À partir de la rentrée 2023, les activités de découverte du monde professionnel – qui n’étaient alors qu’une expérimentation dans les collèges volontaires – se généralisent à l’ensemble du territoire national de la 5e à la 3e.

Ajoutez votre titre ici Découverte des métiers ou de l’entreprise ?

La note de service du dispositif Découverte des métiers vient de paraître et semble bien mal nommé. En effet, à la lecture du texte, on ne peut s’empêcher de penser que les termes Découverte de l’entreprise auraient été bien plus appropriés.
 
L’ambition de départ était pourtant louable… Il s’agissait d’accompagner nos jeunes, dès le collège, à construire et à nourrir leur parcours d’orientation en élevant leur ambition et en favorisant des choix plus variés. La montagne a malheureusement accouché d’une souris.
 
La découverte des métiers n’est vue que comme un catalogue de métiers qui seraient présentés aux élèves, se bornant essentiellement au tissu économique local, créant ainsi une iniquité évidente. De plus, le vocable très entrepreneurial de la note ne mentionne ni les métiers du Service publique ni ceux de l’économie sociale et solidaire par exemple. 
 

Quelle mise en œuvre ?

Aucun horaire de mise en place n’est prévu dans les emplois du temps, laissant craindre que sa mise en œuvre pourrait se faire au détriment des horaires disciplinaires sur un volume et une fréquence qui dépendront donc des établissements.
 
Si la mission référent découverte des métiers est créée et rémunérée par le Pacte, ses fonctions se limiteront à la coordination des rencontres et à l’organisation des déplacements des élèves. Rien n’est dit du travail qui sera fait en amont ou en aval de la visite, ni du lien qui pourrait en être tiré dans la construction d’un parcours d’orientation qui sera mis en place par les équipes et les professeurs principaux dont les missions se verront donc définitivement alourdies.
 
Quant aux PsyEN dont le rôle dans l’orientation des élèves est si précieux, ils ne sont évoqués que comme personnels d’appui.
 
Enfin, ce dispositif vient s’ajouter au parcours Avenir qui ne disparait pas. Les deux dispositifs sont en partie redondants, bien que la découverte des métiers soit plus réductrice faute de vision globale du parcours d’orientation de l’élève.
 

L'avis du SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, la découverte des métiers doit être plus ambitieuse et prendre toute sa place dans le parcours Avenir. Elle doit impliquer toutes les équipes qui doivent avoir du temps rémunéré pour s’emparer de ce dispositif et pour lui donner du sens chez nos élèves.
 
Les métiers ou les familles de métiers proposés doivent être les plus larges possibles et doivent aller au-delà de l’environnement géographique le plus proche des élèves. Ces rendez-vous doivent de plus être présentés dans les différentes instances de l’établissement.
 
Il est urgent de rectifier le tir au risque que la découverte des métiers ne soit finalement que de la poudre aux yeux ministérielle ne servant que de caution sans véritable efficacité pour honorer la promesse présidentielle du candidat Macron de mieux orienter les élèves.

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Le dispositif « deux heures hebdomadaires supplémentaires d’activité physique et sportive pour les collégiens » (anciennement « deux heures supplémentaires de sport au collège ») ne se déploiera finalement à la rentrée prochaine que dans 700 collèges, loin de la généralisation annoncée par le ministre en début d’année. Ce recul prudent sonne comme un aveu de faiblesse de la part du ministère qui doit composer avec les incohérences d’un dispositif contesté.

Deux heures de quoi au juste ?

Le Bulletin officiel n° 17 du 27 avril 2023 acte l’élargissement du dispositif expérimental des « deux heures » à la rentrée prochaine dans 700 collèges (contre 169 aujourd’hui). Auparavant nommé « 2 h de sport supplémentaires », le dispositif est rebaptisé pour l’occasion « 2 h hebdomadaires supplémentaires d’activité physique et sportive ».
 
Si le changement de nom répond sans doute à la volonté de rectifier une nuance de taille (on ne fait pas à proprement parler de sport au collège, on s’éduque par le sport), le contenu, lui, reste identique.
 
Rappelons que l’objectif visé conjointement par les ministères des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques (MSJOP) et de l’Éducation nationale et de la Jeunesse (MENJ), est de « soutenir la pratique sportive des collégiens qui connaissent, entre 11 et 14 ans, un décrochage significatif de la pratique sportive ».
Le principe consiste, pour les chefs d’établissement volontaires, à « proposer une organisation dédiée permettant de mettre en œuvre deux heures d’APS par semaine sur le temps périscolaire, à destination des élèves les plus éloignés de la pratique sportive. » Les créneaux ainsi dégagés sont communiqués aux Drajes, tout comme la disponibilité des installations sportives du collège (quand il en dispose…).

Quels animateurs ?

Pour assurer l’animation de ces deux heures, les recteurs de région académique mobilisent les acteurs sportifs locaux. Cela inclut les associations sportives affiliées aux fédérations sportives agréées, ou encore celles agréées « Sport » ou « Jeunesse Éducation Populaire ». Les structures des loisirs sportifs marchands peuvent également proposer une offre dans le cadre du dispositif. La gratuité, recherchée précédemment, est désormais de mise, puisqu’il sera financé par le MSJOP.
 
L’animation des « deux heures » sera donc assurée par des éducateurs sportifs, ou bien par des professeurs d’EPS volontaires, à condition de solliciter une autorisation de cumul d’activités, en plus de leurs obligations réglementaires de service, « dès lors qu’[ils sont détenteurs] de la carte professionnelle d’éducateur sportif ».

Vers une externalisation assumée de l’EPS au collège

Dans ce texte coécrit par le MSJOP et le MENJ, il n’est pas surprenant que le ministère des Sports soit le premier signataire. Bien que se voulant complémentaire de l’EPS et de l’offre des associations sportives scolaires, on ne voit pas bien comment ce dispositif peut faire exister cette complémentarité à la manière dont sont présentées les choses.
 
C’est plutôt à un détournement des valeurs de l’EPS et du sport scolaire que nous assistons là. En prenant pour prétexte la santé et le bien-être des jeunes – que ce dispositif est censé améliorer – les deux ministères nient l’important travail mené par les PEPS depuis très longtemps auprès de leurs élèves pour les sensibiliser à une pratique physique et sportive régulière. De plus, plutôt que de donner de véritables moyens à la pratique de l’EPS et aux enseignants, ils préfèrent confier aux acteurs sportifs la responsabilité de la santé et du bien-être de nos élèves, comme si les professeurs d’EPS ne s’en étaient jamais préoccupés.
 
La possibilité offerte aux enseignants d’animer le dispositif en club, soumise à une demande de cumul d’activités en plus de leur service réglementaire de 20 h, n’est pas audible. Combien de PEPS, dans ces conditions, s’investiront dans le dispositif ? Non seulement cette exigence s’inscrit dans la même logique du « travailler plus pour gagner plus » qui a donné naissance au Pacte enseignant, mais elle ne fait que souligner et admettre la contradiction qui domine l’ensemble : professeur d’EPS et éducateur sportif sont deux métiers différents.
 
En outre, comment assurer la « cohérence et la complémentarité avec le volet pédagogique d’EPS du projet d’établissement » voulue par les ministères, si les PEPS sont écartés de fait ? Gageons que la « concertation avec l’équipe pédagogique d’EPS », qui devra en sus assurer la promotion du dispositif auprès des familles, se fera sur un temps supplémentaire non rétribué.

L'avis du SE-Unsa

Véritable vitrine ministérielle d’une « nation sportive » prête à accueillir les prochains Jeux olympiques et paralympiques, le dispositif des « deux heures » a tout d’une vaste opération de communication qui envoie un très mauvais message à la profession.
 
Le MSJOP et le MENJ semblent regretter que certains élèves soient « éloignés d’une pratique physique et sportive régulière » ou ne soient pas « inscrits à l’association sportive scolaire ou dans une structure sportive », c’est pourquoi le dispositif leur est dédié en priorité. Dans ce cas, pourquoi financer un dispositif basé sur le volontariat des élèves, quand il suffirait de donner plus de moyens à l’EPS, qui est un enseignement obligatoire et touche donc l’ensemble des élèves, et davantage de visibilité et de possibilités à l’UNSS, par exemple en garantissant la gratuité des transports ?
 
À la place, les deux ministères externalisent la pratique de l’activité physique et sportive, imposant un cumul d’activités aux PEPS volontaires, et excluant les enseignants ou leurs représentants des comités de pilotage territoriaux, où seront bien présents, en revanche, les représentants des fédérations sportives.
Quant au choix des collèges « volontaires » par les recteurs, nous pouvons imaginer qu’il se portera sur des établissements dotés d’installations sportives, ou à proximité de clubs. Même s’il est demandé qu’ « une attention particulière devra […] être portée aux zones de revitalisation rurale (ZRR) et aux quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) pour trouver une offre adaptée », on peut difficilement imaginer que tous les élèves qui le souhaitent pourront bénéficier de ce dispositif, et supposer que sa généralisation annoncée puis abandonnée s’est probablement heurtée à cet écueil. Ce n’est pas ainsi que les ministères résoudront les inégalités entre les territoires.
 
Rappelons enfin que l’une des 5 compétences travaillées dans les programmes de l’EPS du Cycle 4 a pour intitulé « Apprendre à entretenir sa santé par une activité physique régulière » : les PEPS n’ont pas attendu le dispositif des « deux heures » pour prendre conscience des dangers de la sédentarité, comme en témoignent leur investissement et leur grande capacité d’adaptation pendant la crise Covid, afin que leurs élèves continuent de pratiquer. Le MENJ et le MSJOP devraient, s’ils souhaitent accroître la pratique physique et sportive des jeunes, commencer par s’assurer que tous les territoires soient dotés d’installations sportives et d’infrastructures accueillantes, praticables et accessibles, ce que le SE-Unsa revendique depuis longtemps.
 
Les professeurs d’EPS, soucieux de la santé et du bien-être de leurs élèves, ont besoin d’être considérés, pas d’être remplacés.

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L’augmentation du Smic au 1er mai 2023 se répercute sur les salaires les plus bas des agents d’État sous contrat de l’Éducation nationale, dont notamment ceux des AESH des échelons 1, 2 et 3. 

À partir du 1er mai 2023, suite à l’augmentation du Smic, la rémunération minimale dans la Fonction publique ne pourra être inférieure à l’indice 361. 
Les AESH aux échelons 1, 2 ou 3 seront donc rémunérés à l’indice 361.
Les autres indices de la grille resteront inchangés.
 

L’avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa continue à dénoncer le rattrapage de la grille de rémunération par les augmentations successives du traitement minimum, qui rend les 3 premiers échelons obsolètes et provoque un tassement de la grille sur 8 échelons au lieu de 11. 
 
La revalorisation de 3,5 % du point d’indice en juillet 2022 n’a pas suffi à compenser le niveau actuel de l’inflation, ni le décrochage induit par le gel du point d’indice depuis 2010. Le SE-Unsa et l’Unsa Fonction publique continuent à revendiquer la hausse du point d’indice, seule mesure qui pourrait réellement compenser la perte de pouvoir de tous les agents publics.
 
En attendant, cette augmentation du minimum de traitement reste indispensable dans ce contexte d’inflation élevée et persistante, mais n’est toujours pas suffisante pour compenser la perte du pouvoir d’achat des AESH qui font toujours partie des personnels les plus mal rémunérés de notre ministère.

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Lors de la Conférence nationale du handicap, le président de la République a fait des annonces qui doivent constituer « l’acte 2 de l’École inclusive », notamment la création des assistant de réussite éducative par une possible fusion entre les métiers d’AESH et AED.
Pour le SE-Unsa, cela montre que les problématiques maintes fois répétées sont enfin entendues mais les réponses apportées interrogent et inquiètent.

Les problématiques

L’exécutif semble avoir enfin identifié entre autres, que :
 
  • Les Pial sont restés des outils de gestion, souvent au détriment des conditions d’emploi des AESH, bien plus que des structures permettant les partenariats nécessaires à la réussite des parcours de scolarité. 
  • Les accompagnantes et accompagnants ont besoin d’un temps plein pour vivre de leur métier.
 
Cependant à ce stade, les annonces faites restent floues et pourraient engendrer de nouveaux problèmes : 
 
  • La fusion annoncée des métiers d’AESH et d’AED risque de brouiller les missions des uns et des autres sans réussir à garantir aux enfants et aux jeunes un accompagnement sur tous les temps, ni un emploi à temps plein aux personnels. 
  • La transformation des Pial en pôles d’appui à la scolarité (PAS) interroge. Un simple changement de nom ne suffira pas.
 

Nos revendications

En attendant plus d’informations de la part du ministère, le SE-Unsa continue de réclamer :
 
  • La possibilité pour les AESH de vivre dignement, et de mieux vivre leur métier. 
  • La création d’un corps spécifique de fonctionnaires pour les AESH. 
  • La création d’une indemnité de fonction pour les AESH qui reconnaisse les sujétions spécifiques à ce métier. 
  • La prise en compte effective des temps de déplacement dans l’emploi du temps des AESH. 
  • Un accompagnement stable si cela correspond aux besoins de l’élève et aux souhaits de la famille, de l’AESH et de l’enseignant. 
>> Retrouvez l’intégralité du communiqué de presse du SE-Unsa à la suite de la tenue de la Conférence nationale du handicap
 

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Le corps des PsyEN a récemment soufflé ses 6 bougies. Force est de constater que la croissance de ce corps n’est pas à la hauteur des attentes de ses parents. Après avoir célébré sa naissance en février 2017, le SE-Unsa ne se satisfait pas de l’absence d’avancées concernant les PsyEN.

Récemment reçu en audience au ministère, le SE-Unsa a rappelé quelques-unes de ses revendications, issues du travail de proximité avec ses adhérents PsyEN. Il a donc été question de rémunération, mais également de conditions de travail et de représentation de la psychologie à tous les niveaux décisionnels.

Passerelle entre les deux spécialités EDA/EDO

Dans la logique du corps unique, cette mesure à coût nul permettrait aux PsyEN de changer de spécialité.
 
Rappelons que la stagiairisation n’est possible qu’à la condition d’être titré, à savoir de posséder la qualification et les compétences attendues pour être psychologue. Les lauréats du concours, outre leur qualification de psychologue, ont réussi un concours et validé une formation reconnaissant leurs connaissances du système éducatif. Par conséquent, aucun motif ne s’oppose à cette disposition.
 
Cette mesure de mobilité professionnelle pourrait être mise en œuvre rapidement, comme pour les enseignants qui se proposent d’enseigner une autre discipline, assortie d’une période de mise en situation, éventuellement assortie d’un tutorat.
Cette disposition permettrait de mettre fin à une rupture d’égalité entre les corps enseignants, puisque seuls les PsyEN en sont exclus.
 

Formation initiale

La formation initiale des psychologues lauréats du concours n’apparaît pas satisfaisante : le faible effectif de candidats au concours ainsi que les démissions de lauréats en sont la preuve.
 
Éloignement du domicile, frais importants, mais aussi absence de reconnaissance de leur titre professionnel et de leurs compétences, sont autant de freins à la titularisation.
Le nombre de démissions serait vraisemblablement moindre si les lauréats étaient affectés dans leur académie de résidence.
La présence de stagiaires sur tous les territoires ne pourrait qu’être bénéfique au Service public qui ne peut que s’enrichir de l’apport de nouvelles recrues.
 

Formation continue

Elle est quasi inexistante pour les PsyEN EDA, mieux définie pour les PsyEN EDO. Le public concerné par les formations offertes est trop souvent cloisonné par spécialité.
Ces dysfonctionnements sont en partie liés à l’absence de représentants de la psychologie aux niveaux décisionnels, particulièrement préjudiciable aux PsyEN EDA dont les besoins ne sont pas identifiés.

Chaîne fonctionnelle des PsyEN

La psychologie doit être représentée à tous les niveaux institutionnels afin que les PsyEN aient un interlocuteur qualifié concernant leurs questions de déontologie, de formation continue, la valorisation de leurs missions et de leur expertise (harcèlement, HPI, sexualité…).
Ce représentant de la psychologie pourrait également avoir pour mission la coordination des PsyEN sur les secteurs d’intervention.
 
Si cette fonction existe déjà pour la spécialité EDO (DCIO, IEN-IO, CSAIO), il faut repenser la chaîne fonctionnelle pour les EDA, en parallèle de leur chaîne hiérarchique existante.
 

Rémunération

Selon le dernier bilan social de la Depp (2021), les PsyEN sont les personnels enseignants les moins bien rémunérés.
Outre les différences indemnitaires entre les deux spécialités (abordées dans l’agenda social), il serait intéressant de chiffrer le coût d’une rémunération plus attractive pour les PsyEN. La même rémunération que les agrégés, au regard de la qualification acquise avant l’entrée dans l’Éducation nationale, se justifie.
Par ailleurs, les critères d’accès au vivier 1 de la classe exceptionnelle sont à élargir afin de permettre à tous les PsyEN d’en bénéficier. Aujourd’hui, seules les missions des DCIO sont reconnues, ce qui exclut la moitié du corps des PsyEN.
 

Postes vacants

Le volume des postes offerts au concours ne permet pas le remplacement de tous les postes vacants ou non occupés (pour cause de CLD, temps partiel…). La continuité du Service public n’est alors plus assurée. Un dispositif de remplacement des congés longs et des compléments de service des temps partiels doit être créé.

Obligation vaccinale

Les psychologues ne sont pas des personnels médicaux, ni paramédicaux. Ils n’appartiennent ni au secteur sanitaire ni au secteur médico-social ; pourtant bon nombre d’entre eux, dérogeant à l’obligation vaccinale, ont été suspendus de leurs fonctions, obérant la continuité du service de la psychologie à l’École.
 
D’autres ministères ont, dès la publication de la loi du 5 août 2021, protégé leurs psychologues en proposant une dérogation à l’obligation vaccinale, en vertu de l’ineptie de cette loi pour cette catégorie de personnels.
 
La Haute Autorité de santé propose la réintégration des soignants à l’hôpital. Quand pouvons-nous espérer cette réintégration pour les psychologues de l’Éducation nationale ?

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L’École est inclusive par essence, mais son fonctionnement n’est pas encore optimal. Face à ce constat, le SE-Unsa et les autres syndicats de sa fédération – l’Unsa Éducation – ont publié une tribune dans le journal Libération pour demander un réel engagement du secteur médico-social afin d’améliorer la prise en charge des enfants et le fonctionnement de l’École.
L’acte 2 de l’École inclusive est annoncée par le ministère pour le mois de mai, il est donc important pour le SE-Unsa et l’Unsa Éducation de porter ses revendications dans le débat public.


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Actuellement, les partis d’extrême droite opèrent des manœuvres politiques à l’attention du monde éducatif. Quand Reconquête s’inscrit dans une stratégie de tension en lançant un réseau de « parents vigilants », le RN multiplie les propositions de loi sur les questions éducatives, pour « instaurer une tenue uniforme » dans les écoles et les collèges, faciliter l’instruction en famille, ou pour dresser des listes de vêtements prohibés dans le secteur public. Dans tous les cas, le SE-Unsa demande que les intimidations de professeurs et d’établissements soient poursuivies en justice.

Les actions de Reconquête

Depuis quelques semaines, le parti Reconquête à lancé un réseau de « parents vigilants » destiné à contrer « le grand endoctrinement » que véhiculerait l’Éducation nationale. Cela se traduit par des dénonciations publiques, notamment à travers les réseaux sociaux, de contenus pédagogiques visant la construction de l’égale dignité entre les êtres humains. Récemment, un établissement de l’Oise voulant mettre en œuvre un dispositif de lutte contre les inégalités de genre a été ciblé, et le projet a été gelé. Dans le Morbihan, une intervention de l’association SOS Méditerranée à été ciblée par un groupuscule d’extrême droite la Cocarde lycée ; l’établissement a déposé plainte. L’association SOS Éducation, lourdement épinglée par la Cour des Comptes en 2020, a récemment visé le lycée de Canet-en-Roussillon par la publication de la page d’un livre abordant les questions de genre.

Le SE-Unsa soutient pleinement les personnels et les équipes des écoles et établissements scolaires qui mettent en œuvre, auprès des élèves, les principes républicains contenus dans le Code de l’éducation. Toute intimidation à cet égard doit être poursuivie en vertu de l’article 433-3-1 du Code pénal. 

Les actions du RN

Le RN poursuit une stratégie différente. En s’appuyant sur des conditions d’exercice dégradées, il espère trouver auprès des enseignants des oreilles attentives à son discours. Mais le RN demeure étranger aux difficultés réelles rencontrées par l’École et ses personnels, comme l’attractivité des métiers, la difficulté à mettre en place l’École inclusive ou le manque de mixité sociale.
Au lieu de cela, plusieurs propositions de loi ont été déposées. Elles concernent notamment l’instauration de l’uniforme, la relance de l’instruction en famille, ou encore l’établissement d’une liste de signes et tenues à caractère religieux prohibés dans les écoles, collèges et lycées publics. Si un tel dispositif était adopté, l’institution scolaire serait rapidement ridiculisée par toutes les personnes qui trouveraient un nouveau signe pour marquer leur appartenance religieuse. Cela obligerait à réviser fréquemment la liste des signes proscrits. La loi du 15 mars 2004 ne doit donc pas être modifiée

Le SE-Unsa rappelle que notre École tire ses racines dans la République naissante des années 1880. L’extrême droite l’a longtemps conspuée. Dans l’article 1 de notre Code de l’éducation, il est rappelé qu’« outre la transmission des connaissances », l’École doit « faire partager aux élèves les valeurs de la République » dont « le respect de l’égale dignité des êtres humains ». L’institution est censée également veiller « à la mixité sociale des publics » et à la « coopération entre élèves ». Ce sont des aspects qu’historiquement l’extrême droite rejette ; elle préfère déployer, à travers toutes ces stratégies, la culture de l’inégalité.


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Après les annonces médiatiques du ministre en janvier dernier sur la suppression de la technologie en 6e, le Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) vient de se prononcer.

Pour le SE-Unsa, c’est toujours non

Le SE-Unsa a réaffirmé son opposition à la suppression de la technologie en 6e en votant contre les deux arrêtés (collège et Segpa) et en signant le vœu et la déclaration inter-syndicale et inter-organisation (avec la FCPE) présentée au CSE.
 
L’opposition à ces deux textes est sans appel : 59 voix contre, 0 pour et seulement 3 abstentions.
Maintenant c’est au ministre Ndiaye d’entendre la voix de la profession et des professeurs de technologie pour revenir sur son projet.
 
Le SE-Unsa a dénoncé cette décision anti-pédagogique dès le mois de janvier (relire notre article) en soulignant que la technologie était une discipline fondamentale et d’avenir (relire notre article).
 

Le collège mérite une autre ambition

Au-delà de la suppression de la technologie, c’est le texte complet qu’il fallait rejeter. Inutile de faire des amendements qui conservaient la nouvelle heure de soutien/approfondissement en français et en maths, comme certains syndicats l’ont fait.

Ce nouveau dispositif manque d’ambition et surtout n’est pas financé de manière pérenne. Si ce dispositif est si important pour le ministère, pourquoi n’abonde-t-il pas les DHG pour faire des groupes allégés pour le soutien ? Notre amendement pour augmenter la marge d’autonomie par classe de 6e a reçu un avis favorable de toutes les organisations présentes au CSE (syndicats et parents), sans aucune opposition.
Maintenant le ministère doit décider s’il suit l’avis du CSE ou pas.
 

Pour le SE-Unsa, la réussite de tous les élèves au collège doit être un objectif prioritaire. Il faut alléger les effectifs en classe en les limitant à 24 élèves et repenser certains dispositifs et certaines méthodes pédagogiques pour permettre la réussite de tous.


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Le président du Comité national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) J. Boroy veut remettre en cause la composition, le fonctionnement, la représentativité et la configuration de cette instance dans un calendrier serré au mépris de la concertation, des textes et de l’importance de la diversité qui fait la richesse de ce comité.

Mettre au pas les organisations syndicales ?

Cette initiative de J. Boroy qui souhaite que le CNCPH soit composé à 100 % de personnes en situation de handicap, de surcroît uniquement représentantes d’organisations associatives et pas syndicales, est inacceptable et dangereuse.
S’il répète que l’instance s’appelle Conseil national consultatif des personnes handicapées et que les autres n’y ont pas leur place, sa volonté d’imposer au SE-Unsa de désigner uniquement des personnes en situation de handicap pour y siéger est au mieux un aveuglement face aux conséquences de la discrimination positive, au pire un mépris et une attaque de la représentativité syndicale.
Le SE-Unsa choisit ses représentants et n’a pas à répondre à une injonction du président du CNCPH au nom d’un repli sur soi, voire d’un communautarisme.
 

L’intersyndicale écrit à la ministre déléguée

Les contenus des modifications proposées, le calendrier serré imposé par J. Boroy, dont le mandat a été prolongé exceptionnellement jusqu‘au 1er juillet en raison de la future conférence nationale de handicap, sont dénoncés par les organisations syndicales dans un courrier adressé aux membres du CNCPH et aux commissions qui le composent. Par ailleurs, l’intersyndicale écrit à Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, chargée des Personnes handicapées (lire le courrier ci-dessous).
 

Vers du 100 % inclusion scolaire ?

Pour le SE-Unsa, l’École inclusive ne peut pas se décider à partir d’injonctions du CNCPH, sans débat de fond sur la société que nous voulons et singulièrement sur l’École inclusive qui ne peut pas se limiter aux seuls élèves à besoins éducatifs particuliers ou en situation de handicap.
C’est pourquoi la volonté de certaines associations de parents d’enfants handicapés qui se radicalisent d’obtenir une inclusion à 100 % en milieu ordinaire pour leurs enfants n’est pas acceptable.
Aux oubliettes IME, Item et autres structures médico-sociales.
Par ailleurs, on ne peut pas accepter que les représentants des personnels qui accueillent, accompagnent et enseignent à leurs enfants ne siègent plus dans cette instance qui donne des avis sur les textes qui organisent l’inclusion scolaire.
 

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Suis-je soumis·e ou non à la "déclaration d’intention de grève" ?

Les AESH, quel que soit leur lieu d’exercice ou le cycle d’enseignement suivi par les élèves accompagnés, ne sont pas concernés par la déclaration d’intention de grève.

Si je fais grève, quelle en sera la conséquence sur mon salaire ?

La grève est une absence de service fait : elle donne lieu à un retrait d’un trentième du salaire. 

La grève a-t-elle un impact sur ma carrière ?

La grève est un droit fondamental garanti par la Constitution et il est reconnu aux agents publics.
Toute remarque sur votre participation (ou non) à un mouvement de grève est illégal.
La participation à un mouvement de grève ne peut pas être un motif de refus de renouvellement de CDD ou de CDIsation.
 
Les jours de grève n’impactent pas votre avancement dans la grille de rémunération, vous changerez d’échelon à la date prévue.
Les jours de grève n’impactent pas non plus l’ancienneté de votre contrat ni vos conditions d’accès au CDI.
La grève a bien un « impact zéro » sur votre carrière.

Dois-je prévenir ou non de mon intention de faire grève ?

Il n’existe pas d’obligation à signaler votre absence le jour J.
Une grève fait suite à un préavis de grève déposé par une ou des organisations syndicales, l’administration est ainsi déjà informée des possibles perturbations de service. 
Il appartient à l’administration de s’organiser. 
 
Vous pouvez, par courtoisie, informer la/les familles de votre absence mais jamais en utilisant votre téléphone personnel. Préférez un envoi par mail depuis votre adresse professionnelle.
Toujours par courtoisie, vous pouvez choisir d’informer l’équipe pédagogique de votre absence.
 

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Bonjour et bienvenue au SE-UNSA !

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