire et l’offre éducative du second degré, qui est également touché par la déprise démographique.

Contre toute attente, il est à noter qu’il est très rare dans d’autres départements que les représentants des personnels y soient conviés. Nous y voyons une réelle volonté de co-coconstruction. Nous y porterons notre projet d’une offre éducative de qualité pour tous les élèves, qui garantissent une qualité de vie et des conditions de travail optimales pour tous nos collègues.


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