1/ L’Inspection départementale rend 11 postes concernant les collèges vosgiens. Il faut y ajouter 3 postes de TZR en Histoire-Géographie et en Mathématiques sur la zone de Saint-Dié et un poste en Espagnol sur la zone Epinal-Remiremont ! Ces collègues doivent être prévenus par leur DPE respective et candidater au mouvement des TZR en demandant des Zones de Remplacement. Ils bénéficient d’une bonification de 1500 points.

2/ Tous les postes rendus sont vacants ! Il n’y avait personne déjà cette année sur ces postes. Certains postes sont « gelés », c’est-à-dire pas mis au mouvement,  pour ne pas faire venir quelqu’un sur un poste dont on sait qu’il est amené à disparaître. On attend le départ en retraite de la personne pour le supprimer de manière à ce qu’il n’y ait pas d’incidence humaine.

3/ Ces postes concernent 9 établissements : Raon l’Etape et Saint Dié (J.Ferry) sont concernés par 2 suppressions ! Les autres établissements sont Bruyères, Charmes, Cornimont, Gérardmer, Provenchères, Rambervillers. 

4/ Les postes supprimés concernent les matières suivantes : Technologie (3 postes)  Lettres Modernes,  EPS  (2 postes), Anglais, Allemand, et enseignants spécialisés (1 poste) 

5/ Les organisations syndicales (OS) ont demandé le maintien d’au moins un poste en Technologie pour permettre à un collègue qui a été l’objet d’une carte scolaire l’an dernier et qui est sur Nancy de pouvoir se rapprocher de son domicile. 

Les organisations syndicales s’inquiètent aussi de la suppression de postes en Allemand compte tenu du fait que son enseignement est priorisé dans le département ! 

Les OS ont demandé l’implantation de stagiaire en Education Physique, en particulier à J.Ferry Saint-Dié pour mettre en place certaines activités comme la piscine. En effet, la suppression du poste d’EPS fait qu’il ne reste plus qu’un poste ! L’inspection rétorque qu’elle installera plutôt un bloc de moyen provisoire (BMP). 

Les OS ont demandé la création d’un poste en UPE2A (allophones) à J.Ferry Epinal en raison de la forte arrivée d’élèves étrangers et des moyens dont a été dotés l’établissements au moment de la DHG . Elles ont aussi alerté sur la situation de Monthureux/Saône où le nombre d’élèves allophones est de 39 et 6 heures de FLE sont rendus car la collègue retrouve un poste à temps complet.

Pas de création de poste en UPE2A la situation sera réétudiée. Pour information, il existe 9 moyens UPE2A dans les Vosges 6 en collège et 3 en LEP (2 postes fixes et 7 BMP)

L’ensemble des organisations syndicales ont voté contre ces nombreuses fermetures et compléments de service.

Questions diverses : 

Nombre de stagiaires CAPPEI : 8

EREA Epinal :  Transformation d’un poste BMP 1er degré en PLP (lettres/ histoire-Géographie)

SEGPA : Pas de suppression de postes dans le département  : retrait uniquement de moyens BMP. Les effectifs sont à la baisse

– 2021/2022 : 527 élèves

– 2022/2023 : 462 élèves

– 2023/2024 : 431 élèves

Piratages ENT : 

Dans notre académie, une trentaine d’établissements sont concernés. Dans les Vosges, 4 lycées sont impactés. La fonction messagerie de l’ENT a été partiellement désactivée. (plus d’infos : voir Partage pour la mise en place des mesures de sécurité)

Déclaration liminaire lue par l’UNSA Education 88 : 

Madame la Directrice d’académie,

Mesdames, Messieurs,

Malgré la publication, le 17 Mars, des textes publiés au JO, le flou entourant l’organisation matérielle de la rentrée dans les collèges est loin d’être complètement dissipé. Finalement, des groupes d’élèves vont bien être mis en place en 6ème et 5ème à la rentrée prochaine. Si on ne parle plus expressément de groupe de niveaux, mais de groupe en fonction des besoins des élèves, la mise en place n’en est pas moins techniquement extrêmement compliquée et les équipes de direction dans les établissements ne masquent pas leurs hésitations. En réalité, le tri social marqueur de notre opposition à la version initiale du « choc des savoirs » disparaît du discours officiel mais perdure dans les faits. D’autant que le système dérogatoire évoqué par Madame la Ministre de l’Éducation nationale lors d’une réunion au ministère le 7 mars est très encadré et ne laissera guère de marge de manœuvre pour les chefs d’établissement et leurs équipes pédagogiques. Pour que le système fonctionne en barrette, il faudrait que les différents groupes avancent sur les mêmes parties de programme et au même rythme, sinon comment faire les transitions ? C’est une gageure pédagogique. Pour terminer sur ce contexte national, l’UNSA-EDUCATION s’interroge sur un gouvernement qui supprime 691 millions de crédits au Ministère de l’Education Nationale alors qu’il dit faire de l’Education Nationale une priorité ?

Au niveau départemental, à la rentrée 2024-2025, la DSDEN des Vosges rend 11 postes concernant les collèges vosgiens. Il faut y ajouter 3 postes de TZR en Histoire-Géographie et en Mathématiques sur la zone de Saint-Dié et un poste en Espagnol sur la zone Epinal-Remiremont ! Ces postes concernent 9 établissements dont deux sont touchés par 2 suppressions comme Raon-l’Etape et Jules Ferry à Saint-Dié. Hormis Charmes, les autres établissements touchés sont tous localisés dans la partie montagneuse du département et doivent faire l’objet de l’attention des services dans le cadre de la déprise rurale. Certaines matières sont plus impactées que d’autres : c’est le cas de la technologie qui paye la suppression d’une heure en Sixième pour mettre en place les groupes de besoins ! Les lettres Modernes et l’EPS dont les matières sont aussi courtisées par le gouvernement dans le cadre du choc des savoirs et du bien-être des jeunes sont aussi touchées par deux suppressions de postes.

A ce sombre bilan, s’ajoute la multiplication des compléments de service qui s’élèvent à 177 dans le département et dégradent les conditions de travail ! Il faut encore compter en plus le nombre des Blocs de Moyens Provisoires dont les organisations syndicales n’ont pas encore connaissance à ce jour ! Pour certains, ces compléments de service se font dans des villes d’un autre département que les Vosges, Nancy ou Lunéville. D’autres traversent le département d’Est en Ouest et partent de Fraize pour se rendre à Mirecourt ! L’UNSA-EDUCATION proposera à ce sujet des réimplantations de postes avec l’accord des collègues concernés ! Elle s’inquiète également de la situation des UPE2A et demande l’installation de postes plus pérennes dans ces structures pour une prise en charge de jeunes allophones dont les chiffres se maintiennent à la hausse.

Pour clore, l’UNSA-EDUCATION serait reconnaissante aux services départementaux d’élaborer un document lisible concernant les compléments de service dans le département des Vosges.

Je vous remercie de votre attention.


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Petit rappel: Le CDEN (conseil départemental de l’Education Nationale) est composé de differents représentants :

– de l’administration EN, DASEN, IA, responsable pôle premier degré …

– des collectivités locales (mairies et conseil général) ;

– des usagers (fédérations de parents d’élèves , DDEN, Ligue de l’enseignement, UDAF, …).

 – des organisations syndicales représentant les personnels des établissements d’enseignement et de formation. 

Il est présidé par Madame le Préfet

LE CDEN de ce jour a été bref : après le « choc des savoirs », c’était en effet aujourd’hui le « choc des annonces » puisque un décret paru ce matin annonce que 691 millions d’euros sont supprimés du budget de l’enseignement scolaire…soit la suppression d’un grand nombre de postes dans l’Education nationale – voir la déclaration intersyndicale 88 de ce jour en PJ –

Les représentants des Organisations syndicales ont donc quitté l’instance du CDEN après avoir lu leurs déclarations liminaires, afin de montrer leur incompréhension et leur indignation.


Vous trouverez ci-dessous la déclaration préalable de l’UNSA Education 88 lue en début d’instance.

 

Madame la préfète,

Madame l’Inspectrice d’Académie,

Mesdames et messieurs les membres du CDEN,

 

C’est dans un contexte d’instabilité ministérielle, de dénigrements assumés et revendiqués de l’école publique et laïque, de propos mensongers et irrespectueux contre ses personnels, de changements de cap et de directions sans évaluation des dispositifs établis, d’effets d’annonces sans information des professionnels, d’absence de cadre législatif que notre éphémère ministre de l’Education a mis à mal les personnels.

Les principales mesures budgétaires pour la rentrée 2024 actées au plan national se déclinent donc désormais localement. Vous présentez, Madame l’Inspectrice, la répartition des moyens entre les différentes écoles vosgiennes et différents collèges vosgiens. Elles se traduisent par la perte de 38 Equivalents Temps Plein dans le primaire et de 5 ETP dans les collèges dans un contexte de baisse démographique dans notre département des Vosges. Mais il serait intéressant de mettre en face de cette courbe descendante une autre courbe, invisible mais pourtant bien réelle et en hausse constante : celle du nombre d’élèves en grande difficulté sociale ou en détresse psychologique, comme les élèves de DITEP que l’Etat veut inclure au forceps dans l’acte II de l’école inclusive, mais aussi celle du nombre d’élèves allophones, celle du nombre d’élèves à besoins éducatifs particuliers de plus en plus nombreux à être identifiés par la MDPH.

Constatez avec nous que si le taux d’encadrement est effectivement maintenu, il n’en demeure pas moins que les conditions d’enseignement ne permettent pas de favoriser la réussite de tous les élèves.

Avec cette baisse de moyens, il n’y a aucune possibilité d’augmenter la brigade de remplaçants dans le primaire, ni même d’abonder les RASED qui font cruellement défaut dans nos territoires ruraux dépourvus d’établissements médico-sociaux !

En Collège, les remplacements sont de plus en plus souvent assurés par des contractuels, parfois peu formés, car les Titulaires sur Zones de Remplacement sont nommés à l’année en raison de la pénurie dans le recrutement des enseignants. Les PACTES, quand ils sont pris, sont une solution de remplacement court qui n’est pas durable sur l’ensemble de l’année.

Ces moyens ne permettent pas non plus l’installation de la réforme baptisée « choc des savoirs » et voulue par le Premier Ministre. Aujourd’hui, au lieu des trois groupes annoncés, seuls deux groupes de niveaux sont financés dans 10 établissements et 5 collèges vosgiens travailleront avec un seul groupe de niveau. Les groupes de niveaux dont Mme Belloubet, nouvelle ministre de l’Education Nationale, ne veut plus prononcer le nom et qu’on cache sous les euphémismes de « groupes de besoin » ou « groupes de réussite » sont en réalité financés par la disparition du dispositif de soutien en Français et en Mathématiques réalisé l’an dernier par les enseignants du primaire, et seuls 20% des établissements vont disposer de moyens supplémentaires pour les mettre en place. Les principaux de collèges ne voient par ailleurs pas les moyens à mettre en face du théâtre et de l’histoire des Arts au point que les collègues d’Education Musicale et d’Arts Plastiques s’inquiètent et se demandent si le gouvernement ne va pas prendre sur leurs horaires d’enseignement.

En conséquence, faute de moyens, les enseignants et les chefs d’établissement vont au devant d’une dégradation de leurs conditions de travail pour la rentrée 2024. Les groupes de niveaux seront difficiles à mettre en place dans bon nombre d’établissements qui ne disposent pas du nombre d’enseignants nécessaire ou qui partagent les professeurs de Mathématiques et de Français en Complément de Service. A ceci s’ajoute une désorganisation générale des emplois du temps des personnels.

Disons un mot ici aussi de la dégradation des conditions de travail des AESH qui se plaignent de ne plus pouvoir suivre la scolarité des élèves dont elles ont la charge depuis la mutualisation accélérée installée dans les PIAL. Comment venir en aide à un élève en devoir quand on n’a pas assisté à tous les cours de l’enseignant ? L’UNSA rappelle à ce titre qu’elle réclame pour les personnels AESH la création d’un corps spécifique de fonctionnaires, la création d’une indemnité de fonction qui tienne compte des sujétions du métier et la comptabilité des temps de déplacement pour les AESH exerçant sur plusieurs établissements.

Pour finir, l’UNSA-EDUCATION constate que les AESH sont de plus en plus nombreuses à subir des violences régulières ce qui  lui donne l’occasion de rappeler que, même si elle est favorable à une politique d’inclusion centrée sur le bien-être et la bienveillance à l’égard des élèves, celle-ci n’est pas toujours souhaitable ni possible en milieu ordinaire.

Cette baisse des moyens occasionnant une dégradation des conditions de travail n’est pas passée inaperçue chez les parents d’élèves. Bon nombre d’entre eux, dans plusieurs villages vosgiens, ont voulu par voie de presse attirer l’attention, qui sur la disparition d’une classe, qui sur la menace pesant sur une école rurale.

Alors aujourd’hui, Madame l’Inspectrice d’Académie, nous nous faisons l’écho non seulement de notre profession, mais aussi des parents et des élus que nous avons rencontrés lors de nos échanges sur la carte scolaire.

L’UNSA-EDUCATION espère qu’un retour à la stabilité au sein du Ministère de l’Education sera à même de corriger la réforme du « choc des savoirs » telle qu’elle existe aujourd’hui en en revoyant l’esprit et les moyens.

Nous terminons en remerciant les services de l’Inspection pour les documents communiqués et pour la qualité des échanges lors des groupes de travail.

Je vous remercie pour votre attention.

 


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Vous trouverez les résultats de notre enquête « vis ma vie de CPE » en suivant ce lien Résultat de l’enquête du se-unsa : Vis ma vie de CPE.

En cliquant sur les rubriques du tableau, vous accéderez au détail des réponses.

Nous restons à votre disposition pour toute question.


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CSA – SD Rentrée 2024 : de belles intentions certes, mais le compte n’y est pas…

C’est avec pugnacité que vos représentants du SE-Unsa 88 ont défendu les situations que vous nous avez fait remonter (et d’autres que nous avions repérées) et renouvelé leurs demandes de moyens supplémentaires dans la déclaration liminaire, la seule lue ce jour par les oragnisations syndicales) 

Plusieurs ont retenu l’attention de l’administration puisque des fermetures proposées ont été annulées.

Vous trouverez ci-dessous les principales mesures par circonscription, mesures qui seront validées au CDEN du jeudi 22 février.

On déplore 49 fermetures (41 postes classes + 8 BIR – voir notre article)

Il y a ouvertures de 8 postes.

49 – 8 = 41 suppressions +3 ETP conservés au titre des aides pédagogiques pour les ajustements de rentrée = 38 suppressions de postes.

Les collègues concernés par une fermeture et une mesure de carte scolaire  recevront prochainement un courrier des services du pôle premier degré.

Ils  auront une bonification de 300 points sur l’ensemble  de la circonscription (nouveauté de cette année)  sur un poste d’adjoint ou sur un poste équivalent au poste supprimé (100 points sur les autres circonscriptions)

Pensez à vous faire connaitre si vous êtes touché(e) par une mesure de carte scolaire, car le SE Unsa peut vous conseiller et vous accompagner pour le mouvement.

N’hésitez pas à nous contacter 88@se-unsa.org.

Nous vous proposerons cette année encore des visios pour vous présenter le fonctionnement du mouvement intra premier degré. ( à ce sujet, le mouvement inter degré aura lieu du 19 février au 10 mars, voir ici)

Vote sur la carte scolaire  : pourquoi l’Unsa Education s’est-elle abstenue ?  

Après avoir voté CONTRE le projet au dernier CSA-D premier degré pour contester les choix budgétaires conduisant à la suppression de 38 postes dans les VOSGES, par ce vote en abstention aujourd’hui, nous avons voulu reconnaitre le dialogue social local.
En effet, si nous dénonçons toujours la suppression de 38 postes  et l’impossibilité d’améliorer les conditions de travail et d’accompagnement en direction des élèves les plus fragiles,  il nous faut reconnaître que Mme la DASEN a entendu plusieurs de nos arguments et nos interventions ont permis de faire évoluer la carte scolaire présentée initialement au groupe de travail. Il est évident que personne autour de cette table ne souhaite ces suppressions, ni les organisations syndicales ni l’administration, mais au vue des contraintes, nous apprécions les échanges et les évolutions depuis le projet initial.

Pour toute question, nous restons à votre disposition par mail, 88@se-unsa.org 

 


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COMPTE RENDU DU 9 FEVRIER

Le CSA-SD (comité social d’administration spécial départemental) s’est réuni ce vendredi 9 février après-midi en présence de Mme la DASEN, de Mme la secrétaire générale, de Mme l’IEN-Adjoint et des IEN de circonscriptions ainsi que des représentants du SE Unsa et des autres organisations syndicales représentatives.

Nous avons à nouveau argumenté sur la nouvelle liste de postes proposée par l’administration avec quelques « suppressions de suppressions ». En effet, suite aux interventions du Se-Unsa 88 et des autres organisations au groupe de travail du 2 février, certaines des écoles qui devaient être touchées par une fermeture de poste classe ne le sont plus.

Malgré les différentes interventions, il n’y a eu aucun changement notable ce jour, Mme la DASEN préférant garder une marge de manoeuvre pour les ajustements de rentrée.

Si nous avons apprécié d’avoir été entendus sur la sitiuation de certaines écoles, c’est au vu du grand nombre de retraits de postes dans notre département (-38 postes pour le premier degré) que les organisations syndicales ont voté à l’unanimité contre ce projet.

De ce fait, un prochain CSA-SD  se réunira VENDREDI 16 FEVRIER( avant le CDEN du 22 Février)

COMPTE RENDU DU 9 FEVRIER

Pensez à lire en PJ notre déclaration liminaire et les réponses apportées  aux nombreuses questions diverses de l’UNSA.

Mme La Dasen dresse le contexte dans lequel s’établit la carte scolaire 2024 :

Démographie toujours préoccupante dans notre département :

-3641 élèves dans l’Académie

-624 élèves dans les Vosges

L’écart entre les prévisions et les effectifs est toujours défavorable. Différentiel de 250 élèves.

L’enveloppe académique était au départ de 135 retraits. Elle a été réduite à 120 retraits.

Mme la DASEN s’attache à conserver une équité départementale en respectant les priorités ministérielles des dédoublements GS, CP et CE1 en REP et REP + et les plafonnements à 24 en GS, CP et CE1 hors REP.

Le nombre de retraits s’élèvent à 38 postes dans les Vosges.

 Si les municipalités, elles, sont toujours informées, par un courrier adressé par les services de la DSDEN des Vosges, que leur école entre dans le champ d’étude de la carte scolaire et peut donc faire l’objet d’un retrait de poste, un grand nombre d’entre vous nous a fait part qu’il ignorait cette information. En effet, les enseignants des écoles concernées ne sont pas toujours informés par leur hiérarchie directe : les IEN de circonscriptions. Cela dépend des pratiques de chaque IEN.

Le SE UNSA a demandé dans sa déclaration liminaire (en PJ) que cela puisse évoluer : 

 « Pour terminer, nous souhaiterions améliorer notre fonctionnement en vous demandant qu’une consigne claire soit donnée aux IEN : chaque équipe pour laquelle une mesure est envisagée doit être prévenue en amont de nos travaux (GT). Différentes pratiques sont constatées dans notre académie et nos collègues ont besoin d’être informés par leur supérieur. Votre courrier à l’attention des maires des écoles concernées par une mesure de carte avant l’instance décisionnaire crée de l’incompréhension, de l’angoisse et parfois même de la colère chez nos collègues. »

Mme la DASEN a porté une attention particulière à notre demande et elle a dit qu’elle se pencherait de façon attentive sur cette question avec l’ensemble des IEN pour harmoniser les pratiques et les faire évoluer afin que les enseignants des écoles soient informés au même titre que les municipalités.

Nous suivrons cela de près et nous vous tiendrons informer de la mise en œuvre de cette demande importante pour le dialogue social et pour le respect des personnels. 

Suppression de 8 postes BIR (brigade intervention ruralité) Nous avons demandé à l’administration si elle pouvait nous indiquer précisément les 8 supports BIR qui seraient supprimés dans notre département.

Mme l’IA-adjointe nous a apporté les éléments suivants à ce sujet :
Dans notre département, nous comptons 16 supports BIR : 2 supports par circonscription. L’administration va conserver un support BIR par circonscription. Elle n’a pas été en mesure de nous indiquer précisément les supports BIR supprimés. Nous avons supposé qu’entre 2 supports A et B dans une circonscription, on retire le support A et on conserve le support B avec son attache administrative telle qu’elle est. Or, d’après ce que nous avons compris, le support BIR qui sera conservé, serait redéployé à l’échelle de la circonscription sur un secteur redéfini par l’IEN de circonscription en fonction des besoins identifiés et liés à la ruralité.
Qui conserve le poste BIR maintenu au sein de la circonscription ?
Sur ce point, Mme l’IA-Adjointe ne nous a pas donné de précisions sur les modalités qui seraient appliquées pour déterminer qui serait touché par la mesure de carte sur le support BIR.
Nous pouvons toutefois supposer qu’il s’agirait du collègue qui détient la plus grande ancienneté en tant que titulaire BIR sur l’un des 2 supports de la circonscription.

Par respect du dialogue social et de la confidentialité des documents de travail confiés aux représentants des personnels des organisations syndicales représentatives, notre syndicat SE UNSA ne diffuse pas l’ensemble des informations de fermeture /ouverture avant l’échéance officielle du CSA de vendredi prochain.

Cependant, nous restons à votre disposition pour répondre aux questions « individuelles » et pour toute remarque ou question, de préférence par mail 88@se-unsa.org.

PS avez-vous lu en PJ notre déclaration liminaire et les réponses apportées  aux nombreuses questions diverses de l’UNSA ? 


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CSA-SD Implantation des moyens provisoires et ajustements de la carte scolaire 1er degré du jeudi 7 septembre 2023.

 

Le CSA-SD de rentrée s’est tenu ce jeudi 7 septembre.

Déclarations liminaires : UNSA,(A LIRE EN PJ) SGEN CFDT, FSU, FO.

Ordre du jour :

– Approbation du procès-verbal du CSA-SD du 22 mai 2022.

– Implantation de moyens provisoires dans le 1er degré suite au constat d’effectifs 2023-2024.

– Ajustements de la carte scolaire 1er degré

– Questions diverses

Lire notre déclaration liminaire en PJ

Intervention et remarques de Mme la DASEN :

La rentrée s’est passée dans des conditions favorables et sereinement. Les équipes sont quasiment complètes dans le 2ème degré. Les affectations des élèves dans le secondaire sont bonnes : il n’y a pas d’élèves sans solution.

Mme la DASEN nous fait part de son attachement au dialogue social et à l’équité dans le traitement des agents. Elle veut poursuivre la réflexion sur le réseau des écoles et également sur celui des collèges en lien étroit avec le Conseil Départemental qui en est le principal maître d’œuvre.

Notre compte-rendu :

– Approbation du procès-verbal du CTSD du 22 mai 2022 

Approuvé.

– Implantation de moyens provisoires dans le 1er degré suite au constat d’effectifs 2023-2024.

1 aide pédagogique à l’école du Champbeauvert (maternelle et élémentaire)

½ aide pédagogique à l’école de Dinozé.

 ½ aide pédagogique à Docelles.

½ aide pédagogique à Pouxeux.

1 poste supplémentaire d’EANA (élèves allophones nouvellement arrivés) implanté à Saint- Dié des Vosges. Implantation sur un champ d’écoles restreint, formation des équipes pédagogiques au sein de certaines écoles. Poste pour toute la ville de Saint-Dié des Vosges.

Ce poste fera l’objet d’un appel à candidatures publié dans Partage.

 

– Ajustements de la carte scolaire 1er degré.

La création d’un support à 50 % à l’IME de Châtel sur Moselle et d’un support à 50 % à l’IME de Saint Amé, entraîne 2 nouveaux couplages de postes :

½ IME Epinal + ½ IME Châtel sur Moselle

½ IME Val d’Ajol + ½ IME Saint Amé

 

– Questions diverses de l’UNSA :

 1) Accueil des élèves de la Petite Raon à l’école de Moussey :
Comment se passe l’organisation pédagogique au niveau de l’école de Moussey ? Comment s’organise le fonctionnement de la direction de l’école ?

Le travail s’est fait en lien avec la directrice de Moussey et le directeur de La Petite Raon. Cela a permis à toute l’équipe pédagogique de La Petite Raon d’intégrer l’école de Moussey dans les meilleures conditions possibles. La répartition est établie en 5 classes et l’organisation pédagogique permet aux directeurs de pouvoir se partager l’intervention d’une enseignante de l’équipe afin d’accomplir plus facilement leurs tâches administratives.

Une commission de sécurité doit bientôt se rendre sur les lieux.

Un travail sur la forme administrative de l’école doit être engagé.

Un arrêté de fermeture de l’école sera probablement envisagé par la mairie de La Petite Raon.

La situation de l’école de La Petite Raon sera revue au moment de la prochaine carte scolaire qui se déroulera au début de l’année 2024.

2) Poste d’enseignant référent du collège Louis Pasteur à Raon l’Etape : le poste est-il bien devenu vacant ?

Le poste est bien libéré. Il fera l’objet d’un appel à candidatures dans Partage.

3) Quels sont les changements dans l’organigramme de la DSDEN ?

Le référent directeur est désormais attribué à 2 directeurs d’école qui interviendront à mi-temps sur cette fonction. (Conformément aux textes réglementaires).

4) Les collègues concernés par un rendez-vous de carrière cette année ont-ils été bien prévenus en fin d’année scolaire dernière, comme l’indique le texte ?

Les collègues concernés ont été informés par i prof. Normalement, un message est renvoyé dans leur messagerie de Partage : prénom.nom@ac-nancy-metz.fr

Attention des problèmes de piratage de messageries ont peut-être empêché la communication des informations.

5) La campagne d’avancement à la Hors-Classe avait été annoncée pour l’été. A ce jour, elle n’a toujours pas eu lieu, avez-vous une date ? Quid de la Classe Exceptionnelle ?

La campagne pour l’avancement HC est en cours de finalisation et devrait être publiée prochainement. Pour infos : 632 enseignants éligibles à la HC / contingent de 137 promus.

En ce qui concerne, l’avancement à la Classe Exceptionnelle des compléments réglementaires sont attendus par les services de la DSDEN pour pouvoir procéder à leur étude et à leur diffusion auprès des collègues promouvables. Encore un peu de patience.

6)  Reste-t-il des collègues sans affectation ?

7 enseignants à affecter.

 

Précisions sur le mouvement intradépartemental demandées lors de la CAPD du 31 août quelques chiffres :

Phase 1 du mouvement :

447participants, dont  178 participants obligatoires , obtention par extension 1, révision d’affectation 1.

Recours temps partiel CAPD du 31 août bilan :

4 demandes de recours : 2 accordées / 2 refusées

 

Nous restons disponibles pour répondre à vos questions,

Vos représentants Franck Pannozzo et Eric Baumann


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Voici les réponses de l’administration aux questions diverses posées par vos représentants de l’UNSA Education 88, lors du CSA SD du 23 mai. (Comité Social d’Administration, crée par la loi FP , succède aux CTSD) – Comités Techniques Spécaiux Départementaux)

TEMPS PARTIEL : Le Se-Unsa souhaiterait que l’on rappelle les critères retenus après la tenue de la commission d’harmonisation mise en place avec l’ensemble des IEN pour l’octroi du temps partiel sur autorisation.

  • Nombre total de demande de temps partiel (de droit et sur autorisation) ?
  • Combien de refus pour les demandes de temps partiel sur autorisation ? Sur le nombre de refus combien de recours gracieux et combien d’avis favorables et défavorables ? Combien de saisines de la CAPD ?

Réponse de l’administration :

Demandes de droit : 65 accordées

Temps partiels et repères, sur les demandes sur autorisation (exclus les demandes de droit) : être au plus juste des besoins des enseignants ce qui permet de s’adapter à la situation du département (repères d’étude) :

4 grands repères d’étude essentiellement sur les conditions familiales :

  • Education de jeunes enfants.
  • Période préparatoire à la retraite.
  • Cumul avec des activités professionnelles complémentaires.
  • Accompagnement de parents âgés

Demandes sur autorisation :

32 demandes médicales.

51 demandes familiales : 48 accordées, 2 refus et 1 en attente.

Aucune demande à caractère social.

4 demandes pour fin de carrière : 1 accordée, 2 refus et 1 en attente.

8 demandes autres situations : 2 accordées, 3 refus et 3 en attente.

RUPTURE CONVENTIONNELLE : Le Se-Unsa souhaiterait connaître le nombre de demandes, le nombre d’accords, le budget ainsi que les critères de décision.

Réponse de l’administration :

9 demandes :  2 refus, 2 renoncements, 3 accordées en mars et 2 examinées en commission en juin. Pas de précision sur le budget octroyé.

CONGE DE FORMATION : Nous souhaiterions connaître le nombre de demandes, le nombre d’accords et le budget octroyé.

Réponse de l’administration :

7 demandes acceptées. (Pas de précision sur le budget octroyé).

SITUATIONS ADMINISTRATIVES  : Le Se-Unsa souhaiterait connaître le nombre de disponibilités demandées et accordées, de démissions, de détachements et de demandes de retraites.

Réponse de l’administration :

17 demandes de disponibilités

41 demandes de retraites

5 détachements

2 démissions de stagiaires et 3 de contractuels.

AFFECTATION DES STAGIAIRES : Le Se-Unsa alerte sur l’affectation des stagiaires pour éviter le risque d’erreur et de recours de l’an passé et demande que les stagiaires en renouvellement cette année puissent être affectés dans le département auquel ils pouvaient légitimement prétendre l’an passé.

Réponse de l’administration :

Affectation des stagiaires : elle ne dépend pas du niveau départemental. La DSDEN des Vosges n’est pas compétente en la matière, cela relève du Rectorat mais les services de la DSDEN resteront vigilants.

INEAT / EXEAT : Le Se-Unsa souhaiterait connaître le nombre de demandes d’exeat pour un autre département de l’académie et hors académie ?

  • Quand les collègues auront-ils des réponses ?

Réponse de l’administration :

Exeat : 1 refus

Ineat : 8 demandes en cours

 

FORMATION CAPPEI 2023 / 2024 :

Nous souhaiterions connaître le nombre de départs en formation ainsi que la déclinaison selon le support spécialisé occupé (Ulis école, collège, ITEP, Rased, IME…)

Réponse de l’administration :

8 départs en formation : 1 enseignant du 2nd degré et 7 enseignants du 1er degré. Pas de précision sur les supports occupés.

 

TERRITOIRES EDUCATIFS NUMERIQUES : quel retour sur cette expérimentation ?

Réponse de l’administration :

Intervention de l’IEN de Neufchâteau : depuis le 28/04/22 une convention tripartite a été engagée entre le Rectorat, la banque des territoires et le Conseil Départemental.

4 axes d’actions : Ecole, Collèges, Lycées / Formation / Ressources + association de l’Inclusion et de la Parentalité.

Moyens importants 5 millions d’euros sur 3 ans (gestion par le Rectorat et le Conseil Départemental)

Bilan d’étape :

Equipement appel à projet dans les Vosges au niveau du 1er degré : montant global de 900 000 euros pour une subvention de 600 000 euros. Cahier des charges construit de façon tripartite.

Appel à projet en cours pour les écoles privées pour les amener au niveau socle de l’équipement numérique.

Dotation pour les écoles maternelles financée par une enveloppe du Rectorat. Les enseignants des écoles maternelles sont éloignés du numérique.

Choix d’un équipement pour les écoles maternelles pures : 1 lislesmots, 2 bookinous qui sont des liseuses (en cours de distribution dans les écoles).

Regroupements des directrices d’écoles, en 2 temps avec des ateliers pour permettre aux directrices d’en saisir l’intérêt, par circonscription. (dotation du Rectorat : matériel qui appartient à l’école)

Equipement des formateurs : 3 malettes.

Formation sur temps scolaire 2 volets : 17 EPR étudiants + les ERUN et les conseillers départementaux.

Concernant la formation à la parentalité : usage raisonné des écrans + ateliers pour les élèves et les débats.

Dans le cadre du TNE (territoire numérique éducatif) des Vosges de nombreux élus étaient présents au festival du numérique en avril dernier.

Appel d’équipement pas limité au socle, les projets les plus intéressants seront retenus dans le cadre de l’enveloppe disponible.

ENT 1er degré : One et Benelux, les BIN ateliers numériques dans les écoles.

EVALUATION D’ECOLES : point d’étape ?  

Réponse de l’administration :

L’année dernière, regroupement des écoles de la ville de Charmes et de l’école Jean Macé d’Epinal.

Cette année 2022 / 2023 dans le département : 10 regroupements au total 55 écoles.

2 grandes phases :

1 auto-évaluation (réduction des inégalités, bien être à l’école, réussite des élèves) pour proposer des outils.

2 un rapport rédigé par les équipes selon 4 axes.

 Analyse à l’échelle des territoires.

L’équipe d’évaluateurs externes regroupe 3 à 4 personnes qui ne connaissent pas les personnels. C’est une équipe inter-catégorielle composée d’un IEN pilote, un conseiller pédagogique, un directeur d’école et un personnel du 2nd degré.

Elle portera un regard croisé, en résonnance avec la lutte contre les inégalités et l’harmonisation des contenus des pratiques.

Le temps consacré est important : temps invisible ?

Au niveau de l’Académie pour l’année 2023 et 2024, les 6 heures de l’évaluation d’écoles seront prises sur les deux demi-journées prises en dehors des heures de cours qui sont souvent prises par les collègues comme une deuxième journée de pré-rentrée (ce qui n’est pas obligatoire) ou sur la journée de solidarité. Un courrier sera envoyé aux écoles concernées pour les informer sur quel temps sera fléchée cette réflexion sur l’évaluation d’écoles.

Rappel : Pour les enseignants, deux demi-journées (ou un horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours, pourront être dégagées, durant l’année scolaire, afin de permettre des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques.

 

Nous restons à votre disposition pour toute information ou question.

Vos représentants Eric Baumann et Franck Pannozzo.


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Depuis la réforme du lycée, l’épreuve anticipée de français et les programmes ont été modifiés et alourdis tant en 1re générale qu’en 1re technologique. Dans le cadre d’une intersyndicale élargie, le SE-Unsa s’adresse au ministre pour réclamer une mesure d’urgence pour la session 2023.
 
 
Repenser les programmes et les épreuves anticipées
 
Depuis plusieurs années, le SE-Unsa réclame un travail de fond sur la structure des épreuves et sur les programmes.
En 1re technologique, il faut repenser les épreuves écrites qui sont lourdes à préparer avec un horaire hebdomadaire insuffisant.
En 1re générale, le SE-Unsa revendique de repenser l’épreuve orale pour revenir à celle qui existait avant la réforme, d’abandonner les œuvres imposées qui limitent la liberté pédagogique et les parcours associés qui sont des carcans supplémentaires.
 
 
Une mesure d’urgence
 
Force est de constater que malgré nos alertes, dont la dernière lors du comité de suivi de la réforme du bac du 25 janvier dernier, aucun changement n’est intervenu.
Dans le cadre d’une intersyndicale élargie, le SE-Unsa s’adresse au ministre pour réclamer une mesure d’urgence pour la session 2023 : réduire le nombre de textes à présenter à l’épreuve orale (16 dans la voie générale, 9 dans la voie technologique).
 
Au-delà de cette demande prioritaire, le SE-Unsa revendique le libre choix de la méthode d’explication du texte à l’oral et la suppression de la question de grammaire à l’oral.

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La période de rentrée scolaire est le moment où le prof doc est souvent amené à négocier un certain nombre de points avec le chef d’établissement.

Le premier sujet sensible à aborder avec le chef d’établissement concerne les horaires d’ouverture du CDI.

Avant tout, précisons que le temps de service des profs docs est de 30 heures en établissement. Si votre chef souhaite vous imposer d’être présent 36 heures en établissement, la négociation s’avère d’emblée impossible puisque sa demande serait contraire aux textes officiels. Dans ce cas, prenez contact avec le SE-Unsa pour être accompagné. Le chef d’établissement peut consulter la circulaire du 29 avril 2015 qui encadre les obligations de service qui indique pour les professeurs documentalistes « un service d’information et documentation de 30 heures auxquelles s’ajoutent 6 heures consacrées aux relations avec l’extérieur ».

En revanche, il peut être utile de discuter avec la direction pour trouver le compromis idéal entre les besoins des élèves, les attentes de la vie scolaire, et les conditions de travail du professeur documentaliste. Ainsi, le CDI ne peut pas être la salle où l’on place les élèves surnuméraires en permanence. La négociation doit porter aussi bien sur la complémentarité des horaires d’accueil de la permanence, du foyer ou de la Maison des Lycéens et du CDI, mais aussi sur le nombre d’élèves accueillis au CDI, pour participer à un projet global d’accueil des élèves.

C’est le moment de rappeler au chef d’établissement notre circulaire de missions : le CDI accueille les élèves mais c’est aussi un lieu d’enseignement. Par conséquent, la négociation peut impliquer que lors des heures d’enseignement, le CDI ne soit accessible que pour un nombre limité d’élèves.

Le SE-Unsa milite pour que le temps de travail du professeur documentaliste soit déconnecté du temps d’ouverture du CDI. Ainsi, si un professeur documentaliste assure une heure d’enseignement en classe et que le CDI est fermé pendant ce temps-là, le professeur documentaliste accomplit bien ses missions.

Les récréations sont également un sujet potentiellement épineux.
Pour le SE-Unsa, là encore, il faut faire preuve de souplesse.
Les élèves peuvent avoir besoin de venir emprunter ou rendre leurs livres et autres documents au CDI lors des récréations, mais le professeur documentaliste a, lui, le droit d’avoir une pause et de retrouver ses collègues.


Voilà pourquoi la négociation peut porter sur un compromis concernant l’ouverture du CDI lors de certaines récréations (par exemple, les récréations du matin), alors que lors des récréations de l’après-midi, le CDI sera fermé.


Ce genre d’arrangement permet de concilier les attentes pédagogiques, notamment en terme d’incitation à la lecture, et les bonnes conditions de travail du professeur documentaliste.

La pause méridienne peut enfin être également une source de discussion entre chef d’établissement et professeur documentaliste.
Deux cas de figure peuvent se présenter :

  • le chef d’établissement peut vouloir imposer un temps de pause méridienne particulièrement long au professeur documentaliste pour des raisons d’organisation, de circulation des élèves dans les parties communes, ou pour étaler au maximum l’emploi du temps du professeur documentaliste et l’amener à être présent un nombre maximum de demi-journées. En clair, si la pause méridienne est de deux heures, cela va être difficile, par exemple, de concentrer les 30 heures sur quatre journées et de conserver son mercredi.
  • Inversement, le chef d’établissement peut demander une pause méridienne minimum.

Pour des raisons de service ou selon le souhait du professeur documentaliste (parce qu’il souhaite animer un club par exemple), la pause peut être inférieure à 45 minutes. Alors, il est utile de s’intéresser à la réglementation du temps de pause, notamment pour le repas, qui est très flou au sein du ministère de l’éducation nationale. Le décret 2010-815 stipule que « Aucun temps de travail quotidien ne peut atteindre six heures sans que les agents bénéficient d’un temps de pause d’une durée minimale de vingt minutes » . Pour autant, la pause méridienne est encadrée dans les entreprises privées, un texte de la fonction publique l’évoquait dans une circulaire du 10 mars 1983, mais elle n’a pas été intégrée au bulletin officiel de l’éducation nationale. Le vademecum des chefs d’établissement adjoints de 2006, en revanche, propose aux chefs d’établissement une concertation avec leurs agents pour fixer ce temps de pause, et indique que « pour un temps de repas de 45mn, ne seront décomptées du temps de travail que 25mn ».

Enfin, dans le cas d’un établissement comprenant un internat, il peut être demandé au professeur documentaliste d’étendre les horaires d’ouverture du CDI pour en faciliter l’accès pour les internes. Un AED peut éventuellement assurer cette ouverture. Il sera nécessaire dans ce cas de fixer les tâches qui pourront être accomplies par l’AED et de mener une enquête préalable auprès des élèves sur leurs attentes et leur intérêt pour cette ouverture.

Le SE-Unsa est particulièrement attentif aux professeurs documentalistes et à l’amélioration de leurs conditions de travail. Le métier de professeur documentaliste est en perpétuelle évolution, d’où l’intérêt pour eux d’être accompagnés par un syndicat utile !


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