La FS-SSCT académique s’est réunie en séance ordinaire le 30 juin 2026 sous la présidence du nouveau recteur, M. Müller. Cette présence nous a permis d’interpeller plus directement l’administration sur sa politique de prévention lacunaire. Nous l’avons fait d’abord par une déclaration liminaire ferme que vous pourrez lire en pièce jointe mais aussi tout le long de la séance.

     De nombreux bilans ont été présentés. Le premier porte sur le travail de la cellule VDHA-VSS. Les agents qui participent à cette cellule font un travail remarquable mais nous manquons d’informations sur les suites qui sont données aux signalements inquiétants. L’administration fait obstacle et quelques situations qui traînent en longueur laissent des doutes sur les raisons de ces réticences. On peut aussi noter que les mis en causes dans les déclarations sont très majoritairement des supérieurs hiérarchiques ce qui est lié aux causes de ces dernières : harcèlement moral et souffrance au travail. Nous avons donc voté deux avis de prévention, particulièrement sur la formation obligatoire pour tous.

Le second bilan concerne les accidents de service et les maladies professionnelles. Dans l’immense quantité de données qui nous sont fournies, on peut noter quelques points saillants. Il y a une hausse lente mais continue des accidents de service avec une hausse de leur gravité. Les femmes sont plus touchées par les accidents de service au-delà de leur proportion dans l’académie. Les professeurs d’EPS restent la catégorie la plus touchée en proportion (d’où l’avis à leur sujet). Les maladies professionnelles déclarées concernent majoritairement les RPS et les professeurs du premier degré. Nous avons fait un avis à ce sujet pour demander une enquête de la FS-SSCT académique.

      Nous avons aussi mis à l’ordre du jour malgré les réticences de l’administration la question des agents en reclassement. Ces réticences s’entendent car elle est en train de « mettre à la porte » nombre d’entre eux sans respecter les droits. Nous nous sommes bien entendu élevés contre ce manque de respect et les manières assez brutales dont a usé l’administration à l’égard de ces agents. Être malades ou en situation de handicap ne signifient pas que vous ne puissiez plus travailler et qu’on puisse vous présenter la sortie. Nous avons fait aussi un avis à ce sujet.

      Enfin, un dernier bilan a été fait sur l’application du plan amiante. Pour l’instant, ce plan est acceptable. Néanmoins, les réponses au questionnaire national font apparaître qu’un nombre non négligeable d’école, de collèges et de lycées sont impactés par de l’amiante dangereux, celui de la liste A. Nous y serons attentifs et nous pouvons venir en soutien de vos questions.


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      Dans la semaine du lundi 22 juin, la France a été touchée par une canicule extrême pour laquelle Météo France a placé tous les départements de notre académie en alerte rouge. Les températures les plus élevées de France ont été relevées en Vendée avec plus de 40°C sur quasiment tout le département, même en bord de mer.

      Face à cette situation, dans un cadre intersyndical, nous avons demandé la réunion des FS-SSCT académique et départementale (au passage, le ministère avait demandé que cela soit fait à l’initiative des autorités locales). Nous ne nous attendions pas à grand-chose et, hélas, nous n’avons pas été déçus. Que ce soit le recteur ou la Directrice académique, nous avons entendu une reprise du discours ministériel : « Aucune décision générale ne sera prise et tout dépend du choix des autorités de terrain, chefs d’établissement et maires, selon la situation locale ». Si la protection de la santé des agents a été évoquée de-ci de-là, elle est toujours citée après la priorité de continuité du service et de l’accueil des élèves, oubliant que, si la santé des agents est en jeu, celles enfants l’est alors aussi.

     Au final, quel bilan peut-on tirer de cet épisode ? La plupart des chefs d’établissement, même laissés à eux-mêmes, ont su prendre leurs responsabilités pour protéger la santé de leurs personnels, et des élèves, en fermant au moins les après-midis. Dans les écoles, la situation a été beaucoup plus contrastée et difficile avec beaucoup de fiches RSST signalant des températures très élevées dans les salles de classe et des malaises multiples. Pourquoi ? car la décision relevant de trois autorités, le maire, le préfet et la DASEN, il a rarement été possible d’agir efficacement. C’est pour nous inacceptable.

       Or, plusieurs textes de loi, oblige l’administration à protéger la santé des agents comme le Code du travail (L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs). Plus récemment, le Décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 indique que les locaux fermés affectés au travail sont, en toute saison, maintenus à une température adaptée compte tenu de l’activité des travailleurs et de l’environnement dans lequel ils évoluent. Il donne aussi toute une série de mesures à prendre comme la mise en œuvre de procédés de travail ne nécessitant pas d’exposition à la chaleur ou nécessitant une exposition moindre ou l’adaptation de l’organisation du travail, et notamment des horaires de travail, afin de limiter la durée et l’intensité de l’exposition et de prévoir des périodes de repos…

Nous ne pouvons que constater qu’encore une fois, notre employeur fait peu de cas de notre santé car il faut protéger le tabou de la continuité de service et ne surtout pas parler du non-dit : les enfants doivent être à l’école pour que les parents puissent aller travailler.


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Après une fin de semaine déjà chaude, Météo France prévoit sur la France et dans notre dépt, un début de semaine caniculaire avec des points à 40° dans certaines communes.

Que faire face à cette situation et à l’inertie de l’administration ?

Le plan ministériel des vagues de chaleur (BO n°22 du 28 mai 2026, annexe p.15) qui définit les repères pour la protection des personnels est la base d’action sur laquelle nous devons nous appuyer. Selon ce plan, les fermetures d’école ou d’EPLE se décident en concertation avec les collectivités et les préfets. Des aménagements horaires peuvent être mis en place localement pour limiter l’exposition aux heures les plus chaudes.

Il est essentiel d’en exiger la mise en œuvre systématique pour protéger la santé de tous.

Pour cela, les relevés réguliers de température dans les salles, cours et préaux permettent d’appuyer toute démarche de signalement, même en l’absence de seuil officiel. Ces données constituent une preuve tangible des conditions de travail et renforcent la légitimité des alertes. En cas de température excessive (au-delà de 30°), deux registres permettent d’alerter officiellement. La fiche SST permet de signaler un risque avéré et décharge la responsabilité de l’agent. Il faut y demander des mesures immédiates d’action. Le registre Danger Grave et Imminent (RDGI) peut être mobilisé en cas de conditions extrêmes avec des malaises d’élève ou de collègues par exemple.

Pour plus d’efficacité

Appelez-nous (07 77 73 23 64 ou 07 77 32 78 05) !

Ecrivez-nous (85@se-unsa.org) !

Les personnels vulnérables peuvent bénéficier d’aménagements spécifiques sur présentation d’un certificat médical transmis à la hiérarchie. Nous pouvons vous accompagner dans les démarches administratives pour garantir l’application de ces droits.

Le bilan du dernier épisode caniculaire confirme les limites du plan actuel : une logique de gestion de crise reposant sur la capacité des équipes à « tenir ». Le SE-UNSA exige une stratégie pluriannuelle, avec des normes contraignantes, des investissements pour la rénovation des bâtiments et une anticipation des vagues de chaleur.

Agissons ensemble : mesurons les températures, utilisons les registres de prévention, mobilisons-nous pour faire respecter nos droits et exiger des solutions durables.

PS : Nous avons écrit à Mme la Directrice académique pour lui demander de prendre des mesures d’urgence pour le début de la semaine du 22 juin.


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La FS-SSCT de Vendée s’est réunie le 28 mai pour examiner des rapports de visite et les activités de la CEDASE. Un certain nombre de risques auxquels sont exposés les personnels ont pu être posés et ne pourront plus être niés.

Le premier rapport de visite exposé concernait les infirmières et les infirmiers de l’Education nationale. Cette visite spécifique à un corps a permis de découvrir la situation de personnels « isolés » et trop souvent « oubliés » dans leurs spécificités. Comme beaucoup d’agents de notre ministères elles et ils en font toujours plus qu’elles et ils ne le devraient, dépassant leurs missions et leur temps de travail et, par la-même, s’exposant à de nombreux risques (routiers, physiques, psycho-sociaux). Nous avons pu les lister et poser des préconisations à notre employeur pour y remédier.

Le second rapport concernait une école avec une ULIS et les conséquences que cela pouvait avoir sur son organisation. Ce fut une visite complexe pour laquelle des risques sont apparues mais qui sont difficiles à verbaliser et à quantifier. Des préconisations ont été posées mais c’est un travail qui devra continuer.

Enfin, lors de cette séance, un débat a eu lieu sur la gestion des enfants difficiles dans les écoles primaires. Il s’est appuyé tout à la fois sur l’action de la CEDASE mais aussi de quelques situations emblématiques tirées des fiches RSST. On ne peut pas dire que la DSDEN et les différentes autorités ne font rien face à un élève difficile, violent en actes et/ou en paroles dans les écoles. Néanmoins, force est de constater qu’un tabou persiste : le maintien à toute force des élèves difficilement scolarisables même si des périodes d' »exclusion » existent. De même, l’Education nationale est tributaire du manque de place dans les structures médicales où un certains nombres de ces élèves devraient être placés.


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En tant qu’agent de l’Education nationale, que l’on soit contractuels ou titulaires, que l’on soit enseignants, CPE, AESH, AED, PSY-EN, chacun a le droit à tout un ensemble d’aides spécifiques selon sa situation personnelle. Il n’existe pas de communication de la part de notre employeur pour les connaître.

 L’UNSA vous propose donc un stage en visio le mercredi 10 juin 2026 de 15h à 16h pour une première approche des aides dont vous pouvez bénéficier.

Lors de cette visio, nous vous proposerons des informations autour :

  • des aides pour les vacances.
  • des aides pour les enfants.
  • des aides pour le logement.
  • etc.

Nous serons aussi là pour répondre à vos questions

Inscription visio aides spécifiques

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Je souhaite que mes données individuelles soient conservées pendant 5 ans par le SE-UNSA dans le strict cadre d’utilisation défini ci-dessous

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Avec la diminution massive des postes engagée par l’Education nationale, le nombre de postes partagés va augmenter fortement. De même, le nombre de petits reliquats d’heures de cours va aussi être multiplié. Au final, le nombre de collègues impactés par cette situation sera aussi plus grand et ce sera une nouveauté pour beaucoup d’entre eux.

Le SE-UNSA vous propose donc une visio spéciale postes partagés le mercredi 20 mai de 15h à 16h

Lors de cette visio, nous vous proposerons des informations autour de :

  • Vos droits.
  • Vos devoirs.
  • Les devoirs de l’administration.

Nous serons aussi à votre disposition pour répondre à vos questions.

Inscription visio postes partagés

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Le CSA-SD s’est réuni ce jeudi 12 mars 2026 pour examiner les mesures du 2nd degré (créations-suppressions-neutralisations) ainsi que les petits ajustements des dotations des établissements (nos adhérents seront destinataires des informations précises de leur établissement) Plus globalement, nous ne pouvons que constater une dégradation de la situation des collèges et des lycées en Vendée. Une situation que nous avons dénoncée dans notre déclaration liminaire et que nous avons concrétisé par un vote négatif sur les mesures proposées par la DSDEN.

Si nous rentrons dans le détail, les collèges perdent 10 postes (2 créations et 12 suppressions) et les lycées en perdent 6 (11 créations et 17 suppressions). Le raisonnement de l’administration est purement comptable : baisse des effectifs égale baisse des heures égale suppressions de postes. Or les conséquences ne sont pas seulement statistiques. De nombreux collègues vont souffrir : ceux qui subissent une mesure de carte scolaire et qui doivent retrouver un poste ; ceux qui vont devoir se partager entre plusieurs établissements (l’administration ne veut plus nous le dire qu’en fin d’année… des choses à cacher…) ; les élèves qui auront des enseignants pas toujours présents et des équipes éducatives fragmentées.

L’UNSA-Education, et tous ses syndicats, dont le SE-UNSA, revendiquent de profiter de cette baisse démographique pour améliorer l’encadrement pédagogique de nos élèves. Plus de professeurs, c’est baisser les effectifs par classe (les plus élevés d’Europe rappelons-le). Plus de professeurs, c’est améliorer l’aide apporter aux élèves en difficultés. Plus de professeurs, c’est permettre le développement des activités dans les établissements. En clair, pour l’UNSA-Education, il faut investir dans l’éducation, investir dans l’avenir de notre pays, investir dans la jeunesse.

Si vous voulez nous contacter, remplissez le formulaire ci-dessous.

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Le handicap est une situation qui touche beaucoup plus de personnes que l’on croit en général. Il s’agit de toute limitation d’activité ou de participation à la vie en société en lien avec une altération substantielle (permanente ou non) d’une ou plusieurs fonctions. Il y a plein de types de handicap : Sensoriel (Cécité, etc.) ; Moteur (paralysie, etc.) ; Mental (Trisomie 21, etc.) ; Psychique (troubles bipolaires, etc.) ; Cognitif (traumatisés crâniens, etc.) ; Maladies invalidantes (Cancer, etc.). 80% de ces handicaps sont invisibles. Ils touchent 12 millions de personnes en France.

Le handicap au travail est par ricochet une réalité importante. Ainsi, 24% de la population active en France est en situation de handicap. Cette situation est reconnue dans le code du travail. Un travailleur handicapé y est défini comme une personne dont les possibilités d’avoir et/ou de garder un emploi sont limitées par la suite d’une altération quelconque. Cependant, si les handicaps visibles sont facilement identifiables et acceptés, c’est moins le cas des autres qui sont les plus nombreux (80%) bien qu’ils aient des impacts importants. Ils sont mal compris et obligent les personnes touchées à devoir se justifier en permanence.

Les personnes en situation de handicap ont des droits importants : l’égalité et la non-discrimination (Interdiction d’écarter une personne d’un recrutement, d’un avancement ou d’une promotion en raison de son handicap) ; le droit à la compensation du handicap (aménagement de poste, accompagnement par les acteurs du handicap suivi renforcé garanti,… ) ; droit à l’accessibilité des lieux mais aussi des outils numériques, etc. ; Obligation d’emploi dans la Fonction publique (BOETH : Bénéficiaire de l’obligation d’emploi travailleur handicapé) avec par exemple des concours aménagé ou des emplois réservés ; le droit au maintien dans l’emploi et à l’aménagement de poste.

Si vous êtes concernés, si vous voulez faire valoir vos droits, n’hésitez pas à nous contacter.

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Chacun d’entre nous dans l’exercice de ses fonctions peut se retrouver confronté à un risque professionnel. Des parents agressifs, un élève très difficile, des relations compliqués voire tendues avec un collègue ou un supérieur hiérarchique cela n’arrive pas qu’aux autres. Un toit qui fuit, des locaux trop froids ou trop chauds, un système de sécurité incendie hors service, cela n’arrive pas qu’aux autres. Les absences non remplacées, des compléments de service ni fait ni à faire, du travail par-dessus la tête, cela n’arrive pas qu’aux autres. Oui, cela n’arrive pas qu’aux autres. Vous n’êtes pas les seuls contrairement à ce que l’on veut vous faire croire.

En siégeant en FS-SSCT (Formation Spécialisée en Santé, Sécurité et Conditions de travail), l’UNSA-Education le constate tous les jours. Le RSST (Registre Santé et Sécurité au Travail) le dit. Plus de 900 fiches ont été écrites depuis sa dématérialisation. Elles nous dressent un tableau de toutes les difficultés que nous pouvons tous rencontrer dans notre travail. Travailler pour l’Education nationale ne nous expose certes autant à des accidents et des risques physiques qu’un couvreur par exemple mais les risques existent et ne doivent pas être niés. Notre employeur doit les combattre à la source ou les compenser (les 9 principes de prévention).

Ne nous leurrons pas, l’Education nationale ne le fait pas ou peu. C’est tout à la fois le résultat d’un manque de formation des encadrants, d’un manque de temps et de moyens mais aussi d’un manque d’appétence. Pour ceux qui nous dirigent, la première des priorités, c’est la continuité du service qu’elles qu’en soient les conséquences pour les agents. Que faire alors si vous êtes touchés par des difficultés importantes ? Première priorité ne pas rester seul. 

Contactez-nous car il est toujours possible de faire quelque chose mais pas n’importe comment. Il est préférable de suivre un certain protocole pour obliger l’administration à bouger.

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Après une année off, la hache est de retour dans la politique de gestion des moyens dans l’Education nationale. Comme vous l’avez certainement entendu ou lu, le budget voté récemment entérine la suppression de plusieurs milliers de postes. Elle se retrouve dans les décisions qui nous ont été présentées en CSA-SD mardi dernier (vous avez normalement tous reçu un message vous présentant vos DHG).


Les collèges sont particulièrement impactés avec une perte globale de 411,5h si on compare de janvier 2025 à février 2026, c’est-à-dire à peu près 1 heure de perdue pour chaque élève perdu. Certains collèges sont particulièrement touchés. Les lycées sont moins impactés mais souffrent proportionnellement plus. Les plus petits d’entre eux vont avoir du mal à assurer les enseignements de spécialités. Seuls les LP sont peu impactés grâce à une dynamique positive.


Nous avons bien sûr dénoncé cette politique à courte vue (voir notre déclaration liminaire) qui dégrade les conditions de travail des personnels et obère la réussite des élèves. Les classes seront plus chargées et les dispositifs moins nombreux. Seuls points positifs, l’abandon progressif des lubies récentes comme les groupes en 6ème-5ème devenus facultatifs, la prépa-seconde tombées aux oubliettes et le parcours en Y des LP voué au même sort l’an prochain.

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