Environ 2 mineurs de moins de 15 ans meurent chaque jour en France sous les coups de leurs parents. Pour lutter contre ce dramatique phénomène, les violences doivent être mises en lumières et reconnues.

Chacun.e doit également jouer pleinement son rôle et agir lorsqu’il est témoin ou soupçonne des violences sur un enfant.
Le ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes à lancé un plan interministériel dans le but de sensibiliser largement le public à cette question.
 
Ce plan propose des actions visant à sensibiliser, responsabiliser et mobiliser chaque citoyen en matière de prévention et de repérage des violences.

  • Améliorer la connaissance et comprendre les mécanismes des violences
  • Sensibiliser et prévenir
  • Former pour mieux repérer
  • Accompagner les enfants victimes de violences

Pour le SE-Unsa, si l’Ecole est un des lieux privilégiés pour repérer les victimes de violences, il est essentiel que les enseignant et personnels d’éducation soient formés à la détection. Il est également indispensable que l’information sur les procédures à suivre soit claire et facilement accessible et qu’un accompagnement des équipes éducatives puisse être rapidement mis en place si besoin.

Ressources :

Eduscol : dossier Protection de l’enfance 

Logo Enfants en danger : dans le doute, agissez ! Allô enfance en danger 119

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Le froid, l’hiver, la fatigue… le congé maladie sera peut-être inévitable ! Mais à quelle rémunération pourrez-vous prétendre ?

Vous êtes AED / AESH de droit public

Vous êtes en service depuis moins de 4 mois, vous bénéficiez alors de prestations en espèces de l’assurance maladie. Depuis la mise en œuvre de la protection universelle maladie à compter du 1er janvier 2016, il n’est plus nécessaire de justifier d’une activité minimale pour obtenir l’ouverture du droit au remboursement des frais de santé. Seul l’exercice d’une activité professionnelle est pris en compte.
 
Après 4 mois de services, vous pouvez bénéficier jusqu’à 3 mois à plein traitement puis les 3 mois suivants à ½ traitement selon votre ancienneté (pour plus de renseignements, prendre contact avec votre équipe locale du SE-Unsa).
 
Vous avez cumulé plusieurs contrats : s’il n’y a pas d’interruption de plus de 4 mois entre les contrats, vos droits sont calculés sur l’ensemble des contrats. Par exemple, si votre dernier contrat s’arrêtait mi-mai et que vous avez repris le 1er septembre, vous pourrez bénéficier du plein traitement si vous avez plus de 4 mois d’ancienneté.
 
Mon enfant est malade, puis-je m’absenter ?
Oui, c’est possible pour votre enfant de moins de 16 ans (pas de limite d’âge si l’enfant est handicapé), sur présentation d’un certificat médical. Le nombre de jours accordés est variable selon votre situation personnelle et la quotité de service travaillée. Il peut aller jusqu’à 12 jours.
 

Vous êtes sous contrat CUI

La sécurité sociale vous indemnisera à partir du 4e jour seulement (3 jours de carence sur les contrats de droit privé). 
Vous pouvez bénéficier d’un congé pour enfant malade âgé de moins de 16 ans mais sans aucune rémunération. Le nombre de jours accordés est variable selon votre situation personnelle et la quotité de service travaillée. Il peut aller jusqu’à 12 jours.
 
Pour en savoir plus, contactez votre équipe locale du SE-Unsa !

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L’année scolaire qui débute devrait voir se concrétiser les  annonces de François Hollande, en mai dernier, à la Conférence Nationale du Handicap (pour rappel : transformation de 56 000 emplois de CUI en 32 000 AESH sur les 5 prochaines années).
 
Déjà, des agents auparavant en  CUI ou dont la fin de contrat est proche, se sont vu proposer la signature d’un CDD d’AESH, laissant entrevoir la possibilité d’un CDI après six années d’ancienneté.
 
Rappelons que jusqu’alors le nombre d’AESH en CUI dépassait largement le nombre d’AESH en CDD/CDI : illogique, surtout depuis la création du métier d’AESH en 2014.
Pour le SE-Unsa qui avait dénoncé cet état de fait (lire ici) ces premières transformations sont une bonne nouvelle.
 
Le gouvernement annonce donc qu’à l’horizon 2021, 50 000 AESH reconnus et formés exerceront dans les écoles et établissements du second degré.
La formation au Diplôme d’Accompagnant Éducatif et Social (AES) leur sera proposée à partir de cette rentrée, mais de manière très inégale sur le territoire, et souvent à un coût bien trop élevé.
 

Le SE-Unsa demande que des solutions soient trouvées rapidement, notamment en termes de financement et d’adaptation du temps de service : on ne peut pas demander à des personnels précaires de payer leur propre formation !


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Le SE-Unsa adresse un courrier à la directrice générale de l’enseignement scolaire pour demander que les professeurs des écoles qui le souhaitent puissent choisir de se former à l’animation d’ateliers de programmation informatique via les MOOC proposés par Class’Code sur leur temps d’animation pédagogique et non en plus.

En effet ces MOOC (Massive open online courses) soutenus par le ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche, dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir (PIA) semblent parfaitement adaptés aux besoins de formation des professeurs des écoles.

Les intitulés sont les suivants : 
– #1 Module fondamental : découvrez la programmation créative (oct 2016) 
– #2 Module thématique : manipulez l’information (oct 2016)
– #3 Module thématique : dirigez les robots (nov 2016)
– #4 Module thématique : connectez le réseau (fév 2017)
– #5 Module fondamental : le processus de création de A à Z (mai 2017)


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Tous les agents publics, titulaires ou non, recrutés sur le budget de l’État ou non, peuvent prétendre aux chèques-vacances.

Il était auparavant difficile pour les agents recrutés par un EPLE d’y avoir droit. L’arrêté du 22 décembre 2015 relatif à l’action sociale, redéfinit clairement les bénéficiaires et met donc fin à une inégalité de traitement. Le SE-Unsa se réjouit de cette remise à niveau.
 

Les chèques-vacances : qu’est-ce que c’est exactement ?

C’est une prestation instaurée en 1983 en partenariat avec l’ANCV(*), destinée à l’aide aux loisirs et aux vacances. Le chèque-vacances est un moyen de paiement qui permet de financer un large éventail d’activités culturelles et de loisirs.

Il est composé de deux parts : une participation de l’agent qui constitue son épargne et une participation de l’État, sous forme d’une bonification de cette épargne.

Le taux de bonification applicable à chaque agent est déterminé en fonction de son revenu fiscal de référence (RFR) et du nombre de parts fiscales du foyer.

Cette bonification est actualisée annuellement par circulaire du ministre chargé de la Fonction publique. Il existe plusieurs tranches de bonification : 25 %, 20 %, 15 % et 10 %.

Les agents handicapés en activité, remplissant les conditions d’attribution de la prestation, bénéficient d’une majoration de bonification accordée par le FIPHFP à hauteur de 30 %.

En ces temps de pouvoir d’achat contraint pour les agents de l’État et de surcroît pour les précaires, le chèque-vacances apparaît bien plus qu’un simple avantage social. Permettant de partir en vacances à moindre coût, il est gage de sécurité pour les bénéficiaires. Cerise sur le gâteau : le pouvoir d’achat supplémentaire que représentent les chèques-vacances est non imposable !

Le SE-Unsa continuera d’exiger la mise à niveau de toutes les prestations sociales ( ex-CESU garde d’enfants) pour tous les collègues, quel que soit leur contrat.

(*) Association nationale des chèques-vacances


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Les conditions de travail et d’emploi des CUI, CDD et CDD sous mission assistance handicap ne cessent de se dégrader : temps partiel subi, absence de formation, pas de visibilité sur l’avenir, temps de travail aléatoire, salaire en-dessous du seuil de pauvreté, multiplicité des interlocuteurs…
 
La diversité des contrats pour effectuer le même travail est un non-sens. Le statut d’AESH, crée en juin 2014, avait pour objectif de reconnaitre la professionnalité des accompagnants par une formation et un diplôme digne de ce nom. Plus d’un an après la réforme, les AESH se sentent seul-e-s, sans aucune nouvelle de ce diplôme et sans aucune formation.
Pour que l’avenir de ces personnels s’éclaircisse, le ministère de l’Éducation nationale doit prendre toutes ses responsabilités d’employeur.

Stop à la diversité des contrats, stop au temps partiel subi, stop au recours aux contrats aidés ultra précaires.

Pour que la formation et le diplôme voient le jour rapidement
Pour des contrats de droit public uniquement
Pour un salaire décent
Pour une professionnalité reconnue

Je signe la pétition du SE-Unsa


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Le ministère de l’Éducation nationale vient de mettre en ligne une vidéo pour accompagner la première journée nationale « Non au harcèlement » le jeudi 5 novembre.

Si la démarche est utile et nécessaire (700 000 élèves, de l’école au lycée, sont victimes de harcèlement chaque année), l’émoi suscité par cette diffusion nécessite un décryptage.

Oui, cette vidéo présente une enseignante de primaire très caricaturale. Oui, elle est pour le moins maladroite dans un contexte de défiance des enseignants vis-à-vis de leur ministre et alors que cette vidéo va être diffusée au cinéma et à la télévision. L’histoire ne dit pas si des enseignants ont été associés à sa réalisation. En leur présence, la représentation de l’enseignante aurait sans doute été plus nuancée : elle n’aurait pas crié, elle n’aurait pas tourné en permanence le dos à la classe …

Mais plutôt que de sommer la ministre de la retirer, ne peut-on pas regarder cette vidéo en se mettant à la place du public à qui elle est destinée, c’est-à-dire les élèves ?

On verra alors que la situation décrite est symbolique et qu’elle essaie de décrire ce que peuvent percevoir des enfants, en situation de harcelé comme de harceleur.

Ainsi, le choix d’un enfant aux cheveux roux est emblématique. Les personnes à la chevelure rousse sont souvent sujettes à des moqueries (« poil de carotte », « carotte » pour les plus gentilles). C’est donc le modèle archétypal de l’élève victime de harcèlement.

L’élève harcelé est bombardé de projectiles qui restent collés à lui, en classe lorsque la maîtresse se retourne ou lorsqu’il sort dans le couloir, comme s’il portait les stigmates de son agression. Et la maîtresse ne le verrait pas ? Cette situation n’est donc pas réaliste.

Il convient de considérer la maîtresse telle qu’elle pourrait être perçue par un élève qui souffre de ne pas voir son calvaire reconnu. Nous savons tous qu’il est difficile pour un élève de venir se confier. Comme il est difficile pour un enseignant de discerner les raisons qui se cachent derrière le silence, l’abattement, le refus d’implication scolaire, ce qui est parfois source de mauvaise conscience. Qui peut en effet affirmer qu’il a immédiatement perçu et solutionné une situation de harcèlement ?

En sortant de la classe, ce n’est pas la maîtresse qui prend en charge l’élève harcelé, mais une copine de classe. L’idée est de faire comprendre aux élèves qu’ils ont un rôle essentiel à jouer dans le refus des situations de harcèlement et d’exclusion.

Alors oui, cette vidéo dérange, mais elle cherche avant tout à susciter le débat. N’est-ce pas justement une chose que nous avons du mal à faire dans nos classes ? N’est-ce pas justement pour cela que cette pratique a été remise à l’ordre du jour en EMC ?

Si cette vidéo peut être utile pour débattre en classe, il est particulièrement malvenu d’en faire l’unique outil de lancement d’une campagne nationale.

Retrouvez la vidéo, ainsi qu’un certain nombre de ressources pédagogiques sur le site ministériel :
https://www.education.gouv.fr/non-au-harcelement/autres-outils-de-sensibilisation-325502

 

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Une tribune, signée par plus de quarante personnalités, vient d’être publiée dans Le Monde du lundi 18 mai 2015 : Le collège actuel n’est ni unique, ni juste et encore moins efficace.

>> Lire la tribune ici


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Le 27 et 28 janvier 2015, s’est tenue la première conférence de consensus intitulée : « Lutter contre les difficultés scolaires : le redoublement et ses alternatives ? » organisé par le Cnesco et l’Ifé/ENS de Lyon.

Une conférence de consensus vise à faire le lien entre les préoccupations et les questions des praticiens et du grand public, d’un côté, et les productions scientifiques, de l’autre.

Les conclusions de la conférence de consensus peuvent se résumer ainsi : face à la difficulté scolaire à l’école et au collège, le redoublement est une réponse à la fois inefficace et inéquitable. Au lycée, redoubler pour assurer une orientation choisie est souvent une prise de risque importante, notamment sur le long terme. Supprimer le redoublement ne résoudra pas ces difficultés. Mais, continuer à faire redoubler ne fera qu’apporter une réponse inadaptée à la difficulté scolaire contribuant à creuser les inégalités scolaires à l’école. C’est pourquoi, des solutions plus efficaces que le redoublement doivent être trouvées, validées et mises en œuvre.

Il semble qu’on puisse dire, aujourd’hui, que le redoublement peut avoir des effets positifs faibles sur les performances scolaires à court terme, dans certains contextes précis, mais que ces effets se dissipent très rapidement et deviennent, le plus souvent, négatifs à plus long terme. Les enseignants, les parents et les élèves français soutiennent largement le redoublement en dépit des nombreuses études qui montrent son inefficacité. L’apport des connaissances scientifiques ne suffit pas à modifier ces croyances. Celles-ci sont confortées, notamment, par l’absence d’alternatives. Le redoublementrassure professionnels et familles comme une solution pragmatique mais c’est avant tout un symptôme, un constat d’impuissance dans le traitement de la difficulté scolaire et dans la capacité de notre système à faire réussir les élèves dans un cursus résultant d’une orientation choisie.

Un décret du 18 novembre 2014 proscrit le maintien en maternelle, et limite drastiquement son usage au primaire et en collège. Il ne peut intervenir que pour « pallier une période importante de rupture des apprentissages scolaires ». Dans les classes liées à l’orientation, le redoublement reste accordé en cas de demande des parents lorsqu’il existe un désaccord entre les vœux des familles et la décision d’orientation définitive.

Une éducation à l’orientation en formation initiale et continue mériterait d’être conçue avec les familles, les collectivités et structures compétentes, l’ensemble des partenaires impliqués.

Cette formation doit permettre de travailler précocement avec les élèves l’estime et la connaissance de soi, apprendre à se poser des questions, s’informer, découvrir, enquêter, faire des choix, pour, à terme, reconnaître, valoriser et développer les compétences nécessaires pour devenir auteur de son orientation.

Donner beaucoup plus à ceux qui sont en grande difficulté, en privilégiant le début de la scolarité :

  • réduction des tailles de classe (-5 élèves par classe);
  • plus de maîtres que de classe quand ce sont les enseignants les plus motivés et les plus expérimentés qui font ce travail;
  • scolarisation des tout-petits.

Il faut que les dispositifs existants soient évalués au niveau national.

Mettre véritablement en œuvre les cycles ce qui donnera plus de souplesse aux différents rythmes d’apprentissage des enfants.

L’expérimentation rigoureuse d’alternatives est également mise en avant :

  • les cours d’été ;
  • un cycle-un professeur, ce qui suppose d’accompagner les enseignants pour les aider à lisser les apprentissages sur trois ans avec une approche différenciée. Pour le cycle 3, la pratique d’équipes mixtes « école-collège » intervenant sur les trois ans du cycle pourrait être expérimentée aussi, chacun gardant son statut ;
  • des classes multi-âges qui nécessitent une organisation pédagogique spécifique permettant de tirer parti de l’hétérogénéité du groupe-classe et de suivre les élèves plusieurs années avec cette approche différenciée ;
  • de nouvelles formes de co-intervention au collège en sixième et en cinquième.
Ces propositions et la perspective de réduire encore très fortement le redoublement, entraînent :
  • le développement d’outils d’évaluation standardisés permettant de véritablement évaluer le niveau des élèves, leurs difficultés et leurs progrès;
  • la reconnaissance des prises d’initiatives et d’innovations efficaces, de l’expertise des enseignants;
  • la création de véritables conditions de concertation entre les équipes.

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Communiqué de presse de l'UNSA

L’UNSA s’associe à l’indignation générale suscitée par l’attentat sanglant qui vient d’intervenir à Charlie Hebdo. Elle s’incline devant la mémoire des victimes, dont celle des deux fonctionnaires de police qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs missions, et assure de sa sympathie toutes les familles dans la douleur.

Au-delà de l’horreur et de l’émotion  ressenties, la justice devra dire les circonstances précises de ces actes meurtriers, identifier leurs auteurs et les condamner.

En visant un journal, en choisissant délibérément de recourir à une violence extrême et barbare, les meurtriers avaient un objectif : celui d’affaiblir la démocratie. L’UNSA appelle à ne pas céder aux visées terroristes. C’est avec fermeté, mais dans le cadre des valeurs de notre république – la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité – qu’il convient de réagir.

 

À Bagnolet, le 07 janvier 2015


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